Pierre-André Normandin
Le Soleil
(Québec) Les jeunes familles se montrent peu intéressées par les écoquartiers projetés par l’administration Labeaume justement pour les attirer. Un sondage réalisé pour le compte de la Ville de Québec à l’automne révèle qu’ils plaisent davantage aux personnes seules disposant de revenus modestes.
* En passant, le journaliste Pierre-André Normandin quitte Le Soleil pour je joindre à La Presse à Montréal



6 juin 2011 à 11 h 41
Un seul mot: PARADIGME
C’est normal que les jeunes familles ne soient pas prête.
La ville à un gros travail à faire, et pas n’importe lequel; briser les shèmes qui entourent les concepts de vie familiale en banlieue, petits terrains, beau gazon vert et surtout, voir ses enfants grandir comme EUX ils ont grandi.
La ville devra donc détruire ce qu’on fait depuis les 50 dernières années en matière de développement.
Les jeunes (j’en suis un et j’ai un enfant d’un an) croient à tord qu’ils doivent absolument vivre en banlieue. Normal, c’est ce qu’on leur fait croire depuis qu’ils sont nées.
Personne ne leur explique que d’entretenir un terrain pour qu’ils soient beau 2 mois par année ne sert à rien.
Personne ne leur dit que leurs enfants pourraient bien vivre en milieu dense en allant jouer au parc à côté.
Personne ne leur dit qu’au lieu d’acheter 75 trampolines (une dans toutes les cours alors que les enfants ne jouent que sur une seule) pourraient plutôt servir à acheter des choses communes.
Le commun, personne n’y croient car toutes les offres qu’on nous présente vont dans le sens contraire depuis trop longtemps. Toute consommation vise les personnes de manière individuelle et non collective.
Il est temps que ça change…mais comment?
Moi je quitte ma banlieu et ma maison de la rive-sud pour m’établir dans un lieu plus dense avec des services plus prêt, mais encore là…..les gens ne feront pas nécessairement comme moi.
À suivre d’ici 20 ans…
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6 juin 2011 à 11 h 47
Très pertinent comme commentaire. C’est effectivement la mentalité qu’il faut changer.
Il est POSSIBLE d’habiter le centre-ville pour une famille. Évidemment, cela va demander des changements dans ses habitudes de vie mais ce n’est rien d’impossible.
Mais effectivement, grosse mentalité de consommateur encore. On aime donc ben ça avoir une piscine dans notre cour! :)
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6 juin 2011 à 12 h 07
Il faut dire que l’on a pas beaucoup d’exemple positif de densité urbaine au Québec. Entre les cages à poules et les bungalows de banlieue, on peut pas dire que les modèles d’urbanisme pullulent. Les condos se sont rajoutés il y a quelques années. Mais, de concepts plus intégrés n’existent tout simplement pas.
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6 juin 2011 à 12 h 24
Effectivement, les exemples ne pullulent pas alors les jeunes ne peuvent pas croire à ces concepts complètement différents.
C’est pour cette raison qu’il faut tout de même aller de l’avant avec ces projets et surtout, démontrer COMMENT une famille pourrait se plaire à habiter ces endroits.
Je suis prêt à montrer l’exemple.
Comme le mentionnait l’article, les gens « les gens d’Hammarby [en Suède] se posent toujours la question à savoir pourquoi ce qu’ils ont mis sur le marché a tant intéressé les jeunes familles. »
Allez-y, construisez et surtout, soyez imaginatif quand sera le temps de vendre le concept. Peut-être qu’à ce moment quelqu’un quelque part saura comment influencer la masse :-)
@ Ville de Québec: Pourquoi ne pas faire un exercice de discussion avec des jeunes?
J’ai participé il n’y a pas longtemps à ce genre de truc fait par une firme de sondage au nom du gouvernement qui se demandait ce que les jeunes pensaient de la fonction publique et comment arriver à briser les paradigmes actuels qui l’entourent.
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8 juin 2011 à 08 h 49
Je suis d’accord avec l’intervention d’Yvan.
Il demeure que les condos sont principalement achetés par les boomers qui se départissent de leurs maisons au profit des jeunes familles car ils n’ont plus la force d’entretenir leur propriété. Vous n’avez qu’à en visiter pour voir une majorité de têtes blanches.
Dans mon cas, on surveille un genre condo à loyer pour céder notre maison dotée d’un vaste terrain que notre fille lorgne pour élever sa progéniture.
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6 juin 2011 à 12 h 44
Pertinent, oui et non.
D’une part, il est assez évident de constater que la plupart des familles à Québec (du moins les parents de celles-ci) considèrent la banlieue et typiquement la maison ou jumelé avec la sempiternelle « cour arrière », la rue peu passante où jouent les enfants un peu plus vieux, et ce genre de choses, comme le milieu de vie idéal pour élever des enfants. Puis oui, c’est sûrement dû en partie au fait qu’il est plus « réconfortant » (je ne trouve pas le mot exact) de répéter le même patron d’une génération à l’autre, à moins d’une expérience particulièrement négative. C’est probablement même dans la nature humaine, et ça vaut autant pour les banlieusards que pour les adeptes des ruelles.
Mais d’autre part, je ne crois pas que ce soit par ignorance de la possibilité de vivre dans un environnement différent. Ce n’est pas parce que l’on ne leur a pas dit que c’était possible de vivre ailleurs qu’ils ne considèrent pas cette option. Tout le monde doit savoir que bien des gens évoluent dans des milieux urbains denses de génération en génération, en particulier dans les villes de plus grande taille, partout sur la planète.
