Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Avenue Roland-Beaudin : la Ville protège l’emprise nécessaire à l’implantation du réseau structurant

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mai 2018 Commentaires fermés sur Avenue Roland-Beaudin : la Ville protège l’emprise nécessaire à l’implantation du réseau structurant

Carte de l’endroit

Québec, le 31 mai 2018 – La Ville de Québec a entamé les démarches nécessaires à la protection de son emprise en vue de l’implantation du réseau structurant de transport en commun. La première intervention vise l’avenue Roland-Beaudin et son éventuel prolongement. La géométrie routière élaborée par la Ville tient compte des besoins associés au tracé du tramway, dont l’aménagement d’une station, et a permis de déterminer la largeur de l’emprise à protéger (voir carte en annexe). L’objectif est de s’assurer que les projets immobiliers limitrophes soient implantés de manière cohérente avec le prolongement de l’avenue Roland-Beaudin.

Dans les faits, un règlement de contrôle intérimaire (RCI) est en vigueur depuis 2016 et protège des parties de l’emprise qui étaient requises pour le déploiement du Service rapide par bus (SRB). Comme le projet de réseau structurant propose de nombreuses bonifications, dont l’implantation d’une ligne de tramway en Haute-Ville, il est nécessaire de poursuivre les démarches de protection de l’emprise.

Qu’est-ce qu’une mesure de contrôle intérimaire?

Selon le Ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), « une mesure de contrôle intérimaire permet à une MRC, une communauté métropolitaine ou une municipalité, selon le cas, de restreindre ou de régir la réalisation de nouveaux projets de lotissement, de construction ou de nouvelles utilisations du sol lors de l’élaboration, de la modification ou de la révision des outils de planification, c’est-à-dire le schéma d’aménagement et de développement ou le plan d’urbanisme. »

L’application de cette mesure exceptionnelle permettra à la Ville de Québec d’avoir toute la latitude requise pour revoir la géométrie des rues en fonctions des besoins du projet.

À propos du réseau structurant de transport en commun

À la suite des consultations de juin 2017, les citoyens se sont prononcés à une forte majorité en faveur d’un réseau structurant de transport en commun. Le projet présenté par la Ville de Québec en mars 2018 comportera quatre composantes, soit le tramway (23 km, dont 3,5 km en souterrain), le trambus (17 km), les infrastructures dédiées au transport en commun (16 km) et le Métrobus (110 km). L’ensemble du réseau du Réseau de transport de la Capitale (RTC) se connectera à ces composantes pour assurer une couverture maximale sur le territoire. La Ville de Québec vise une mise en service complète d’ici 2026.

Un projet dans ce coin: le Quartier QG

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Tramway à Québec.

La Ville demandera le dézonage des terres agricoles dans Beauport

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mai 2018 7 commentaires

David Rémillard
Le Soleil

La Ville de Québec fait fi des opposants et demandera le dézonage des terres agricoles de l’arrondissement de Beauport, où le Groupe Dallaire projette de construire 6500 unités résidentielles d’ici 2030.

Déjà annoncée, l’intention de la Ville se retrouve dans la version finale du Schéma d’aménagement et de développement (SAD) de l’Agglomération de Québec, présentée mercredi. On y apprend que la Ville entend s’adresser à la Commission de protection de protection du territoire agricole dans un horizon de deux à cinq ans.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.

Mise en place du tramway: trois secteurs à développer pour la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mai 2018 1 commentaire

Taïeb Moalla
Journal de Québec

La Ville de Québec commande une vaste étude pour imaginer son avenir des 25 prochaines années

Dans le contexte de la mise en place du tramway et du trambus, la Ville de Québec a identifié trois secteurs où elle planifie son développement résidentiel, commercial et industriel des 25 prochaines années.

