Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Ignorés de la classe politique: Serrés, stressés et oubliés

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 septembre 2008 21 commentaires

Ignorés??

Et pendant ce temps, en Haïti, et dans certains quartiers populaires de nos grandes villes…

Source: Fabrice De Pierrebourg et Louis-Mathieu Gagné, Journal de Québec, 9 septembre 2008.

(…) Elles se disent étranglées financièrement, stressées par les fins de mois et, pire encore, elles se sentent abandonnées par les politiciens. Les familles de la classe moyenne n’ont pas le coeur à la fête.

Elles se trouvent à ce point serrées dans leurs finances que 75 % d’entre elles ont l’impression d’être à sec en fin de mois, révèle un sondage réalisé pour Le Journal de Montréal, le Journal de Québec, TVA et 98,5 FM par Léger Marketing. (…)

Les dernières années ont pourtant donné lieu à des baisses de taxes et d’impôts. Les Québécois ont profité de cet argent neuf pour dépenser davantage et accroître leur train de vie.

Accès facile au crédit aidant, ils ont multiplié les bagnoles neuves, ordinateurs, iPod et autres objets de luxe. Cette hausse de l’inflation est donc dure à encaisser chez ceux vivant au-dessus de leurs moyens.

«Les gens vivent souvent à la limite de leur revenu en surconsommant. S’il y a des imprévus, ils ont peu de marge de manoeuvre et se sentent vite coincés», dit Charles Tanguay, de l’Union des consommateurs.

À la recherche du bonheur

«Avant, l’élément central des gens était l’église. Là, c’est les magasins. Ils ont de la difficulté à trouver le bonheur et prouver leur valeur autrement qu’en consommant», déplore Jean-Marc Fontan, sociologue à l’UQAM. (…)

La suite. À consulter, entre autres billets: Le retour des affiches électorales.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité.


21 commentaires

  1. Matrix

    9 septembre 2008 à 23 h 02

    C’est fou comment à partir d’un simple sondage… des médias peuvent se partir des histoires et faire du « millage » !

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  2. Manu

    10 septembre 2008 à 00 h 02

    J’imagine malgré tout que la toile de fond reflète la réalité : les gens vivent de plus en plus au-dessus de leurs moyens et s’endettent de la même manière.

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  3. Ludovic

    10 septembre 2008 à 07 h 49

    Il n’y a qu’un discours au Québec depuis presque dix ans: la famille, la famille, la famille.

    Famille, dans le sens de: ménage formé de deux parents ayant deux ou trois enfants de moins de dix ans. Parce qu’un couple sans enfants, un couple de retraités ou une célibataire qui loge ses parents, ce ne sont pas des familles. Encore moins un jeune célibataire de 25 ans. Ou un vieux, oublié dans sa maison de retraite.

    Dans l’espace public, on dirait que plus rien d’autre ne compte. Les promesses électorales ont trait aux baisses d’impôt ou aux subventions pour les « familles ». Garderies à 7$, allocations familiales, stades de soccer et tutti quanti.

    Ignorés de la classe politique? Voyons! On ne parle que de ça.

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  4. Jp-Duval

    10 septembre 2008 à 08 h 22

    Je vous dirais M. Ludovic que si on en parle beaucoup c’est peut-etre parce qu’il y a un certain manque….C’est un peu comme le service à la clientèle….Tout les commercants en parlent mais dans les faits le service a eut tendance à décroite dans les dernières années.

    @ Manu…Vous avez raison les gens ont tendance à vivre au dessus de leur moyen. Je travail dans le monde du placement et de l’épargne et je peux vous garantir que le tableau n’est pas très joyeux. J’ai l’impression que nous vivons dans une société ou la consommation devient un sport extrême. Regardez juste la constrution de maison….Vous ne trouverez plus un petit bungalow. Tout est disproportionné par rapport aux besoins des gens qui y habitent.

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  5. Stéphane Groleau Utilisateur de Québec Urbain

    10 septembre 2008 à 08 h 48

    «Et pendant ce temps, en Haïti, et dans certains quartiers populaires de nos grandes villes… »

    Merci Haïti d’exister, d’être si pauvre, et d’en arracher autant. Merci pour le réconfort que tu nous apportes lorsqu’on a besoin se comparer… à pire que soi. Sans toi nous n’aurions plus de but à atteindre.

