Un billet précédent en septembre 2020. Un projet du Groupe Mach
Un billet précédent en septembre 2020. Un projet du Groupe Mach
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.
Hauteur réduite à 21 mètres par-rapport au projet original qui a fait l’objet de plusieurs discussions depuis … 10 ans !
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Logement locatif ou social, Projet - Le 800 Charest Est.
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
CES BÂTIMENTS NÉGLIGÉS / Aujourd’hui, faisons un arrêt dans Saint-Roch. Il s’y trouve une propriété vide, en partie barricadée, qui raconte une histoire d’hôtellerie, de musique, de bouffe, d’émissions de télévision et d’enquêtes sur des incendies. Intrigués ? Suivez-nous !
Lecteurs du Soleil, vous êtes en feu ! Vous nous avez proposé plusieurs adresses de bâtiments mal-en-point. Toujours avec la même interrogation : «Cet immeuble abandonné, ils vont en faire quoi?»
Dans l’épisode du jour, attardons-nous à la proposition de Christian Audy : «Le 455, rue du Pont, pas très loin des bureaux du Soleil».
Située dans la Basse-Ville, la petite maison a longtemps, très longtemps été occupée par les Delâge. Comme dans Cyrille Fraser Delâge, notaire et député libéral de Québec, qui l’aurait achetée en 1891. Comme dans Cyrille Delâge, notaire et coroner, petit-fils de l’autre, décédé en mars 2016 à 80 ans alors qu’il travaillait toujours dans son étude de Saint-Roch.
Presque 5 ans plus tard, des fenêtres sont couvertes de contreplaqué; d’ailleurs la porte vitrée au lettrage doré ancien n’est plus visible. L’accès à la petite cour arrière est fermé par une structure temporaire. Des artistes de rue ont laissé leur marque jusqu’au sommet de la cheminée.
Aussi, quelques explorateurs urbains semblent avoir visité l’intérieur. Du moins, depuis les étages supérieurs du stationnement Place Cartier situé juste derrière, nous avons aperçu une porte brisée.
«Inoccupés et probablement squattés vu les vitres cassées, les panneaux de plywood et les graffitis, je trouve surprenant le destin de ces murs qui ont entendu tant d’histoires d’incendie, d’enquêtes et autres anecdotes croustillantes étalées sur autant de décennies», écrit Christian Audy. «Tenez-moi informé si vous trouvez des choses concernant son sort…»
Connaissez-vous Marie-Jeanne Rivard ?
Mars 2020, l’entrepreneure en construction Marie-Jeanne Rivard était prête. Toutes les approbations en poche, le financement bouclé, la construction de son rêve allait commencer… quand le Québec a été mis sur pause, quand le secteur hôtelier a frappé le mur COVID-19.
Peut-être la connaissez-vous. Surtout si vous aimez les émissions de rénovations ! Celle qui se destinait d’abord à la psychiatrie a bifurqué radicalement de parcours au début des années 2010. Puis on lui a offert l’animation de Flip de fille à Moi et cie en 2015. On la retrouve encore à l’écran : la juge dans Viens voir mes rénos, à CASA, c’est elle.
Le lien avec l’ancien bureau du coroner Delâge, rue du Pont ? Marie-Jeanne Rivard l’a acheté. Tout comme le bâtiment contigu, celui de l’intersection avec le boulevard Charest Est. Lui aussi est abandonné.
C’est là qu’a déjà logé une antenne de Musique Richard Gendreau, commerce qui a quitté Saint-Roch après 35 ans à la suite de son rachat par Long and McQuade.
Les gourmands se souviendront peut-être plus des restaurants qui s’y sont succédé. Le Bac, Les Délices de Grand-Maman puis T&B’s (déménagé dans la Pyramide en 2018).
Fusion de lots
Donc, Marie-Jeanne Rivard et son partenaire financier ont mis la main sur les deux propriétés du coin de rue stratégique en 2018. Avec un plan bien précis : bâtir un deuxième Boxotel, deux fois plus gros que celui de Montréal.
Car la femme d’affaires a une deuxième carrière : hôtelière.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.
Québec, le 15 janvier 2021
La Ville de Québec franchit une étape de plus vers l’acquisition de la Maison Pollack située au 1, Grande Allée Est. Rappelons que la Ville entend rénover le bâtiment une fois le transfert officialisé.
