Vu sur la rue Saint-Jean
Voir aussi : Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Histoire.
La Grande Allée en 1916 (Rue Grande-Allée, Québec, QC, 1916, Wm. Notman & Son, VIEW-5688, Musée McCord)
Jérôme Ouellet
Historien
Cette photographie réalisée en 1916 par la firme Wm. Notman & Son montre la Grande Allée alors qu’elle se présente, à juste titre, comme la voie la plus prestigieuse de Québec. Quelques facteurs clés expliquent sa notoriété. L’implantation d’institutions sur son parcours fait d’elle un lieu de passage recherché. À partir de 1850*, on l’emprunte pour se rendre au domaine Spencer Wood (Bois-de-Coulonge), lieu de résidence du gouverneur du Canada puis du lieutenant-gouverneur du Québec. Sur les terrains du Cricket Field, qui bordent la Grande Allée, on construit l’hôtel du Parlement entre 1877 et 1886. La présence de ce dernier incite la bourgeoisie à s’installer dans de belles demeures sur le flanc sud de la Grande Allée.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.
Les grandes étapes de sa démolition, de juillet à aujourd’hui
Érik Chouinard
Radio-Canada
C’est officiellement la fin pour l’église Saint-Cœur-de-Marie. Les derniers débris de sa démolition ont été déplacés jeudi.
On a d’ailleurs commencé à rentrer de la terre parce qu’au printemps, je vais mettre un gazon pour que ça soit propre, alors on arrive à la fin, on va commencer à déplacer les blocs de béton en début de semaine, souligne le propriétaire du terrain, Louis Lessard.
Certains blocs de béton seront conservés pour bloquer l’accès au site avant l’installation d’une clôture au printemps.
Le terrain de l’église maintenant pratiquement vacant.
Le promoteur s’était porté acquéreur en 2010 de l’église fermée depuis 1997. Il avait l’intention d’y construire une tour d’habitation de 18 étages. Il affirme qu’il ne s’attendait pas à la saga qui allait en découler.
Louis Lessard n’avait pas l’intention de conserver l’église que plusieurs considéraient d’intérêt patrimonial. La controverse l’a rapidement ébranlé. Si la Ville avait voulu conserver l’église, elle aurait pu mettre de l’argent, mais la Ville n’a pas voulu mettre d’argent, clame le promoteur.
En mai, Louis Lessard a averti que la structure était devenue dangereuse et que l’église devait être démolie au plus vite.
Les travaux de démolition sont finalement entamés le 26 juin 2019. C’était un gros fardeau et ça m’a coûté de l’argent, mais il n’y a plus de risque pour personne, se rassure le promoteur.
Des ouvriers dans une nacelle attachée à une grue démontent un dôme.
Procès décisif
La Ville de Québec a refusé neuf versions de projet que Louis Lessard lui a présentées. À cause de ce bras de fer dans lequel il est engagé avec la Ville, il réclame 17 millions de dollars en dédommagements. La cause sera entendue en cour à partir du 6 avril prochain.
Entre-temps, le promoteur demeure avare de détails quant au projet qui prendra forme sur le terrain maintenant vacant. C’est à un juge de décider qui a raison et qui a tort, c’est ça la prochaine étape, confie-t-il.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
* Pour avoir assisté à la première soirée consacrée au 250e anniversaire des pompiers de Québec, je peux vous dire que ce fut très intéressant, captivant et bien fait. La soirée passe très vite ! La Ville de Québec continue là où la Commission de la capitale nationale avait cessé ses soirées similaires qui connaissaient alors également un grand succès. Gérald Gobeil
Dès l’automne 2019, plongez à travers la grande et la petite histoire de Québec grâce à une toute nouvelle série de spectacles commémoratifs intitulée Québec se souvient.
Sous la direction artistique de Cyrille-Gauvin Francoeur, comédiens, musiciens, historiens et spécialistes fouleront les planches de la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm afin de souligner l’anniversaire d’un événement, d’un lieu ou d’un personnage ayant marqué l’histoire de notre ville.