Il s’agit du pôle urbain Wilfrid-Hamel-Laurentienne, de l’entrée de ville du boulevard Charest Ouest et de la 1re Avenue et ses environs. Pour ces secteurs, la Municipalité vient de publier un appel d’offres en vue de « la réalisation d’études immobilières de territoires particuliers de planification ». Les soumissionnaires ont jusqu’au 14 juin pour déposer leurs offres.

Concrètement, Québec veut « dresser un portrait de la structure immobilière du territoire de planification (et) évaluer le potentiel du territoire sur un horizon de 25 ans pour chaque fonction urbaine ».

ENTRÉE DE VILLE DU BOULEVARD CHAREST OUEST

Ce secteur de la ville comprend notamment les abords de la rue Frank-Carrel et du boulevard du Versant-Nord, le secteur de l’intersection du boulevard Charest Ouest et de l’avenue Saint-Sacrement ainsi que le parc industriel Saint-Malo.

« L’ensemble de ces sous-secteurs est composé principalement d’espaces commerciaux et d’espaces industriels (qui) se démarquent par une faible occupation au sol, la présence de bâtiments vétustes ou désaffectés et une densité des activités humaines relativement faibles », constate la municipalité.

L’autoroute Charest et le boulevard Charest Ouest sont des corridors achalandés « caractérisés par des aménagements dédiés à l’automobile, l’absence d’infrastructures pour les déplacements actifs, des aménagements peu conviviaux pour les piétons et un faible couvert végétal », lit-on.

Dès 2025, l’arrivée du trambus augmentera « l’attrait du secteur (…) Les vastes terrains vacants situés dans le sous-secteur de Frank-Carrel offrent par ailleurs des possibilités pour établir d’autres activités, notamment résidentielles ».

Aussi, la Ville dit identifier « des potentiels de mutation des secteurs industriels et commerciaux vers des activités plus intensives et plus adaptées au contexte urbain du parc Saint-Malo ».

1RE AVENUE ET SES ENVIRONS

Le territoire de ce secteur se situe de part et d’autre de la 1re Avenue, à l’intérieur du quadrilatère formé par l’avenue du Colisée à l’ouest, l’autoroute Félix-Leclerc au nord, la 4e Avenue à l’est et la rivière Saint-Charles au sud. Le secteur englobe notamment les Galeries Charlesbourg, l’emprise hydroélectrique de la 41e Rue (à démanteler), l’artère commerciale de la 3e Avenue et plusieurs sites institutionnels comme l’hôpital Saint-François-d’Assise.

« Ce territoire se distingue par une forte occupation au sol, un cadre bâti ancien et une trame de rue orthogonale propice aux déplacements actifs », résume la Ville.

Elle juge que « ce secteur présente différentes opportunités de redéveloppement notamment certains bâtiments de moindre qualité, différents terrains vacants, aires de stationnement ou sites déstructurés ».
L’avènement du tramway doit conduire à « une réflexion (qui) doit porter sur les balises d’une densification et d’un redéveloppement du secteur », préconise-t-on.

La semaine dernière, le maire Labeaume a justement dit vouloir « lancer le débat sur le développement durable et la densification en ville ».

PÔLE URBAIN WILFRID-HAMEL—LAURENTIENNE

Les documents de l’appel d’offres rappellent que ce secteur est « dominé par les aménagements dédiés à l’automobile (et qu’il) se démarque par une faible occupation au sol, un encadrement déficient des artères, un paysage urbain dénudé et la faible convivialité, sinon l’absence d’aménagements pour les piétons et cyclistes ».

On note également que « certaines fonctions, comme le commerce de grande surface, sont en pleine mutation (…) Place Fleur-de-Lys devra vivre certaines transformations en raison de la fermeture confirmée des bannières Sears, La Baie et Brunet ».

Aussi, l’avènement du Centre Vidéotron et l’avènement bientôt du Grand Marché « constituent un levier qui pourrait contribuer à dynamiser et valoriser le milieu urbain (…) Les espaces sous-développés présents dans le pôle offrent un réel potentiel de consolidation de l’activité immobilière du secteur », note-t-on.

