Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Un projet de maison de ville viendra «remplir» un terrain vacant dans Saint-Sauveur

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 octobre 2020 Commentaires fermés sur Un projet de maison de ville viendra «remplir» un terrain vacant dans Saint-Sauveur

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Un terrain à l’abandon depuis plusieurs années au pied de la falaise, au bas de la côte de l’Aqueduc dans Saint-Sauveur, servira finalement d’assise à une copropriété de 9 «maisons de ville» et deux appartements.
Au fil des ans, les nombreux automobilistes et piétons grimpant la côte menant tout droit au quartier Montcalm ont peut-être aperçu les pancartes promotionnelles promettant des logis neufs. Un affichage périmé qui a déjà été recouvert par des artistes urbains voulant sans doute colorer le paysage de barrières métalliques chambranlantes protégeant un trou sablonneux.

Voilà un peu moins d’une décennie que des développeurs songent à transformer le grand lot situé au confluent des rues de l’Aqueduc, Franklin et Châteauguay. Celui qui avait mis la main sur l’ancien garage du coin et l’immeuble résidentiel voisin a tout démoli en 2013. Dès décembre de cette année-là, un projet de copropriétés était promu.

Cet homme d’affaires beauceron a cependant eu quelques pépins parce qu’il avait rasé et décontaminé le site sans autorisation préalable. Cela lui avait valu un avis d’infraction, rappellent d’anciens documents officiels remis aux élus de la capitale.

Il faut croire qu’il était pressé de faire le ménage. Le lot était souillé par divers produit pétrolier, car, depuis au moins les années 1960, une station-service Shell y trônait, tel qu’on peut le voir dans les archives photographiques de la Ville de Québec. Plus récemment, un atelier de mécanique, sans pompes à essence, occupait une partie du terrain.

Le promoteur de l’époque a également bataillé afin de convaincre la mairie de Québec de modifier le zonage. Il désirait construire plus haut que permis, sur quatre étages, avec un stationnement souterrain. Dans un premier temps, cela lui avait été refusé. Mais la Ville avait finalement acquiescé, rêvant d’y voir germer un complexe de 21 logements.

«Livraison juin 2014», clamait alors une publicité bien en vue, croquis du bâtiment à naître à l’appui. Une affiche qui a tenu quelques années avant de s’effondrer, tout comme le projet immobilier.

(…)

Venons-en au plan actuel de 11 logis. Les 9 «maisons de ville» auront deux ou trois étages, avec terrasse sur le toit; elles sont vendues entre 250 000 à 390 000 $. Il y a aussi deux appartements, dont un loft à 150 000 $.

Le projet a un nom : Accès Urbain.

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Le courtier

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.

Projet Enfant-Jésus – état des travaux (4)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 octobre 2020 2 commentaires

Plus d’un an sans une mise à jour de ce projet. Il était temps que je fasse une petite visite dans ce secteur.

Pour débuter, un aperçu des bâtiments sur la rue Vitré.

Maintenant la vue lorsqu’on marche sur les nouveaux trottoirs (avec un système de drainage, rarement vu (?)) sur Henri-Bourassa.

Finalement, plus au sud les travaux sont encore dans le sous-sol et probablement une autre tour verra le jour (?) à cet endroit. Et une vue d’ensemble du site.

Projet Enfant-Jésus – état des travaux (3).

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L’église Saint-Vincent-de-Paul à travers le temps

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 octobre 2020 Commentaires fermés sur L’église Saint-Vincent-de-Paul à travers le temps

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GM Développement enterre son projet de tour de 12 étages

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 octobre 2020 2 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

GM Développement abandonne son projet de tour de 12 étages dans le Vieux-Québec, sur le site de l’ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague, a appris Le Journal.

Le CHU de Québec, qui est propriétaire de l’école et du terrain depuis 2011, a révisé sa position et a finalement décidé de conserver le site pour ses propres besoins. Ce faisant, « le projet de vente a avorté », confirme la responsable des relations médias du CHU, Geneviève Dupuis. Le projet immobilier de GM Développement tombe à l’eau de facto.