Le Tribunal administratif du Québec a déterminé, en novembre 2020, l’indemnité provisionnelle pour l’expropriation de la Maison Pollack au montant de 896 000 $. Afin de se conformer à cette décision, le comité exécutif a entériné hier une somme supplémentaire de 293 000 $ à la provision déjà versée en décembre 2019. D’autres étapes sont nécessaires avant la prise de possession officielle par la Ville, dont l’enregistrement de l’avis de transfert de propriété relié à l’expropriation, accompagné de délais prévus à la loi. L’indemnité finale de l’expropriation reste toutefois à déterminer à la suite des procédures judiciaires toujours en cours.
Plusieurs étapes nécessaires
Rappelons que le 18 septembre 2017, le conseil municipal approuvait l’acquisition, de gré à gré ou par expropriation, de l’immeuble. Plusieurs étapes étaient nécessaires avant que la Ville ne puisse prendre possession de l’immeuble. Un avis d’expropriation avait été publié le 13 mars 2019 au bureau de la publicité des droits, suivi du processus judiciaire d’expropriation.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Source : Normand Provencher, Le Soleil, le 8 janvier 2021
Lauberivière, le plus important refuge pour itinérants de la capitale, prendra possession de son nouveau bâtiment le mois prochain. Actuellement dans sa dernière phase de construction, l’immeuble du quartier Saint-Roch sera terminé à temps pour la mi-février, au grand soulagement du directeur général Éric Boulay. Assis devant son téléviseur, mercredi soir, comme à peu près toute la province, M. Boulay avait surtout envie de savoir si le secteur de la construction allait être en mis en pause forcée pour un moment, ce qui aurait retardé le calendrier du déménagement. Le premier ministre Legault a finalement fait savoir qu’il allait «reporter la production de tout ce qui n’est pas essentiel».
«Je me préoccupais surtout de savoir si le chantier pouvait continuer. Dans le contexte actuel, je pense que c’était essentiel» laisse tomber M. Boulay.
Si tout va comme prévu, la direction de Lauberivière prendra possession le 16 février du nouvel immeuble situé sur la rue Xi’an, sur un terrain appartenant à la Ville, à deux pas du YMCA (ancien cinéma Place Charest).
«On aura alors les clés, mais ça va prendre quelques jours pour ‘partir’ l’édifice comme on dit. Dans la dernière semaine de février et la première de mars, ce sera le déménagement, qui devrait durer sept ou huit jours.»
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.
Taïeb Moalla
Journal de Québec
Si la Ville de Québec veut transformer l’autoroute Laurentienne en un véritable boulevard urbain, cela doit passer par la réduction des voies routières, la diminution du débit automobile et l’amélioration du transport en commun dans le secteur, plaident des groupes citoyens.
Divers organismes environnementaux et conseils de quartier ont uni leurs voix, mardi matin, pour appeler la municipalité à être «plus ambitieuse» pour ce projet qui pourrait métamorphoser ce coin de la ville.
«On ne peut pas faire les choses à moitié. Il faut bien réussir la revitalisation du secteur Hamel–Laurentienne. Si on a une autoroute déguisée en boulevard, on va avoir de la difficulté à atteindre les objectifs», a affirmé Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.
Selon Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, il faut absolument «alerter sur le fait qu’on s’enligne vers un choix médiocre qui viendrait consacrer l’autoroute, si on suit ce qu’il y a sur la table actuellement».
De leur côté, les conseils de quartier de Lairet, Saint-Roch, Saint-Sauveur et Vieux-Limoilou ont insisté sur «l’enclavement actuel que cause l’autoroute Laurentienne entre les quartiers limitrophes. Les impacts positifs qui découleraient de sa transformation profonde en boulevard urbain sont nombreux: réduction du bruit et de la pollution de l’air, réduction des îlots de chaleur, possibilités de verdissement, et surtout, bonification des liens entre les quartiers et multiplication des déplacements actifs».
Ces groupes affirment que la Ville devrait s’inspirer de boulevards urbains comme René-Lévesque ou Charest [dans sa portion centre-ville] pour limiter le débit automobile qui est actuellement de 67 000 véhicules par jour sur l’autoroute Laurentienne.
