Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives du mois « décembre, 2018 »

RTC: budget de fonctionnement 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 décembre 2018 Commentaires fermés sur RTC: budget de fonctionnement 2019

Québec, le 14 décembre 2018 – Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a présenté son budget de fonctionnement 2019, lequel propose une bonification de services de 3,6 % et prévoit une hausse d’achalandage pour une 3e année consécutive, de l’ordre de 1,6 %. Le budget 2019 marque le coup d’envoi de l’implantation progressive du nouveau réseau, en droite ligne avec le Plan stratégique 2018-2027 du RTC.

Équilibré à 224,4 M$, en hausse de 1,9 % soit 4,2 M$ par rapport au budget réel projeté de 2018, le budget 2019 présente notamment une importante diminution du service de la dette. Synonyme d’une gestion rigoureuse, le coût par déplacement projeté est en baisse.

« Les perspectives budgétaires 2019 envoient un message clair : nous continuerons à investir de manière structurée et réfléchie dans une vision de bonification des services, afin de préparer le terrain à l’implantation du réseau du futur et poursuivre la mise en place de notre plan stratégique », assure Rémy Normand, président du RTC.

Nouveaux services dans le secteur Nord-Ouest et à Saint-Augustin-de-Desmaures

En août 2019, les nouveaux services seront déployés dans les secteurs du Nord-Ouest et de Saint-Augustin-de-Desmaures. De plus, l’Aéroport international Jean-Lesage sera désormais desservi par deux parcours, dont le nouveau parcours 76 créant un lien nord-sud jusqu’à Ste-Foy et le parcours 80 prolongé, qui se rendra au centre-ville. Les détails des nouveaux services et de la rencontre avec les citoyens du secteur Nord-Ouest sont présentés sur le site Internet du RTC au rtcquebec.ca/nouveaureseau2019.

Les revenus utilisateurs en hausse

Malgré une croissance anticipée de 3 % des revenus provenant de la clientèle, la hausse tarifaire moyenne prévue se situe en deçà de l’inflation pour une deuxième année consécutive, en raison de l’augmentation de l’achalandage. De plus, la bonification des programmes d’aide pour le transport en commun régulier et adapté du gouvernement du Québec permet de limiter la hausse de la contribution de l’agglomération de Québec à 1,1 %, soit 119,8 M$.

Baisse «incroyable» des plaintes au RTC Sébastien St-Onge (Le Soleil)

Voir aussi : Transport en commun.

Québec en quelques chiffres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 décembre 2018 1 commentaire

