Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Le Grand Marché dévoile son plan de développement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 novembre 2020 6 commentaires

Québec, le vendredi 20 novembre 2020 – Le Grand Marché de Québec dévoilait ce matin à ses membres son plan de développement à venir. Rédigé par Jean-Paul Desjardins, directeur général par intérim, et réalisé avec l’équipe de gestion, le conseil d’administration et les comités de travail du Grand Marché, avec la collaboration de la Coopérative des Horticulteurs de Québec, l’équipe d’Inno-Centre, Mycélium, ExpoCité, l’Université Laval, AG-Bio Centre, la Communauté métropolitaine de Québec et la Ville de Québec, dans le cadre du comité de suivi mis en place en conformité avec les modalités de l’entente, ce document expose le plan d’action du marché à court terme, soit sur les 14 prochains mois, bien que sa portée globale soit étendue sur 3 ans.

« Préparer maintenant l’avenir. Ensemble. » : loin d’être uniquement un slogan publicitaire, ces mots qui représentent la vocation du Grand Marché reflètent les ambitions de ce plan de développement, soit l’idée de fédérer l’ensemble des acteurs engagés dans le développement du marché.

À travers ce nouveau plan, Le Grand Marché souligne ses quatre principaux objectifs, soit (1) continuer de développer le sentiment d’appartenance de la population à son égard, (2) rendre plus que jamais son espace chaleureux, humain et savoureux, (3) concrétiser son rôle à titre d’attraction touristique reconnue à et au Québec et (4) accroître l’expérience client, à l’intérieur de ses murs comme sur son terrain extérieur.

Afin d’atteindre ces objectifs, la direction du Grand Marché met en lumière, dans son plan, différents axes d’intervention et indicateurs de performance concrets pour l’équipe en place, afin de répondre aux principaux enjeux auxquels elle fait face. Sous la forme d’un plan d’action détaillé, ceux-ci sont présentés clairement dans l’optique (1) d’assurer la pérennité et la rentabilité du marché, (2) d’entretenir des partenariats forts avec des acteurs clés, (3) de développer une expérience client inoubliable et (4) de favoriser l’innovation en continu.

Le plan propose également de faire évoluer la gouvernance et le modèle d’affaires actuel du Grand Marché, afin d’élargir ses horizons et d’épouser pertinemment tous les objectifs du plan de développement.

Dans le but de continuer à positionner positivement Le Grand Marché comme une référence au sein de la communauté d’affaires, le plan présenté mise également sur le renfort des partenariats commerciaux actuels du marché, sur l’intégration à de nouvelles organisations et associations parentes, ainsi que sur des développements avec les partenaires de proximité.

Tel que mentionné dans le plan, Le Grand Marché de Québec pourra profiter de l’évolution urbaine de son quartier en pleine effervescence grâce à la création d’une expérience hivernale, de l’écoquartier, du réaménagement de Fleur de Lys, et même de l’arrivée du campus universitaire tout près.

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Voir aussi : Agriculture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Sillery: pourquoi une «maison monstre» sur les ruines d’un «cottage»?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 novembre 2020 Commentaires fermés sur Sillery: pourquoi une «maison monstre» sur les ruines d’un «cottage»?

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Des citoyens du secteur Sillery veulent relancer le débat sur la transformation de leur quartier par l’implantation de «maisons monstres» sur les ruines de demeures anciennes au gabarit moins ostentatoire. Il est aussi question d’arbres matures abattus.

«On dirait que notre quartier est train de nous glisser comme un tapis sous les pieds», s’inquiète Louise Maheux, copropriétaire d’un bungalow. «Je vois le quartier qui est en train de se transformer complètement. On se demande de quoi ça va avoir l’air dans 10, 15 ans.»

La démolition récente de la maison à deux étages (cottage) du 1300, avenue Pasteur a ravivé les craintes, la colère même. La pelle mécanique a mangé le bâtiment de 1953 il y a peu, puis les émondeurs ont découpé les arbres matures de la cour avant. Voici que la fondation de la future structure donne une bonne idée de ce qui s’en vient.