Je dirais plutôt que c’est une question de préférence, consciemment ou non. Là encore, ça s’applique à tous, même à certains prisonniers de la ville qui rêvent d’un lopin vert qu’ils ne peuvent s’offrir. Je concède qu’il puisse y avoir une part d’opinion péjorative envers les autres milieux (là encore, ça s’applique à tous…), mais cela ne reflète peut-être qu’un mécanisme de défense psychologique pour se donner bonne conscience ou encore justifier ou renforcer nos propres préférences.
Bref, ça revient simplement à ce que les gens veulent, suite à une décision éclairée (s’ils ont plusieurs options) ou simplement selon ce qui les attire le plus « instinctivement ».
Cela peut changer d’une génération à l’autre, mais c’est long. Certains peuvent briser le lien d’affiliation au milieu en une seule génération, tandis que d’autres vont opter pour une « amélioration » graduelle (par exemple, quelqu’un dirait « une maison en banlieue, mais beaucoup plus près des TEC, pour moi-même ou éviter à mes enfants l’enfer du transport que j’ai connu »).
Il y a 100 ans, les gens n’avaient peut-être pas plus ou moins envie de vivre en ville, mais à moins d’être un « artisan de la terre », on allait en ville « pour trouver du travail », peut-être en y espérant une situation temporaire. Ce besoin existe toujours si on considère l’exode rural qui semble se poursuivre. Toutefois, depuis la démocratisation de l’automobile et la seconde guerre environ, ce besoin a été « dilué » et « en ville » est devenu « en zone urbanisée ».
Notons que ça peut même aller dans l’autre direction que celle souhaitée par la ville ici. On pourrait dans voir poindre, par exemple, une préférence pour des noyaux de quartiers assez denses mais situé en périphérie de la ville, simplement parce que les gens s’y sentent plus à l’aise. Pas besoin de raison logique, les préférences des gens n’y étant vraiment pas toujours soumises.
Peut-être aussi que les préférences des gens n’ont jamais vraiment changé et qu’elle ne changeront pas vraiment non plus. « Le bonheur est dans le pré » dit-on…
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7 juin 2011 à 12 h 35
Hé, mais 30% des familles intéressées à vivre dans un écoquartier, c’est colossal! Les projets sur la table ne suffiront jamais à la demande!
Le titre de l’article est trompeur. S’il avait écrit: 30% des familles intéressées à vivre dans un écoquartier, on aurait trouvé ça plutôt positif, non? Ou alors, pour développer un type de quartier, il faut attendre que la majorité des gens soient prêts à habiter dedans? On n’est pas dans un référendum, là, on est dans la proposition d’un type de milieu qui va venir s’ajouter à ceux qui existent, pas les remplacer intégralement…
En fait, c’est extraordinaire de voir un tel engouement pour des projets qui ne sont encore que très peu définis.
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10 juin 2011 à 14 h 57
Je trouve comique d’entendre parlé de 75 trampolines sous-utilisé dans les quartier résidentiels. Il y a plus de 12 ans, quand mes parents ont acheté un trampoline, nous étions les premiers du quartier. Mes voisins avait une piscine donc on allait s’y baigner et eux venait sauter. Tous nos amis venait chez-nous pour utiliser le trampoline.
Depuis, les trempolines ce sont beaucoup répendue.
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6 juin 2011 à 12 h 40
C’est de l’ignorance. C’est tout. Ca nous prendrait un de ces quartier justement pour que les gens apprennent ce que c’est.
Je suis convaincu que ca pourrait fonctionner à Québec.
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6 juin 2011 à 12 h 47
Selon moi ce n’est vraiment pas de l’ignorance, comme je le disais dans mon commentaire ci-haut écrit en même temps que le tiens. Sinon des gens de la campagne pourraient très bien dire aussi que les gens de la ville sont ignorants car s’ils « savaient » ils iraient tous vivre heureux comme eux en campagne.
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6 juin 2011 à 12 h 53
Oui c’est de l’ignorance. Les gens pensent vraiment que c’est impossible d’élever des enfants ailleurs que dans une maison familliale en banlieue.
C’est faux. Le problème c’est qu’on a rien pour leur prouver.
Les gens doivent le voir pour y croire.
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6 juin 2011 à 12 h 54
Euh… rien de mieux à dire que de répéter le même argument?
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6 juin 2011 à 13 h 04
Je suis d’accord avec Rémi, c’est de l’ignorance. Voir même de la double ignorance, ils ne savent pas qu’ils ne savent pas.
Tant qu’il n’y aura aucun exemple intérressant pour leur démontrer de nouveau cadre de vie, la vie de banlieue est le choix naturel.
En fait, ce n’est même pas un choix éclairé, mais un réflexe. Instinctivement, si on demande où les jeunes voudraient habiter, ces familles en devenir vont répondre automatiquement (en majorité) qu’ils veulent avoir un terrain, LEUR terrain.
Ce réflexe est coordonné à mon avis par :
1- Le cadre de vie familiale qu’on promeuve depuis les années 60
2- Le manque d’exemple autre
3- Notre style de consommation
Je base ma réflexion sur des discussions que j’ai avec plusieurs individus à qui je mentionne que je quitte la vie de banlieue loin des services pour m’établir en milieu dense.
Je leur demande toujours qu’est-ce qui conditionne leur choix (supposément éclairé).En bref, c’est toujours les mêmes réponses.
Les gens ne sont pas capable, au contraire de Manu, de se projeter ailleur autrement. Possiblement dû au fait qu’ils n’ont pas de référence.