SUPERFICIE
• 454 km2
POPULATION
• 543 095 hab. (ville), 579 135 hab. (agglomération), 805 061 hab. (communauté métro. de Québec)5
• Âge médian de la population : 43,3 ans
• Revenu médian des ménages 59 881 $
• 94% de langue maternelle française, 40% bilingue
INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES ET PIÉTONNIÈRES
• 2 388 km de routes
• 1 275 km de trottoirs
• 346 km de réseau cyclable
• 92 km de sentiers en milieu naturel
• 2 ponts et 1 traversier donnent accès à la capitale
• Accès direct à tout le Nord-Est américain
• 3 259 ouvrages d’art et structures et 1 046 bâtiments
INFRASTRUCTURES D’EAU
• 2 stations d’épuration des eaux usées
• 4 usines de production d’eau potable
• Plus de 92 millions de m3 d’eau potable produite par an
• 138 millions de m3 d’eaux usées traitées par an
• 6 883 km de conduites d’aqueduc et d’égout
RÉSEAU DE TRANSPORT
• 4 558 arrêts
• 869 km de réseau, dont 65 km de voies réservées
ENVIRONNEMENT
• 7 écocentres
• 503 parcs et espaces verts
• 145 000 arbres d’alignement de parcs et de rues
ÉDUCATION
• Université Laval, 1re université francophone en Amérique en 1852 (Séminaire de Québec en 1663)
• École nationale d’administration publique, INRS, Télé- université, Université de Montréal (campus Québec), UQTR (Centre universitaire de Québec)
• 10 collèges et cégeps
SPORTS
• 30 grands événements sportifs, dont une quinzaine à caractère international
• 1 équipe de football universitaire, le Rouge et Or
• 1 équipe de hockey junior majeur, les Remparts
• 1 équipe de baseball, les Capitales
TOURISME
• 1er rang des meilleures destinations touristiques au Canada en 2018 (magazine Travel + Leisure)
• 18e rang parmi les meilleures villes au monde (Best Small Cities) (Condé Nast Traveler)
• 4,3 millions de touristes et 6,6 millions d’excursionnistes d’un jour, 10,9 millions de visiteurs
• 1,9 G$ en dépenses touristiques
• 160 congrès et réunions corporatives et quelques
200 000 participants en 2017
• Plus de 1200 établissements d’hébergement et de
restauration
• 22000 emplois
5 Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (Décret de population 2018)
ORGANISATIONS INTERNATIONALES
• 11 organisations internationales
SANTÉ
• 8 centres hospitaliers
• 2 centres de santé et services sociaux
• 4 centres de réadaptation
• 15 centres d’hébergement publics et privés • 1 centre jeunesse
CULTURE
• 150 festivals et événements
• 25 établissements formant le Réseau des bibliothèques
de la Ville de Québec • 9 musées
• 22 lieux d’interprétation
• 30 théâtres et salles de spectacle
• Environ 275 jours de tournage, 82 projets
RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
• Plus de 1,3 G$ investis annuellement en R & D
• 400 laboratoires et centres de recherche de classe
mondiale
• 5 500 chercheurs et associés
TIC ET ÉLECTRONIQUE (données régionales)
• Chiffre d’affaires global de 3,5 G$
• 525 entreprises
• 15 420 emplois
FINANCE ET ASSURANCE (données régionales)
• PIB régional de plus de 6,2 G$
• Plus de 660 entreprises, dont 10 sièges sociaux
• 27 700 emplois
CULTURE (données régionales)
• ApportauPIBrégional:plusde1,7G$
• Plus de 300 organismes professionnels animent la vie
culturelle et artistique • 24000 emplois
CENTRES COMMERCIAUX
• 15,5 G$ de ventes au détail
• 71 centres commerciaux regroupant près de 2 200
places d’affaires
ADMINISTRATION PUBLIQUE (FÉDÉRALE, PROVINCIALE ET MUNICIPALE)
• 50 900 emplois représentant 11,5 % du total de l’emploi régional
PORT DE QUÉBEC ET SON TERMINAL DE CROISIÈRES
• 131 escales de navires, 34 navires différents et 25 lignes de croisières différentes
• 202 081 croisiéristes et membres d’équipage en visite • 27,6 millions de tonnes de marchandises
manutentionnées
AÉROPORT INTERNATIONAL JEAN-LESAGE
• 2e en importance au Québec et 11e au Canada • 1 670 880 passagers en 2017 (une hausse
d’achalandage de 3,4 % par rapport à 2017)

Source

Voir aussi : Publications & ressources Internet, Québec La cité.

Budget d’investissement 2019-2020-2021 : 1 900,1 M$ en infrastructures et services pour les citoyens et les générations futures

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 décembre 2018 7 commentaires

Québec, le 10 décembre 2018 – La Ville de Québec a présenté aujourd’hui son budget d’investissement 2019, le plus élevé depuis 10 ans, en progression de 12,5 %. Le programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021 atteint 1 900,1 M$ en incluant le Réseau de transport de la Capitale. Près du deux tiers, soit 63 % des projets d’investissement, seront payés comptant ou financés par les gouvernements et des programmes de subvention. Seulement 37% des investissements seront financés par le biais d’emprunts. Il prévoit le développement des infrastructures pour 1 159,7 M$, et le maintien de la pérennité des infrastructures publiques existantes pour 740,5 M$.

La Ville a choisi d’investir dans de grands projets, comme le réseau structurant de transport en commun, le centre de biométhanisation, le centre de glaces et la bibliothèque Gabrielle-Roy, et de profiter pleinement des programmes gouvernementaux d’aide financière destinés aux infrastructures. Le budget d’investissement assure également la continuité des travaux de réfection d’infrastructures amorcés depuis plusieurs années, notamment la mise à niveau et la réparation des chaussées et des réseaux d’aqueduc et d’égout.

« Le paiement comptant d’immobilisations que nous priorisons depuis plusieurs années se montre aujourd’hui payant, nous permettant d’avoir une marge de manœuvre pour investir massivement dans des projets d’avenir, tout en contrôlant la dette qui est en baisse, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Les programmes de subvention gouvernementaux offrent à la Ville une occasion qu’elle ne peut laisser passer, en priorisant la mise en œuvre de projets d’infrastructures importants, tout en diminuant les coûts à long terme pour la population de Québec. Ce budget d’investissement poursuit notre engagement de maintenir des services durables et de qualité, tout en laissant aux générations futures des équipements performants. »

Les investissements projetés au PTI 2019-2020-2021, totalisant 1 900,1 M$ (incluant le RTC), se répartissent comme suit :
– 609,7 M$ en 2019;
– 722,2 M$ en 2020;
– 568,3 M$ en 2021.

