Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Lebourgneuf : le rêve inachevé des années 1970

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 mars 2019 4 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Des passerelles pour piétons, des immeubles en hauteur entourés de végétation et même un monorail suspendu pour se rendre au centre-ville de Québec; dans les années 1970, les décideurs avaient des idées de grandeur pour le secteur Lebourgneuf. Aujourd’hui, force est de constater que le secteur ne ressemble que très peu à la vision originale.

Il y a 40 ans à peine, le secteur Lebourgneuf « était un trou au centre de l’agglomération où il y avait des cultivateurs, mais qui ne cultivaient plus leurs terres », rappelle l’historien Réjean Lemoine.

En déclin économique et démographique, la Ville de Québec voit dans ce secteur l’occasion de s’agrandir et surtout de faire concurrence à la ville voisine, Sainte-Foy, qui accapare les nouveaux développements.

Dans une première vague de fusion en 1973, la Ville de Québec annexe les villes de Duberger, Les Saules, Charlesbourg-Ouest et Neufchâtel.

Le nom Lebourgneuf provient d’ailleurs de la contraction des noms Charlesbourg et Neufchâtel.

« Lebourgneuf va devenir la solution pour créer un pôle suffisamment fort de bureaux et de résidentiel, résume Réjean Lemoine. En fait Lebourgneuf, c’était une collectivité nouvelle, c’était une mode à l’époque, comme une cité jardins au début du 20e siècle. »

Une « ville nouvelle » à l’européenne

La vision de Lebourgneuf présentée en 1974 par l’administration du maire Gilles Lamontagne est inspirée des villes nouvelles européennes, popularisées dans la période d’après-guerre.

(…)

Le développement se poursuit encore aujourd’hui, mais il semble aux antipodes de ce qui avait été imaginé dans les années 70.

Selon le regroupement des gens d’affaires, c’est justement la facilité d’accès en voiture et les stationnements abondants qui ont attiré les employeurs.

« Le secteur Lebourgneuf, une de ses forces, c’est la capacité de se stationner sans frais. Ç’a été un attrait important pour le secteur depuis son développement impressionnant qu’on a connu », souligne Daniel Giguère, membre du conseil d’administration d’Axe Lebourgneuf.

La suite

Un billet précédent en … 2004

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières.


4 commentaires

  1. PPDaoust

    17 mars 2019 à 11 h 34

    Un concept qui me fait penser à la Défense à Paris. Fascinant à visiter mais y vivre? Je ne pense pas.

    Trop planifié. Pas assez de compacité, trop de zones mortes. Aucune valorisation de l’influence de la collectivité sur l’environnement.

    Je réfère à Janes Jacobs pour ce qui est de la critique de la cité jardin. Ses observations sont toujours d’une étonnante actualité.

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  2. Jp-Duval

    17 mars 2019 à 18 h 27

    À cette époque, il y avait une vitalité économique. Un peu comme c’est le cas aujourd’hui. L’économie allait si bien que l’on parlait alors de surchauffe….C’est à dire une économie dont le moteur s’emballe.
    Lorsque ce genre de situation se produit, on voit apparaitre plein de projets. Une grande partie de ceux-ci ne seront que partiellement complété et d,autres seront complètement abandonnés. Dans le présent cas, seul la phase1 du centre commercial fut terminé car vers 1975 la crise du pétrole ainsi que l’arrivée de l’inflation mirent un terme à la frénésie.

    Il y a là une leçon pour notre époque…Présentement, l’économie est en surchauffe et nous retrouvons un grand nombre de projets urbains en gestation. Est-ce qu’ils seront tous portés à termes?

    Je crains que l’histoire se répètera……

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    • PPDaoust

      19 mars 2019 à 20 h 44

      Dans les années 60- 70, à la suite de grandes années de prospérité, c’était l’heure de gloire des grands projets menés, qui plus est, dans un contexte social nettement moins « regardant ».

      Or, la vitalité économique d’aujourd’hui, quoi qu’on en dise, repose essentiellement sur l’endettement des ménages (dont plusieurs ont vécus des récessions), de sorte que nous sommes tous beaucoup plus critiques qu’avant..

      En somme, je crois qu’aujourd’hui, nous sommes plus lucides, donc moins enclin à faire de grossières erreurs.

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  3. Marc Guy

    17 mars 2019 à 18 h 50

    Un centre ville de plus a Quebec
    Actuellement, le secteur Lebourgneuf c’est plus de 900 places d’affaires et 20 000 personnes qui y travaillent quotidiennement.
    Quebec une ville qui a pas de vrais centre ville.
    le seul transport efficace possible est l’auto dans une ville ou les place d’affaire sont étalé comme Quebec

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