Photo: Martin Otis
Jérôme Ouellet
Historien
Le Bourdon du faubourg
Jusqu’aux années 1960, il était courant pour les communautés religieuses de prendre en charge les services d’assistance aux démunis et d’éducation à Québec. C’est à cette fin que la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec fut fondée en 1849 et qu’elle forma dans le faubourg Saint-Jean un vaste ensemble institutionnel. Dans le premier article d’une série de deux consacré à cet ensemble, nous verrons pourquoi et comment ces religieuses firent élever l’actuelle maison Mère-Mallet. (…)
En 2014, les Soeurs de la Charité de Québec quittent définivement la maison Mère-Mallet après l’avoir cédée l’année précédente à la Fondation Famille Jules-Dallaire, qui s’engage à poursuivre la mission caritative du lieu.
Note: La Fondation Famille Jules-Dallaire est aussi propriétaire d’un autre compleze historique important, soit le Monastère des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier
Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Source : Ian Bussièeres, Le Soleil, le 23 décembre 2017
Professeur titulaire en archéologie à l’Université Laval, Réginald Auger ne pouvait pas demeurer silencieux quand il a vu, à deux pas de chez lui, un technicien excaver des pièces archéologiques lors de tests de sols dans le terrain de stationnement situé sur l’îlot Dorchester. «Je suis descendu et j’ai dit au technicien que c’était un site archéologique. La rue Saint-Vallier est l’un des axes routiers les plus anciens à Québec qui reliait autrefois le palais de l’intendant à l’hôpital général. D’ailleurs, j’ai vu que des pièces archéologiques avaient été excavées», explique M. Auger au Soleil.
Des briques, des bouts de bois, des bouteilles, des pierres qui auraient été jadis les assises de maisons auraient ainsi été mis au jour par la pelle mécanique. «La très grande maison de l’ancien propriétaire de la Dominion Corset était située sur ce site et, ironiquement, c’est dans l’ancienne usine qu’on trouve les bureaux du département d’archéologie de la Ville de Québec», indique M. Auger.
Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.
La Société historique de Québec est fière d’annoncer la publication de la 37e édition de son calendrier des Vues anciennes de Québec. Comme par le passé, les images qui y sont présentées, les textes documentés et les événements marquants qui y sont relatés en font un classique que les amateurs d’histoire de la capitale attendent avec impatience. Les éphémérides, par tranches de 25 ans (xx18, xx43, xx68, xx93), soulignent les anniversaires heureux et malheureux qui ont faits l’histoire de Québec. L’ensemble des 37 calendriers constitue une collection de cahiers d’histoire d’une grande valeur iconographique. Vous pouvez vous le procurer au local de la SHQ, par la poste ou chez l’un de nos distributeurs.
Calendrier de la Société historique de Québec: l’histoire au quotidien *Alexandra Perron (Le Soleil)
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Notre Château Frontenac aura 125 ans en 2018. Une année qui sera marquée par de nombreux événements le soulignant. L’endroit est évidemment magnifique mais j’ai souvent constaté que des gens hésitent à aller le visiter. Il faut se rappeler qu’il nous appartient collectivement, par le biais d’Inanhoe Cambridge , filiale immobilière de notre Caisse de dépôts et placements. L’administration au quotidien y est assurée par la firme internationale AccorHotels. L’accueil du personnel est toujours impeccable et souriant. Québec Urbain vous tiendra au courant tout au long de l’année des célébrations qui promettent beaucoup.
Mon beau Château * Jean-Michel Genois-Gagnon (Le Soleil)
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Jérôme Ouellet
Historien
Le Bourdon du faubourg
De nos jours, les côtes d’Abraham et De Salaberry constituent les principales voies de communication entre Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch. Camouflée par une dense végétation, étroite et éloignée des principaux axes, la côte Badelard fait figure de parent pauvre. Pourtant, celle qu’on a longtemps nommée côte de la Négresse possède une riche histoire, que je vous invite à découvrir.