Rien à redire contre les propriétaires, cependant. Mme Maheux convient qu’ils sont dans leur droit, qu’ils ont obtenu les permis nécessaires.

C’est quoi le problème alors? «C’est la Ville qui ne surveille pas ce que le quartier est en train de devenir», balance Louise Maheux. «Les gens qui veulent de grosses, grosses maisons, on leur permet d’enlever les arbres.»

«Nous on a un bungalow des années 60 qui a été restauré. On a fait un agrandissement vers l’arrière, sans que ça paraisse de la rue», ajoute-t-elle. «C’est une rue de maisons assez raisonnables dans le gabarit.»

Sauf que ces maisons sont assises sur des terrains qui ont pris beaucoup, beaucoup, de valeur. L’ancienne propriété du 1300, avenue Pasteur, par exemple, figurait au rôle municipal à 635 000 $ : 500 000 $ pour le lot, 135 000 $ pour le bâtiment dessus.

Autre exemple, la maison de Louise Maheux, évaluée par la Ville à 725 000 $, dont 575 000 $ pour le sol.

«Je trouve que ça encourage la démolition.»

Toutefois. Plus nous discutons, plus nous comprenons que ce qui a le plus secoué le voisinage, c’est la disparition de deux arbres matures en façade : «C’est ça qui a principalement choqué tout le monde.»

«On ne comprend pas que la ville ait permis l’abattage de ces deux arbres.»

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Résidentiel.

Église Saint-Cœur-de-Marie: un projet immobilier sur la glace, un jugement en attente

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 novembre 2020 Commentaires fermés sur Église Saint-Cœur-de-Marie: un projet immobilier sur la glace, un jugement en attente

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Un an après la fin de la démolition de l’église Saint-Cœur-de-Marie de la Grande Allée Est, le promoteur immobilier Louis Lessard maintient le cap. Il affirme avoir mis sur la glace son projet de tour de 18 étages le temps qu’un juge tranche finalement sa poursuite de 17,5 millions $ contre la Ville.

«Présentement, il n’y a pas de projet, j’ai plutôt un procès avec la Ville de Québec», laisse-t-il tomber au cours d’un entretien avec Le Soleil. Le tribunal devait entendre les belligérants en octobre, dit-il, mais l’audition aurait été reportée du 15 au 30 mars à cause de la pandémie de COVID-19. «Les dossiers ont tous été repoussés. […] On va avoir un jugement dans l’année 2021.»

En gros, l’entrepreneur affirme avoir été trompé par les autorités publiques depuis 2010, depuis qu’il a mis la main sur l’église fermée au culte en 1997. Il allègue notamment que les politiciens ont interféré dans le processus d’acceptation des plans de sa tour de 130 logements de luxe, le Cinq-30 Grande Allée. Et qu’on a voulu lui imposer des partenaires d’affaires.

Des allégations que le maire de Québec a vivement réfutées en 2017, quand une première version de la poursuite a été ébruitée dans les médias. «C’est vraiment un tissu de mensonges. Pour nous, c’est une espèce de geste d’intimidation.»

Disons que l’harmonie ne règne pas. Louis Lessard évalue donc qu’il ne serait pas opportun de cogner aujourd’hui à la porte de la mairie pour obtenir un permis de construction : «Je ne me vois pas déposer un projet alors que la Ville m’a bloqué, qu’il y a une procédure. […] Tant on n’a pas réglé le procès avec la Ville de Québec, ce serait bien embêtant d’aller déposer autre chose. […] On est mieux d’attendre un jugement. Ça va être clair pour tout le monde.»

Même s’il a obtenu le droit de démolir l’église en décrépitude, Louis Lessard réclame toujours un peu plus de 16,8 millions $, «la valeur nette du projet si ce dernier avait été réalisé comme il devait l’être». Il ajoute 603 052,57 $ «correspondant aux dépenses encourues en lien avec le projet».

«C’est parce que je n’ai pas pu faire mon projet, qui, de toute évidence, serait déjà vendu.»

