Merci à un lecteur, Jean Cazes, de m’avoir souligné cet article.
Mathieu Perreault
La Presse
La mort de l’actrice Natasha Richardson sur les pentes du mont Tremblant, à la fin de l’hiver, a lancé un débat sur le port du casque en ski. Il y a quelques années, c’est le casque de vélo qui a fait les manchettes au Québec. Le gouvernement avait finalement décidé de ne pas en imposer le port. Récemment, en Australie, où le casque est souvent obligatoire, un statisticien a suscité la controverse en affirmant que le fait d’obliger les cyclistes à le porter a des effets négatifs sur la santé publique.
Les lois qui obligent les cyclistes à porter un casque font plus de tort que de bien. Plusieurs cyclistes cessent de faire du vélo parce qu’ils détestent le casque. Ces ex-cyclistes ont un taux de mortalité plus élevé en raison de l’inactivité, à tel point que la réduction des décès entraînée par le port du casque s’en trouve annulée.
Telle est la thèse d’un statisticien australien, qui a analysé dans une étude les coûts et bénéfices des lois obligeant le port du casque dans plusieurs États australiens. Son étude n’a pas encore été publiée, mais elle formalise une hypothèse avancée depuis plusieurs années par des chercheurs opposés à de telles lois. Nuance importante, les critiques précisent qu’un cycliste qui décide de porter un casque diminue certainement ses risques de blessure à la tête; ils s’opposent seulement au fait de rendre le casque obligatoire.


