Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le Vieux-Québec passe au guichet

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 janvier 2019 6 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Plusieurs ont vu dans la fermeture récente de quelques restaurants du Vieux-Port et dans celle annoncée de la caisse populaire de la rue des Jardins un nouveau signe de dévitalisation du Vieux-Québec.
Après son école primaire publique (partie il y a longtemps), sa SAQ, son épicerie, deux de ses pharmacies et autres institutions locales, le vieux quartier perdra aussi sa caisse. Une sorte de symbole.

Le maire Régis Labeaume et le conseiller indépendant Jean Rousseau ont dénoncé cette fermeture et n’ont pas baissé les bras.

La caisse insiste cependant qu’il n’y a plus assez d’utilisateurs pour y justifier un comptoir de service. Ses chiffres sont assez convaincants.

Ce n’est pas que le quartier va mal, mais les habitudes de consommation et les façons de faire ses transactions bancaires ont changé. On ne va plus comme avant au comptoir de la caisse et pas davantage à celui du Vieux-Québec qu’à ceux d’autres villages et quartiers.

La fermeture compliquera la vie à des commerçants qui allaient encore y déposer ou chercher des rouleaux de monnaie. Mais si des centres commerciaux réussissent à distribuer de la monnaie à leurs commerçants, il doit bien y avoir moyen d’imaginer quelque chose dans le Vieux-Québec.

Le cas de personnes âgées ou démunies peu à l’aise avec les guichets automatiques ou n’ayant pas de téléphone intelligent ou d’ordinateur pour transiger à distance est plus délicat.

Pour celles-là, même si elles sont peu nombreuses, un guichet de caisse populaire pour encaisser son chèque peut sembler un service presque essentiel.

Cela place le Mouvement Desjardins un peu en porte à faux avec ses valeurs fondatrices de solidarité et de vie communautaire. Il vivra le cas échéant avec ses contradictions.

La vitalité et le charme du Vieux-Québec tiennent à un fragile équilibre entre les fonctions touristiques et résidentielles. Pour que le quartier reste vivant, les résidents doivent pouvoir y trouver une diversité de services de proximité.

La caisse contribuait à cette diversité, mais n’y est pas aussi essentielle qu’un dépanneur, une épicerie ou une pharmacie. Les espaces publics, places et lieux de rassemblement font aussi partie des services de proximité, rappelle le conseiller Rousseau.

Le Vieux-Québec se remettra du départ de la caisse. Comme il se remettra de la fermeture de quelques restaurants du Vieux-Port.

(…)

La fermeture annoncée du Marché du Vieux-Port reste à court terme la principale menace à la qualité de vie du Vieux-Québec. Plus significative que le départ de la Caisse et les roulements dans la restauration.

Cette perte sera heureusement compensée par la venue de halles d’alimentation à l’îlot Charlevoix, dans la côte du Palais. Le projet, relativement modeste lors de l’annonce initiale de l’automne dernier, a depuis pris beaucoup d’ampleur, rapporte le promoteur. Il débordera du site initialement prévu.

On y retrouvera des services de boucherie, de poissonnerie, de boulangerie, d’épicerie, etc., dans une galerie marchande. Il y aura aussi des logements aux étages supérieurs. Les détails du nouveau projet seront dévoilés la semaine prochaine.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.

Tramway ou métro: la Ville de Québec a choisi avec de minces études

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 janvier 2019 24 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

La faiblesse des études qui ont mené la Ville de Québec à choisir le tramway plutôt qu’un autre mode de transport structurant a laissé le conseiller Jean Rousseau sur son appétit.

Le Journal a demandé à la Ville de Québec de consulter l’étude comparative des coûts et bénéfices des différents modes de transport urbain structurant qui justifie le choix du tramway.

Par l’entremise de l’accès à l’information, nous avons reçu un document de 13 pages qui consiste essentiellement en une fiche synthèse des différents modes qui existent et même des modes futuristes qui ont fait jaser sur la place publique.

Le fascicule expose les principales caractéristiques des modes tramway, métro, monorail, système léger sur rail, bus articulé, trolleybus, véhicule automatique léger, train de banlieue et même téléphérique et Hyperloop.

Ce dernier est un projet de recherche du fondateur de Tesla qui permettrait à des voyageurs de se déplacer à 885 km/h dans une capsule propulsée par un champ magnétique.

Le bureau du conseiller Jean Rousseau a aussi fait la demande d’accès et a obtenu le même document qui, pour chaque mode, fournit les coûts au kilomètre, la capacité, la durée de vie moyenne, le mode de propulsion, le niveau de service ainsi que le sommaire des avantages et inconvénients. Des données «génériques» présentées sans explication supplémentaire, note le conseiller de Démocratie Québec.
«On reste beaucoup sur notre appétit. Ces fiches ne me permettent pas du tout de justifier un choix ou non», déplore-t-il.

«Dans un projet aussi important, comment peut-on convaincre les gens de ce choix si on n’a que ces petites fiches? […] J’ai pas appris grand-chose en lisant ça. Mes recherches sur internet m’en disaient autant. On se lance dans un projet majeur et significatif sans les analyses de base.»

M. Rousseau en déduit que la Ville a choisi d’utiliser le tramway et le trambus principalement parce que c’est le mode qui permettait de couvrir un plus grand territoire. «Ce que j’en comprends, c’est qu’on privilégie un réseau plus étendu. Ce qui se défend.»

L’étude n’apporte pas de réponse quant aux raisons du rejet du mode métro, selon lui.
On n’a pas tenu compte des économies liées à la durée de vie supérieure du projet et aux coûts d’entretien moindres, regrette-t-il. Même avec cette étude en mains, il se dit incapable d’expliquer à ses concitoyens dans le fin détail pourquoi cette option a été rejetée.