De 2 $ à 2 millions $

Entre-temps, la valeur du terrain gazonné a explosé. Louis Lessard avait acheté l’église pour environ 1,8 million $ en 2010. Mais elle figurait à 620 000 $ dans le rôle d’évaluation municipal.

En 2018, le promoteur avait toutefois réussi à faire tomber la valeur du bâtiment et du terrain à 2$ en plaidant qu’il ne pouvait plus rien en tirer. Il avait reçu un compte de taxes de 0,02 $.

Maintenant que l’église est démolie, que le terrain est libre, l’administration municipale a révisé son évaluation. Le lot dégarni est inscrit à 2,3 millions $. La facture de taxes vient de bondir à 41 629,98 $.

Voilà la preuve que l’église nuisait à la valeur de sa propriété, plaide Louis Lessard.

Le promoteur affirme qu’il est capable d’attendre que le tribunal se prononce sur sa cause, qu’il a d’autres chantiers pour s’occuper. «Je fais du développement résidentiel sur la Rive-Sud.» Il a aussi une entreprise d’entreposage avec ses enfants.

«On a hâte au 15 mars ! […] Je pense que je vais gagner.» Surtout, Louis Lessard espère que cet hypothétique gain fera jurisprudence pour tous les promoteurs immobiliers qui doivent interagir avec la Ville de Québec.

Nous avons voulu vérifier auprès de l’administration municipale si Louis Lessard a essayé d’obtenir des permis de construction depuis l’an dernier. «Après vérification pour le terrain situé au 530, Grande Allée Est, il n’y a pas de permis de délivré pour ce lot en date d’aujourd’hui», nous a répondu la conseillère en communication Audrey Perreault. «Comme à l’habitude, nous ne pouvons confirmer si une demande est déposée ou en analyse étant donné que ces renseignements sont protégés. Pour obtenir plus de renseignements sur les projets éventuels du propriétaire, il faut le contacter.»

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Un billet précédent avec illustrations des 9 projets déposés par le promoteur auprès de la Ville de Québec.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Maison Pollack: la Ville de Québec pressée d’agir

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 novembre 2020 1 commentaire

Jérémy Bernier
Journal de Québec

L’avocat François Marchand demande à la Commission municipale de mener une enquête sur le maire de Québec concernant le dossier de la Maison Pollack.

Dans le cadre de l’expropriation de ce bâtiment, située sur Grande Allée Est, la Ville de Québec devait déposer 603 000 $ au tribunal dans ses démarches pour acquérir l’immeuble centenaire. Une résolution qui a été adoptée à l’unanimité par les membres du conseil de ville le 2 décembre 2019.

Or, dans un communiqué, l’avocat municipal et ex-candidat à la chefferie de Démocratie Québec François Marchand indique que le dépôt n’a toujours pas été fait.

« Près d’un an plus tard, le montant voté par le conseil n’a toujours pas été versé et la Ville n’est toujours pas propriétaire de la Maison Pollack qui continue de se détériorer », soutient-il. Me Marchand estime que le maire contrevient, entre autres, à la Loi sur les cités et villes en ne mettant pas à exécution « fidèlement et impartialement » les règlements et les ordonnances du conseil.

Il demande donc à la Commission municipale de mener une enquête « sur le non-respect de la loi et de la volonté du conseil » par le maire Labeaume. Me Marchand exige également qu’un blâme ou une suspension maximale de 90 jours soit appliqué à l’endroit du maire de Québec.

Rappelons que la Maison Pollack, de style néo-baroque, a été identifiée par la Ville de Québec comme ayant une valeur patrimoniale supérieure. Étant en décrépitude et à l’abandon depuis huit ans, des échafaudages retiennent les colonnes qui sont dans un très mauvais état.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Chantier pentu dans le Cap-Blanc!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 novembre 2020 Commentaires fermés sur Chantier pentu dans le Cap-Blanc!

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville lancera sous peu un chantier pentu! Les tuyaux d’égout et d’aqueduc du Cap-Blanc, ceux qui longent le grand escalier reliant les plaines d’Abraham et le boulevard Champlain, devront être retapés en deux temps, cet automne et au printemps.

