Expo Québec, créée en 1911 est maintenant rendue sur You Tube.
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Voir aussi : Fêtes populaires et événements publics, Québec La cité.
Saviez-vous qu’une tour de défense militaire datant près de 200 ans est située à la limite de la falaise du Faubourg Saint-Jean-Baptiste? Une tour inaccessible au public qui est difficilement atteignable par les multiples rues étroites à sens unique de ce quartier. Elle nous surprend lorsqu’on tombe face à face à elle, puisqu’elle empiète sur la moitié de la rue Lavigueur. De plus, elle est complètement cachée de la basse-ville par l’importante végétation du cap.
L’effort de fortification des Britanniques a débuté en 1800 après une nouvelle menace d’invasion américaine. La construction des tours a débuté en 1808. Les trois premières tours ont été complétées en 1810. La quatrième tour fut complétée 2 ans plus tard, soit en 1812, par manque de main-d’oeuvre disponible et due aux trop courtes saisons de travaux.
La structure d’une tour comme celle-ci est très solide. L’armée britannique avait dû faire face à ce type de construction en 1794 à la pointe de Mortella en Corse. Pendant 2 jours, la tour avait résisté à des bombardements de 2 navires équipés de multiples canons . Les Britanniques furent impressionnés par la robustesse de cette tour. Ils ont donc décidé d’en bâtir plusieurs un peu partout dans le monde et d’en copier l’architecture. Toutefois, ils se sont trompé dans le nom en les nommant « Martello » au lieu de «Mortella».
La tour no. 4 mesure 42,5 pieds en diamètre, elle est 26,5 pieds de haut et ses murs ont 6 à 11 pieds d’épaisseur. La tour no. 1 est légèrement plus grosse avec un diamètre de 44,5 pieds et une hauteur de 29,1 pieds. La tour no. 2 a donc un diamètre de 56 pieds et une hauteur de 33 pieds. Les tours du centre, les nos. 2 et 3, étaient plus grosses que celles à l’extrémité (nos. 1 et 4). Les murs sont bâtis avec un mélange de pierre de calcaire disponible à Charlesbourg et Beauport et de la pierre de grès disponible à l’Ange-Gardien.
La terrasse de la tour s’appuyait sur une chambre forte voûtée avec un énorme pilier central. On pouvait alors y placer un lourd et puissant canon qui pouvait pivoter sur 360 °. L’assise de la tour était plus large pour améliorer sa solidité.
Les quatre tours ont été construites pour empêcher ou du moins ralentir l’envahisseur américain à atteindre Québec. À cette époque, la Ville de Québec s’étendait uniquement à l’intérieur des fortifications. Les tours étaient situés à environ un kilomètre de la Ville. Les murs à l’ouest des forts étaient épais de 3,5 mètres (12 pieds) du côté ouest et beaucoup plus minces du côté de la Ville (1,5 mètre).
Les murs épais étaient conçus pour résister aux boules de canon ennemies. Les murs intérieurs étaient conçus pour être détruits facilement par les canons situés à Québec et dans les autres tours si l’ennemi en prenant le contrôle d’une tour. En autres mots la terrasse du canon et la chambre voûtée n’étaient pas au centre du bâtiment.
Les tours ont été conçus pour être occupés pendant une lune (environ un mois) par une garnison de soldats. La tour no. 4 pouvait loger 12 hommes. Lors des changements de garde, les soldats sortaient et entraient de la tour par une porte au 1er étage et à l’aide d’une échelle amovible. Cette dernière était alors hissée vers le haut dans la tour par les soldats pour éviter qu’un ennemi y mette les pieds. Il y avait 2 quarts de travail. 6 hommes montaient la garde sur la terrasse de la tour au 2e étage alors que les 6 autres opéraient la tour (bois de chauffage, cuisine, poudrière, etc.) et se reposaient.
Pour circuler entre les 2 espaces de travail, un escalier était construit à même le mur le plus mince. Elle était très étroite et elle épousait la courbe du mur de la tour. Un soldat en haut de l’escalier pouvait alors se défendre avec son fusil et se réfugier le long du mur pour éviter de se faire tirer en cas d’invasion.
L’espace d’entreposage et la poudrière
Le rez-de-chaussée avait une vocation plus utilitaire et d’entreposage. On y entreposait la nourriture et l’eau grâce à de vastes réservoirs sous le plancher. On pouvait hisser l’eau avec des chaudières grâce à des cordes rattachées au plafond voûté du 2e et à travers des trappes au plancher. Le RDC logeait aussi la poudrière qui était isolée dans un coin dans sa propre voûte en pierre.
Lors de la guerre anglo-américaine de 1812, les tours Martello de Québec étaient pleinement fonctionnelles et prêtes à recevoir l’ennemi. Toutefois, lors de la bataille de Châteauguay le 25 octobre 1813, les troupes de Charles de Salaberry ont défait les 4 000 troupes du major-général Wade Hampton et les empêchant ainsi de monter le fleuve Saint-Laurent et atteindre Québec.