C’est mon avis, et je le partage.
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6 juin 2011 à 15 h 15
Exact
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6 juin 2011 à 15 h 35
Donc si les gens de la ville croient que c’est mieux que de vivre en banlieue ou à la campagne, c’est qu’ils sont eux aussi ignorants?
Pas mal simpliste comme raisonnement, et à la limite insultant pour tous ceux qui savent très bien qu’on peut vivre avec une famille dans pratiquement tout environnement habitable.
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6 juin 2011 à 15 h 43
Si le chapeau fait à ces gens, tant mieux, mais effectivement, l’inverse pourrait être aussi vrai. Les gens de la ville n’ayant jamais habité en banlieue ont également de forts préjugés.
Simpliste peut-être, mais pourquoi toujours faire compliqué??
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6 juin 2011 à 15 h 50
Tsé Manu, on est pas toujours obligé d’être complexe dans la vie. Les gens répondent avant tout à leurs besoins.
Or, les besoins des individus sont autant comblés pour l’un habitant la lointaine banlieue (ou une toute près) qu’un autre habitant en plein St-Sauveur.
Toutefois, plusieurs ignorent effectivement que leurs besoins pourraient être comblés en habitant des milieux plus dense comme un éco quartier avec les services qu’ont y présument. Au mieux, ils pourraient même y découvrir d’autres avantages.
Même chose pour une personne habitant la ville, toutefois, là s’arrête la reflexion, car les banlieues or de la zone urbaine ne répondent pas au concept de développement durable. Si oui, j’aimerais que tu me prouves le contraire.
Sans rancune!
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6 juin 2011 à 17 h 02
Je ne vois pas où est l’ignorance là-dedans… si des gens recherchent un terrain où ils peuvent laisser jouer leurs enfants de 2 et 3 ans en leur jetant un coup d’oeil de temps à autres par la fenêtres (ou en les laisser rentrer par eux-mêmes au besoin), et qu’ils ne veulent pas avoir de mur mitoyen avec personne d’autre, pas plus que de co-propriétaires, et ne veulent pas être locataires, s’ils ne veulent pas passer au feu (ou se faire inonder suite à…) à cause d’un voisin de la même bâtisse (béton ou pas)… ils vont où?. S’ils veulent beaucoup d’espace (disons au moins 2000 pieds carrés) à l’intérieur, ils vont les payer en mautadine en ville alors qu’en banlieu le bungalow moyen répond à celà. S’ils ne veulent pas de l’air plus pollué qu’on retrouve à Limoilou, Ste-Foy, ou même Cap-Rouge (ça adonne de même dans ce secteur) ils vont aller ailleurs. S’ils ont besoin de chacun (un couple) une auto pour aller à leurs différents lieux de travail en dehors du centre-ville, aller porter les enfants à la garderie ou aller les chercher à l’école (car pas de transport à 17h…), ils doivent aller là où c’est possible de garer leur auto à la maison. On peut vouloir organiser les activités qu’on veut dehors sur son terrain sans avoir de compte à rendre à personne outre les nuisances habituelles.
Je sors un paquet d’exemples rapidement comme ça… il y en a plein d’autres que je n’imagine même pas.
J’essaie juste de dire qu’il y a des besoins, des préférences, auxquels on pourrait ajouter les sentiment d’appartenance, ou même l’impression tout court qu’on a d’un lieu (quand on va n’importe où, en villle ou ailleurs, il y a des endroits où les gens se sentent bien et d’autres moins bien). Il n’y pas nécessairement de calcul (à part pour déterminer si on a les moyens ou non d’habiter où on veut), ni de raisonnement logique, ni quoi que ce soit du genre. Juste une préférence pour ce qui plaît aux gens.
Évidemment, il y a peut-être des gens qui ignorent vraiment qu’on peut vivre dans différents milieux (imaginez le stéréotype de celui qui n’a jamais quitté l’Île de Montréal par exemple), mais ce n’est vraiment pas ce qui explique qu’une forte proportion de jeunes ménages n’est pas intéressée par les éco-quartiers.
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6 juin 2011 à 13 h 03
Sur divers points, ça me rappelle un peu le projet Lebourgneuf il y a 35 ans:
https://www.quebecurbain.qc.ca/2007/10/23/le-projet-lebourgneuf-trente-ans-plus-tard/#comments
Pour diverses raisons le projet n’a jamais été l’ombre de ce qu’il devait être, à part peut-être pour la fonction institutionnelles (les bureaux, si j’ai le bon terme…) qui s’affiche avec 25 ans de retard. Un des points communs et que seule la partie résidentielle de basse densité (et parfois luxueuse) a suscité un réel attrait (et plus que prévu), alors qu’elle ne devait servir qu’à donner une certaine valeur, un certain prestige, au quartier. C’est d’ailleurs assez éloquent de voir que même la ville considérait qu’il faillait cette portion de basse densité plus onéreuse pour lancer le quartier et attirer le reste.
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6 juin 2011 à 13 h 18
@Manu,
Quand on dit que la moitié des canadiens ne savent pas ce que le condom protège bien du Sida, chose très banale, je serais très surpris que les gens se renseignent à fond quand vient le temps de s’établir quelque part.
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/national/archives/2011/06/20110605-200808.html
Ce n’est qu’un exemple…
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6 juin 2011 à 13 h 30
Il faut surtout que les familles voient les avantages de vivre dans un écoquartier.
L’impression qu’on a d’un écoquartier c’est que c’est un choix écologique et non pratique d’y rester. Et, le message semble dire que si on veut y vivre, c’Est qu’on pense pouvoir vivre sans auto.