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  6. Charles

    10 septembre 2008 à 11 h 10

    La classe moyenne, c’est le groupe-cible de TVA-Québécor, donc autant en parler et les faire se plaindre. La classe moyenne a «besoin» de 2 autos voire plus, et du pétrole qui vont avec, a «besoin» d’un spa, a «besoin» d’une, deux, trois télés à écran plat et de mille autres choses inutiles. Après, on dit qu’il n’y en a pas assez pour les fruits et légumes. Ben voyons donc.

    Si certains sont pauvres, c’est bien souvent des familles subdivisées recomposées, les pères devant distribuer leurs salaires entre 2 ou 3 conjointes/ ex-conjointes. Là ça devient plus compliqué, mais chaque cas est un cas d’espèce.

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  7. Matrix

    10 septembre 2008 à 12 h 22

    « La classe moyenne a «besoin» de 2 autos voire plus, et du pétrole qui vont avec, a «besoin» d’un spa, a «besoin» d’une, deux, trois télés à écran plat et de mille autres choses inutiles. »

    Belle généralisation…

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  8. Manu

    10 septembre 2008 à 12 h 57

    En effet, généralisation plutôt déplacée… toutefois, j’y vois un peu de vrai : la classe moyenne a la possibilité de s’endetter pour répondre à des besoins qui n’en sont pas toujours. Alors plusieurs « profitent » de cette occasion.

    Mais qu’on soit riche ou pauvre, vivre au-dessus de ses moyens semble être dans la norme plus que l’exception, surtout quand on s’acharche à nous faire croire que c’est justement dans nos moyens.

    Regardez autour de vous combien de gens s’imaginent à tort qu’il y a de l’argent sur une carte de crédit, ou encore pire, que la carte et l’argent qu’on peut emprunter avec celle-ci leur appartient. Après ça ils se plaignent d’avoir la corde au cou.

    Ok, ils ont raison de se plaindre car il y a un problème. Toutefois, la plainte prend généralement la forme d’une proposition de solution : on veut des mesures fiscales avantageuses. L’ennui c’est que c’est probablement la pire chose à faire, car ça ne ferait qu’exarcerber le problème : non seulement les gens auraient encore la corde au cou en consommant plus (tant qu’à pouvoir s’offrir plus avec des mesures fiscales avantageuses), mais le gouvernement aussi n’aurait plus de jeu s’il devait réellement y avoir une situation économique désastreuse au pays.

    Selon moi, on doit éduquer les gens à consommer sainement selon leur moyen. On pourrait aussi limiter les recours possibles des institutions financières sur les prêt pour de « gros bien plutôt essentiels ». Imaginez à l’extrême qu’une maison ou une voiture (qui sert à gagner le revenu pour payer la première, à défaut d’avoir une alternative viable de transport comme c’est le cas pour plusieurs personnes) soient « insaisissable ». Croyez-vous que les banques et autres concèderaient encore des prêts hypotécaires sans être sûr que les emprunteurs aient réellement les moyens de payer? Il ne faudrait pas une solution aussi extrême, mais vous voyez mon idée…

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  9. Jp-Duval

    10 septembre 2008 à 15 h 25

    Vous savez M. Manu je travail dans le monde du placement…En gros mon boulot consiste à « vendre » de l,épargne.

    Actuellement je remarque que nous vivons une certaine crise des valeurs. La notion d’épargne, qui était une des base de notre système économique/banquaire est passée depuis la fin des années 70 de positif à négatif. Autrement dit avoir des dettes il y a 40 ans c’était honteux….Aujourd’hui c,est le contraire…Et épargner est perçu comme une mesure négative.

    Je le sais car je dois convaincre à tous les jours des gens qui doivent mettre un frein à leurs dépenses afin de pouvoir faire face à d’éventuelles problêmes financiers.

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  10. Marie

    10 septembre 2008 à 16 h 52

    Je suis bien d’accord avec M. Duval. C’est rendu normal pour plusieurs familles de vivre avec un solde impayé sur leur cartes de crédits et plus grand-monde n’a de coussin financier dans son compte… Malheureusement, on va bientôt tomber en récession et là, je pense que ça va faire mal aux cigales. Je pense aussi que le crédit est rendu trop facile à obtenir.

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  11. jp-duval

    10 septembre 2008 à 18 h 26

    En vérité si nous tombons en récession le faible taux d’épargne peut avoir des incidences castastrophiques pour l’économie…..Moins d’argent…mais beaucoup de dettes. Conséquences les gens n’ont pas le choix de payer leurs dettes et comme ils n’ont pas de coussin ils doivent épargner…Donc moins de consommation( baisse de production) et augmentation du taux de chomage.

    Triste constat…Aujourd’hui la famille moyenne est plus pauvre que celle d’il y a trente ans car sa dette est plus élevé.