Appelé à réagir mardi après-midi, Régis Labeaume a pris une certaine distance avec les groupes citoyens. Selon lui, «l’objectif (de la Ville) n’est pas de diminuer le nombre d’automobiles qui empruntent cette voie-là. L’objectif est de faire en sorte que ce ne soit plus une piste de course et que Laurentienne soit aménagée d’une façon telle que ça élimine l’espèce d’effet d’enclavement des quartiers».
Pour le transport en commun, les organismes citoyens ne sont pas enjoués à l’idée que le tramway se rende dans le secteur de Lebourgneuf lors de la première phase de déploiement du réseau structurant. «L’idée est d’utiliser ce qui est prévu actuellement. Ce n’est pas un trambus. C’est un métrobus qui part du pôle Saint-Roch et qui s’en va vers ce secteur-là, en passant par Pierre-Bertrand», a précisé M. Grandmont.
Interrogé sur l’impact éventuel d’un troisième lien sur la revitalisation de l’axe Hamel–Laurentienne, ce dernier a ajouté que «ce projet-là n’existe pas encore officiellement […]. Il y a des chances qu’il ne se réalise pas non plus. On ne peut pas en tenir compte dans la planification de ce secteur-là».
Les regroupements citoyens se disent conscients que l’autoroute Laurentienne est sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec et que des discussions devront être menées entre la Ville et le gouvernement pour réaliser les aménagements. Aucune prévision budgétaire n’a été fournie par les groupes quant aux coûts d’une telle transformation.
Début octobre, la Ville de Québec a dévoilé sa vision pour le réaménagement de l’axe Hamel-Laurentienne. Il y a notamment été question de faire plonger l’autoroute sous terre grâce à un tunnel de 200 mètres [sous le boulevard Hamel] et d’ajouter des immeubles résidentiels sur des hauteurs allant jusqu’à 14 étages sur le côté sud du boulevard Hamel.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.
Source : Stéphanie Martin, Journal de Québec, le 10 décembre 2020
Le maire de Québec croit qu’il faudra construire plus haut que trois étages, sur la 1re Avenue dans Limoilou, et que le passage du tramway est l’occasion, pour les résidents, d’avoir un débat sur cette question.
Régis Labeaume s’exprimait jeudi devant les membres de l’Institut de développement urbain (IDU) sur divers sujets qui touchent sa vision de l’aménagement de la ville. Il a bien sûr été question du projet de tramway de 3,3 G$. Le directeur régional de l’IDU, Stéphane Dion, a demandé: «comment la Ville peut[-elle] s’assurer que le réflexe “pas dans ma cour” n’empêchera pas le projet de 3 milliards de se réaliser» dans Limoilou?
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Densification.
Le 82 Saint-Paul est un projet résidentiel en cours de réalisation se trouvant sur un lot traversant du Vieux-Port de Québec dont la façade sud est marquée par la présence de l’ancien édifice Renaud. En plus d’être un témoin construit d’une époque effervescente de Québec, le bâtiment affiche une façade néo-renaissance généreusement ornementée et unique à la ville. Toutefois, la détérioration avancée et irréversible, et le très mauvais état de l’immeuble existant le voue d’ailleurs à une inévitable démolition. Désirant perpétuer la mémoire physique du bâtiment et le cachet historique, notre équipe a retenu le scénario de reconstruire une façade identique à celle de l’ancien bâtiment. Du côté opposé du lot, il a été décidé d’ériger une aile à l’architecture résolument contemporaine dont le rythme est assuré au moyen de loggias orientées de façon variée. En cœur d’îlot, une immense cour intérieure offrira lumière et verdure aux condominiums.
Source Atelier Guy Architectes
P.S. Merci à un lecteur. Est-ce que quelqu’un a passé par là et aurait des photos ? Est-ce que le tout est en réalisation ?
Mise à jour (24 novembre 2020): Après avoir communiqué avec des sources sûres, il semble que ce projet est suspendu et que sa réalisation sera très difficile, car le terrain est situé en zone inondable. Les discussions avec le Ministère de l’environnement, le Ministère de la Culture ainsi qu’avec la Ville de Québec sont manifestement très compliquées.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.