C’est possiblement ce volet là qui fait peur aux familles. Vivre sans 2e auto oui. Vivre sans auto, le pas est probablement trop gros pour le moment.
Côté marketing, pour attirer les familles, il faudrait trouver d’autres arguments plus convaincants, et surtout les mettre en valeur. La cité verte ne vise visiblement pas une jeune clientète, mais qu’en est-il des deux autres?
Qu’est ce qui est fait concrêtement pour les familles qu’on ne retrouve pas en banlieue? Qu’est-ce qu’il y a de plus pour les enfants qu’on ne retrouve pas dans une tour à condos?
Je suis sûr que les réponses à ses questions sont connues et probablement très convaincantes. C’est juste que ce n’est pas cela qui est mis en valeur dans le message de la Ville.
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6 juin 2011 à 14 h 23
Ce doit être la faute de la convention collective du syndicat des enfants qui exige que les enfants soient élevés en banlieue avec pelouse et piscine hors-terre …. mais surtout pas celles de leurs parents à qui la dose quotidienne de cuirette d’auto est absolument essentielle …. :-)
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6 juin 2011 à 14 h 31
Le problème ici c’est qu’il en a qui ne comprenne pas du tout qu’on puisse être né, élevé et qu’on vive encore en banlieue pour la simple raison que c’est la banlieue notre patrie et qu’on a pas plus envie d’aller vivre au centre-ville de Québec qu’on a envie de déménager à Trois-Rivières ou Montréal.
Quand est-ce que les citoyens du centre-ville vont cesser leur crisse de guerre de clocher sous plein d’autres faux prétextes. Car c’est bien de ca qu’on parle ici, rien de moins.
D’ailleurs quand quelqu’un ose parle de densifier les banlieues, il pogne comme un mur, et ce mur c’est pas les banlieusards qui le dressent.
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6 juin 2011 à 14 h 43
Dans tous les cas, moi je le comprend, c’est d’ailleur pour cette raison qu’une personne de banlieue retourne en banlieue.
Ceci dit, d’estimauville n’est pas non plus le centre-ville, rien n’empêche qu’on peut y développer un cadre de vie autre que ce qu’on connait actuellement.
Pourquoi pogner les nerfs comme ça?
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6 juin 2011 à 15 h 46
* RÉFLEXION PRÉLÉMINAIRE
Au lieu de faire un sondage sur les écoquartiers, la ville de Québec aurait pu, dans un premier temps, mieux « structurer » son approche.
Comment ?
Par la conception de rencontres où serait diffusé un diaporama à cet égard, accompagné d’une personne ressource qui y ajouterait ses commentaires en plus de répondre aux questions posées par le public présent.
Autrement dit, sensibiliser, susciter le questionnement, informer, bref, …….. SEMER !
Sans limiter ce qui précède, dans un deuxième temps, elle pourrait diffuser davantage le tout en utilisant les différentes plateformes susceptibles de rejoindre la population en général, ce qui, ultimement, me semblerait plus ……PORTEUR !
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6 juin 2011 à 15 h 58
On croirait lire les gens du PQ du temps du référendum: « Les gens n’ont pas compris, on va leur expliquer différemment, ils ont besoin d’une illumination… »
Comme Erick le mentionne, promouvoir un « clan » (parce que c’est bien ce que c’est) en dénigrant l’autre ne mènera à rien. Traiter les familles qui décident d’aller en banlieue d’ignorantes ne va pas non plus les ramener en ville…
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6 juin 2011 à 18 h 49
Je pense que les gens capotent avec le mot ignorant.
En passant Christian, si t’avais lu les autres commentaires, t’aurais vu que ça va dans les deux sens l’ignorance, donc autant pour une personne habitant la ville.
@Manu, tout ce que tu dis c’est bien vrai, mais ça ne se marie tout simplement à la notion de durabilité. Point.
Si les gens veulent continuer d’étaler le développement, développer les routes, payer pour y amener l’eau et tout le reste, ben tant mieux. Construire de nouvelles écoles, amener de nouveaux services, étendre le transport en commun, etc. etc. Tant mieux également.
Mon but ce n’est pas de convaincre personne, mais de faire part de d’autre chose que ce qu’on est habitué de voir, de connaître et de penser comme seule option pour combler nos besoins. C’est ça un paradigme, et c’est loin d’être facile à briser parce qu’on valorise la même vision depuis très longtemps.
On est pris dans des chèmes et je ne les ai pas inventé.
Enfin, pourrais-tu m’expliquer comment une jeune famille pourrait se retrouver dans un éco quartier? On a aucun exemple à leur offrir, c’est ce que je dis. Les gens ont besoins de repère, ils n’ont pas tous ta faculté d’analyse trop poussé.
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6 juin 2011 à 22 h 04
Oui c’est plus « durable », je n’ai jamais dit le contraire, et je n’en ai même jamais parlé. Ça ne change rien à ce que les gens veulent ou ne veulent pas. En l’occurence, personne (ou presque) n’est contre la « vertu écologique », mais quand vient le temps de prendre d’importantes décisions et de cracher des centaines de milliers de dollars, elle prend malheureusement le bord pour des considérations plus immédiates et terre à terre.