    Fait amusant…Nous assistons présentement à un un nouveau phénomène qui nous était jusqu’a présent inconnu. Les retraités sortent du marché de l’emploi avec des dettes!!!

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  12. Ludovic

    10 septembre 2008 à 18 h 32

    JP: Ce n’est pas comme si on ne faisait qu’en parler… congés parentaux, garderies subventionnées, allocations familiales, assurance-maladie familiale universelle, investissements majeurs dans les stades de soccer et les arénas, crédits d’impôt pour inscription à des activités sportives, conciliation travail-famille, prestations pour enfants…

    Je suis à 100% pour toutes ces mesures.

    Mais… « abandonnés »? « ignorés » ? « oubliés »? Mon Dieu.

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  13. jp-duval

    10 septembre 2008 à 19 h 00

    On tient un discour mais la question est de savoir si l’application suit les paroles.
    De par mon travail je vois des jeunes familles qui vivent ce que cet article décrit. Et je dois vous acouer que je ne les envies pas.

    Mais je convient que les termes Abandonnés, ignorés etc sont fort!

    Le problême est pluc complexe…Le discours familial se heurte à une montée de l,individualisme ainsi qu’a une certaine exagération dans la pratique des activités familiales.
    C’est plutôt complexe et en discuter ici me demandrait de noicir quelques pages….Mais on peut résumer en regardant la grosseur des maisons que les jeunes couples de font construire.

    Un de mes clients amis est un ancien directeurde pret hypothécaire. il est à la retraite depuis plus de 12 ans. Concerant le présent « délire » immobilier il m’a fait cette réflexion.

    Ces gens débutent leur vie en pouvant se procurer la maison qu’ils devraient pouvoir se payer à la fin de celle-ci….À quoi vont-ils rêver ensuite car cela va leur prendre l;eur vie de travailleur pour la payer!

    À ce, je lui avait répon du: Et imaginez vous que plusioeurs de ces couples ne pourront même pas divorcer du à leur trop grosse charge financière!!!

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  14. jp-duval

    10 septembre 2008 à 19 h 58

    Bien entendu…Comme ils sont très endettés, ils peuvent avoir l’impression d’etre quelque peu abandonné par les politiciens et la société…Mais en y pensant bien ils sont quelque peu responsable de leurs malheurs. Après tou ce sont eux qui ont remplis les cartes de crédits!!!

    Je vois arriver des gens ( début trentaine) qui ont 300 000 d’hypothèque, deux prets voiture et des meubles achetés à crédits qui me demandent si ils pouraient prendre leur retraite à 55 ans!!???. La réponse est invariablement la même…pas avant 65 ans….et probablement un peu plus!

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  15. Jean Cazes Utilisateur de Québec Urbain

    10 septembre 2008 à 22 h 03

    Peut-être l’avez-vous lu; peut-être en avez-vous conclu que c’est encore des préjugés, qu’on tombe dans les clichés. Moi je dis, c’est véritablement une tendance LOURDE que l’on assiste actuellement en Amérique du Nord.

    Je fais référence au sujet de la chronique de Richard Martineau, aujourd’hui:

    « La classe gonflable

    Je ne veux pas minimiser ses souffrances, mais se pourrait-il que la classe moyenne soit en partie responsable de son malaise?

    VIVE LE PLASTIQUE!

    Je vous propose un exercice. Faites le tour de magasins spécialisés dans les appareils électroniques, le week-end prochain. Vous verrez, ils sont tous pleins à craquer.

    Les gens achètent des téléphones cellulaires qui prennent des photos, des lecteurs DVD haute définition, des antennes paraboliques, des iPod vidéo avec écran tactile, des consoles Xbox, des ordinateurs portables, des écouteurs Bluetooth, des climatiseurs quand il fait chaud, des chaufferettes quand il fait froid, des humidificateurs quand c’est trop sec, des déshumidificateurs quand c’est trop humide…

    Sans oublier les grosses télés plasma de 84 pouces pouvant capter 752 chaînes de télé, dont Mini-Putt Channel, The Ping- Pong Network et le Canal Ringuette. Et comment la classe moyenne fait pour payer tout ça? Le plastique! Des cartes de plastique de toutes les couleurs, des avec Points, des avec pas de Points, des roses, des bleues, des jaunes… Pas étonnant qu’on étouffe!

    On s’entête à porter des pantalons extra small alors qu’on a une bedaine grosse comme ça!