Les priorités
Les choix d’investissement de la Ville visent à fournir des services municipaux de qualité et à maintenir les équipements et les infrastructures publics en bon état.

Plusieurs projets majeurs incontournables seront achevés ou lancés dans les trois prochaines années, notamment :
§ 281,8 M$ | Maintien et développement du Réseau de transport de la Capitale

§ 215 M$ | Construction du réseau structurant de transport en commun

§ 105 M$ | Construction du Centre de biométhanisation de l’agglomération de Québec

§ 83,2 M$ | Réhabilitation et réfection des chaussées et réaménagement de la route de l’Église

§ 82,4 M$ | Construction d’un centre de glaces (anneau de glace couvert et deux patinoires), travaux au Centre sportif de Sainte-Foy, et réaménagement de la base de plein air de Sainte-Foy

§ 77,1 M$ | Travaux liés au traitement des eaux

§ 57,5 M$ | Projets liés à l’entente de développement culturel liant le ministère de la Culture et des Communications et la Ville

§ 56,7 M$ | Construction et réfection de bâtiments municipaux

§ 44,8 M$ | Développement des écoquartiers D’Estimauville et de la Pointe-aux-Lièvres, incluant une passerelle cyclopiétonne en bois (rivière Saint-Charles)

§ 32,7 M$ | Bibliothèque Gabrielle-Roy

§ 27 M$ | Travaux en lien avec le Plan des rivières (17 M$) et travaux correctifs de la rivière Lorette (10 M$)

§ 24,9 M$ | Développement du logement social et programme Rénovation Québec

§ 21,8 M$ | Nouveau système de radiocommunication

§ 19 M$ | Réfection et entretien des ouvrages d’art

§ 17,8 M$ | Marché public de Québec, Espace public de la Place de la famille, Promenade Samuel-de-Champlain

§ 17,1 M$ | Construction et réfection de centres communautaires (Saint-Roch, des Chutes et Bardy)

§ 15 M$ | Travaux à l’incinérateur afin d’améliorer sa performance

§ 14,5 M$ | Mise en œuvre de la vision des déplacements à vélo, incluant la passerelle Dalhousie

§ 12,3 M$ | Réalisation du plan d’aménagement lié au programme particulier d’urbanisme (PPU) du plateau centre de Sainte-Foy

§ 9,3 M$ | Acquisition de véhicules au Service de protection contre l’incendie, selon le nouveau schéma de couverture de risques en incendies

§ 685,4 M$ | Autres investissements

Les détails concernant le budget d’investissement (programme triennal d’immobilisations (PTI) 2019-2020-2021 sont accessibles sur le site internet de la Ville de Québec

Les informations sur le budget 2019 188 pages (Allez voir Québec en quelques chiffres à la page 32)

Le budget en bref 20 pages

Voir aussi : Message d'intérêt public, Québec La cité.

Le projet pilote de Taxi Coop reconduit et élargi

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 décembre 2018 1 commentaire

Patricia Cloutier
Le Soleil

Le temps d’attente avant d’obtenir un taxi devrait être moins long à Québec à la sortie d’un spectacle ou en descendant de l’avion.

Le ministre des Transports François Bonnardel a rendu public jeudi soir un nouveau projet pilote, valide jusqu’à la fin de l’année 2019, qui permettra aux taxis de la grande région de Québec de mieux concurrencer Uber. Les taxis auront dorénavant l’autorisation de se rendre en groupe à certains points chauds de la ville, et ainsi répondre plus rapidement à la demande.

Ce projet pilote permet à tous les taxis de la ville de Québec d’aller chercher des clients à l’aéroport de Québec, au terminal de croisière du Vieux-Port, à la gare fluviale Québec-Lévis, aux gares du Palais et de Sainte-Foy, de même qu’au Centre Vidéotron.

«C’est là une grande avancée. Enfin, lorsqu’il y aura une demande forte et spontanée, tous les taxis de Québec pourront venir et collaborer pour répondre aux besoins des clients. Ça fait des années qu’on demande ça», réagit Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).

À Lévis, le gouvernement permet à tous les taxis de se rendre à la gare fluviale ou à la gare de Charny lorsque l’achalandage le réclame.

