Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Région de Québec, région de slogans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 février 2010 28 commentaires

Source : François Bourque, Le Soleil, le 3 février 2010

À ceux qui doutent de l’utilité d’un nouveau slogan/image, je vous mets au défi de vous souvenir de ceux qui servent actuellement à vendre Québec.

Voyez? Je vous aide alors. L’information est tirée des sites Internet.

– Office du tourisme et des congrès : «Ici, maintenant». En anglais, «Here, now».

– Tourisme Québec : «Bonjour Québec».

– Immigration Québec : «L’immigration, c’est Bienvenue».

– Université Laval : «Viens bâtir ton avenir».

– Ville de Québec : Rien. Pas un mot qui ressemble à un slogan.

– Commission de la capitale : Rien.

– Centre des congrès : «Two love affairs. Love the Centre. Adore the city» et son équivalent en français «Tomber en amour deux fois plutôt qu’une». De loin ce que j’ai vu de plus intéressant.

– PÔLE Québec-Chaudière… : «La ZONE de…» avec les mots «Innovation, Investment, Inspiration», seuls survivants du projet d’image de marque Quebec IQ élaboré il y a quelques années pour 10 000 $ et qui n’a pas eu de suite.

– Saint-Roch : «L’Esprit du Nouvo Saint-Roch».

– Carnaval de Québec : «Le Carnaval vous fait danser».

– Gouvernement du Canada : «Une épopée des plus brillants exploits», avec renvoi vers le site du Québec et ces mots «Quebec Unique, class of it’s own».

Vous avez remarqué. Aucune instance publique n’utilise les mots «Vieille Capitale» ou «Cité de Champlain», dont la Ville voudrait se débarrasser. Ce sont les médias qui s’en servent.


tiré de cet article

Peut-être que l’exercice de M. Rapaille sera à tout le moins utile pour que toutes les instances de la région s’arriment sur UNE identité. Toutefois pour l’extérieur, rien ne garantit le succès de l’entreprise.

Clotaire Rapaille, source de discorde au conseil municipal.

Voir aussi : Message d'intérêt public, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.


28 commentaires

  1. jhoule Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 10 h 16

    Je ne crois pas que la démarche avec monsieur Rapaille ne servira qu’à donner un slogan sorti d’un chapeau, celui-ci reflétera une orientation stratégique qui semble à déterminer Rajeunir l’image est l’objectif de la démarche, alors il faudra se munir d’outils pour l’atteindre, le slogan étant un parmi plusieurs autres. J’espère en tout cas qu’on remettra en question le positionnement marketing en entier, sinon on paie 300 000$ dans le vide.

    Par contre, je doute qu’une formule marketing, aussi bonne qu’elle soit, puisse remplacer l’expression « Vieille Capitale », qui est plutôt une construction sociale. Ce sont deux notions totalement différentes, comme le sont « I love New York » et « Big Apple » pour New York.

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  2. Jeff M

    3 février 2010 à 10 h 30

    Ça me rappelle quelque chose que j’avais lu à quelque part. Le slogan doit fonctionner dès le départ, « cliquer » si je peux dire. Sinon, c’est un coup d’épée dans l’eau. je ne suis pas spécialiste en marketing, mais je crois bien que cette longue énumération en est une d’épeé dans l’eau et ça déjà couter cher certainement. Il est temps de faire un bon coup. Pas nécessairement abordable, mais qui a des chances de fonctionner. Ils en auront les moyens avec ma hausse de taxe de 20% :P

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  3. jhoule Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 11 h 38

    « Pour asseoir le nouveau plan de marketing de Québec, les membres de l’équipe de M. Rapaille doivent rencontrer 350 personnes en 12 semaines. Pré-sélectionnées par Léger Marketing, ces personnes devraient leur permettre de déchiffrer le «code» de Québec. De là, ils pourront définir sa nouvelle image de marque, voire, lui trouver un slogan. » (source: LCN)

    Cela confirme ce que je pensais, il s’agit d’un plan marketing complet, on accorde trop d’importance au slogan.