Je suis d’ailleurs parfaitement pour ces projets d’éco-quartiers, et j’espère bien qu’on aura ce qu’on prétend qu’on aura, et non des demi-mesures (i.e. j’espère qu’il y aura un marché pour cela et qu’on n’aura pas à faire de quoi de moche et moins cher pour réussir à vendre). Dans un monde idéal selon on en aurait un peu partout sur le territoire de la ville. Mais ça ne change rien à ce que les gens veulent… j’ai plutôt l’impression que les goûts des gens ne changeront pas trop, et que la maison unifamiliale ait encore la cote dans 25 ou 50 ans, bien qu’elle sera alors peut-être « zero-energy » et faite à 20% de matériaux recyclés de post-consommation.
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6 juin 2011 à 20 h 58
Sérieusement ceux qui disent que les gens qui ne veulent pas vivre en ville sont des ignorants… J’ai vécu 18 ans à Montréal dans différent quartier dont le plateau… Ensuite je suis déménagé à Québec 1 an à Limoilou et maintenant je suis dans la « maudite » banlieu et je peu vous dire que jamais au grand jamais je ne retournerais vivre en ville. Les condos et les super frais de condos qui peuvent se mettre à jouer à la montagne russe, les voisins qui font du bruit, les dégâts d’eau, le voisin qui décide de dormir avec ça cigarette au lit, le trouble avec une voiture surtout quand ton emploi n’est pas facilement accessible en autobus, anyway le TEC à Québec est médiocre dans la grande majorité des secteurs…
C’est quasiment impossible à Québec d’offrir à des familles qui doivent travailler, aller chercher les enfants à la garderie et vivre en ville sans voiture… En plus essayez de vous assurer par exemple dans Saint-Sauveur… Bonne chance les amis, si vous réeussisez sortez les bidoux…
Québec va parvenir à densifier… pas besoin d’insulter personne, d’Estimauville et Pointe-aux-Lièvres seront de bon sites.
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6 juin 2011 à 21 h 06
lol, un autre qui a pas lu et qui ne comprend pas le contexte.
Écoute, si tu te crois ignorant tant mieux…..met le chapeau, sinon, va relire.
Être ignorant de concept AUTRE qu’on ne connait pas, en dehors des conventions qu’on se donne depuis belle lurette. C’est pas compliqué mesemble. Si on était pas ignorant, on vivrait autre chose actuellement.
NOTE à toutes les personnes qui « gossent » avec le mot ignorant. ALLEZ donc lire ce qu’est un paradigme. Vous allez peut-être acceptez votre propre ignorance. C’est pas une insulte, c’est un fait.
Difficile de sortir des cadres usuels, c’est pas pour rien qu’on avance à petit pas.
Allez, bon vent!
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6 juin 2011 à 22 h 26
On peut aussi dire que les gens n’ignorent pas du tout ce nouveau concept, mais qu’ils n’y adhèrent pas car ils considèrent qu’ils ont de très réels avantages à demeurer là où ils sont.
En comparaison, si un témoin de Jéhovah ou tout autre représentant fanatique d’un quelconque groupement religieux veut me « vendre » une nouvelle manière de concevoir ma vie, je ne vais pas considérer comme argument valable que je suis ignorant de tout le bonheur que je manque en n’adhérant pas à leurs principes. De manière générale, des « vendeurs motivés » au cerveau bien lavés vont être fermement convaincus que si on ne veut pas de ce qu’ils vendent, c’est qu’on ne comprend pas.
Pis encore, il se pourrait même que s’il se trouvait des gens qui ignorent passablement tout de ce nouveau « milieu de vie » ils pourrait croire qu’il s’agit de quelque chose de révolutionnaire, d’une nouvelle ère d’harmonie en l’humain et la nature (je caricaturise un peu là…). Ils seraient alors encore moins intéressés d’apprendre qu’en pratique, ça ressemble peut-être un peu trop à n’importe quel « projet d’ensemble haute densité » mais avec des caractéristiques écolo de notre époque. Le reste de la ville autour ne changera guère d’ailleurs… Bref, si ignorance il y a, collective ou individuelle, je ne présumerais même pas du changement d’opinion si on la réduisait.
Il y a quand même une bonne nuance entre paradigme et ignorance, et je doute fortement que les gens ne puissent concevoir d’autres modes de vie que le leur. Ils les concoivent. Ils ne sont juste pas vraiment intéressés. Certains ont des raisons, d’autres un sentiment d’appartenance. C’est tout.
De toute façon, à 30% d’intérêt pour les ménages de 3 personnes ou plus, il me semble que c’est déjà pas mal mieux que « souhaiteriez-vous vivre en ville? » tout court. Je ne sais pas quel pourcentage d’approbation on aurait pour ce groupe de sondés, mais je suis pas mal certain qu’il serait inférieur à celui des éco-quartiers prévus. On aurait même pu s’attendre à bien pire que 30%.
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7 juin 2011 à 08 h 16
@Manu,
C’est très de mauvaise foi que d’essayer de comparer ça à la religion.
En passant, ce n’est pas un argument pour convaincre des gens que de dire qu’on ne connait pas ce qui n’existe pas ou ce qu’on pas capable de s’imaginer.
C’est simplement pour expliquer qu’on adopte une style de vie par simple question de continuité. On développe dans ce sens, c’est à dire à partir des prémisses qu’on s’est donné dans les années 60. Puisqu’on a pas d’autre choix ou que les alternatives ne sont pas très intéressante pour les familles, alors on continue dans la même direction.
Si personne n’avait jamais osé concrétiser ce modèle (la banlieue), on serait ailleur aujourd’hui.
Si les jeunes familles ne sont pas intéressés par les éco quartier, c’est normal, en plus de tous les critères qui ont été énoncés ici (prix, stationnement, etc,) on a pas de cadre de référence pour s’imaginer se plaire dans ces endroits, contrairement à la banlieue.