On indique également que « des sites font l’objet de réflexions en lien avec d’éventuels projets de redéveloppement (hôtellerie, bureaux, habitation, etc.) et ces derniers doivent être balisés afin d’en déterminer l’envergure ».

* Illustrations: Journal de Québec

Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.

RTC: nouvelle grille tarifaire au 1er juillet 2018

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 mai 2018 3 commentaires

Québec, le 30 mai 2018 – La nouvelle grille tarifaire du Réseau de transport de la Capitale (RTC), qui entrera en vigueur le 1er juillet 2018, comprend la création et l’amélioration de titres adaptés à des clientèles particulières et des hausses très modestes pour la grande majorité de la clientèle.

Les laissez-passer Général et Étudiant, qui totalisent à eux seuls près de 60 % des ventes de laissez-passer, augmenteront respectivement de 1 $ (1,1 %) et 0,80 $ (1,4 %) seulement. Ce sont des hausses historiquement basses.

Le tarif en monnaie demeurera le même, à 3,50 $, tandis que le billet unitaire Général et Privilège augmentera de 0,05 $ seulement. Le prix du FestiBus, créé spécialement pour le Festival d’été de Québec, sera également vendu au même tarif qu’en 2017.

Le laissez-passer Soirs et week-end 18 ans et moins, créé l’an dernier, n’augmentera que de 0,25 $, soit moins de 1 %. Le prix des laissez-passer 1 jour, 5 jours et Week-end illimité progressera aussi de façon modeste, avec des hausses oscillant autour de 1,5 %.

« Ce sont d’excellentes nouvelles pour la très grande majorité de notre clientèle. Nous avons choisi de limiter les hausses de tarif tout en gardant le cap sur notre objectif de conserver la contribution des clients à environ un tiers des revenus totaux, et nous y sommes parvenus, a commenté Rémy Normand, président du RTC. Nous avons également créé un nouveau produit et ajusté un titre existant pour mieux répondre aux besoins particuliers de certaines clientèles, une stratégie qui a porté ses fruits au cours des dernières années. »

Aînés : le passage unitaire 20 % moins cher grâce à un nouveau titre

Pour mieux répondre aux besoins de la clientèle aînée, dont les habitudes de déplacement sont particulières, le laissez-passer Hors-pointe 65 + a été transformé en forfait 10 passages hors-pointe 65 +. Grâce à ce nouveau produit, le coût du passage unitaire s’établira donc à 2 $ pour les aînés, soit 20 % de moins que le billet Privilège et 33 % de moins que celui du passage régulier. Comme son nom l’indique, le forfait donnera accès au réseau du RTC hors des périodes de pointe, soit de 9 h à 15 h 30 et après 17 h 30 du lundi au vendredi.

D’autre part, la volonté d’atteindre l’équité entre les laissez-passer mensuels Étudiant et Aîné demeure, mais de façon graduelle. Ce dernier passera de 54,50 $ à 56,15 $, soit une augmentation de 1,65 $ (3,0 %).

Le Billet de groupe, qui permet à 10 jeunes et un accompagnateur de prendre le bus à tarif réduit, connaîtra une baisse de tarifs considérable en passant de 25 $ à 12,50 $, soit 50 % de moins.

« Il s’agit d’un titre extrêmement intéressant pour les écoles, qui peuvent s’en servir lors des sorties scolaires. Il était jusqu’ici assez méconnu. En baissant le prix de façon significative, nous espérons favoriser son utilisation par les écoles au profit des élèves, notamment dans le cadre de sorties culturelles », a souligné Rémy Normand.

Le nombre de déplacements en hausse

Le RTC a enregistré 45,4 millions de déplacements en 2017 selon l’indicateur basé sur les ventes de titres. Il s’agit d’une hausse de 1,1 % par rapport à 2016, signe que les changements apportés au réseau au cours des dernières années ont trouvé écho chez les clients.