Ce projet pilote indique également que les territoires des taxis ne s’appliquent plus à Québec lorsqu’un client demande un taxi par l’intermédiaire d’une application mobile. Le ministère des Transports crée un nouveau registre des applications mobiles qui seront autorisées.

Cette ouverture aux applications est «un soulagement» pour le RITQ, qui a développé ces derniers temps l’«app Taxi Coop» au coût de 500 000$.

Cette application disponible sur téléphone cellulaire est utilisée par plus de 15 000 personnes chaque mois.

M. Bonnardel croit important d’aider les taxis à être plus efficaces. «J’avais avisé l’industrie du taxi quand je les ai rencontrés voilà un mois déjà qu’on allait aller de l’avant, les supporter et trouver de quelle manière on pouvait moderniser l’industrie et travailler avec eux.»

Fusionner les territoires

M. Homsy salue le projet pilote du gouvernement caquiste, qu’il qualifie d’«audacieux» et décoche du même coup une flèche à l’ancien gouvernement libéral. «Pendant les quatre années précédentes, on avait l’impression que le gouvernement faisait exprès de créer une concurrence déloyale, en donnant des avantages aux autres et en maintenant des règles archaïques pour les taxis.»

Le RITQ espère maintenant que la prochaine étape sera la fusion totale et complète de tous les territoires de taxi à Québec. «Ça a pas de bon sens, qu’en pleine tempête ou lorsqu’il y a de la congestion, on n’ait pas le droit d’aller chercher des clients dans tel ou tel secteur. On a des taxis qui roulent à vide pour retourner dans leur territoire et ça, c’est pas bon pour l’environnement», commente M. Homsy.

À Québec, l’industrie du taxi est toujours divisée en territoires qui correspondent aux limites des anciennes ville avant les fusions municipales. La coop de taxi de Sainte-Foy et Taxi Laurier sont toutefois opposées à une fusion de tous les territoires de la ville, craignant de perdre de la clientèle.

Pas de Uber à Lévis

Il y a quelques semaines, le ministre Bonnardel a également reconduit les projets pilote qui concernent la compagnie Uber au Québec et Téo Taxi à Montréal.

Bien que la CAQ se soit engagée lors de la dernière campagne électorale à permettre à Uber de faire des affaires à Lévis, ce n’est pas demain la veille que ça se produira. «On va pas plus loin pour Uber», a soutenu le ministre Bonnardel en mêlée de presse, avant d’ajouter «pas pour le moment».

La ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a par la suite précisé que son gouvernement tiendrait son engagement, mais que les choses doivent se faire «dans l’ordre».

C’est que le ministre Bonnardel doit se pencher prochainement sur une solution à plus long terme pour régulariser l’industrie du transport de personnes au Québec et faire en sorte que la concurrence soit saine entre les taxis, qui doivent respecter de nombreuses règles, et les nouvelles entreprises qui s’installent.

La suite

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Le premier lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 décembre 2018 2 commentaires

Société historique de Québec

On parle beaucoup ces temps-ci de troisième lien entre Québec et Lévis. Toutefois, le premier lien établit en 1917 avec l’inauguration du pont de Québec a mijoté longtemps. À partir de 1850, le développement du réseau ferroviaire du nord-est américain connaît un essor incroyable, et chez nous, c’est sur la rive sud que ça se passe. En effet, une ligne en provenance de Portland dans le Maine, via Richmond dans les Cantons-de-l’Est, arrive à Pointe-Lévy à cette époque. Quant au Grand Tronc, il arrive à Lévis en 1854. Québec est isolé sur la rive d’en face et ne veut pas regarder passer le train. À partir de 1851, plusieurs projets pour la construction d’un pont entre les deux rives sont présentés et échouent. Un de ces projets aurait changer considérablement la physionomie des deux villes voisines. Il s’agit de celui du jeune ingénieur Charles Baillairgé. Il n’avait alors que 25 ans.

Son projet consistait en un pont suspendu fait de quatre piliers de pierres reposant au fond du fleuve et reliant trois travées de 1200 pieds chacune et deux demi-travées de 600 pieds pour une longueur totale de 4800 pieds, et ce, entre le secteur des actuelles terrasse Dufferin et terrasse de Lévis. L’endroit choisi était le plus étroit entre les rives, mais également le plus profond dans l’eau. Le projet était estimé à 10 millions de dollars. Plusieurs ingénieurs, tant canadiens qu’américains, avaient ridiculisé ce projet. S’il avait été réalisé, le Château Frontenac et le Vieux-Québec n’existeraient simplement pas aujourd’hui.