La religion touche des sphères non physique et non perceptible alors que le type d’habitat et les milieux de vie, oui. Merci de ne plus comparer et je suis heureux d’apprendre que tu ne laisses pas influencer par les Jéhovahs.
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6 juin 2011 à 20 h 59
Dans 5 à 10 ans quand le baril de pétrole s’échangera sur les marchés aux alentours de 300$, les modèles d’écoquartiers deviendront soudainement très attractifs. Ce serait bien de pouvoir prendre de l’avance d’ici là.
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6 juin 2011 à 21 h 29
Pas si sur…
on vient de découvrir comment fabriquer du pétrole, désolé mais le modèle va durer pour encore longtemps :)
http://www.youtube.com/watch?v=6Leml6ZpM0s
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6 juin 2011 à 23 h 20
On peut effectivement faire du pétrole avec peu près tout: algues, bactéries, déchets agriculturels, purin de cochon… On ne pourra par contre jamais générer 90 millions de barils de pétrole artificiel par jours (au minimum)
Renseignes-toi un peu sur l’actualité de l’énergie et des hydrocarbures
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7 juin 2011 à 12 h 48
Tout est beau dans ces technologies jusqu’à ce que quelqu’un s’assoie et commence à faire des calculs et découvre que ces machins ne produisent à peu près pas d’énergie.
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6 juin 2011 à 21 h 11
Que voulez-vous, nous sommes dans une société fortement
contradictoire. D’un côté les familles sont inciter a densifier le centre-ville et de l’autre on injecte des millions pour le prolongement ou la réfection d’autoroutes leurs permettant de s’étaler encore plus loin. D’un côté on reproche aux gens d’êtres surendettés et de l’autre on les incites à venir s’endetté encore plus en proposant des habitations centraux a des prix défiant toute logique. Remarquez bien, je comprend les gouvernements d’investir dans les infrastructures routières, un automobiliste heureux est un électeurs réceptifs.
Nous avons constaté dernièrement jusqu’à quelle bassesse
les politiciens sont près a descendre pour gagner des votes. Je
parle ici de l’amphithéâtre.
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6 juin 2011 à 22 h 21
C’est jamais une bonne idée de développer un produit dont personne ne veut. La ville devrait revoir complètement sont concept d’éco-quartiers si elle veut attirer les familles. Un adulte responsable va en priorité s’intéresser à la qualité de vie de ses enfants pour le choix d’une résidence, pas à son empreinte écologique.
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6 juin 2011 à 22 h 46
En fait, il y a déjà pas mal de gens qui en veulent. Les familles y sont simplement sous-représentées. Mais quoi qu’on fasse, à part établir des règlements du genre « enfant obligatoire » (je simplifie) comme on peut le faire dans des coopératives d’habitation, on ne réussira jamais vraiment à les attirer plus que les autres selon moi.
En effet, les familles et particulièrements les « jeunes » familles, sont généralement les plus « pauvres » (en revenu pouvant être raisonnablement consacré au logement) parmi les acheteurs potentiels ou ciblés (tous ceux qui ont les moyens de devenir propriétaires). Alors pour les attirer, critère très important, un bas prix. Plus ou moins curieusement, un bas prix attire aussi tous les autres clients potentiels, qui sont prêts à payer plus de toute façon. Les promoteurs ne faisant pas trop dans la charité, ils seraient fous de vendre à rabais. Alors on tourne en rond.
À part des contraintes règlementaires ou peut-être à la limite un milieu de vie exagérément « orienté jeune famille » on n’arrivera pas à repousser assez les autres groupes d’acheteurs : garderie, école, clinique médicale, épicerie, centre de loisir, parc, grands espaces pour jouer dehors, grosse bute glisser l’hiver, etc. au centre, et le tout réservé au gens du quartier dans la mesure permise par la loi, et loin des restos chers, des salles de spectacle, et autres divertissements onéreux du genre.
Tout cela n’est que mon opinion, un raisonnement surtout intuitif sur le « pourquoi on n’arrive pas à attirer les (jeunes) familles ailleurs que là où elles sont déjà »
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8 juin 2011 à 11 h 11
« un produit dont personne ne veut »?
Un produit qui intéresse 30% des familles, plutôt! C’est beaucoup…
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6 juin 2011 à 23 h 07
Je suis d’accord avec laéR, la majorité des gens sont coincée dans le paradigme du rêve américain: la petite famille dans la petite maison, le grand terrain, le garage, la (les) voiture, etc. Ceci est devenu une norme culturelle d’habitat dans notre société. C’est à dire un idéal à atteindre. Ceux qui prétendent que ce n’est que la préférence des gens et parce que ça répond à un besoin devrait réfléchir à la définition du besoin. Parce que comme dans bien des situation, c’est la façon dont la question qui dirige la réponse. Dans ce cas-ci, à grand coût de publicité et d’incitatifs financiers, en plus de la démocratisation de la voiture, le modèle nord-américain est devenu dans les années 50 à 70 la maison pavillonnaire.
Un modèle normatif ça se change, suffit de redéfinir la question…
Jeter un coup d’oeil à cette recherche du GIRBa si vous êtes intéressé à l’évolution des normes culturelles d’habitat à Québec. (Je n’ai pas trouvé de lien URL désolé)
DESPRÉS, C., LAROCHELLE, P. (1998) « L’influence des trajectoires résidentielles et des normes culturelles d’habitat sur les significations et les usages du Vieux-Limoilou ». In Y. Grafmeyer & F. Dansereau (éd) Trajectoires familiales et espaces de vie en milieu urbain, Presses Universitaires de Lyon.