«Les conduites sont dégradées et elles nécessitent une réhabilitation pour prolonger leur durée de vie utile», explique au Soleil la conseillère en communication municipale Wendy Whittom. «En plus de la réhabilitation, des travaux préparatoires comprennent l’aménagement d’une voie d’accès temporaire sur le lieu des travaux pour la machinerie et l’installation de regards pour accéder aux conduites.»

Il y aura donc des perturbations pour les habitués des plaines. Selon les plans que nous avons consultés, le site où est érigée une scène à l’occasion de la fête nationale et du Festival d’été de Québec servira de base d’opérations pour les ouvriers. Sur l’avenue Ontario et dans les sentiers pédestres sera aménagée une route pour les véhicules. L’escalier du Cap-Blanc se trouve au coeur du chantier.

«Les travaux préparatoires, soit l’aménagement de la voie d’accès et l’installation des regards, seront effectués cet automne, pour une durée d’environ quatre semaines, en novembre et décembre», précise Wendy Whittom. «Les travaux de réhabilitation seront effectués au printemps, pour une durée d’environ huit semaines, en avril et mai.»

Arbres coupés

Malheureusement pour les amateurs de verdure, des végétaux ne survivront pas au passage des pelleteuses. «Au total, 16 arbres risquent d’être retirés», lit-on dans des documents remis aux élus municipaux. La Ville devra donc indemniser (un peu) la Commission des champs de bataille nationaux, gestionnaire des plaines : «Ces arbres ont une valeur monétaire totale de 3 378 $.»

«Les arbres ont pris de l’ampleur au fil des ans et leurs racines mettent à risque l’intégrité des conduites», justifie Wendy Whittom. «Également, certains arbres sont situés dans la zone d’accès et dans la zone du chantier. Une fois les travaux complétés, le site sera renaturalisé, c’est-à-dire qu’il sera réaménagé par de nouvelles plantations.»

La Ville ne veut pas dévoiler le coût des travaux : «Le contrat n’est pas encore octroyé, le prix sera disponible lorsque le contrat sera attribué.»

Ressortir le contrat de 1931

Afin de réaliser des travaux sur les terres de la Reine, sur les plaines d’Abraham, il a fallu sortir des archives un contrat signé en 1931 par les autorités municipales et le gouvernement canadien.

À l’époque, la Ville s’est entendue avec le fédéral afin de construire un immense réservoir d’eau potable sous les plaines d’Abraham, près de l’hôtel Le Concorde. En 2012, nous avions publié une histoire de cette cathédrale souterraine creusée à la pelle afin de donner du travail au plus grand nombre après le krach boursier de 1929.

Donc, il a fallu dépoussiérer l’entente ratifiée le 23 juillet 1931 afin de réaliser le chantier de 2020-2021. «Cette convention a autorisé la Cité de Québec à construire un réservoir municipal de 30 millions de gallons, à raccorder au réservoir des conduites d’eau et de drainage ainsi qu’à réaliser tous travaux d’entretien et de réparation», lit-on dans des documents municipaux. «Toutefois, dans le cadre des présents travaux, la Ville a besoin temporairement d’une plus grande superficie de terrain que ce qui est prévu à la convention de 1931 et doit également intervenir sur une conduite unitaire, non incluse dans la convention.»

Le document ancien avait été signé devant le notaire Charles Delagrave par le négociant et politique sir Georges Garneau, président de la Commission des champs de bataille nationaux, et par le maire de Québec Henri Lavigueur.

Un escalier construit en 1869

Vous trouverez de belles photos anciennes de l’escalier du Cap-Blanc dans le site internet de la Ville. Surprenant de voir la falaise presque nue.

Il y a aussi une capsule historique audio. On y apprend notamment que 398 marches en bois composent le plus grand escalier de la capitale. Il a été construit en 1869.

Quand les chantiers maritimes ont investi les battures du fleuve, plusieurs ouvriers habitant dans le faubourg Saint-Jean empruntaient l’escalier.

Plus tard, il a été utilisé par la population ouvrière du quartier Cap-Blanc devant se rendre à pied à leur travail dans les usines de munitions de la Ross Riffle plantées sur les Cove Fields (les plaines d’Abraham), raconte l’Office du tourisme du Québec ici.

L’escalier actuel date de 1980.

De gros sous

Pour l’anecdote, soulignons que les plaines d’Abraham ont une valeur, selon le rôle municipal d’évaluation, de 54 085 000 $. Le réservoir d’eau potable de la Ville de Québec caché sous le gazon situé entre le jardin Jeanne-d’Arc et la tour Martello 1 vaudrait plus ou moins 2,3 millions $. Il avait coûté la coquette somme de 516 000 $ durant les années 1930.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Plaines d’Abraham.

Voyez les premières images du campus de l’UQTR à Place Fleur de Lys

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 novembre 2020 3 commentaires

Catherine Bouchard
Journal de Québec

L’UQTR et les propriétaires de Place Fleur de Lys ont officialisé, vendredi matin, l’aménagement d’un tout nouveau campus sur le site du centre commercial, qui sera axé sur l’enseignement des sciences psychosociales.

Les travaux d’aménagement des locaux du campus – qui prendront place où est le Sears – sont déjà commencés et les premiers étudiants, enseignants et membres du personnel y feront d’ailleurs leur entrée à l’été 2021.

Le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Daniel McMahon, se réjouit de ce projet avec Trudel Alliance (propriétaire de Place Fleur de Lys), projet qui fera «rayonner» l’établissement d’enseignement.

M. McMahon admet que les locaux actuels, situés au Complexe Bellevue sur l’avenue de Vimy, «freinaient [les] possibilités de développements qui sont pourtant très présents dans la région».

«Ce nouveau site va permettre aux chercheurs, aux étudiants et aux diplômés de pouvoir mettre de l’avant la qualité de nos programmes de psychoéducation dans un contexte d’intervention de proximité», fait-il valoir.
Il permettra également d’augmenter le nombre d’étudiants.

«Présentement, ils sont 425 étudiants à Québec et ce projet-là va permettre de doubler la cohorte au baccalauréat et la maîtrise, et ainsi augmenter le nombre qui devrait être à 1000 par année sur ce campus», se réjouit le recteur.

De son côté, William Trudel, de Trudel Alliance, se réjouit de pouvoir offrir un pôle d’éducation et de savoir, un élément qui était souhaité lors de la tenue d’une vaste consultation publique dans le cadre du développement de Place Fleur de Lys.

«C’est un rêve qui se réalise pour nous aujourd’hui», lance-t-il. Le chantier de réaménagement du centre commercial représente des investissements de 750 M$, indique M. Trudel. Ces investissements se feront sur plusieurs années. De ce montant, le projet de l’UQTR, qui concerne la rénovation et la restauration du magasin Sears, représente 25 M$. Il faut ajouter un autre 4 M$ qui seront investis dans les locaux du futur campus.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.

Vision d’aménagement pour le secteur de la 1re Avenue : la population invitée à partager ses idées

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 novembre 2020 1 commentaire

Québec, le 5 novembre 2020 – La Ville de Québec lance une démarche visant à doter le secteur de la 1re Avenue d’une vision d’aménagement.

« En plus d’améliorer considérablement la mobilité à Québec, la mise en place du réseau structurant de transport en commun, dont le tramway, est l’occasion parfaite pour revitaliser et consolider ce secteur de la ville, a mentionné le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Nous souhaitons valoriser ce milieu dense et habité en proposant des actions concrètes afin de mettre en valeur les secteurs moins conviviaux. »

Démarche consultative : questionnaire en ligne et atelier participatif

« Dès aujourd’hui, nous invitons les citoyens à participer à la démarche consultative, a ajouté Mme Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. À l’aide de leur connaissance du secteur et de leurs idées, nous pourrons élaborer une vision d’aménagement qui permettra d’améliorer la qualité de vie des gens qui habitent, travaillent ou fréquentent la 1re Avenue. »

Les personnes intéressées à s’exprimer sont invitées à répondre dès maintenant au questionnaire en ligne. Elles ont jusqu’au 11 décembre 2020 pour se prononcer.