    Avez-vous vu le tableau sur les habitudes de consommation de la classe moyenne qu’ont préparé mes confrères Fabrice de Pierrebourg (journaliste) et Martin Desrosiers (infographiste), hier? C’était, comme on dit, «parlant».

    En 1972, le taux d’endettement à la consommation de la classe moyenne était de 15%. En 2005, il était de 32%. On a deux autos, deux salles de bain, deux télés. Et une pension alimentaire parce qu’on s’est mis en tête d’avoir deux femmes…

    Hier, je disais que la classe moyenne était comme un mur porteur qui s’effrite. Se pourrait-il que ce mur supporte plus de poids qu’il n’est censé en supporter? (…) »

    Source: http://www.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2008/09/20080910-060201.html

    C’est donc cette classe-grande-consommatrice-qui-se-plaint-de-payer-trop-de-taxes (devant servir au bien de la collectivité) qui serait justement convoitée par les Conservateurs et leurs petits frères adéquistes…

    Tout à l’heure, en revenant du travail (à vélo) et croisant un Cosco, ça m’a vraiment frappé, justement, la largeur des paniers avec leur contenu que les consommateurs trimbalaient en sortant du magasin. Les méga-entrepôts poussent comme des champignons dans les « champs de patates ». Je pensais au même moment à mon professeur de géographie feu Michel Jurdant, militant écologiste et l’un des plus brillants penseurs du Québec au milieu des années 80 avec qui il était vraiment stimulant d’échanger nos réflexions. Mais il semble que les « vendeurs de garage » (pour utiliser l’expression de Chapleau) ont davantage la cote à notre époque, contrairement aux intellectuels. Réfléchir? Trop fatigant: plutôt gober les idées d’opportunistes sans culture ou sans vécu!

    En passant: je suis riche de mon absence de dettes, et je n’ai jamais utilisé de carte de crédit! ;-)

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  16. Patrick

    10 septembre 2008 à 22 h 14

    Il n’y a aucun mal à se servir intelligemment d’une carte de crédit. Je paye 95% de mes dépenses avec ma carte de crédit et j’ai toujours payé mes comptes en entier sur réception.

    Lorsque j’ai acheté ma maison, l’analyse de mon dossier de crédit a donné un score de 980, ce qui est quasi parfait.

    À mon humble avis, les gens qui pensent qu’utiliser une carte de crédit est automatiquement mal sont des sombres crétins.

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  17. Jp-Duval

    10 septembre 2008 à 23 h 08

    Le crédit est trop facile….La semaine dernière je suis descendu à Montréal et j,ai écouté un interview sur cbc1 avec un économiste qui vient de publier une histoire de l’ndettement personnelle.

    Comm je conduisais ( au demeurant une smart!) je ne pouvais prendre de note. Mais dès que j’aurai trouvé l’auteur je pourrai vous en faire part.

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  18. Ludovic

    11 septembre 2008 à 07 h 57

    Le crédit est facile, mézen. La compagnie de ma carte arrête pas d’augmenter ma limite (sans me le demander). Je suis rendu genre à 35000$ de limite, vous vous rendez compte? Pourtant, je ne fais que mettre mes dépenses courantes du mois, et, au plus gros lors de voyages, j’ai du monter mon solde à 2000$.

    Comme je n’ai jamais payé un sou d’intérêt, j’imagine qu’en augmentant ma limite, ils espèrent qu’un jour je perde la tête devant tant d’argent « gratuit » (*taux de 25%) afin de rejoindre le reste de la classe moyenne: endettée avec full de bébelles.

    Ceci dit, moi j’aime bien payer avec une carte de crédit. La mienne me redonne 1% de mes achats en argent. Plus j’achète, plus ils me retournent de l’argent. Tiens, je pourrais faire un 350$ facile… Vite, je vais aller m’acheter un gros camion! :)

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  19. Manu

    11 septembre 2008 à 09 h 13

    @Ludovic: entièrement d’accord pour les cartes de crédit. Je suis d’ailleurs pas mal dans la même situation : je ne paye jamais un sou d’intérêt, avec ce 1% de récompense, on me paye pour l’utiliser! Et pour revenir au sujet, oui, il y a beaucoup de mesures pour les familles, mais l’article à l’origine parlait de la classe moyenne, dont une bonne partie ne sont pas des « familles ». C’est probablement ceux-là qui se sentent ignorés (sauf des compagnies de crédit bien sûr).

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  20. Manu

    11 septembre 2008 à 09 h 22

    @Ludovic : oups! excuse-moi, tu avais raison. On parlais vraiment des familles de la classe moyenne… j’ai juste lu trop vite.

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