Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

Encore «quelques semaines» avant les détails sur le tramway de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 avril 2021 4 commentaires

Jérémy Bernier
Journal de Québec

Les citoyens de Québec devront patienter « encore quelques semaines » avant de connaître les détails de l’approbation du projet du tramway par le gouvernement Legault en raison de la situation épidémiologique de la région.

C’est ce qu’a affirmé le ministre des Transports, François Bonnardel, lors d’une conférence de presse virtuelle sur les sommes investies dans le réseau routier de la Capitale-Nationale d’ici 2023.

Questionné sur la façon dont la CAQ a annoncé avoir donné le feu vert au projet de 3,3 milliards $ vendredi – via un simple communiqué bien avare de détails – M. Bonnardel a confirmé les propos émis par l’une de nos sources.

«On va attendre que la situation sanitaire de Québec s’améliore avant de faire une annonce officielle avec le maire de Québec, la vice-première ministre et le premier ministre.»

«On a décidé d’y aller plus rapidement avec un communiqué pour donner l’élan à la Ville de Québec pour partir avec l’appel de propositions, mais ce n’est que partie remise», précise-t-il.

Mieux en présentiel

Mais cette annonce n’aurait-elle pas pu être faite lors d’une conférence virtuelle, comme c’était le cas pour l’annonce sur les investissements dans le réseau routier, lundi?

«Le virtuel c’est bien, mais on peut faire mieux avec un visuel important comme le projet de tramway», lance le ministre des Transports.

«Je pense que ça mérite quelques semaines d’attente pour faire une présentation en bonne et due forme, en présentiel. On va espérer que ça s’améliore très rapidement», poursuit-il.

Soulignons que le budget de près de 500 M$ attribué à la Capitale-Nationale pour son réseau routier ne comprend pas le projet de desserte des banlieues par le transport en commun. Des sommes supplémentaires seront donc ajoutées dans les prochaines années pour «préparer les travaux et le plan de match de la périphérie».

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le Conseil des ministres autorise la Ville de Québec à lancer l’appel de propositions pour son projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 avril 2021 14 commentaires

NOUVELLES FOURNIES PAR
Cabinet du ministre des Transports

QUÉBEC, le 16 avril 2021 /CNW Telbec/ – À la suite d’une entente de principe survenue en mars dernier et de différentes modifications apportées au projet de tramway de Québec, le gouvernement du Québec annonce que le Conseil des ministres a autorisé la Ville de Québec à lancer l’appel de propositions pour ce projet.

Grâce à une démarche rigoureuse prenant en compte à la fois des avis du ministère des Transports, du Bureau de projet de la Ville de Québec et d’experts indépendants ainsi que des recommandations du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), c’est un projet de tramway optimisé qui franchit aujourd’hui une étape importante. Ce projet, qui s’inscrira dans une vision intégrée du transport collectif dans la grande région de Québec, permettra notamment de relier deux futurs secteurs innovants à l’est et à l’ouest de la ville de Québec, soit la future zone d’innovation du Littoral Est et un futur quartier innovant aux abords du terminus Le Gendre. La desserte des banlieues, quant à elle, sera désormais assurée par un projet distinct piloté par le ministère des Transports en étroite collaboration avec la Ville de Québec.

Les détails de ce nouveau projet et du projet de tramway de même que la vision gouvernementale des transports dans la grande région de Québec feront l’objet d’une annonce ultérieure à laquelle la Ville de Québec participera, lorsque la situation sanitaire le permettra.

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Sondage: 52% des répondants sont favorables au tramway Taïeb Moalla (Journal de Québec). Un extrait: Selon un sondage CROP commandé par un groupe opposé au tramway, une courte majorité de 52% des citoyens de la grande région de Québec demeurent tout de même favorables à ce mode de transport structurant «dans sa forme actuelle».

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

[QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 avril 2021 Commentaires fermés sur [QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Journal Le Soleil
L’équipe du Chronoscope
Société historique de Québec

Ce n’est pas d’hier que le tramway fait parler de lui à Québec! Avec le possible retour des rails dans la capitale, ce jeu-questionnaire vous permettra de mieux connaître ce pan de l’histoire du transport urbain de Québec. Des voitures hippomobiles aux voitures touristiques, redécouvrez la belle époque du tramway de Québec aux XIXe et XXe siècles grâce à la Société historique de Québec et à l’équipe du Chronoscope, une plateforme Web qui permet de découvrir des photos de Québec à différentes époques.