« Les améliorations des services que le RTC a apportées à son réseau, notamment la stratégie d’augmenter la fréquence et d’améliorer l’expérience client, commencent à porter leurs fruits. Il s’agit d’une excellente nouvelle, puisque nous poursuivrons en ce sens au cours des prochaines années, tel qu’annoncé lors des consultations publiques que nous avons menées en 2017 et 2018 », s’est réjoui Rémy Normand.

Rappelons qu’au cours des dernières années, le RTC a notamment créé deux nouveaux parcours Métrobus, les 804 et 807, apportés des améliorations significatives à la desserte du sud de Beauport, renforcé les liens entre le nord-ouest de l’agglomération et les principaux lieux de destination ainsi que bonifié plusieurs parcours au centre de l’agglomération. Il a également intégré 90 bus hybrides et climatisés dans son parc, déployé Nomade temps réel, une gamme d’outils permettant d’informer la clientèle en temps réel, et adapté sa grille tarifaire pour mieux répondre aux besoins des clients.

Le Réseau de transport de la Capitale transporte plus de 147 000 personnes différentes chaque mois dans l’agglomération de Québec. Il exploite un parc de près de 600 autobus, dont plusieurs sont hybrides et climatisés, qui circulent sur 134 parcours et desservent plus de 4 500 arrêts, dont 20 stations tempérées. Il emploie plus de 1 600 personnes dans ses deux centres d’exploitation et offre les horaires en temps réel sur tous ses parcours grâce à la gamme d’outils RTC Nomade temps réel. Des titres de transport répondant à tous les besoins sont offerts dans près de 170 points de vente répartis sur le territoire de l’agglomération de Québec.

Le communiqué

Voir aussi : Transport en commun.

Dépôt de la version finale du Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 mai 2018 1 commentaire

Québec, le 30 mai 2018 – L’Agglomération de Québec a présenté aujourd’hui la version finale du Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec (SAD). Cette démarche de planification, amorcée en juillet 2015, visait dès lors à soutenir la croissance et le développement de l’agglomération jusqu’en 2036. (…)

À la suite de la troisième phase de consultation publique tenue en août 2017 et des commentaires reçus des partenaires, ce sont plus de 40 modifications qui ont été apportées au second projet de SAD pour l’élaboration de la version finale. Les principaux changements visent le réseau structurant de transport en commun projeté (arrimage entre les transports et l’aménagement), la desserte en transport en commun de l’aéroport international Jean-Lesage et l’ajout d’un plan d’action spécifique aux zones inondables dans le but de réviser la cartographie (en partenariat avec divers intervenants, dont le gouvernement du Québec). (…)

Toujours dans l’objectif de consolider la trame urbaine et de freiner l’étalement urbain à l’échelle métropolitain, l’Agglomération de Québec maintient sa volonté d’agrandir le périmètre d’urbanisation dans les secteurs consentis au Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), notamment dans le secteur de Bourg-Royal. Entre temps, une grande affectation du territoire agricole est maintenue pour ce secteur dans la version finale du SAD.

Pour les autres secteurs, tel que celui de Château-Bigot, une grande affectation du territoire forestier sera maintenue tant qu’un exercice de planification ciblé n’aura pas été effectué pour son développement.

Prochaines étapes et documentation

Son entrée en vigueur est prévue au plus tard 120 jours suivant la réception de la copie du règlement édictant le SAD révisé pour l’obtention de l’avis gouvernemental. La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) aura également un délai de 60 jours suivant la transmission du règlement pour signifier sa conformité au PMAD.

À la suite de l’entrée en vigueur du SAD révisé au plus tard le 19 octobre 2018, les municipalités de l’agglomération de Québec devront assurer une concordance de leurs plans et de leurs règlements d’urbanisme, conformément aux articles 34 et 59 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

La suite

Le schéma d’aménagement

Voir aussi : Message d'intérêt public.

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