L’emplacement des tours no. 3 et no. 4 à l’extérieur des champs de bataille les ont en quelque sorte isolés. La tour no. 4 s’est fait enclaver dans un quartier résidentiel par le développement domiciliaire de la fin du 19e siècle. Autrefois, située au bout du cap dans un champ, elle empiète maintenant sur la rue Lavigueur. La Ville de Québec a construit la rue en faisant abstraction de la présence de la tour. Les véhicules automobiles doivent la contourner puisqu’elle occupe la moitié de la voie de circulation comme le témoigne le plan de localisation de 1987.
Démolition de la tour no. 3 en 1905
On est allé jusqu’à détruire une autre tour, la no. 3, en 1905 pour permettre la construction du MacKenzie Memorial Building en 1906 de l’Hôpital Jeffrey-Hale lorsqu’elle était située jusqu’en 1955 sur la Colline Parlementaire (voisin du Grand-Théâtre). L’emplacement précis de la tour est bien identifié sur Wikimapia.
Création de la Commission des champs de bataille nationaux en 1908
J’ai été incapable de voir un lien officiel entre la fondation de la Commission et les événements. La Commission a d’ailleurs fait l’acquisition de la tour no. 4 en 1910. L’armée britannique possédait jusqu’alors l’équipement. Fait étonnant, un gendarme de l’armée britannique a surveillé et habitué la tour avec sa famille de 1892 à 1907.

La famille qui a habité dans la Tour Martello no. 4 de 1892 à 1907 (archives de la Ville de Québec)
Les trois tours subiront des travaux de restauration en 1910, 1937, 1964 et 1992. Les travaux de 1964 comprenait des nouveaux planchers de béton pour remplacer les planchers de bois probablement pourris. Les travaux en 1992 ont été très importants puisqu’ils comprenaient un nouveau toit, des travaux de mortier et un nouvel escalier extérieur et seules les tours 1 et 2 ont reçu des nouveaux planchers de bois. D’ailleurs, elle fut la seule à ne pas recevoir un plancher de bois fidèle à ceux d’origine.
La terrasse à l’origine n’avait pas de toit. Le toit aurait été construit 11 ans plus tard en 1823. On constatait que l’eau et la neige endommageaient trop la maçonnerie et les pièces d’artillerie. Les premiers toits étaient bas. Le dernier toit reconstruit en 1992 offre un bon dégagement pour les occupants.
Cette tour ne fait pas partie du circuit touristique dû à son emplacement peu accessible. Elle n’est pas exploitée par la Commission des champs de bataille nationaux. Elle demeure la propriété de la Commission qui a la responsabilité de son entretien et sa surveillance. Le CCBN n’a pas de plans futurs pour la tour autre que le statu quo.
Elle ne contient aucun bien ou artefact de l’époque. Elle est entièrement vidée de son contenu historique. Son foyer est condamné et les pièces d’artillerie sont toutes retirées. Son canon principal, autrefois installé sur le toit, a été déménagé et installé sur les Plaines d’Abraham sur l’avenue Tâché.
D’ailleurs, les agents de sécurité de la CCBN font régulièrement des tournées sur la rue Lavigueur. La sécurité est assurée par le Corps canadien des Commissionnaires qui rendent des services dans la plupart des sites et édifices du gouvernement fédéral.
Une association d’adeptes de l’époque médiévale a pris son envol après les fêtes des médiévales de 1993 et 1995. La Ville de Québec s’est entendue avec la Commission des champs de bataille pour prêter la Tour Martello no. 4 à ce groupe en 1996. L’entente s’est renouvelée plus officiellement en 2008 avec la CCBN directement.
Les Compagnons sont en sorte les gardiens de la tour. Ils ont la responsabilité de veiller sur elle et l’occuper. Elle serait autrement vide et pas surveillée. Ils défrayent aussi le coût des assurances habitation qui atteignent les 2 500 $ par année due à la particularité du bâtiment. La Commission a toutefois la responsabilité de la préservation des lieux, des coûts en électricité et de l’entretien du bâtiment.
Aujourd’hui, l’association regroupe 20 bénévoles qui organisent des soupers banquets avec une thématique médiévale au 2e étage (la terrasse recouverte du toit). Le bâtiment est leur lieu de rencontre et il sert à entreposer leurs costumes et accessoires. Ils doivent être discrets par respect au voisinage qui est à proximité. Ils s’imposent un couvre-feu de 23 h pour toutes leurs activités en soirée.
D’ailleurs, l’ex-président de l’association, André Chagnon, et une des administratrices, Huguette Desroches ont permis à Francis Vachon et moi de faire une visite complète de la tour. Nous les remercions pour leur accueil inconditionnel.