Photographie : Projet de Charles Baillairgé, 1851, tiré du journal l’Action du 29 novembre 1967.

Voir aussi : Histoire, Projet - Troisième lien.

Beaumont craint les impacts d’un troisième lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 décembre 2018 26 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

Le troisième lien entraînera « énormément de pression sur les terres agricoles », affirme le maire de Beaumont.

David L. Christopher entend se doter d’un plan pour protéger son territoire, et ce même s’il appuie le projet par solidarité envers les autres élus de Chaudière-Appalaches

« On appuie [le troisième lien] parce que je dois penser à la MRC de Bellechasse, pas juste à Beaumont. […] Les autres maires ont besoin de ça pour leur développement économique », explique le maire en entrevue à Radio-Canada.

S’il supporte le maire de Lévis, qui répète sur toutes les tribunes avoir le soutien de ses collègues de la Rive-Sud, M. Christopher craint que le nouveau lien accélère l’étalement urbain et force le dézonage de terres agricoles.

Beaumont sera aux premières loges pour assister à la construction du futur lien entre Québec et Lévis qui débouchera sur les terres à proximité de la municipalité.

Le village compte présentement un peu plus de 2600 résidents et les quartiers résidentiels « poussent comme des champignons ». Le maire précise que sa municipalité peut encore accueillir 275 résidences, ce qui devrait suffire pour les 15 à 20 prochaines années.

« À 4000 résidents, on va commencer à être plein et ça va mettre énormément de pression sur les terres agricoles », soulève M. Christopher.

Il ajoute que Beaumont est « l’une des plus vieilles municipalités au Canada ». Le cœur du village est d’ailleurs considéré comme un site patrimonial par le ministère de la Culture.

Regroupant une soixantaine de bâtiments, ce site comprend notamment le premier presbytère de la paroisse construit en 1722 ainsi que l’Église Saint-Étienne-de-Beaumont érigée une dizaine d’années plus tard.

« Il y a certaines parties de Beaumont qu’il faut absolument protéger », raconte le maire passionné d’histoire.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Les Hurons-Wendats convoitent les terrains de la Défense nationale à Sainte-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 décembre 2018 1 commentaire

Guylaine Bussière
Radio-Canada

À l’étroit sur la réserve de Wendake, les Hurons-Wendats veulent faire l’acquisition des terrains récemment libérés par la Défense nationale à Sainte-Foy. Le grand chef Konrad Sioui souhaite doubler les espaces résidentiels de la réserve en développant cette parcelle de terrains évaluée à un peu plus de 35 millions de dollars.

L’actuel territoire de Wendake, enclavé au coeur de Québec dans le secteur de Loretteville, fait à peine quelques kilomètres carrés et la nation huronne-wendate y manque d’espace, affirme Konrad Sioui.

« On n’a plus de place, tout le monde l’a reconnu, c’est l’une des plus petites réserves indiennes au Canada, Wendake, ça fait longtemps », dit-il.

Cette situation oblige plusieurs membres de la communauté à vivre hors réserve.

Selon le conseil de la nation, 851 Hurons-Wendats sont inscrits sur une liste d’attente en vue de s’installer sur le territoire huron.

En acquérant les 123 000 mètres carrés dont la Défense nationale veut se départir à Sainte-Foy, le conseil de la nation pourrait être en mesure de répondre à la demande, fait valoir Konrad Sioui.

À ceux qui pourraient soulever que les Hurons seront loin de leur réserve actuelle, le grand chef rappelle que ces terres leur appartenaient à l’origine.

« On est en plein corridor de la seigneurie de Sillery ici, c’est notre seigneurie, alors on est toujours dans l’optique d’agrandir Wendake à l’intérieur de nos terres ancestrales. »

Selon le conseil de la nation, 851 Hurons-Wendats sont inscrits sur une liste d’attente en vue de s’installer sur le territoire huron.

En acquérant les 123 000 mètres carrés dont la Défense nationale veut se départir à Sainte-Foy, le conseil de la nation pourrait être en mesure de répondre à la demande, fait valoir Konrad Sioui.

À ceux qui pourraient soulever que les Hurons seront loin de leur réserve actuelle, le grand chef rappelle que ces terres leur appartenaient à l’origine.