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7 juin 2011 à 00 h 26
1. Les éco-quartiers de Québec semblent essentiellement conçus comme des projets haut de gammes axés sur des technologies vertes plutôt que sur des modes de vie communautaires et écologiques. Faut donc arrêter de comparer nos futurs écoquartiers à des quartiers comme Vauban.
2. Je reviens sur le terme ignorant utilisé par laéR. Peut-être devrais-tu prendre un peu de recul devant tes certitudes?!! Et merci, je sais très bien ce qu’est un paradigme…
3. Je comprends très bien les avantages collectifs d’habiter près des commerces et des services, d’utiliser les infrastructures existantes, d’utiliser les moyens de transport collectif et d’adhérer à une vie communautaire riche et stimulante. Ce que certains doivent comprendre, c’est que cela ne doit pas devenir un dogme. Il y a autant de réalités et de besoins qu’il y a d’individus. Pour ma part, ma banlieue me permet d’atteindre ces objectifs.
4. Il y a aussi des contraintes à vivre en ville et cela semble être un tabou d’en parler. Si les nouveaux éco-quartiers permettent d’atténuer ces contraintes et qu’il est logique pour les jeunes familles d’aller y vivre, alors elles pourraient reconsidérer leur choix de vie. Choix légitime.
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7 juin 2011 à 07 h 45
@La trentaine.
Sans vouloir te décevoir, je n’ai pas à prendre aucun recul, car tu es autant ignorant que moi sur ce qu’on est pas capable d’imaginer, étant coincé dans ce qu’on connait.
La différence avec toi, c’est que je suis certain que d’autres modes pourraient rejoindre une majorité d’individus, au même titre que les banlieues l’ont fait au cours des dernières décennies.
Enfin, ce n’est pas une question de dogme que de vouloir arrêter de s’étaler, c’est une quesiton de coût et de durabilité. Si c’était gratis pour la société et que ça n’avait aucune conséquence, personne ne se demanderait s’il ne serait pas temps de passer à autre chose.
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7 juin 2011 à 18 h 35
Mon dou dou! Comme on se ressemble laéR! Tous les deux ignorants. C’est de toute beauté! Il ne faudrait juste pas prétendre connaitre ce que je sais de ce que je ne sais pas… C’est présomptueux de ta part.
Pour ce qui est de l’étalement urbain:
Je vis dans une banlieue existante (années ’80) près de mon travail, des commerces et des services. Il n’est donc pas question pour moi de me construire une grosse maison neuve à 400 000 $ loin de tout.
Il existe un périmètre urbain pour la ville. Ce périmètre vient répondre à des besoins et des projections démographiques de croissance connus. Peut-on parler d’étalement urbain à l’intérieur des limites de ce périmètre? À l’extérieur, comme à Ste-Catherine, Shannon, Pont-Rouge, St-Gabriel-de-Valcartier, Ste-Anne-de-Beauprés, l’étalement n’est pas souhaitable, mais moins dispendieux pour bien des familles…
Peut-on penser que la banlieue (à l’intérieur du périmètre d’urbanisation) puisse se réinventer sans pour autant devenir des quartiers centraux très denses ou des éco-quartiers inabordables? On pourrait envisager simplement des produits résidentiels légèrement plus denses, encourager l’habitation multi-générationnelle, favoriser des marges de recul moins importantes, prévoir des infrastructures plus efficaces quant à la gestion des eaux pluviales et la réduction des îlots de chaleur, créer des milieux de vie plus mixtes qui ne nous forcent pas, par exemple, à prendre l’auto pour aller chercher une pinte de lait, favoriser l’éco-construction durable en intégrant la notion de cycle de vie des matériaux et, à la limite, des principes de déconstruction (au lieu de démolition), prévoir des systèmes de chauffage urbain utilisant des sources d’énergie renouvelable (et même gaspillée).
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7 juin 2011 à 08 h 51
Faites n’importe quel sondage et vous verrez que les gens voteront souvent oui ou non même ne sachant pas ce dont il est question… Il n’y a pas de honte à répondre « je ne sais pas ». Si le mot « ignorant » semble choquer plusieurs personnes parce que pour elles c’est un synonyme d’idiot, ce qui est totalement faux, disons alors que plusieurs ne savent pas.
Mais pour revenir au concept d’éco quartier, je crois que doit s’éloigner passablement de la nation traditionnelle, à savoir que ce sont aussi des projets sociaux, pas seulement technologiques. Un exemple :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_Lanxmeer
c’est pourquoi je crois que le projet de cité verte dans le quartier Saint-Sacrement aura un succès mitigé… C’est un projet de promoteur avant tout, pas l’un qui implique des citoyens dans la planification… La ville devra retenir la leçon dans les projets futurs.
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7 juin 2011 à 10 h 24
Ca c’est du développement écologique réel! Bravo!
L’écologie, c’est agir localement pour un avoir un impact globalement… Chaque petit pas doit compter et c’est à commencer par les résidents, les habitants… les promoteurs peut-être mais c’est moins significatif selon moi.
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7 juin 2011 à 11 h 47
les promoteurs, oui, assurément, mais pas à la planification, seulement dans la réalisation à partir d’un cahier des charges serré. Or, la ville de Québec semble avoir réalisé un cahier des charges, des critères de l’orientation aux matériaux utilisés, mais je doute que la plupart des promoteurs qui n’ont aucune culture de développement durable, qui n’ont d’autre motivation que celle de la maximisation du profit, sans la culture du bénéfice pour la société, y trouvent leur compte… Des pressions se feront sentir pour ramener à la baisse les projets… Est-ce que les politiciens en place la ville de Québec seront assez vigilants et auront assez de vision pour ne pas céder ?