Les aménagements décoratifs réalisés par Les Compagnons de l’ère médiévale. La photo de gauche montre le pilier central / Photo Francis Vachon
Pour en savoir plus :
MAJ 2010-06-02 : J’ai ajouté le plan de localisation de 1987 dont je faisais mention dans le texte. Ça va aider davantage dans la compréhension.
MAJ 2010-07-20 : J’ai retiré l’information que la tour glissait vers le cap et que la hauteur des marches était un moyen de trébucher l’ennemi. J’ai ajouté l’emplacement actuel du canon. J’ai corrigé les faits sur les rénovations sur les planchers des tours.
Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Histoire, Lieux magiques, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité, Voyage dans le temps.
François Bourque
Le Soleil
(Québec) Le maire Labeaume sonne le glas du rêve américain
La fin de ce qui fut le modèle de développement dominant depuis la dernière grande guerre : celui du bungalow au bout de l’autoroute et de son entrée de garage généreusement nettoyée à la «hose».
Dans un discours qui fera époque, le maire de Québec annonce son intention de mettre un «frein à l’étalement urbain» et de faire une «meilleure utilisation de notre territoire».
Vendre la densification par l’eau
Voir aussi : Étalement urbain, Environnement, Québec La cité.
Québec, le 31 mai 2010 – Le maire de Québec, M. Régis Labeaume, a dévoilé aujourd’hui sa vision pour le développement durable de Québec. Cette vision rend compte d’une réflexion et de décisions en matière d’aménagement, d’urbanisation et de protection des bassins versants des prises d’eau de Québec.
Voir aussi : Étalement urbain, Environnement, Qualité et milieu de vie, Québec La cité.
Source : LCN
Depuis les fêtes du 400e, en 2008 la question est sur bien des lèvres : les ruines du Château Saint-Louis, dont la construction a été entreprise par Samuel de Champlain, vont-elles demeurer accessibles au public ? Parcs Canada a finalement fait son nid : les ruines vont devenir, en quelque sorte, un musée souterrain.
Ces ruines, on le sait, sont situées sous la terrasse Dufferin, entre la falaise et le Château Frontenac, et elles avaient été mises au jour en 2008, à la faveur de travaux sur la terrasse. Ouvertes aux visiteurs, elles ont connu un immense succès en 2008 et 2009 et, en principe, on devait les recouvrir de sable, cet automne.
Voir aussi : Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.
Pierre-André Normandin
Le Soleil
(Québec) Le plan de mobilité durable que s’apprête à dévoiler le maire de Québec en juin nécessitera des investissements de «centaines de millions de dollars». Devant l’ampleur du projet, Régis Labeaume estime que le gouvernement fédéral devra contribuer au développement du transport en commun de la capitale.
Voir aussi : Québec La cité, Tramway à Québec, Transport en commun.
Pierre Pelchat
Le Soleil
(Québec) Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) n’envisage pas de mettre en service une navette entre l’aéroport Jean-Lesage et le centre-ville de Québec à l’image de celle qu’offre depuis mars la Société de transport de Montréal (STM) à un coût de 7 $ par passager pour un aller simple.
Voir aussi : Québec La cité.
Source : Jean-Luc Lavallée, Journal de Québec, le 27 mai 2010
La Ville de Québec a convoqué la presse, lundi, pour le dévoilement de sa « vision pour le développement durable », une étape importante aux yeux du maire Labeaume qui évoque un « plan pour les 25 prochaines années ».
« Honnêtement, je vous dirai que lundi, c’est le début de l’annonce des décisions importantes qu’on prend pour l’avenir de Québec pour le prochain quart de siècle. Elles sont prises les décisions, on va vous annoncer ce qu’on veut faire, comment on veut le faire et de quelle façon », a déclaré Régis Labeaume, hier, à son retour de l’Allemagne, se gardant bien de se commettre davantage pour garder l’effet de surprise.
« Là, je suis très flou, mais vous verrez lundi… Je considère (…) qu’on prend des décisions courageuses. Ce n’est pas moi qui l’ai dit », a-t-il poursuivi. Il prévoit également dévoiler dans un deuxième temps, en juin, son plan de mobilité durable.
Les intervenants sur ce blogue auront donc un peu plus de trois jours pour donner leur vision et lundi ils pourront la comparer avec la ligne qu’entend prendre la mairie de Québec.
Voir aussi : Art de vivre en ville, Message d'intérêt public, Nouvel urbanisme, Québec La cité.
Véronique Demers
Québec Hebdo
(…) En ce moment, Québec possède 5,7% (incluant Saint-Augustin-de-Desmaures) de son territoire sous forme de milieux naturels d’intérêt protégés, dont la moitié de cette superficie est constituée de battures, ces parties du rivage que la marée descendante laisse à découvert.
Voir aussi : Québec La cité.
Quatre villes canadiennes comptent parmi les 25 meilleures de la planète en termes de qualité de vie, selon une enquête globale dont les résultats ont été rendus publics mercredi.
Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité.