Source: Pierre-André Normandin, Le Soleil, 19 septembre 2008.
Québec tient à développer D’Estimauville pour éviter de transformer Sainte-Foy en véritable stationnement à ciel ouvert. Déjà que la circulation dans le secteur des centres commerciaux «approche de la saturation», reconnaît le directeur des transports à la Ville, Marc Des Rivières.
Devant la multiplication des projets à l’embouchure des ponts, la Ville a tenté d’évaluer l’impact d’un développement effréné de Sainte-Foy sur la circulation. Et à en croire la simulation informatisée, le réseau routier serait incapable d’absorber le débit d’automobiles. À chaque feu de circulation, les automobilistes auraient à patienter plusieurs cycles de lumières.
Si des projets voient le jour sur les 27 terrains disponibles actuellement dans ce secteur, Québec estime que de 9000 à 14 000 automobiles viendraient s’ajouter aux heures de pointe, faisant doubler, tripler et même quadrupler la circulation sur certaines artères. (…)
Sombre ironie, tandis que le secteur D’Estimauville est vu comme la solution pour éviter un engorgement à l’ouest, sa relance est minée par le développement de Sainte-Foy. D’ici 2011, 10 nouvelles tours à bureaux seront construites à Québec, dont les trois plus importantes se trouveront le long du boulevard Laurier.
«À la fin 2011, le taux d’inoccupation va être en équilibre à 7 % (ndlr : contre 3,6 % actuellement). On va entrer dans une situation où un nouveau projet pourrait mettre le marché en déséquilibre», explique un économiste de la Ville, Jean-Pierre Lessard.
Au boom immobilier que connaît Québec, une pause devrait donc survenir en 2012-2013, retardant la relance de D’Estimauville. Même la «consolidation» de Saint-Roch est compromise, note M. Lessard qui assure toutefois ne pas avoir constaté de ralentissement dans le développement du quartier. (…)
La suite. À consulter, entre autres billets: Modification au Plan directeur d’aménagement et de développement: le comité exécutif fixe des normes maximales.