Afin de mettre en lumière l’album du Chronoscope présentant Québec à l’ère du tramway, nous vous invitons à tester vos connaissances et à aller faire un tour sur ledit album pour davantage de photos anciennes.

[QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Le Quizz

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le Conseil des ministres donne son aval au projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 avril 2021 3 commentaires

Louise Boisvert
Radio-Canada

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le projet du maire de Québec obtient le feu vert du gouvernement pour aller de l’avant avec le projet de tramway.

Après des mois d’attente, le maire de Québec obtient enfin l’aval du gouvernement de François Legault pour son projet de tramway. Radio-Canada est en mesure de confirmer que le décret a été signé lors du conseil des ministres qui se tenait ce mercredi.

Personne au gouvernement n’a voulu confirmer nos informations. Rien ne l’oblige. Les élus n’ont pas à rendre compte des décrets qu’ils signent au moment où ils les signent.

Encore ce matin, la ministre responsable de la Capitale-Nationale affirmait que le dossier cheminait rapidement. Ça avance très bien, a commenté Geneviève Guilbault.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

3,2 M$ en nouvelles pistes cyclables à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 avril 2021 Commentaires fermés sur 3,2 M$ en nouvelles pistes cyclables à Québec

Dominique Lelièvre
Journal de Québec

La Ville de Québec prévoit de réaliser sept projets cyclables cet été avec le soutien du gouvernement provincial.

Dans des sommaires décisionnels rendus publics jeudi, elle annonce son intention de se prévaloir du Programme d’aide financière au développement des transports actifs dans les périmètres urbains (TAPU) du ministère des Transports du Québec.

Les projets, qui concernent la création de nouvelles pistes ou le prolongement de liens existants, dans plusieurs arrondissements, totalisent 3755 mètres et 3,2 millions $. Comme le programme du ministère couvre jusqu’à 50 % des dépenses, l’aide financière demandée est de 1,6 M$.

On peut lire que ces travaux étaient « déjà programmés » et qu’ils font partie d’un ensemble plus grand de projets cyclables, laissant entendre qu’il y aura d’autres projets réalisés en 2021, en plus de ceux qui bénéficieront de l’enveloppe gouvernementale.

La réalisation des projets est prévue de mai à novembre 2021.

LES SEPT PROJETS :

Création d’une piste cyclopiétonne de 180 mètres sur une partie de l’avenue du Sous-Bois, à Beauport (coût estimé : 57 000 $).

Poursuite de l’aménagement de la piste cyclopiétonne sur 1355 mètres dans l’emprise du boulevard du Loiret, à Beauport et Charlesbourg (coût estimé : 1,1 M$).

Création d’un lien cyclopiéton de 35 mètres sur une servitude entre les rues Borne et des Ardennes, en zone de traversée du chemin de fer Québec-Gatineau, dans La Cité-Limoilou (coût estimé : 23 500 $).

Création d’une piste cyclable de 435 mètres sur la rue Louis-Lumière et la bretelle à l’est de l’autoroute Henri-IV, dans les Rivières (coût estimé : 132 000 $).

Création d’une piste cyclopiétonne de 285 mètres dans le secteur du parc du Buisson, dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge (coût estimé : 145 150 $).

Aménagement d’une piste cyclable de 715 mètres sur la rue de la Faune et l’avenue du Zoo et lien vers la rue Phydime-Deschênes, à Charlesbourg (coût estimé : 1,1 M$).

Aménagement d’une piste cyclable de 750 mètres et d’un trottoir dans l’emprise du boulevard Raymond et de l’avenue Larue, à Beauport (coût estimé : 623 000 $)

L’article

Voir aussi : Transport, Vélo.

Les limites du 30 km/h

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 avril 2021 2 commentaires

François Bourque
Le Soleil

De nouvelles limites de vitesse de 30 km/h entreront en vigueur à partir de ce printemps dans tous les quartiers résidentiels de Québec. L’opération devrait être complétée en octobre.
Il ne faudra pas s’en étonner, ces nouvelles limites auront peu d’effet sur la vitesse réelle. L’explication est connue : les automobilistes ne suivent pas les limites de 30 km/h, à moins d’y être contraints.