Une consultation publique, sous la forme d’un atelier participatif en ligne, est organisée le jeudi 26 novembre, à 19 h. Pour prendre part à l’activité par l’entremise de la technologie Zoom, les participants doivent s’inscrire au préalable.

Tous les détails concernant le questionnaire en ligne et l’atelier participatif sont accessibles ici.

Objectifs préliminaires

Les objectifs poursuivis dans le cadre de l’élaboration de cette vision d’aménagement sont, entre autres, de :

soutenir l’implantation du nouveau réseau structurant de transport en commun et de ses composantes;

proposer des interventions publiques concrètes pour valoriser et transformer certains secteurs moins conviviaux et contribuer à un milieu urbain cohérent et dynamique;

renforcer les liens entre les différents secteurs du territoire et avec les quartiers adjacents.

Secteur d’intervention

La zone prioritaire d’intervention se situe de part et d’autre de la 1re Avenue, à l’intérieur du quadrilatère suivant : autoroute Félix-Leclerc au nord, 4e Avenue à l’est, rivière Saint-Charles au sud et avenue du Colisée à l’ouest. Trois sous-secteurs composent cette zone : les abords de la 1re Avenue, les secteurs adjacents au corridor structurant et l’emprise hydroélectrique (voir la carte du secteur en annexe).

Situation actuelle

Le secteur de la 1re Avenue et ses environs est principalement constitué d’habitations, mais également de commerces, d’institutions et, dans une moindre mesure, d’industries.

Globalement, la configuration des rues favorise la marche et le vélo, bien que plusieurs éléments (la rivière Saint-Charles, la voie ferrée et l’autoroute Félix-Leclerc) créent un effet de frontière.

Le secteur de la 1re Avenue se distingue également par une forte densité d’occupation au sol. Les bâtiments sont relativement anciens et l’architecture est distinctive, notamment dans le quartier du Vieux-Limoilou.

Enfin, plusieurs possibilités de redéveloppement sont à considérer, comme certains bâtiments de moindre qualité, des terrains vacants, des aires de stationnement ou des sites déstructurés. De plus, la disponibilité de l’ancienne emprise hydroélectrique de la 41e Rue donne l’occasion d’en préciser la vocation en conciliant les besoins municipaux et en matière d’habitation.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.

Airbnb: démarche référendaire dans le Vieux-Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 octobre 2020 Commentaires fermés sur Airbnb: démarche référendaire dans le Vieux-Québec

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Les citoyens qui s’opposent à un projet de 45 unités Airbnb sur la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Québec, ont jusqu’à mercredi prochain pour tenter de forcer la tenue d’un référendum.

Le conseil d’arrondissement de La Cité-Limoilou a voté, plus tôt cette semaine, un changement de zonage qui ouvre la voie au promoteur Nicolas Paradis pour réaliser son projet de transformer l’immeuble désaffecté du 196, rue Saint-Paul en 45 unités Airbnb.

Toutefois, ce changement de zonage entraîne également la publication d’un «avis de participation référendaire». Il suffit désormais que 12 citoyens de la zone concernée signent les registres, d’ici mercredi, pour qu’un référendum ait lieu.

En ce contexte de pandémie, les signatures doivent être envoyées par courriel par l’intermédiaire du site internet de la Ville de Québec.

Aucune date pour un éventuel référendum n’a été communiquée. Il faut d’abord attendre que les registres soient fermés avant d’en savoir plus, nous a-t-on fait savoir.

Opposé au projet, Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ), appelle les résidents du secteur à signer les registres pour obtenir ultérieurement la possibilité de se prononcer par référendum. «Le Vieux-Québec a plus besoin de nouveaux résidents [que d’] un nouvel établissement touristique», a-t-il insisté.