Pour le conseiller, le choix du tramway-trambus reste néanmoins «raisonnable». «Est-ce que ce sont des choix optimaux? Je ne peux pas vous répondre.» Pour lui, la Ville aurait dû présenter le détail des comparatifs et aussi l’analyse qui a permis de les écarter, en fonction du caractère spécifique de la ville de Québec. Il soutient que se baser uniquement sur une fourchette de prix est «un peu court».

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Le document obtenu de la Ville de Québec

Québec 21 demande de réévaluer le financement au tramway Jean-François Néron (Le Soleil) Un extrait: «On savait que le projet de tramway avait été fait sur un coin de table. On a trouvé la napkin.» Jean-François Gosselin réagissait ainsi à un texte du Journal de Québec paru mercredi qui titrait que «la Ville de Québec a choisi avec de minces études» entre un métro et un tramway.

Tramway: 1 million $ pour des travaux de forage Jean-François Néron (Le Soleil)

La réponse de la Ville de Québec

Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.

Appel aux gens de Québec Urbain: réponse trouvée

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 janvier 2019 Commentaires fermés sur Appel aux gens de Québec Urbain: réponse trouvée

Vous vous souvenez de ce billet qui disait:

Voici un petit défi pour ton blog Québec Urbain.

Au coin des rues Bigaouette et St-Vallier ouest, il y avait une station de service qui a été transformée en garage pour vendre des autos usagés.

Depuis environ 2 semaines, le garage a disparu ainsi que les autos.
Les pelles et les gros camions sont à l’œuvre.

Ton défi : savoir ce qui va remplacer ce garage sur ce grand terrain.

Moi je crois que ce sera de l’habitation … mais quoi?

Le lecteur nous ayant proposé ce défi nous a donné aussi réponse hier. Ce sera le Saint-Sô, un immeuble de 90 logements. Dès que des illustrations du projet seront disponibles, elles seront sur Québec Urbain.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.

L’échéancier du sauvetage des Nouvelles-Casernes étiré d’un an

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 janvier 2019 5 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) étire d’au moins un an l’échéancier pour le sauvetage des Nouvelles-Casernes du Vieux-Québec. Et met de côté ses démarches pour trouver une vocation aux bâtiments patrimoniaux, réflexions qui ont encore abouti dans un cul-de-sac.
Les travaux de stabilisation de la phase 1 ont été lancé au printemps 2018, cinq ans après l’annonce du sauvetage de l’ensemble architectural bordé par la côte du Palais. Les ouvriers devaient conclure cette partie de l’entreprise d’ici l’été.

Mais la CCNQ vient de réviser ses objectifs, indique au Soleil la conseillère stratégique aux communications et relations publiques, Valérie Lesage.

L’entrepreneur a tenté de rattraper l’échéancier fuyant en enveloppant une partie de la structure pour l’hiver. Cela lui permet d’accélérer la cadence de reconstruction en chauffant; les maçons peuvent donc poursuivre la besogne malgré le climat hivernal.

Cependant, force est de constater que l’ouvrage ne sera pas fini cette année. «On parle plutôt de l’été 2020 dans le nouvel échéancier», dixit Valérie Lesage.

La préparation de la phase 2 débute néanmoins tranquillement, la Commission commençant à réunir une équipe d’experts en ingénierie pour l’épauler. Officiellement, ce second volet doit toujours être fini en 2021, tel qu’inscrit à l’échéancier initial. Mais cette portion de l’aventure pourrait aussi être repoussée, puisqu’elle doit débuter seulement une fois la phase 1 terminée, tel qu’inscrit dans les documents de la CCNQ.

Quoique le calendrier devienne élastique, Valérie Lesage maintient que le budget sera respecté. Une enveloppe de 20 millions $ avait été octroyée par Québec. Et les travaux de construction à proprement parler coûteront autour de 14 millions $.

Pas de vocation

À ce prix, il n’est aucunement question de réaliser des aménagements intérieurs pour y installer un musée, des bureaux ou des commerces, rappelle cependant Valérie Lesage. «On n’est pas dans des travaux d’aménagement.»

Il faut dire que la recherche de vocations est difficile. En 2014, un appel à tous pour trouver des occupants n’avait pas permis de dénicher suffisamment de projets pour faire revivre le vaste complexe historique.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

3e lien : les camionneurs ne veulent pas d’un tunnel

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 janvier 2019 3 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada
Québec

S’il va de soi que les camionneurs qui parcourent la région de Québec rêvent d’un troisième lien entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, leur association souhaite que le gouvernement Legault rejette l’option du tunnel.

«On serait plus en faveur d’un pont, commente le chauffeur Francis Fournier. Aussitôt que tu as une matière dangereuse, tu ne peux pas emprunter les tunnels.»

M. Fournier travaille chez Transports Gilmyr, à Montmagny. En route pour une livraison à la baie de Beauport, à Québec, il ne pourra éviter la congestion du matin. Le client attend sa marchandise pour 8 h.

Les premières lueurs du jour apparaissent sur l’autoroute 20 lorsque le fardier arrive à la hauteur de la pointe de l’île d’Orléans, le couloir retenu par la Coalition avenir Québec pour la construction du nouveau lien.

Le troisième lien, ça adonnerait juste bien», projette M. Fournier.

(…)

Du haut de la cabine de son camion, M. Fournier remarque que la plupart des automobilistes sont seuls dans leur véhicule. Le covoiturage serait une solution à court terme pour améliorer la fluidité de la circulation, pense-t-il.

«On est dépendant de l’auto. Avec un passager, tu n’as pas la même liberté», se désole-t-il.

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Voir aussi : Projet - Troisième lien.

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