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  4. jaco

    3 février 2010 à 12 h 47

    La psychiatrie urbaine ou une ville sur le divan!
    (M Rapaille est psychiatre)

    « Docteur, qui suis-je? »

    ———————————————————-
    « J’ai un coté givré et j’ai un coté fibre naturelle….
    Alors qui suis-je?
    Suis-je encore un mini-wheats ou suis-je autre chose?
    ——————————————————-
    « j’ai un coté remparts de vieilles pierres et
    j’ai aussi un coté fibre optique de centre de recherches
    Alors qui suis-je , docteur? »

    -3 mois plus tard-

    « Ah! ce que je suis heureux docteur!
    Je m’acepte comme je suis: j’ai un coté « Ancien » et j’ai un coté « nouveau » et c’est tjrs Moi…
    Ah , ce que je suis soulagé docteur!
    Vous m’avez rapaillé dans ma dualité!

    Le choeur: Il ne savait pas qui il était et il ne le sait pas plus maintenant , mais il est maintenant soulagé et il dort comme un bébé.
    C’était l’histoire de l’homme rapaillé avec lui-même!
    (essai littéraire)

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  5. Martin Otis Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 14 h 36

    « Hier soir, on a vu très ouvertement, très facilement qu’il y a un complexe d’infériorité, mais il y a aussi un complexe de supériorité, ce qui n’est pas nouveau.  »

    « Nous innovons, nous en sommes biens conscients, et innover, c’est prêter flan à la critique. On le sait, mais we stick to the choice, on pense qu’on a fait le bon choix », soutient le maire.

    http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2010/02/03/004-rapaille_demarche.shtml

    et aussi cet article

    http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/02/20100203-132031.html

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    • heron23

      3 février 2010 à 15 h 22

      Il me semble avoir déjà lu dans mes vieilles lectures de psychanalyse (justement!) qu’un complexe d’infériorité est souvent assorti chez la même personne d’un complexe de supériorité (en guise de défense ou de « contre-attaque »).

      Ainsi, en tant que peuple, nous cultivons (encore) beaucoup ces complexes nés à l’époque de la Nouvelle-France envers la Métropole puis sous le régime anglais envers les Anglos et enfin, envers le géant américain. Dans le cas de Québec, on pourrait ajouter, vis-à-vis de Montréal.

      D’abord, on éprouve un sentiment d’infériorité imaginaire ou réel. Puis on se défend en se disant qu’au fond, on est « bien meilleurs »…

      N’est-ce pas Maurice Duplessis qui affirmait que les Canadiens-Français étaient des « Français améliorés »? Si ce n’était pas une réaction contre le sentiment d’infériorité que nos gens ressentaient devant ces cousins, je me demande bien ce que c’était…

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  6. Réal Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 15 h 47

    Devant Rapaille et ses acolytes, les cobayes devront s’étaler par terre pour entrer en contact avec leur cerveau reptilien. Le slogan sera facile à trouver: à Québec, on s’étale !

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    • heron23

      3 février 2010 à 16 h 53

      Je trouve ça moche, comme commentaire. Attendons de voir le résultat de cette démarche avant de chialer.

      Durant ce temps, va voir la liste de ses clients: ils ne doivent pas être des poissons idiots (ou des reptiles).

      http://www.archetypediscoveriesworldwide.com/clients.html

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      • Réal Utilisateur de Québec Urbain

        3 février 2010 à 18 h 07

        Dixit Rapaille: « Les séances débutent donc par une «purge» intellectuelle au cours de laquelle les participants décrivent leur compréhension de la ville. Ensuite on passe aux émotions, on raconte des histoires. La troisième étape consiste à relaxer puis à remonter à l’enfance pour se souvenir de la première empreinte, celle enregistrée par le cerveau reptilien. «Pour moi les trois niveaux sont importants. Mais le reptilien gagne toujours. Je veux découvrir la touche reptilienne sur laquelle il faut appuyer pour attirer tout le monde.»

