Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Une étude minimise la congestion routière à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 février 2019 3 commentaires

La Presse Canadienne

En plein débat sur la pertinence de construire un troisième lien routier entre Québec et sa Rive-Sud, de nouvelles données de Statistique Canada révèlent que les automobilistes de la Capitale-Nationale ont bien peu de raisons de se plaindre.

À peine 2,3 pour cent des automobilistes de la grande région de Québec ont déclaré passer plus de 60 minutes dans leur voiture pour se rendre au travail, lors du recensement 2016, ce qui classe Québec au 29e rang sur 35 régions métropolitaines de recensement au Canada.

À titre comparatif, les travailleurs de Montréal, Gatineau, Trois-Rivières et Sherbrooke sont tous plus nombreux à passer plus d’une heure dans leur véhicule.

Montréal se classe au 10e rang au Canada avec 7,2 pour cent d’automobilistes qui effectuent des trajets de longue durée. On retrouve ensuite Ottawa-Gatineau au 13e rang (4 pour cent) à égalité avec Trois-Rivières, puis Sherbrooke au 25e rang (2,8 pour cent).

Les travailleurs de Saguenay arrivent tout près derrière ceux de Québec, alors qu’ils sont 2,1 pour cent à passer plus d’une heure en voiture pour aller au boulot.

En janvier, le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, avait réitéré l’engagement de son parti en matière de développement d’infrastructures routières, dont l’aménagement d’un troisième lien entre Québec et sa Rive-Sud.

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Durée moyenne du trajet domicile-lieu de travail (en minutes), régions métropolitaines de recensement, 2016

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport.

Montréal échoue là où Toronto a réussi

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 février 2019 4 commentaires

Luc-Normand Tellier
Professeur émérite, Département d’études urbaines et touristiques, ESG-UQAM
Le Devoir

Pourquoi Toronto et l’Ontario réussissent-ils là où Montréal et le Québec échouent lamentablement ? Voilà une question susceptible de tenailler tout urbanologue québécois.

La fusion municipale radicale a réussi à Toronto ; elle a échoué à Montréal.

Entre 2006 et 2016, l’étalement urbain mesuré par le ratio (densité de population de la deuxième couronne)/(densité du centre) a régressé de 3 % à Toronto, tandis qu’il a augmenté de 11 % à Montréal et de 19 % à Québec.

Au cours des dernières années, la population du centre-ville de Toronto a été multipliée par 20 ; elle est passée de 10 000 à 200 000 habitants.

En 2018, 23 663 plus d’habitants ont quitté l’île de Montréal qu’il n’y en a eu qui ont quitté la périphérie pour s’établir sur l’île.

Toronto et le gouvernement ontarien vont de l’avant avec la construction de la Relief Line destinée à décongestionner le coeur du réseau de métro de Toronto, alors que Québec refuse d’emblée le projet de la ligne rose visant à décongestionner le coeur du réseau de métro de Montréal.

Au cours des dix prochaines années, l’Ontario compte investir dans le transport en commun cinq fois plus par habitant que le Québec (5650 $ comparés à 1081 $).

Nous sacrifions nos terres cultivables. Nous enlaidissons nos campagnes. Nous congestionnons nos réseaux de circulation en exigeant de les prolonger toujours plus, tout en nous plaignant à longueur d’année du fait que nous n’arrivons pas à les entretenir convenablement

Pendant la même période, le transport en commun accaparera 76 % du budget d’investissements en transport collectif en Ontario et seulement 31 % au Québec, alors que le transport routier représentera seulement 24 % du même budget en Ontario et 69 % au Québec.

Au cours des 25 dernières années, je ne compte plus les rapports, les études, les projections et les articles que j’ai produits annonçant précisément ce que nous observons. D’autres que moi ont aussi alerté les autorités publiques. Cela n’a strictement rien changé.

Un manque de vision

Notre province est sourde quand il s’agit d’entendre raison en matière d’aménagement et d’urbanisme. Nous sacrifions nos terres cultivables. Nous enlaidissons nos campagnes. Nous congestionnons nos réseaux de circulation en exigeant de les prolonger toujours plus, tout en nous plaignant à longueur d’année du fait que nous n’arrivons pas à les entretenir convenablement. Nous ne planifions jamais qu’en ne regardant que la prochaine échéance électorale, tout en nous inquiétant de l’avenir de la planète.