Ou lorsque la «scène visuelle» invite à ralentir. Dans les rues étroites du centre-ville par exemple. (voir 2e texte plus bas)

Les limites à 30 km/h auront aussi un effet marginal sur le nombre d’accidents mortels ou avec blessés graves.

On ne blâmera pas la Ville d’essayer. Un piéton a plus de chances de survivre à une collision à 30 km/h (90 % de survie) qu’à 50 km/h (15 % de survie).

La réalité est cependant que la grande majorité des accidents graves à Québec (près de 90 %) se produisent sur les artères importantes et les voies collectrices. Pas dans les rues résidentielles où on s’apprête à limiter la vitesse à 30 km/h.

Entre 2012 et 2016, «seulement» 37 des 2840 accidents graves sont survenus sur des rues locales, soit un tous les deux mois.

Même chose pour les accidents mortels. «Seulement» 3 sur 27 dans les rues locales. Moins d’un par année.

Chaque décès ou blessé grave, c’est un de trop. Peu importe que ce soit sur des rues locales ou de grandes artères. Mais cela relativise les attentes statistiques qu’on pourrait avoir pour les nouvelles limites à 30 km/h.

Bon an mal an, on compte sur les routes de Québec 5 ou 6 décès, une cinquantaine d’accidents avec blessés graves et un peu plus de 1000 accidents avec blessés légers. La tendance est à la baisse.

Les citoyens de Québec perçoivent d’ailleurs (sondage Ville 2018) que la sécurité routière est stable ou s’est améliorée dans leur rue (72 %), dans leur quartier (64 %) et dans la ville (56 %).

Si les nouvelles limites n’aident pas à réduire la vitesse et le nombre d’accidents graves, pourquoi dépenser 1 million $ pour installer 7000 panneaux routiers de 30 km/h ou 40 km/h?

Est-on en train de mettre la table pour faire des quartiers résidentiels des trappes à contraventions?

La Ville ne s’en cache pas. Il y aura des opérations policières pour accompagner les nouvelles limites de vitesse.

La Ville dit vouloir miser aussi sur la «courtoisie» et la sensibilisation. Mais on en connaît les limites. Si ça marchait, ça se saurait.

Le scénario le plus plausible pour obtenir des résultats rapides, c’est de donner des contraventions.

Le cas échéant, c’est nous et nos voisins qui en ferons les frais, car nous sommes probablement les premiers à rouler un peu vite pour rentrer à la maison.

Certains vont se réjouir à l’idée d’un contrôle policier plus serré dans leur voisinage. D’autres en seront irrités.

C’est un pari risqué à la veille d’une élection.

Dans la nouvelle grille des limites de vitesse, les grandes artères vont rester à 50 km/h, les voies collectrices des quartiers vont passer à 40 km/h et les rues résidentielles à 30 km/h.

Les changements à venir vont toucher 60 % des rues.

Dans la très grande majorité des cas, les limites vont être revues à la baisse, mais on verra aussi le contraire. À Sillery par exemple, où la limite sur les avenues des Gouverneurs et Charles-Huot, considérées comme des voies collectrices, passera de 30 km/h à 40 km/h.

L’administration Labeaume a longtemps résisté à ces limites de vitesse à 30 km/h ou 40 km/h.

Le maire faisait valoir, avec raison, que la mesure était en soi inefficace. Ou à tout le moins, insuffisante.

C’est toujours le cas.

Trois exemples

1. Les automobilistes roulent à la même vitesse ou presque que la limite, soit à 50 km/h ou à 30 km/h. Les relevés de la Ville sont ici éloquents.

L’outil de mesure pour juger de la crédibilité et de l’acceptabilité d’une limite de vitesse est 85 %. Il s’agit de mesurer la vitesse qui est suivie par 85 % des automobilistes.

Dans les zones 50 km/h, on trouve ce seuil à 53 km/h, signe que la limite est assez bien respectée.

Dans les zones 30 km/h, ce seuil est à 51 km/h. À peine un peu moins, signe que la limite de 30 km/h n’est pas respectée parce que pas crédible.

La carte interactive de la Ville de Québec vous donnera pour chaque voisinage les limites permises et les vitesses réelles mesurées. Vous pouvez la consulter ici.

2. Lors des fusions de 2002, les villes ont conservé leurs limites de vitesse respectives : le plus souvent 30 km/h à Sillery et Beauport et 50 km/h presque partout ailleurs.

Résultat 20 ans plus tard : aucune différence. Ni dans les vitesses observées ni dans le nombre d’accidents, rapporte le directeur du Service des transports de la Ville, Marc des Rivières.

Les rues de Sillery et de Beauport n’ont pas été plus sécuritaires que les autres. Et pas moins non plus.

Y a-t-on donné plus de billets d’infraction de vitesse qu’ailleurs du fait que les limites étaient inférieures?

Québec dit l’ignorer, car elle ne comptabilise pas les constats d’infraction. Du moins, pas sous une forme qui nous serait utile ici.

3. En 2011, la Ville de Québec a mené une étude avant-après sur une portion du chemin Sainte-Foy où la limite de vitesse a été abaissée de 50 km/h à 30 km/h.

Résultat : une baisse de vitesse moyenne de 3,2 km/h. Rien de très convaincant.

Si les limites de 30 km/h ne fonctionnent pas, pourquoi vouloir les imposer partout, peut-on se demander.

La réponse devient ici plus diffuse, pour ne pas dire, confuse.

La réponse est dans l’évolution du «rôle» de la rue et des attentes des citoyens, fait-on valoir.

On ne voit plus les rues (seulement) comme des voies de circulation pour les autos, mais de plus en plus comme des espaces publics devant être partagés avec les piétons, vélos, etc.

Un réel partage entre différents usagers peut en effet contribuer à réduire la vitesse dans les quartiers résidentiels. Bien davantage que la limite du 30 km/h.

On est cependant loin du comp­te, surtout dans les banlieues où la monoculture de l’auto est dominante.

En adhérant aux limites de 30 km/h et 40 km/h et au concept de rues partagées, Québec rejoint des centaines de villes d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord.

Paris, Tokyo, New York, Detroit, Stockholm, Ottawa, Toronto, Montréal, etc. Le mouvement de réduction des limites de vitesse s’accélère.

+

Comment changer le message des rues

La Ville de Québec s’est donné une stratégie de sécurité routière ambitieuse avec sa «Vision zéro», pour zéro décès ou blessé grave sur ses routes d’ici 2040.

Ses budgets et ses efforts seront cependant toujours freinés par la difficulté (voire l’impossibilité) d’agir sur le principal élément qui influence la vitesse : la «scène visuelle».

Cela compte pour 90 % du comportement des automobilistes, explique le directeur du service des transports de la Ville, Marc des Rivières.

Une voie large dans un environnement dégagé invite à la vitesse. Les autoroutes, les grands boulevards et les parcs industriels par exemple, mais aussi, beaucoup de rues résidentielles de banlieue.

Celles-ci sont souvent droites et trop larges pour les besoins, avec des façades de bungalow éloignées de la rue et peu de voitures garées dans la rue, chacune ayant sa place dans l’entrée d’auto.

Inversement, une rue étroite et sinueuse, flanquée d’arbres, de trottoirs, de voitures garées sur le côté et de façades de bâtiments rapprochées, incite à ralentir.

Dans le Vieux-Québec par exemple, dans Saint-Jean Baptiste, Montcalm et la plupart des rues résidentielles des quartiers centraux. On ne rapporte pas de problème de vitesse (ou très peu) dans ces quartiers, parce que l’environnement impose qu’on ralentisse.

On peut avoir les mêmes limites de 30 km/h, mais le paysage n’envoie pas toujours le même message. Les photos d’Erick Labbé montrent très bien la différence.

Il n’est pas facile de changer le message d’une rue déjà construite. On ne peut quand même pas déraciner les maisons pour les rapprocher de la rue. Même pour les nouvelles rues, ce n’est pas donné. Les gens ont leurs modèles et leurs habitudes.

La Ville a fait des essais.

Ici un mini-giratoire, là des bollards (obstacles cylindriques verticaux) au milieu de la chaussée ou sur le côté pour rétrécir la voie, ailleurs des lignes blanches transversales sur l’asphalte.

