Québec Urbain

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L’échéancier du sauvetage des Nouvelles-Casernes étiré d’un an

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 janvier 2019 5 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) étire d’au moins un an l’échéancier pour le sauvetage des Nouvelles-Casernes du Vieux-Québec. Et met de côté ses démarches pour trouver une vocation aux bâtiments patrimoniaux, réflexions qui ont encore abouti dans un cul-de-sac.
Les travaux de stabilisation de la phase 1 ont été lancé au printemps 2018, cinq ans après l’annonce du sauvetage de l’ensemble architectural bordé par la côte du Palais. Les ouvriers devaient conclure cette partie de l’entreprise d’ici l’été.

Mais la CCNQ vient de réviser ses objectifs, indique au Soleil la conseillère stratégique aux communications et relations publiques, Valérie Lesage.

L’entrepreneur a tenté de rattraper l’échéancier fuyant en enveloppant une partie de la structure pour l’hiver. Cela lui permet d’accélérer la cadence de reconstruction en chauffant; les maçons peuvent donc poursuivre la besogne malgré le climat hivernal.

Cependant, force est de constater que l’ouvrage ne sera pas fini cette année. «On parle plutôt de l’été 2020 dans le nouvel échéancier», dixit Valérie Lesage.

La préparation de la phase 2 débute néanmoins tranquillement, la Commission commençant à réunir une équipe d’experts en ingénierie pour l’épauler. Officiellement, ce second volet doit toujours être fini en 2021, tel qu’inscrit à l’échéancier initial. Mais cette portion de l’aventure pourrait aussi être repoussée, puisqu’elle doit débuter seulement une fois la phase 1 terminée, tel qu’inscrit dans les documents de la CCNQ.

Quoique le calendrier devienne élastique, Valérie Lesage maintient que le budget sera respecté. Une enveloppe de 20 millions $ avait été octroyée par Québec. Et les travaux de construction à proprement parler coûteront autour de 14 millions $.

Pas de vocation

À ce prix, il n’est aucunement question de réaliser des aménagements intérieurs pour y installer un musée, des bureaux ou des commerces, rappelle cependant Valérie Lesage. «On n’est pas dans des travaux d’aménagement.»

Il faut dire que la recherche de vocations est difficile. En 2014, un appel à tous pour trouver des occupants n’avait pas permis de dénicher suffisamment de projets pour faire revivre le vaste complexe historique.

La suite

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.


5 commentaires

  1. jean duez

    9 janvier 2019 à 08 h 22

    Il y a manifestement un problème de compétences à la CCNQ.

    Et pourquoi tous les projets ont été repoussés ? On préfère que ça reste vide ?

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  2. Claude Jean

    9 janvier 2019 à 12 h 41

    L’échéancier du sauvetage des Nouvelles-Casernes étiré d’un an

    Il faut dire que la recherche de vocations est difficile dans le texte?

    Pourtant le caporal milite depuis plusieurs années sur la vocation des Nouvelles-Casernes

    Souhaitons qu’il y aura toujours place pour la mise en valeur des bâtiments selon leur vocation première, soit le casernement des troupes de Montcalm. Les Nouvelles-Casernes constituent un témoignage fort du fait français en Amérique » d’ajouter M. Claude Jean, caporal dans la compagnie du 2e bataillon du Régiment.

    Espérons que les propositions de Musée de la Nouvelle-France et de mise en valeur des casernes des soldats de Montcalm émises par le caporal Sanspareil soient retenus.

    En espérant que nous donneront aux Nouvelles Casernes une vision française dans cette ville berceau du fait français en cette terre d’Amérique.

    Vive les Nouvelles-Casernes!

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  3. Léonce Naud

    9 janvier 2019 à 20 h 43

    Pourquoi l’État québécois ne pourrait-il pas consacrer le bâtiment des Nouvelles Casernes à un musée militaire ? Les Français, les Canadiens et leurs alliés Amérindiens (y compris leurs ennemis de l’époque) n’ont-ils pas accompli suffisamment d’exploits guerriers en Amérique ? Ces derniers ne sont-ils pas inexplicablement et honteusement ignorés ?

    La Nouvelle-France, une société fortement militarisée, a gagné la quasi-totalité des engagements armés auxquels elle a participé sauf un – celui des Plaines d’Abraham. La prise du fort George, la bataille de Carillon, celle de Sainte-Foy, les exploits d’un Pontiac, d’un Pieskaret, d’un Charles de Langlade, ou bien ceux de Frontenac, des frères d’Iberville, des combattants Acadiens ou Métis rempliraient ces Nouvelles Casernes d’échos de nos ancêtres courageux d’autrefois.

    Enfin, les faits d’armes mémorables des Canadiens-français qui se sont battus sous le pavillon de la Grande-Bretagne puis celui du Canada depuis la Cession de 1763 ne méritent-ils pas d’être largement expliqués aux Québécois d’aujourd’hui ainsi qu’aux visiteurs étrangers, cela au cœur même de leur Capitale nationale ? Comme l’affirme sans ambages le Chant National des Canadiens-français : « Ton front est ceint de fleurons glorieux, car ton bras sait porter l’épée…»

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  4. urbanoïd

    9 janvier 2019 à 23 h 20

    Le CCNQ est en orbite. C’est vraiment ce que l’on veut dans le Vieux-Québec pour améliorer la qualité de vie, les services de proximité, ramener les citoyens.

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