Les origines lointaines de la côte sont incertaines. On sait qu’à la fin du Régime français, la côte d’Abraham n’est pas la seule voie reliant les faubourgs embryonnaires de Saint-Jean et de Saint-Roch. Il existe alors un chemin dont le tracé parcourt le secteur de l’actuelle rue Sutherland et bifurque vers l’est en direction de la basse-ville[1]. Il est notamment emprunté par les troupes françaises lors de leur repli à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham[2]. Comme on le voit ci-dessous, ce chemin est attesté dans des plans dressés au début du Régime britannique.
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Radio-Canada
Québec
Un bâtiment patrimonial désaffecté situé au 141 Saint-Paul a été détruit par un incendie, tôt mercredi matin. Deux personnes incommodées par la fumée ont été conduites à l’hôpital.
L’incendie s’est déclaré vers 5 h. Une soixantaine de pompiers ont dû être dépêchés sur les lieux pour combattre le brasier qui a fait l’objet d’une quatrième alarme dans le secteur où les immeubles sont rapprochés les uns des autres.
« C’est un quartier où tous les bâtiments sont collés, qui ont près de 100 ans, peut-être même plus. On a un bâtiment désaffecté et les pompiers sont à l’extérieur pour arroser. Ils sont sortis vu l’état précaire du bâtiment », explique la porte-parole du Service de protection contre l’incendie de Québec, Annie Marmen. (…)
Une transaction se concluait cette semaine pour la vente du bâtiment. Patrick Thériault, président d’Habitations canadiennes, devrait être le nouveau propriétaire. (…)
Le bâtiment, qui faisait l’objet de mécontentement de la Ville, était voué à la démolition. « On avait l’intention de démolir la bâtisse, la Ville était favorable qu’on la démolisse le plus rapidement possible, c’était un bâtiment qui était dangereux, le mur arrière était à la veille de s’effondrer », mentionne M. Thériault.
Le propriétaire affirme que le projet qu’il entend réaliser sera respectueux du cachet du secteur.
Un bâtiment patrimonial très difficile à vendre dans le Vieux-Québec Journal de Québec (1er août 2017)
Maison Tremain-Stuart (Ville de Québec)
* Merci à un fidèle lecteur
Un incendie opportun au 141, Saint-Paul Un incendie opportun (Le Soleil)
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Marc Bouchard
Architecte
Désacralisée depuis 20 ans, dans une situation physique précaire, d’intérêt patrimonial convenu, sujette à une poursuite légale et localisée sur un site stratégique, quel sort attend ce haut lieu de la Grande Allée qu’est l’église Saint-Cœur-de-Marie? D’architecture romano-byzantine à voûtes sphériques portées par de grandes arcades ajourées, à l’image de gares européennes, cette église mérite un geste fort. À titre d’architecte bien au fait du dossier et malgré les embûches, je me permets d’esquisser une réflexion et proposer une avenue dans la perspective de la conservation et de mise en valeur de ce haut lieu signifiant. (…) Le financement : le projet de recyclage du bâtiment, de l’ordre de 12 à 15 millions $, prendrait en compte les sources de financement disponibles que sont ou pourraient être, à titre d’exemple : les divers programmes d’aide applicables du MCCQ (aux immobilisations, aux projets, au fonctionnement…), Infrastructure Canada, la bonification du Programme d’aide financière (MCCQ/Ville) à la restauration de certaines églises de Québec, issu de la nouvelle vision municipale du patrimoine convenue lors du Colloque de 2016, du Programme d’acquisition de bâtiments du Programme particulier d’urbanisme (PPU) de la colline parlementaire et, non le moindre, le mécénat.
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Jean-François Néron
Le Soleil
L’immense réservoir d’eau potable sous les plaines d’Abraham fait l’objet de travaux préventifs importants. Malgré ses 85 ans au compteur, l’ouvrage ne présente aucune trace majeure de dégradation. (…)
136 millions de litres d’eau contenus ou 30 millions de gallons
22 800 mètres carrés de surface ou 245 000 pieds carrés
912 colonnes qui soutiennent la structure
1933: marque la fin de la construction amorcée en 1931
12 kilomètres de conduite qui le relie au lac Saint-Charles
512 000 dollars en budget pour la construction
Les travaux du réservoir en 1931 (Jérôme Ouellet, historien)
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