Rien de très concluant. Ou ça ne marche pas, ou les résidents sont irrités par les changements à leurs habitudes. À tout prendre, ils préféraient la vitesse. C’est ce qui s’est produit sur la rue Berrouard, dans le quartier Sainte-Thérèse à Beauport.

La Ville y a mis à l’essai une série de mesures pour forcer à ralentir. Celles-ci ont eu un certain effet, mais des citoyens ont déploré la perte de stationnement et un accès plus difficile à leur entrée. Le projet a été abandonné.

À défaut de pouvoir agir sur le paysage des rues de banlieues, Québec a identifié les 140 endroits les plus accidentogènes qu’elle compte corriger.

Elle va aussi agir aussi sur des traverses piétonnes, continuera à ajouter des trottoirs et des voies cyclables et mènera une grande campagne de communication.

Elle vient aussi d’acquérir 35 radars photo mobiles de nouvelle génération que vous avez commencé à voir depuis ce printemps.

Ces radars enregistrent votre vitesse même quand vous les croyez éteints, ce qui permettra de comparer les vitesses avant, pendant et après l’affichage lumineux déclenché sur votre passage.

L’effet de ces radars mobiles risque cependant d’être limité et éphémère.

La Ville a déjà fait des comparaisons avant-après.

Dans les rues locales secondaires avec limite à 30 km/h, le radar réduit les vitesses de 2 km/h (48,1 km/h au lieu de 50,3 km/h).

Le résultat fut à peine meilleur dans les rues locales principales (52,8 km/h au lieu de 54,5 km/h. Je vous rappelle qu’on parle ici de rues où la limite est 30 km/h.

Gérer la vitesse dans les quartiers résidentiels a été depuis aussi loin que je me souvienne, un des défis des administrations municipales.

On peut saluer ici l’ampleur et l’ambition inédites de la stratégie déployée par la Ville de Québec.

L’acceptabilité sociale de cette stratégie dépendra cependant de l’usage que la Ville fera des nouvelles limites de 30 km/h qu’on sait être inefficaces pour réduire les vitesses.

Si le résultat est d’ensevelir les automobilistes de contraventions, la stratégie du 30 km/h se retournera vite contre la Ville.

Et si le 30 km/h ne sert pas à donner plus de contraventions et est inefficace, on pourra se demander à quoi il sert vraiment.

À part une utilité politique pour montrer que l’administration prend au sérieux la vitesse dans les quartiers.

L’article

Voir aussi : Transport.

Boulevard Henri-IV : vues du chemin Ste-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 Commentaires fermés sur Boulevard Henri-IV : vues du chemin Ste-Foy

Je marchais sur chemin Ste-Foy et je passais au-dessus de Henri-IV et j’en ai profité pour prendre ces clichés qui montrent ce qu’est devenu une partie du boulevard si on regarde en direction nord.

Voir aussi : Transport.

Le 3e lien amènera une «révolution» pour le transport en commun, dit Lehouillier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 3 commentaires

Dominique Lelièvre
Journal de Québec

Le troisième lien s’inscrira dans une véritable «révolution» du transport en commun dans la région de Québec, a dit mercredi Gilles Lehouillier, en faisant état de sa rencontre avec le premier ministre François Legault.

Deux semaines après un tête-à-tête avec Régis Labeaume, M. Legault a répété l’exercice avec le maire de Lévis, pour le mettre au parfum notamment dans le dossier du tunnel entre sa ville et Québec.

Selon ce qu’a rapporté M. Lehouillier, ce projet et celui de tramway à Québec seront «parfaitement arrimés». M. Legault aurait mentionné vouloir réaliser «une des plus belles dessertes» en matière de transport collectif.

Il est question d’un réseau de voies réservées du côté de Québec, mais également du côté de Lévis, «pour vraiment amener une interconnexion régionale extrêmement forte», a affirmé le maire. Le gouvernement fédéral sera d’ailleurs «interpellé» à cet effet.

«C’est une révolution. Il [M. Legault] m’a même parlé lui-même d’une révolution au niveau du transport en commun qui s’en vient, alors ils ont hâte de faire l’annonce. Le gouvernement est tout aussi déterminé avec le tunnel Québec-Lévis qu’il l’est avec le tramway», a estimé Gilles Lehouillier.