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7 juin 2011 à 10 h 48
Fascinant. On est encore a des années-lumieres de ça.
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7 juin 2011 à 10 h 20
J’ai trouvé le slogan pour les nouveaux éco-quartiers!
« Si vous saviez… »
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7 juin 2011 à 10 h 22
lol, hahahaha, c’est de bonne guerre ce slogan.
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7 juin 2011 à 12 h 50
En affaire c’est le client qui te dit ce que tu dois lui vendre….Et non l’inverse!!
Dans le cas des écoquartiers représente bien la dynamique de cet axiome.
De bien jolis projets devant lequel tout le monde fera wow…..Mais pour ce qui est d’y acheter la réponse sera non!
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7 juin 2011 à 14 h 44
Hé, mais 30% des familles intéressées à vivre dans un écoquartier, c’est colossal! Les projets sur la table ne suffiront jamais à la demande!
Le titre de l’article est trompeur. S’il avait écrit: 30% des familles intéressées à vivre dans un écoquartier, on aurait trouvé ça plutôt positif, non? Ou alors, pour développer un type de quartier, il faut attendre que la majorité des gens soient prêts à habiter dedans? On n’est pas dans un référendum, là, on est dans la proposition d’un type de milieu qui va venir s’ajouter à ceux qui existent, pas les remplacer intégralement…
En fait, c’est extraordinaire de voir un tel engouement pour des projets qui ne sont encore que très peu définis.
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8 juin 2011 à 07 h 51
En effet, les titres des articles sont souvent subjectif. Moi aussi je trouve que 30% c’est plutot bien, surtout avec les mentalités actuelles! Par contre, un surcout de 6% supplémentaire, ce n’est pas énorme, il sera surement plus élevé (10 à 15% je crois). Mais n’oublions pas que lorsque l’on demande à des gens « préférez-vous payer plus cher ou moins cher », la réponse est assez évidente…
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8 juin 2011 à 11 h 47
Je fais partie de la catégorie «jeune famille» et les projets d’éco-quartiers m’intéressent beaucoup. Toutefois, je vois que personne dans les commentaires précédents n’aborde la question très futile et banale: les éco-quartiers répondent-ils aux besoins d’une jeune famille? Désolée de briser vos analyses poussées sur le comportement des jeunes familles avec des questions aussi terre-à-terre…
Je veux bien faire le voeux pieux d’abandonner la voiture, mais disposerais-je d’une espace de rangement suffisant pour 4 vélos, une remorque à bébé, deux poussettes… ? À mon souvenir, le secteur de Pointe-aux-Lièvres ne regorge pas d’épicerie, de pharmacie et de services de proximité, ce n’est pas plutôt un gros terrain vague coincé entre une autoroute et une rivière? Et puis une jeune famille a quand même besoin d’un minimum d’espace, alors payer 300 000$ pour avoir un équivalent de mini 4 ou 5 1/2 avec un petit balcon pour seul espace extérieur privé ou payer le même prix pour une maison un peu plus loin avec un terrain, je peux comprendre le choix pour certains de se réfugier en banlieue. Et puis qu’en est-il de l’insonorisation, des espaces de jeux, des services de garderie, de la vie «de quartier»? Je lisais dernièrement sur des résidents qui ne voulaient pas d’une garderie dans leur quartier, les «boomers» qui se sont acheté un beau petit condo tranquille voudront-ils encore que ce beau projet ait une vocation familiale?
Pour ma part, j’ai fait l’essai ces dernières années de la région «éloignée», grande maison, grand terrain, presque rien d’accessible à pied, la voiture y est reine. Résultat: il nous tarde de retourner en ville, près de tout. La banlieue et ses powercenters ne nous dit absolument rien, mais nous ne sommes pas prêts pour autant à élever nos enfants dans une tour à condos ou à s’emmurer dans un projet écolo-chic qui ne nous conviendrait pas, juste pour le look ou le petit côté à la mode de la chose. Il y a certainement un juste milieu entre le centre-ville et Val-Bélair pour les familles!
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8 juin 2011 à 11 h 54
Je crois que ça existe.
J’aimerais partager avec vous mon expérience si ça vous intéresse:
mrboutonneux@gmail.com
À bientôt pt-e
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9 juin 2011 à 23 h 00
Je donne de temps à autre l’exemple de la Coopérative d’habitation de Neufchâtel (entre la rue de Martigny et l’aqueduc):
http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&q=coop%C3%A9rative+d'habitation+de+neuch%C3%A2tel&sll=46.99208,6.9207&sspn=0.02655,0.054932&ie=UTF8&ll=46.838237,-71.309853&spn=0.109442,0.219727&z=13&iwloc=A&cid=4072871492954349039
(on dirait par contre que le site web a foutu le camp ces derniers jours…)
(le site web de la co-op semble avoir foutu le camp ces derniers jours)
Il faut avoir des enfants pour y habiter il me semble, et il y a l’école et des garderies à côté (mais pas nécessairement de places bien sûr…). Toutefois, pour l’emplacement, c’est un peu nul… le plus proche commerce est à 1km de marche et c’est une station-service. Pour le reste, c’est plutôt 1,3 à 2km, grâce entre autre au IGA qui vient de s’y construire (plus d’une génération après la construction de la co-op). Ce genre de développement pourrait néanmoins très bien combler des « trous » ci et là à Québec, et ça pourrait très bien se faire à la sauce éco-quartier.
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