« Au début, la bâtisse avait été identifiée comme bâtiment excédentaire. Avec la COVID, nos besoins ont évolué. C’est un concours de circonstances. Des activités administratives pourraient probablement être concentrées là. On utilisait moins le bâtiment depuis la dernière année, mais là, on va recommencer à l’utiliser », explique Mme Dupuis.

Déception pour le promoteur

Chez GM Développement, on s’est dit « bien déçu » de ne pas pouvoir aller de l’avant avec le projet sur le site de l’ancienne école et du Foyer Nazareth, à l’angle des rues Richelieu et des Glacis.
Le promoteur immobilier prévoyait conserver les deux bâtiments existants et ériger deux nouvelles constructions sur le site, incluant une tour de 12 étages, afin d’accueillir près de 200 nouvelles unités d’habitation. Son projet était évalué à 25 M$. Or, en cours de route, on lui aurait également demandé de réduire la densité de son projet, explique-t-on, ce qui a refroidi ses ardeurs, nous a expliqué l’adjointe de Jean Campeau.

Occasion ratée, selon Rousseau

Certains citoyens du quartier, qui contestaient la hauteur et l’envergure du projet, se réjouiront de son abandon. Le conseiller municipal du district, Jean Rousseau, lui, est mi-figue mi-raisin.

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Un billet précédent en 2017

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La Fontaine de Tourny et les coûts de son entretien annuel

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 octobre 2020 Commentaires fermés sur La Fontaine de Tourny et les coûts de son entretien annuel

– Année 2020 pour une somme de 17 559,16 $ (taxes nettes)
– Année 2021 pour une somme de 36 137,75 $ (taxes nettes);
– Année 2022 pour une somme de 37 161,38 $ (taxes nettes);
– Année 2023 pour une somme de 38 189,20 $ (taxes nettes).
– Année 2024 pour une somme de 39 222,28 $ (taxes nettes);
– Année 2025 pour une somme de 20 130,30 $ (taxes nettes).

L’entretien annuel de la Fontaine de Tourny consiste en une intervention à l’ouverture et à la fermeture de celle-ci, pour en assurer la bonne conservation à long terme. Les grandes étapes de ces interventions sont :

1. Examen de la fontaine et documentation photographique.
2. Nettoyage de l’œuvre 1ère partie : éliminer les débris végétaux et déchets, ramasser les pièces de monnaie et les remettre au responsable de la Ville de Québec désigné par le client.
3. Nettoyage de l’œuvre 2ième partie : nettoyage des surfaces au jet d’eau (pression inférieure à 1000psi) et d’une solution à 1% de savon anionique et de 5% de détartrant écologique, le tout couplé à l’action mécanique d’une brosse douce.
4. Au besoin, retrait des dépôts calcaires et de résidus de cire dégradée par micro pulvérisation
5. Retouches des éclats à l’aide d’une peinture polyuréthane IMRON sur les éléments visibles de la fontaine, et une peinture époxy INTERSEAL à l’intérieur des vasques, et si nécessaire, complétée par une sous-couche d’apprêt au zinc WÜRTH.
6. Faire les réparations mineures qui peuvent être incluses dans les heures réparties dans le présent contrat (par exemple, masticage d’une fissuration)
7. Application d’une couche de cire protectrice sur la fonte peinte et les éléments en bronze (grenouilles et nénuphars). Une seconde couche sera appliquée au besoin sur les éléments les plus exposés à l’environnement et à l’érosion.
8. Au besoin, conseiller la Ville de Québec en cas de vandalisme, de bris ou d’autres questions relatives à la bonne conservation de la fontaine.
9. Rédaction d’un rapport d’entretien et de suivi

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La Défense mettra en vente deux immeubles

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 octobre 2020 Commentaires fermés sur La Défense mettra en vente deux immeubles

Simon Baillargeon
Journal de Québec

La Défense nationale s’apprête à mettre en vente deux immeubles patrimoniaux au cœur du Vieux-Québec.
La maison Sewell et la caserne Saint-Louis, situées non loin de la Citadelle, « ne sont plus nécessaires aux opérations des Forces armées canadiennes (FAC) », apprend-on dans un document envoyé au Journal.

