Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Québec vue de Lévis: cherchez l’erreur!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juin 2008 22 commentaires

Vue (retouchée) en direction NO. Photo: Jean Cazes, 5 juin 2008.

J’en conviens, c’est pas très subtil. Sauf que je m’interroge: pourquoi, fondamentalement, a-t-on décidé, dans les années 60, d’ériger nos premiers gratte-ciel contemporains sur la partie, disons, la plus visible de la ville et à deux pas du coeur touristique de Québec?

Voir aussi : Québec La cité, Scènes urbaines.


22 commentaires

  1. Éric

    6 juin 2008 à 18 h 49

    Pas subtil ben ben… on voit les marques d’effaçage…

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  2. Em

    6 juin 2008 à 20 h 21

    Haha, elle est bonne!

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  3. Matrix

    6 juin 2008 à 22 h 17

    « Sauf que je m’interroge: pourquoi, fondamentalement, a-t-on décidé, dans les années 60, d’ériger nos premiers gratte-ciel contemporains sur la partie, disons, la plus visible de la ville et à deux pas du coeur touristique de Québec? »

    Pourquoi pas ?

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  4. Jeff M

    6 juin 2008 à 23 h 03

    Les goûts changent à travers le temps. Les édifices vieux de 30 ou 40 ans sont à peu près toujours mal aimés. Je vous prédit que dans 10 ou 15 ans ont recommencera à apprécier certaines de ces « anciennes » structures de béton, surtout les complexes G et H en tête de liste. Les autres sont plus ordinaires.

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  5. lloyd

    6 juin 2008 à 23 h 05

    J’ai justement vue une photo semblable de Québec, cette semaine. Une photo sans « effaçage » datant du début du siêcle dernier (1930?); l’édifice Price n’y apparaissait pas encore et je me suis demandée de quoi Québec aurait eu l’air si on avait concentré tous les gratte-ciel dans la basse ville.

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  6. Sim 21

    7 juin 2008 à 03 h 03

    Sauf que je m’interroge: pourquoi, fondamentalement, a-t-on décidé, dans les années 60, d’ériger nos premiers gratte-ciel contemporains sur la partie, disons, la plus visible de la ville et à deux pas du coeur touristique de Québec?�

    Pk on les auraient pas mit la? C’est le centre-ville non? Quel est le probleme?

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  7. psa

    7 juin 2008 à 08 h 31

    Jean à quoi tu veux en venir ???? comme on le lit si souvent ….. Mais encore ???

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  8. Antoine

    7 juin 2008 à 09 h 10

    Sur la même logique il faut alors retirer le château Frontenac et l’édifice Price, voir même tout raser Québec et juste y mettre des arbres….Car la critique des tours modernes a du être la même de celle de ces édifices lorsqu’ils furent réalisés. Même Paris construit des grattes-ciel alors…
    Une ville progresse, se change, se métamorphose, on n’y peut rien, sans quoi, on la cloture, on y met un poste de péage, on costume ses habitants, et on organise des visites de touristes… Tiens cela me rappelle un zoo ou Walt Disney…. quoique Québec est pas loin des fois de cela…

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  9. Denis

    7 juin 2008 à 09 h 14

    C’est laid longtemps sans gratte-ciel

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  10. Pierre-E. Paradis

    7 juin 2008 à 10 h 13

    Poser la question c’est y répondre… Années 60, quête de modernité, de visibilité, mettre Québec su’la mappe des « grandes » villes, etc.

    L’autre option aurait été de développer une « Cité de la fonction publique » à l’horizontale, style soviétique (ou campus de l’Université Laval), dans un champ de patates. Remarquez que c’est un peu le concept qu’on a retenu pour le ministère du Revenu, et 30 ans plus tard, le secteur n’est toujours pas pleinement développé.

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  11. Sébastien Gauthier

    7 juin 2008 à 10 h 34

    Très bon commentaire Antoine, c’est exactement ce que je pense. Même le village de St-Télesphore (500 habitants) pas très loin d’où j’ai grandi a changer. En effet, le magasin général qu’on y trouvait dans les années 40, 50 et 60 fut remplacer par un dépanneur plus conventionnel. Alors si St-Télesphore peut évoluer, pourquoi pas Québec ? Pourvu qu’on fasse du beau développement, que ce soit en hauteur ou non. Mias de grâce arrêtons de nous imaginer que la ville de Québec doit rester immibiliser dans un  » standstill  » pour l’éternité.

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  12. Matrix

    7 juin 2008 à 16 h 23

    Une chose très importante qu’il faut voir.. c’est la dualité entre la vieille ville et le moderne.
    J’adore me trouver sur une porte du vieux…comme au carré d’Youville, sur un coucher de soleil et voir d’un coté le passé et de l’autre le présent et envisager le futur.

    J’adore cette photo de québec qui montre bien les deux aspects un à coté de l’autre :
    http://img176.imageshack.us/my.php?image=quebecjo7.jpg

    Cependant je vois mal comment on peut regarder Quebec en se disant.. ça serait tellement mieux si le moderne n’était pas la !!?

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  13. Manu

    7 juin 2008 à 16 h 58

    J’imagine qu’à l’époque il y avait déjà des chialeux qui pestaient contre la construction dans les champs de patates, alors ils ont préféré raser des habitations du centre-ville pour faire des gratte-ciels, à deux pas d’un quartier touristique qui a déjà été le centre-ville…

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  14. Max

    8 juin 2008 à 07 h 58

    Très belle photo, Matrix! Cependant, on voit une des plaies de Québec: le stationnement à côté du bâteau de croisière. Ce site à tellement de potentiel.

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  15. Sébastien Gauthier

    8 juin 2008 à 09 h 25

    Ce fil de discussion illustre une réalité que je trouve fort déplorable. Il semble que certaines personnes soient incapables de se sortir de la la vision  » carte postale » de Québec. Comme si Athènes, ce n’était que le Parthénon ou Rome, son fameux Colisée. Québec c’est plus que le Château Frontenac et la Place Royale. Même que je dirais que ces deux lieux historiques symbolisent uniquement le passé et non pas le présent et encore moins l’avenir. Il est vrai que Québec est une ville historique mais beaucoup charrient lorsqu’il est question de ce sujet. Des villes comme Athènes, Paris, Londres, Le Caire, Istanbul sont toutes des villes ayant un patrimoine historique beaucoup plus important que Québec et elles ne s’empêchent pas de se développer et de se moderniser pour autant. Je suis à 200% favorable à la préservation de notre patrimoine historique. Cependant, notre statut de ville historique ne doit pas sous aucun prétexte être un frein à notre dévelopement.

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  16. Denis

    8 juin 2008 à 11 h 05

    Bon commentaire M. Gauthier

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  17. Gwido

    9 juin 2008 à 15 h 40

    C’est ce qu’on appelle se faire planter, n’est-ce pas M. Cazes! Vous avez vraiment une drôle de vision de votre ville! Je suis content de voir que finalement, bien du monde aimerait voir davantage de grues s’activer en Haute-Ville.

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  18. Jean Cazes Utilisateur de Québec Urbain

    9 juin 2008 à 16 h 22

    « C’est ce qu’on appelle se faire planter, n’est-ce pas M. Cazes! Vous avez vraiment une drôle de vision de votre ville! »

    Vous avez le droit à votre opinion; vous pouvez aussi faire du bénévolat pour QU et soumettre à l’occasion vos points de vues pour des discussions civilisées et surtout, surtout, dans le respect d’autrui! ;-)

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  19. xavier

    9 juin 2008 à 18 h 36

    Sortons du débat « j’aime les grattes-ciel, ou je suis contre » Disons que d’un point de vue de théorique le choix du plateau est évident. La colline parlementaire est le point le plus élevé du plateau et comme la construction verticale est fortement ancrée dans les modes de représentation des sociétés chrétiennes (logique ascentionnelle qui marque le pouvoir par la proximité oun l’éloignement du sol, donc du ciel). L’édifice de pouvoir, qu’il soit siège social d’entreprise ou édifice gouvernemental doit être élevé, dominant, ou « phare » pour reprendre une expression à la mode. Rien de mieux que de profiter d’un promontoirè d’environ 100 m pour amplifier cet effet dans une ville où les moyens sont plus limités que dans les grands centres d’affaires en terme d’extravagance architecturale! Dans le cas de Québec le résultat est particulier, et sous certains angles, très réussi (par exemple de la gare du palais).
    La particularité semble résider dans le fait que contrairement à la plupart des villes anciennes, la vielle ville de Québec ne couvre pas l’entièreté de son promontoire, il est trop gigantesque. Le chateau d’Édinburgh couvre le sommet de la bute, des villes comme Tallin ou Vilnius couvrent aussi les points culminants de leur territoires (en passant j’ai des photos de ces villes baltes qui sont aussi des exemples intéressants de contrastes entre d’anciennes villes fortifiées et le très récent si ça intéresse quelqu’un). Bref, historiquement, les gens ont toujours cherché à occuper le point culminant de Québec, pour des raisoins stratégiques et symboliques, presque toutes les institutions majeurs se sont établies en haut du cap (séminaire, chateau St-Louis, citadelle, parlement, communautés religieuses) mais les hauteurs des plaines sont toujours demeurées trop éloignées du centre jusqu’au grand mouvement d’urbanisation des années soixante lorsque Québec s’est littéralement répandue hors d’elle même, les quartiers anciennement périphériques, SJB et Montcalme devenant le centre-ville alors qu’ils étaient des faux-bourgs! on peut comprendre selon cette logique le mouvement de destruction des anciens quartiers qui a permis au centre-ville fonctionnel et d’apparât de grandir à l’échelle de cette nouveau et immense territoire occupé par la ville pour conserver un certain équilibre. La quetion patrimoniale n’était alors pas un argument, surtout pas au niveau du paysage, dans un contexte de modernisation de la société et de sa structure de gouvernance.
    Pour ce qui est des édifices qu’on y a construit, ils sont en général massifs et peu originaux à l’échelle de ce qui s’est fait en Occident, mais je ne suis pas prets à dire qu’ils sont laids. Ils sont certes trop dispersés et certains gagneraient à être relevés de plusieurs étages pour leur donner une allure plus élancée, mais il ne faut pas voir dans le développement par gratte-ciel le seul moyen de densifier ou d’ériger des édifices de prestige, peu importe l’élan ascentionnel qui nous tiraille. Saint-Roch est un bon exemple de densification et de prestige par l’emplacement plutôt que par la hauteur(parcs, rues et places soignées pour mettre en valeur le bâti).

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  20. Gwido

    10 juin 2008 à 07 h 17

    Cher M. Cazes, désolé de vous avoir heurté, mais j’estime avoir fait preuve de civisme et de respect en utilisant le vouvoiement et l’appellation de Monsieur. Peut-être est-ce l’expression « se faire rentrer dedans » qui vous a choqué, j’aurais peut-être pu utiliser « se faire clouer le bec ». Mais bon, je suis un partisan de la communication sans détour et j’aime appeler un chat un chat!

    Bref, merci pour la leçon sur l’art de la communication, mais j’ai tout appris cela pendant mes études en linguistique ;-) D’ailleurs, l’un des principes fondamentaux de la communication est de ne pas faire perdre la face à son interlocuteur, mais je n’ai pas eu besoin de le faire! Vous y êtes parvenu vous même comme on peut le constater par les réponses de tout le monde. Je trouve simplement surprenant que le principal collaborateur de QU ne comprenne pas le choix stratégique de la colline parlementaire pour établir les tours, c’est une évidence-même!

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  21. Jean Cazes Utilisateur de Québec Urbain

    10 juin 2008 à 07 h 58

    Merci, Gwido: c’est pas grave! :-)

    Et merci surtout pour vos (tes) commentaires dans QU!

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  22. Claude Gélinas

    12 juin 2008 à 09 h 46

    Il me semble avoir déjà lu quelque part qu’un urbaniste de la ville de Québec voulait créer un forme triangulaire entre les sommets des édifices du centre-ville afin de donner l’impression d’une pyramide (à l’échelle du « skyline » de la ville), qu’importe l’angle sous lequel on la regarde.

    Et il semblerait que la seule façon d’arriver à ce résultat était d’utiliser la haute-ville (par opposition à la basse-ville) pour ériger ces structures.

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