Appelé à commenter, le promoteur Nicolas Paradis a dit avoir discuté avec de nombreux citoyens du secteur pour expliquer son projet. «J’ai eu beaucoup de satisfaction des citoyens et des commerçants, a-t-il assuré. On a répondu à pas mal toutes les attentes.» Selon lui, «si les citoyens décident qu’ils ne veulent pas du projet et qu’ils veulent laisser la rue Saint-Paul comme ça, c’est un droit qu’ils ont».

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Voir aussi : Airbnb, Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Voici la nouvelle école Joseph-François-Perrault!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 octobre 2020 4 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Voici à quoi ressemblera la nouvelle école secondaire Joseph-François-Perrault, du quartier Montcalm. Un projet de plus de 15,5 millions $ qui émergera dès l’été, pour une occupation officielle à la rentrée 2022.
Les projections architecturales ont été discrètement mises en ligne par la directrice, Marlène Bureau. Fenestration avec vue sur les montagnes, petite cour intérieure, gymnase haut de deux étages, 13 classes à la fine pointe… Le seul établissement secondaire public de la Haute-Ville sera plus à l’aise.

«On a hâte parce que nous, ici, on vit à l’étroit», se réjouit Mme Bureau. «Depuis deux, trois ans, on est à pleine capacité. […] Actuellement, je ne peux pas accepter d’autres élèves.»

Pour l’heure, l’école héberge 5 groupes à chacun des niveaux du secondaire. «On est autour de 650 élèves. […] Avec l’agrandissement, on devrait pouvoir accueillir 1000 élèves.»

Et même si tous ces jeunes — et leurs profs — sont brassés par la pandémie de COVID-19, même si l’administration gère les feux chaque fois que le virus frappe, le projet immobilier, lui, suit son cours. Dès l’été, les ouvriers seront à l’œuvre. «Normalement, l’école devrait être livrée pour la rentrée 2022, septembre 2022.»

Marlène Bureau souligne que les croquis diffusés ne sont pas tout à fait définitifs, qu’il pourrait encore y avoir quelques petits ajustements. Mais on approche pas mal de l’aspect final. D’ailleurs, les plans pour la construction seront remis au ministère de l’Éducation d’ici décembre.

Aussi, la Ville de Québec a déjà donné son accord.

Donc, la future bâtisse devrait avoir un étage de plus que l’école actuelle, plantée au bas de l’avenue Cartier. Mme Bureau évalue néanmoins que la pente du terrain et le gymnase en sous-sol demi-enterré permettront d’atténuer la perception de hauteur, malgré les cinq niveaux.

La cour intérieure, une «faille» entre les deux pavillons, coupera en outre le volume tout en offrant un espace extérieur aux jeunes.

Quoi d’autre? La directrice évoque l’écologie, la géothermie, l’éclairage à DEL, l’efficacité énergétique, la réduction de la consommation d’eau.

Joseph-François-Perrault est une «école urbaine» à la clientèle «hétérogène», «diversifiée», note Mme Bureau. Voilà qui créerait de la «couleur», favoriserait «l’ouverture».

À la suite de l’agrandissement, l’établissement pourrait recevoir les élèves de la Haute-Ville ainsi que d’une partie de la Basse-Ville, du pied de la falaise. Déjà, son programme international (PEI) attire des jeunes de la périphérie de son bassin naturel.

Outre le pavillon de 15,5 millions $, l’école Joseph-François-Perrault bénéficiera d’une mise aux normes; entre autres, de l’installation d’un ascenseur.

Une consultation publique écrite est en cours sur le site Web de la Ville de Québec concernant ce projet notamment parce que : l’immeuble projeté est un peu plus haut que le permet le zonage actuel, soit 19 mètres au lieu des 12 mètres acceptés; aucun espace de stationnement n’est prévu dans les plans. Les citoyens ont jusqu’au 11 novembre pour participer.

Le nouveau pavillon de l’école Joseph-François-Perrault sera planté sur une partie du stationnement servant aux usagers du centre communautaire Lucien-Borne ainsi qu’aux résidents du quartier les soirs de déneigement. Ces espaces seront éliminés.