Le processus de vente vient à peine d’être entamé. « Les propriétés sont maintenant déclassées depuis le 20 août et nous pouvons commencer le processus de dessaisissement ».

La Défense assure que les futurs acheteurs devront s’engager à conserver la valeur patrimoniale des édifices. Il s’agit d’une condition incluse dans la vente.

« Afin de garantir la protection de l’histoire des bâtiments, les futurs accords de vente ou de transfert de ces propriétés préciseront que les prochains propriétaires doivent préserver et maintenir leur caractère patrimonial », est-il précisé dans ce même document.

« À leur juste valeur »

Il est toutefois encore trop tôt pour connaître quel sera le prix fixé pour mettre la main sur ces propriétés installées dans ce coin privilégié du Vieux-Québec. La Défense mentionne cependant qu’elles seront « transférées ou vendues à leur juste valeur marchande ».

La maison Sewell, qui occupe les adresses 87 et 87A de la rue Saint-Louis, sert encore aujourd’hui de résidence pour les officiers et de duplex pour les familles des officiers. Le bâtiment, érigé en 1803-1804, a une façade en pierre et fait deux étages et demi.

Quant à la caserne Saint-Louis, sise au 96 rue d’Auteuil, ses locaux sont vacants depuis 1998. La propriété avait été construite en 1856 dans le but d’en faire un manège militaire et un entrepôt d’artillerie. Des travaux de rénovation y sont présentement effectués. Les propriétés couvrent une superficie totale de 3900 mètres carrés.

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Pas de changement de zonage pour l’église St-Charles-de-Limoilou

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 septembre 2020 1 commentaire

Louise Boisvert
Radio-Canada

Le maire de Québec met des bâtons dans les roues du propriétaire qui envisage de se départir de l’église Saint-Charles-de-Limoilou, fermée depuis 2012.

Lors de la séance du conseil municipal, lundi, le maire de Québec n’a pas mâché ses mots : il ne peut empêcher la vente de l’église, qui figure parmi les huit sites à valeur patrimoniale que la Ville de Québec souhaite préserver. Son administration peut cependant s’opposer au changement de vocation.

La Fabrique de la paroisse Saint-François-de-Laval, propriétaire de l’édifice, confiait à Radio-Canada la semaine dernière qu’elle était sur le point de vendre l’église, puisqu’elle n’était plus en mesure d’assumer les coûts de chauffage et d’entretien, évalués à 80 000 $ par année.

L’absence de fidèles ces derniers mois en raison de la pandémie ont fragilisé encore plus les revenus de la paroisse.

Visiblement agacé par cette nouvelle, le maire Régis Labeaume a été très clair. « On annonce immédiatement aux acheteurs potentiels qu’il n’y aura pas de changement de zonage ».

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Vente de l’église Saint-Charles-de-Limoilou: la fabrique se donne un an pour explorer ses options Jean-Luc Lavallée (Journal de Québec). Un extrait: Joint par Le Journal mardi, l’abbé Julien Guillot, de la paroisse Saint-François-de-Laval, a tenu à rectifier le tir, estimant que l’essentiel de son message avait peut-être été mal interprété par la Ville de Québec. «Nous, on n’a jamais parlé de bâtir des condos ou quoi que ce soit. Peut-être que ça va être mis dans les mains d’un courtier, mais ça ne veut pas dire que c’est pour bâtir des condos. On a toujours prôné la préservation du patrimoine. Quand on dit qu’on veut vendre, c’est parce qu’on n’a plus la capacité de la supporter», a-t-il fait savoir, rappelant que les frais d’entretien minimaux – chauffage, assurances, etc. – s’élèvent à plus de 80 000$ par an.
«Nous, on n’est plus capables» L’église est fermée au culte depuis 2012 et ne fait plus partie de la mission de la fabrique qui est propriétaire de trois autres églises, ajoute l’abbé Guillot. «Ça fait 400 000$ qu’on met depuis cinq ans et si on continue comme ça, dans cinq ans, on fait faillite et on ferme la paroisse alors à un moment donné, le choix est assez simple. Nous, on n’est plus capables.»