Si à Québec, le maire Labeaume s’est inquiété que «quelque chose accroche» dans le dossier du tramway, «ce n’est absolument pas ce que j’ai senti ce matin,» a évalué son homologue lévisien.

«Au contraire […], le premier ministre m’a même félicité pour mon appui au tramway, alors il y tient énormément. […] L’os dont vous parlez, je ne sais pas qu’est-ce que c’est, mais ce matin, je n’avais pas ce ton-là de la part du premier ministre», a ajouté M. Lehouillier en répondant à la question d’une journaliste.

(…)

La rencontre n’aura pas permis d’en savoir plus sur les coûts de construction du troisième lien, mais «le gouvernement est déterminé à aller de l’avant» et «on prévoit toujours une première pelletée de terre avant l’élection».

Au sujet d’une présentation du projet de tunnel, «ce qu’on nous dit, c’est que c’est imminent et que les ficelles semblent attachées, surtout que maintenant, le projet de tramway a avancé pas mal», a souligné M. Lehouillier.

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Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Gratuité des transports en commun: une tendance qui a de l’avenir

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 1 commentaire

Françoise Ruby
Magazine 100º

Les transports collectifs gratuits font leur chemin, particulièrement en Europe et, dans une moindre mesure, en Amérique du Sud et aux États-Unis. Dunkerque en France, Tallinn, la capitale de l’Estonie, mais aussi Kansas City se sont récemment jointes à ce mouvement de gratuité des transports en commun. 100° s’est entretenu avec Maxime Huré, spécialiste des politiques de mobilité durable, enseignant-chercheur en science politique à l’université de Perpignan et président de l’association Villes innovantes et gestion des savoirs.

« Bien qu’il n’existe pas encore de recension mondiale des villes offrant la gratuité totale des transports, on estime que 120 d’entre elles ont mis cette mesure en place, dont 36 en France », précise d’emblée Maxime Huré qui, avec des collègues belges et luxembourgeois, travaille actuellement sur cet inventaire ambitieux.

Transports collectifs gratuits : une tendance encore marginale, mais en expansion

La très grande majorité des villes et des agglomérations ayant mis en place cette mesure l’ont fait depuis le début des années 2000. Et le mouvement inclut maintenant des villes plus importantes comme Dunkerque en 2018 (population : 200 000 habitants) et Kansas City en 2019 (près de 500 000 habitants). « En 2013, Tallinn, la capitale de l’Estonie, a été la première ville de plus de 400 000 habitants à instaurer le transport gratuit sur son territoire », indique Maxime Huré.

À Tallinn et Kansas City, la gratuité est toutefois réservée aux résidents. En revanche, dans la Communauté urbaine de Dunkerque, qui regroupe 17 municipalités, tous ont accès sans billet aux autobus, même les visiteurs. C’est le cas aussi au Luxembourg depuis mars 2020, d’une façon encore plus radicale. « Le Luxembourg, qui compte 615 000 habitants, a même rendu le train gratuit, ce qui a réduit les frais de transport des quelque 200 000 travailleurs transfrontaliers », souligne Maxime Huré.

(…)

Comment financer la gratuité des transports en commun ?

« La gratuité des transports en commun entraîne en effet une perte de revenus pour les villes, reconnaît Maxime Huré, mais aucun réseau de transport n’est financé uniquement par les usagers. En France, par exemple, la part de la contribution des usagers au financement des réseaux varie de 10 % à 30 %. »

« Certains maires font des choix politiques assumés, poursuit-il. À Dunkerque, par exemple, le maire a renoncé à construire une salle de sports et de spectacles planifiée par l’équipe précédente et a plutôt affecté 180 millions d’euros au financement de la gratuité et à l’amélioration du service et du réseau. »

(…)

À Dunkerque, le transport collectif est devenu gratuit la fin de semaine en 2015, soit trois ans avant la gratuité totale. À Montpellier, la 7e ville de France, qui compte 400 000 habitants, la transition sera également progressive. Ainsi, depuis septembre 2020, les habitants de la métropole peuvent se procurer un « Pass week-end gratuit ». Dans la foulée, le prix des abonnements mensuels des résidents a été réduit de 10 %. La gratuité sera ensuite étendue aux personnes âgées et aux jeunes, puis, d’ici 2023, à tous les habitants de la métropole.

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Voir aussi : Transport, Transport en commun.