La Ville de Québec et le Centre de services scolaire de la Capitale ont une entente pour l’usage partagé du dortoir à voitures qui chevauche leurs deux propriétés, explique la conseillère en communication municipale, Audrey Perreault. La portion située directement à l’arrière de l’établissement scolaire disparaîtra.

«Le stationnement compte globalement 91 cases, dont 24 dans la portion de terrain appartenant au Centre de services scolaire de la Capitale qui seront perdues par l’agrandissement de l’école», explique Mme Perreault. «La Ville n’entrevoit pas compenser cette perte […] puisqu’aucun autre espace n’est disponible dans l’environnement immédiat. Le stationnement aura 67 espaces […]. Au lieu d’un agrandissement du stationnement, la Ville a préféré conserver la totalité des espaces verts du parc Lucien-Borne pour l’utilisation par les citoyens ainsi que pour les activités des programmes vacances-été. Rappelons toutefois que ce secteur du centre-ville est bien desservi par le transport en commun.»

«Le stationnement du centre communautaire Lucien-Borne et de l’école Joseph-François-Perrault est utilisé par une clientèle variée : les usagers du centre, le personnel de l’école et certains détenteurs de vignettes de stationnement. Il est également utilisé lors des opérations de déneigement l’hiver (vignettes tempête).»

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.

Nouveau campus de l’UQTR à Place Fleur de Lys

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 octobre 2020 1 commentaire

Daphnée Viens
Jean-Michel Genois Gagnon
Journal de Québec

Un nouveau campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières ouvrira ses portes à l’été 2021 sur le site du centre commercial Place Fleur de Lys, à Québec, a appris Le Journal. Selon nos informations, le projet vient tout juste d’obtenir le feu vert de Québec. Les locaux seront situés dans l’ancien magasin Sears et devraient accueillir quelques centaines d’étudiants, dans une première phase.

Québec a donné son aval à la location d’un espace de 2300 mètres carrés pendant 15 ans pour une somme de 15 M$, incluant les coûts d’exploitation.

Le nouveau campus sera axé sur les sciences psychosociales. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est déjà présente à Québec depuis plus de 20 ans où elle loue des locaux dans le secteur de Sainte-Foy.
L’institution loue des locaux dans le Collège Stanislas, où elle accueille principalement des étudiants en psychoéducation.

Interrogée au sujet de ce projet jeudi avant-midi, l’UQTR s’est contentée d’indiquer qu’une annonce pourrait être faite sous peu. «On regarde la possibilité de s’installer dans des locaux qui conviendraient davantage à nos besoins», a affirmé son porte-parole, Jean-François Hinse.

Du côté du centre commercial Place Fleur de Lys, la direction confirme avoir eu des échanges avec l’UQTR pour l’aménagement d’un nouveau campus sur le site de Vanier. Elle refuse toutefois de confirmer qu’une entente est déjà conclue.

Ce chantier devrait notamment être l’un des piliers importants dans le développement de 750 M$ du centre commercial.

«À terme, nous parlons de plusieurs milliers d’étudiants avec plusieurs facultés. Il s’agira d’un nouveau campus universitaire», a indiqué au Journal le président et chef de la direction de Trudel Alliance, William Trudel.

«Notre organisation travaille avec l’UQTR depuis plus de deux ans. Dans le cadre de nos démarches visant à redévelopper notre site, la population du quartier nous a clairement identifié le besoin d’avoir accès à un enseignement supérieur de qualité dans ce secteur», a ajouté M. Trudel.

Le campus ne nécessiterait aucune nouvelle construction, pour le moment.

Dans son plan pour revigorer le secteur et Place Fleur de Lys, Trudel Alliance envisage la construction d’une résidence pour personnes âgées, d’espaces de bureaux, de logements et l’aménagement d’espaces verts.
Le promoteur québécois devrait présenter l’ensemble de son projet, qui sera réalisé par phases, d’ici Noël.
Au début du mois d’octobre, la Ville de Québec avait annoncé qu’elle souhaitait réaménager l’axe Hamel-Laurentienne et intégrer notamment dans ce secteur des espaces verts pour les citoyens.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.