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Un projet de 45 unités Airbnb contesté dans le Vieux-Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 septembre 2020 1 commentaire

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Des citoyens du Vieux-Québec se mobilisent pour contrer un projet de 45 unités Airbnb sur la rue Saint-Paul, une contestation qui pourrait déboucher sur un référendum.

Le conseil de quartier du Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline-Parlementaire s’est rangé derrière les citoyens qui s’y opposent, cette semaine, en refusant d’appuyer le projet d’un promoteur.

Ce dernier veut transformer l’immeuble désaffecté du 196, rue Saint-Paul pour y accueillir les touristes et il s’agit de la seule façon, selon lui, de rentabiliser son investissement et de préserver la façade de l’édifice de 1860.

L’immeuble a fait la manchette cet été en raison des entraves qui bloquaient complètement la rue afin de sécuriser les lieux. Des travaux d’urgence ont été réalisés depuis pour soutenir la façade et rouvrir partiellement la rue.

Pour compléter son projet, le promoteur devra toutefois obtenir le feu vert de la Ville de Québec puisque le zonage ne lui permet pas de faire de l’hébergement touristique.

Besoin de nouveaux résidents

« On a mené une consultation et on a reçu une soixantaine de réponses et je dirais qu’environ 80 % des répondants étaient contre. Dans le fond, ce n’est pas compliqué ; on a besoin de résidents permanents dans le Vieux-Québec et l’hébergement touristique cause trop de problèmes puis on trouve que l’offre est déjà bien garnie avec l’hôtellerie actuelle », expose le président du conseil de quartier, Alain Samson.

Le conseiller Jean Rousseau, qui s’oppose aussi fermement au projet, rappelle qu’aucune case de stationnement n’est prévue pour les 45 unités, ce qui risque d’accentuer la problématique dans le secteur.

Déçu de l’opposition citoyenne

Le promoteur Nicolas Paradis n’a pas caché sa déception. Il dit avoir déjà modifié son projet plusieurs fois et avoir été « grandement à l’écoute des citoyens ». Il s’est même engagé, en entrevue, à embaucher un gardien 24 h sur 24 pour contrôler tout débordement potentiel, afin de répondre aux inquiétudes des voisins.

« J’ai fait beaucoup de chemin, mais à un moment donné, ça ne marche plus. Il y a un sol instable, le bâtiment est en train de s’affaisser. Je ne suis pas capable de noyer les coûts de construction qui sont beaucoup plus élevés dans un projet d’appartements [ou de condos] », a-t-il fait valoir.

« C’est dur pour un promoteur de se faire dire : “Heille, construis donc des condos à la place.” Juste refaire les plans, ça coûte 250 000 $. Ce n’est peut-être pas tout le temps réalisable ce que les gens veulent. »

Le promoteur a l’intention d’aller « jusqu’au bout » avec la dernière mouture de son projet, malgré la contestation. Si le conseil d’arrondissement va de l’avant avec la demande de changement de zonage, un référendum semble inévitable.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Tourisme.

Le rêve inachevé des entrepreneurs autour du Centre Vidéotron

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 septembre 2020 15 commentaires

Centre Vidéotron à Québec Thursday September 3, 2015. (C) Francis Vachon info@francisvachon.com

Camille Simard
Radio-Canada

En septembre 2015, le maire Labeaume inaugure en grande pompe le Centre Vidétron. L’occasion est trop belle pour plusieurs entrepreneurs qui flairent la bonne affaire. Plusieurs terrains sont acquis autour du nouvel amphithéâtre. Cinq ans plus tard, force est de constater que plusieurs projets immobiliers tardent cependant à sortir de terre.

Le promoteur et courtier immobilier Nicholas Desharnais est un de ceux qui percevaient tout le potentiel du secteur.

L’annonce de l’amphithéâtre n’était pas encore officielle, mais on s’entend : il y avait un bouillonnement, se souvient-il.