Au fond, le laxisme ne serait-il pas notre principal trait de caractère ? Là où les Ontariens réussissent à faire triompher le bien collectif en matière d’aménagement et d’urbanisme, nous n’écoutons que la voix de nos intérêts personnels de court terme, tout en nous donnant bonne conscience en lançant des campagnes pour sauver nos maisons shoebox et nos bélugas…

Et, dès qu’un investisseur songe à densifier le centre de la région métropolitaine de Montréal en manifestant de l’ambition, on lui tombe dessus à bras raccourci, alors que le même investisseur est accueilli à bras ouverts s’il songe à investir en banlieue… ou au centre de Toronto.

Où allons-nous comme cela ? Demandons-le-nous.

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Voir aussi : S'inspirer d'ailleurs, Tramway à Québec, Transport, Transport en commun.

Le laissez-passer du RTC à tarif réduit séduit les cégépiens

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 février 2019 Commentaires fermés sur Le laissez-passer du RTC à tarif réduit séduit les cégépiens

Daphnée Dion-Viens
Journal de Québec

Des étudiants de deux cégeps de Québec ont été beaucoup plus nombreux que prévu à se procurer le nouveau laissez-passer à tarif réduit leur donnant accès au transport en commun pour une session complète.
Depuis janvier, les étudiants des cégeps de Limoilou et Sainte-Foy peuvent se procurer un nouveau laissez-passer du Réseau de transport de la Capitale (RTC) qui leur donne accès au transport en commun pendant 17 semaines.

Le coût est de 155 $, soit une économie de 35 % par rapport à l’habituel laissez-passer mensuel pour étudiants.

Au Cégep Limoilou, la direction avait estimé à 400 le nombre d’étudiants qui se procureraient ce nouveau laissez-passer pour la session d’hiver, alors que ce nombre a plutôt grimpé à 930.
« On est très fiers du résultat, parce que ça répond vraiment à un besoin », affirme Marie-José La Haye, directrice des affaires étudiantes et communautaires au Cégep Limoilou. Ce chiffre pourrait grimper encore davantage lors de la rentrée cet automne, ajoute-t-elle.

L’an dernier, seulement 284 étudiants du Cégep Limoilou avaient acheté le laissez-passer étudiant régulier lors de la session d’hiver. Il est donc permis de croire qu’environ 600 étudiants ont maintenant troqué la voiture pour l’autobus, indique Mme La Haye.

« Au-delà de nos espérances »

Le scénario est semblable au Cégep de Sainte-Foy, où 1742 étudiants ont acheté le nouveau titre de transport. « C’est au-delà de nos espérances », lance la directrice des affaires étudiantes et des communications, Claude Boutin.

Ce nouveau laissez-passer à tarif réduit est à coût nul pour le RTC, puisqu’il est financé par un fonds en mobilité durable auquel participent les étudiants (9 $ par session par étudiant) et les cégeps (4 $ par session par étudiant), notamment grâce aux revenus des stationnements.

Dans les deux cégeps, on assure que l’argent est au rendez-vous, même si les sommes à débourser sont plus grandes que prévu. La proportion d’étudiants qui ont acheté ce nouveau titre de transport est de 22 % au Cégep Limoilou et de 27 % au Cégep de Sainte-Foy.

Cette initiative s’ajoute au projet de laissez-passer universitaire qui devrait entrer en vigueur cet automne.

Grâce à une cotisation de 30 $ par mois versée par tous les étudiants de l’Université Laval, ils auront un accès illimité aux services de transport en commun à Québec et à Lévis.

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Voir aussi : Transport en commun.

Voici 10 bâtiments disparus du paysage de la ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 février 2019 11 commentaires

Catherine Lavoie
Bibliothèque et archives nationales du Québec

La ville de Québec foisonne d’édifices historiques qui sont aujourd’hui disparus. Incendies, démolitions et l’indéniable effet du temps ont fait en sorte que ces témoins architecturaux de l’histoire de la ville sont maintenant choses du passé. En voici donc quelques-uns.

La suite dans le Journal de Québec

Voir aussi : Histoire.

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