« On est en plein corridor de la seigneurie de Sillery ici, c’est notre seigneurie, alors on est toujours dans l’optique d’agrandir Wendake à l’intérieur de nos terres ancestrales. »

« Pas de tours de 60 étages. On ne veut pas faire un Place Laurier deux ni rien. On veut que ce soit des terres qui servent à un développement qui est confortable, puis qui va bien dans le décor aussi. »

Joël Lightbound favorable

Les revendications huronnes-wendates trouvent écho à Ottawa. Le député libéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound, est sensible au projet de la nation.

À son avis, le climat de réconciliation qui prévaut entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations est propice à une telle entente.

« Ce que je souhaiterais, c’est de voir ces terrains-là aboutir entre les mains de la nation huronne-wendate qui a des revendications historiques, les terrains se trouvant sur l’ancienne seigneurie de Sillery », commente M. Lightbound.

La suite

Un billet précédent

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.

Trudel Alliance poursuit ses emplettes sur le boulevard Wilfrid-Hamel

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 décembre 2018 4 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

Trudel Alliance a la dalle. Le promoteur immobilier poursuit ses emplettes et met le grappin sur le centre commercial qui héberge l’enseigne Pizza Royal au coin de la rue Marie-de-l’Incarnation et du boulevard Wilfrid-Hamel. Un investissement de 6,25 millions $.

Il s’agit d’une quatrième propriété d’envergure pour les frères Trudel sur le boulevard Wilfrid-Hamel. La compagnie détient également le centre commercial Fleur de Lys, ainsi que les adresses 1950 et 5050. Cette dernière compte, entre autres, comme locataire le restaurant Le Rascal.

Pour l’heure, aucun projet d’agrandissement ou de rénovation ne figure dans les plans des promoteurs pour leur dernière acquisition. Elle est située au 623, boulevard Wilfrid-Hamel. Cette transaction s’inscrit dans le plan de l’entreprise qui souhaite «redynamiser» ce secteur au cours des prochaines années.

«Nous avons acheté l’établissement, car il cadre très bien dans notre stratégie d’affaires. On vise toujours atteindre le milliard de dollars d’actifs privés», note au Soleil Jonathan Trudel, vice-président exécutif. «On croit beaucoup en cette artère. On pense qu’il va s’agir d’un excellent endroit pour réaliser au cours des prochaines années du développement immobilier», poursuit-il.

La transaction pour le centre commercial qui compte une dizaine de locataires, dont une pharmacie Jean Coutu, un magasin Betonel et une succursale de la Banque Nationale, a été officialisée vendredi dernier.

«C’est un immeuble qui bénéficie d’une très belle visibilité en raison de son emplacement. Il y a aussi des locataires de qualité», dit M. Trudel.

Dans une autre transaction, également signée au cours des derniers jours, les frangins Trudel ont acheté pour 345 000 $ un autre édifice situé à proximité de leur site du 1950, boulevard Wilfrid-Hamel.

Pour le moment, la direction demeure avare de commentaires sur ses projets pour le secteur. Pour le terrain de 300 000 pieds carrés, à proximité de l’autoroute Robert-Bourassa (1950), plusieurs options sont sur la table notamment la construction d’édifices commerciaux et de bureaux. C’est aussi le cas pour le site de Fleur de lys.

La suite

Un billet précédent

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Proximité à une gare de train de banlieue : quel est l’impact sur le prix des maisons unifamiliales avoisinantes ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 décembre 2018 Commentaires fermés sur Proximité à une gare de train de banlieue : quel est l’impact sur le prix des maisons unifamiliales avoisinantes ?

J.L.R. Solutions foncières

Faits saillants :

Les unifamiliales autour de la gare Mont-Royal se retrouvent en tête du palmarès des propriétés les plus dispendieuses à proximité d’une gare, affichant un prix de vente médian de 1 120 000 $ entre le 1er janvier 2015 et le 31 octobre 2018.

De façon générale, le prix des propriétés à proximité des gares de train de banlieue augmente à mesure que la distance au centre-ville diminue.

La gare Saint-Jérôme est la gare la moins dispendieuse parmi les gares du réseau de trains de banlieue ; les unifamiliales ayant changé de mains entre le 1er janvier 2015 et le 31 octobre 2018 affichaient un prix médian de 190 179 $.

Trois des gares du palmarès des 10 gares avec le prix médian le moins élevé dans un rayon de 0 à 1500 mètres sont des gares de fin de ligne (Saint-Jérôme, Mascouche et Deux-Montagnes).

Le texte complet de l’étude

Et dans un autre ordre d’idée:

Une autre pétition contre le tracé du tramway Jean-François Néron (Le Soleil)

Voir aussi : S'inspirer d'ailleurs, Tramway à Québec, Transport en commun.