        De la foutaise pour moi mais chacun a droit à son propre jugement sur cette démarche payée avec l’argent de nos impôts fonciers, tsé ces taxes municipales qui ont bondi de 25 à 35% au centre-ville …

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  7. Martin Otis Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 16 h 56

    en tk Clotaire réussit en marketing, il fait parler de lui….
    et il laisse les slogans aux agences
    —-

    C’est pas un slogan, pas un mot, pas un truc, ce que peuvent faire beaucoup d’agences et c’est facile à faire, a expliqué M. Rapaille,

    http://lejournaldequebec.canoe.ca/actualites/quebec/archives/2010/02/20100203-152803.html

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  8. Jeff M

    3 février 2010 à 17 h 09

    J’ai bien plus de respect envers quelqu’un qui sort des sentiers battus et qui tente des croisements disciplinaires plutôt que de de prendre des chemin faciles en reprennant des démarches toutes faites. Rapaille a réussit en innovant, mais certains préfère lui envoyer la pierre. Belle illustration de notre complexe d’infériorité.

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    • Réal Utilisateur de Québec Urbain

      3 février 2010 à 17 h 59

      La notion de complexe d’infériorité s’applique beaucoup plus à ceux qui s’en remettent à un gourou pour savoir quoi penser et quoi faire qu’à ceux, qui comme moi, mettent en doute la validité de cette démarche initiée par notre maire et payée à même nos taxes.
      Il suffit de se rappeler les fins de semaine où les employeurs embarquaient les employés que nous étions pour les fameuses dynamiques de groupe à la mode dans les années 70-80. Les résultats de cette démarche se résumaient à bien peu de choses dans la réalité quotidienne d’une entreprise.

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      • heron23

        3 février 2010 à 18 h 18

        Il y a aussi des gourous à cinq-cennes dans certains de nos médias, pour lesquels des milliers de gens empruntent leurs opinions, dès qu’il s’agit de « toucher » à nos sacro-saintes mautadites taxes et notre « pauvre » pouvoir d’achat.

        Oui, j’ai vécu moi-aussi des dynamiques de groupe au gouvernement, notamment, et oui, c’était souvent de la foutaise. De là à prétendre que tous les penseurs de ce monde sont des « extorsionnistes »… Mais bon, c’est assez vendeur comme façon de penser.

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      • Jeff M

        3 février 2010 à 19 h 12

        Je prendrai les critiques au sérieux seulement lorsque j’aurai lu un argument sérieux contre ses méthodes. Pour l’instant, c’est n’importe quoi. On se laisse emporter.

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  9. heron23

    3 février 2010 à 18 h 24

    Et si Clothaire Rapaille s’appelait Robert Bouchard ou mettons, Steve Rinfret, il est à parier que les chialeux de cette ville auraient moins de gorges chaudes à vociférer devant leurs micros confortables.

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  10. Orbitale

    3 février 2010 à 19 h 46

    Pourquoi on demande à un américain comme Clothaire Rapaille de déchiffrer « le code génétique » d’une ville comme Québec ? Nous avons ici des gens de la publicité qui habitent la ville depuis toujours et qui la connait très bien! Clothaire Rapaille, même s’il est supposément très bon et très innovant, n’est pas une solution miracle… Ce n’est pas parcequ’ils portent des lunettes fumées et a un accent français qu’il est plus compétant!

    Je ne critique pas son travail, mais disons qu’on aurait pu trouver une autre solution (ou une autre personne) qui n’aurait pas couté aussi cher. 300 000 $ pour la « réputation ».

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    • heron23

      3 février 2010 à 20 h 00

      N’importe qui sauf un Français, fut-il Américain, n’est-ce pas ?

      Et ça aurait coûté moins cher ? Combien moins cher ?

      Parfois, il faut regarder comment les Autres nous voient et parfois… ça en vaut la peine.

      Quant au lunettes fumées et l’accent français, relis plutôt mon opinion plus haut, au sujet des complexes des Québécois vis-à-vis des Français. Des fois que ça te concernerait.