M. Desharnais a fait l’acquisition d’un triplex, en 2013, dans le but d’en faire un projet immobilier haut de gamme.

Sept ans plus tard, l’immeuble situé sur la rue Boisclerc, à deux pas de l’amphithéâtre, est abandonné. Les murs sont placardés. La Ville oblige même le promoteur à démolir son bâtiment.

« J’ai été carrément obligé de fermer l’immeuble, de continuer à payer les taxes, de monter un projet avec une firme d’architectes et des ingénieurs afin de trouver des solutions pour que ça reste lucratif », déplore-t-il.

Son projet de construction résidentielle devra encore attendre. Le promoteur se bute à plusieurs difficultés avec la Ville, comme le choix des matériaux de construction ou encore la grandeur des logements. Je dois défrayer les coûts pour me raccorder à la rue Boisclerc. Là, je suis raccordé à la ruelle, ça cause plusieurs problématiques, soutient-il.

Jusqu’à présent, Nicholas Desharnais a investi 60 000 $ en frais de notaire, d’architectes, et en taxes municipales. Il se demande encore si le projet va se réaliser.

D’autres promoteurs immobiliers, comme Construction Saint-Pierre Roseberry, ont aussi dû mettre leur projet immobilier sur la glace. Le duo a acquis le terrain en 2017 où se trouvait l’ancienne boutique de costumes Créations face-à-faces sur la rue Eugène-Lamontagne.

« Nous, on a saisi l’opportunité, voyant qu’il y avait du développement qui se faisait autour du Centre Vidéotron », explique Karine St-Pierre. Le projet de 5 millions de dollars, baptisé Le Scandinave, comprenait des locaux commerciaux et un immeuble résidentiel de 55 unités locatives réparties sur 6 étages.

Or, malgré plusieurs demandes de dérogation de zonage, la Ville a évoqué une nouvelle vision pour le secteur, ce qui a entraîné plusieurs reports, détaille l’architecte responsable du projet.

On s’est fait dire que c’était mieux de patienter, d’attendre après ce PPUProgramme particulier d’urbanisme ou cette vision-là, avant de faire un amendement ou une dérogation. De toute façon, ça n’aurait pas été recevable puisqu’il y avait une nouvelle vision qui s’en venait, explique Guillaume Fafard, architecte chez Quinzhee architecture

En dépit d’une certaine lourdeur bureaucratique, les entrepreneurs ont finalement revu le projet initial. Ils ont imaginé un immeuble locatif de quatre étages comportant une quarantaine d’unités, afin de le rendre conforme au zonage actuel. Il n’est pas exclu qu’une demande de permis soit faite pour s’ajuster à un nouveau zonage éventuel.

« Ça fait 4 ans que nous avons ce terrain-là, ça fait 4 ans qu’on paie des taxes là-dessus, veut, veut pas, c’est quand même un investissement important, il faut que ça avance », lance Karine St-Pierre, déterminée.

La femme d’affaires croit tout de même au développement du secteur.

Oui, on y croit beaucoup, mais la lenteur de la ville fait en sorte que c’est décevant, ça peut être lourd.

L’architecte Guillaume Fafard demeure aussi convaincu du plein potentiel du secteur.

« Je regardais la carte aérienne du secteur et on voit l’espace vacant qu’il y a là, on regarde ce qui s’en vient avec le centre commercial Fleur de Lys, ce sont des grandes mares de stationnements, il y a un potentiel immense », conclut-il.

La Ville de Québec s’apprête d’ailleurs à présenter, cet automne, les grandes lignes de sa vision pour le secteur Wilfrid-Hamel-Laurentienne. Une vaste consultation s’est amorcée en 2019 auprès des citoyens.

Ces nouvelles orientations pourraient éventuellement conduire à des changements de zonage en ce qui concerne les usages et les hauteurs afin de favoriser une plus grande mixité et un meilleur encadrement des grandes artères, précise par courriel la porte-parole de la Ville, Audrey Perreault.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Nouveau projet à Place Telus: c’est parti !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 septembre 2020 1 commentaire

Québec Urbain en avait parlé en 2018. Le projet a finalement eu son départ. L’immeuble serait occupé par des professionnels qui vont passer de leurs bureaux en haute-ville à ce nouvel édifice.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.