[Photo Cindy Boily]
La façade de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, située sur la côte d’Abraham, sera finalement sauvée. La ministre de la Culture Christine St-Pierre a annoncé mardi matin qu’une entente a été conclue avec le promoteur les Hôtels Jaro, qui a l’intention de construire à cet emplacement un hôtel quatre étoiles de 300 chambres.
La façade de l’ancienne église sera donc intégrée au projet d’hôtel. On ne sait pas toutefois si elle sera maquillée ou transformée. (…)
Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.
(…) Ce programme vise à encourager les propriétaires à restaurer leur immeuble et à contribuer ainsi à mettre en valeur l’architecture ancienne des bâtiments situés dans des secteurs à valeur patrimoniale des arrondissements de Beauport, Laurentien, de La Cité (à l’exclusion de l’arrondissement historique), de La Haute-Saint-Charles et de Limoilou.
Les propriétaires de bâtiments patrimoniaux des quatre arrondissements historiques de la ville de Québec bénéficient déjà d’un programme d’aide financière pour la restauration de leur immeuble. Par exemple, de 2002 à 2007, plus de 4,6 millions $ ont été octroyés pour 408 projets de restauration impliquant des travaux totalisant près de 17 millions $ sur le territoire de la ville. (…)
Voir aussi : Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.
Le maire Tremblay devrait-il prendre le métro? (Source: François Cardinal, La Presse, 14 avril 2008.)
Les chefs d’entreprise le savent bien : pour s’assurer de la qualité de leurs produits, ils doivent les tester eux-mêmes. Ils doivent se mettre dans la peau du client, expérimenter le service à la clientèle, vérifier la fiabilité de leur marchandise.
De la même manière, les conseillers municipaux doivent se mêler à la foule pour tâter le pouls de leurs concitoyens, arpenter les trottoirs pour constater leur étroitesse, déambuler au centre-ville pour évaluer sa propreté.
Pourquoi, dans ce cas, ne croise-t-on à peu près jamais d’élus dans le métro, l’autobus et le train de banlieue ? (…)
Le maire de Londres, dont on soupçonne l’horaire plutôt chargé, prend fréquemment le « tube ». La mairesse d’Hambourg, une ville ayant la même population que Montréal, monte quotidiennement dans l’autobus. Le maire de New York se fait un devoir de prendre le métro une fois par semaine.
Plus près de nous, Robert Perreault croisait chaque jour ses « clients » lorsqu’il était président de la STCUM, l’ancêtre de la STM. Le chef du NPD, Jack Layton, se déplaçait en tramway ou en vélo lorsqu’il était conseiller municipal à Toronto. (…)
Prêcher par l’exemple, vous dites ?
> En mai 2002, le maire Tremblay a participé au jour V (pour vélo) en enfourchant une bicyclette pour se rendre au travail. Mais là s’est arrêté son volontarisme. Le vélo, loué, a été aussitôt retourné. Le maire est rentré à la maison en Mercedes.
> Lorsqu’il était président de la société de transport en commun de Québec, Gilles Marcotte ne prenait jamais l’autobus. Il a expliqué pourquoi en avril 2007 : pas assez fiable, pas assez confortable, a-t-il dit. (…)
Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, S'inspirer d'ailleurs, Transport en commun.

Source: Pierre Pelchat, Le Soleil, 14 avril 2008.
L’«énigme» de Québec ou l’élection de plusieurs députés adéquistes et conservateurs lors des dernières élections provinciales et fédérales est directement liée à un vote massif des banlieusards en faveur de ces partis. Ce même phénomène a joué en faveur de la mairesse Andrée Boucher en 2005.
Selon une étude réalisée par trois chercheurs de l’Université Laval, le lieu de résidence des électeurs (banlieue contre centre-ville) a été un facteur déterminant du résultat des scrutins. (…)
La suite. À consulter, ce billet: On a cartographié «l’énigme de la capitale»
Voir aussi : Étalement urbain, Québec La cité.