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    • Jeff M

      3 février 2010 à 20 h 13

      J’écoutais une entrevue avec un expert en marketing sur RDI qui commentait l’affaire. Il disait que quelqu’un de l’extérieur peut voir plus clair dans ce qui caractérise le « code ». J’ai entendu Rapaille dire une vieille formule: qu’un poisson dans l’eau ne sais pas qu’il est dans l’eau, puisque c’est tout ce qu’il connait. Certain diront que c’est hautain, mais il est vrai que la plupart des gens ne sont pas conscient que toutes les populations locales ont leurs propres manies, y compris nous même.

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    • Gérald Gobeil Utilisateur de Québec Urbain

      3 février 2010 à 22 h 17

      En passant, le prénom de ce citoyen est « Clotaire » et non « Clothaire ».
      En deuxième lieu, je comprends que vous auriez aimé que cette opération soit faite à des coûts différents.
      Mais c’est quoi votre suggestion ? Ce serait agréable de la connaître vous savez ….
      @+

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      • Orbitale

        3 février 2010 à 22 h 38

        Oui, en effet vu sous cet angle c’est vrai que quelqu’un de l’extérieur peut donner une opinion intéressante qui est différente.

        Mais je voulais surtout mettre l’accent sur le fait qu’il y a des gens de talent ici aussi et qu’on paie surtout Clotaire pour sa réputation et pas nécessairement ce qu’il a à apporter! Ce serait bien de pouvoir le payer seulement si son idée fonctionne…

        @Gérald : À vrai dire, il faudrait savoir combien ça coûte réellement dans le milieu du marketing québécois un processus semblable… Je ne doute pas que ce soit assez cher (sinon plus que le 300 000$ de Rapaille).

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  11. Martin Otis Utilisateur de Québec Urbain

    3 février 2010 à 22 h 29

    M. Rapaille dit que le code c’est le lien qui unit deux choses, comme une femme et son enfant, et bien c’est la « mère » le code, alors pourquoi chercher plus loin ? Le fameux lien qui unit notre ville à ses citoyens…et bien c’est clair c’est notre maire, c’est Régis Labeaume le fameux code, pourquoi tant se questionner ?

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  12. FP

    3 février 2010 à 22 h 45

    Voici quelques slogans de villes assez accrocheurs :

    Be Berlin (www.be.berlin.de)
    I amsterdam (www.iamsterdam.com)
    Only Lyon (www.onlylyon.org)

    Et un site avec les meilleurs slogans et surnoms de villes américaines :
    http://www.brandingstrategyinsider.com/2007/05/top_us_city_slo.html

    Au Canada, mention honorable pour la Saskatchewan (quand même difficile à brander avantageusement!) : Land of Living Skies

    Pour Montréal, j’ai déjà entendu des idées comme Montréal Mon Amour ou La Ville Vibrante – Vibrant Ville, mais c’est pas fort fort…

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    • heron23

      5 février 2010 à 20 h 11

      À l’époque, il y avait si je me souviens bien: « La fierté a une ville: Montréal »… Ce n’est pas actuel disons.

      Pour Lyon, je trouve que le slogan avec son jeu de lettres est rien de moins que brillant. Ça rejoint la clientèle internationale avec ce ONLY.

      Est-ce qu’on oserait joindre une expression anglaise pour vanter Québec ? J’en doute. En France, on exprime ainsi une ouverture sur le monde puisque le côté français n’est plus à démontrer. Alors qu’ici, on doit insister sur la culture française dans une Amérique Anglo-Espagnole !

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  13. Réal Utilisateur de Québec Urbain

    4 février 2010 à 10 h 30

    Note intéressante: M. Rapaille a qualifié Venise de « dépotoir » à touristes, vidée de ses habitants. Une analogie à faire avec le Vieux-Québec ?

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  14. Manu

    4 février 2010 à 17 h 22

    Ce que je trouve bizarre dans tout ça c’est que c’est une opération pour donner une « belle image » à Québec, et l’administration de la ville ne fait rien pour avoir la population derrière elle dans cette démarche. Par exemple, le refus de répondre aux questions des journalistes par le maire va carrément à l’encontre du but de l’opération.

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