La série Québec se souvient est une présentation de la Ville de Québec et du Palais Montcalm.
QUÉBEC SE RACONTE – 75e ANNIVERSAIRE D’AU PIED DE LA PENTE DOUCE
En 1944, Roger Lemelin a publié l’un des premiers grands romans québécois campé en milieu urbain. À l’occasion du 75e anniversaire du roman Au pied de la pente douce, redécouvrez ce portrait d’une communauté paroissiale défavorisée de Québec à travers la vie quotidienne de trois adolescents.
Mercredi 6 novembre 2019, 19 h 30
QUÉBEC FAIT LA FÊTE – 125 ANS DE CARNAVALS D’HIVER
En 1894, un premier grand carnaval est inauguré à Québec par le gouverneur général Aberdeen. Découvrez l’histoire de cette grande fête d’hiver, de ses traditions à ses personnages incontournables, en passant par la création officielle du Carnaval de Québec en 1955.
Mardi 3 décembre 2019, 19 h 30
Coût des billets:
Tarif étudiant
15 $ par spectacle
36 $ pour les 3 spectacles
Tarif régulier
20 $ par spectacle
42 $ pour les 3 spectacles
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Conférences / évènements, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Église Saint-Jean-Baptiste.Projet
Québec, le 17 octobre 2019 – La Ville de Québec a déposé aujourd’hui une dernière demande dans le cadre des élections fédérales, en lien avec un important projet de reconversion d’un bâtiment du patrimoine religieux à valeur exceptionnelle de Québec. Le projet de l’école primaire Saint-Jean-Baptiste vise à convertir l’église adjacente afin de profiter d’espaces supplémentaires pour leurs activités ainsi que pour la communauté du quartier.
« Le projet de reconversion de l’église Saint-Jean-Baptiste, proposé par l’école Saint-Jean-Baptiste, est une occasion d’offrir une nouvelle vocation à cet important bâtiment patrimonial de Québec, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. L’église a toujours été au cœur de la vie communautaire et culturelle du quartier. Avec ce projet, elle retrouverait la place centrale qu’elle a longtemps occupée avant sa fermeture en 2015. Nous demandons au prochain gouvernement fédéral de soutenir financièrement ce projet. »
« Comme c’est le cas pour plusieurs écoles primaires, nous avons un besoin criant d’espace de vie, de jeux et de découvertes pour faire bouger nos élèves et favoriser leur développement global, a ajouté Mme Catherine Gélineau, directrice de l’école Saint-Jean-Baptiste. L’utilisation d’un lieu polyvalent, flexible et inspirant comme l’église Saint-Jean-Baptiste qui, de surcroît, est notre voisine immédiate, nous apparaît tout indiquée pour créer un prolongement de l’école et de son service de garde. En collaboration avec nos partenaires, c’est également un moyen de mettre en place des initiatives visant à ouvrir l’école sur la communauté. »
Accueil d’un plus grand nombre d’élèves
L’école Saint-Jean-Baptiste accueille les élèves des quartiers Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire. Avec l’arrivée projetée de 500 nouveaux résidants permanents dans le quartier, comme souhaité par la Table de concertation du Vieux-Québec, ce projet permettrait aux élèves d’avoir accès à de nouveaux espaces physiques d’apprentissage et d’éveil culturel tout en contribuant à la préservation de cette église adjacente à l’école.
Aide accordée à l’église Saint-Jean-Baptiste
En 2019, dans le cadre de la Mesure d’aide pour les églises de valeur patrimoniale exceptionnelle, financée en parts égales entre la Ville de Québec et le gouvernement du Québec, la Ville a octroyé une aide financière de 650 434 $ à la Fabrique de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste pour des travaux de restauration de la maçonnerie et de la fenestration ainsi que pour la réparation du système de gicleurs.
Dans les années à venir, cette mesure d’aide pourrait permettre à l’église Saint-Jean-Baptiste d’être soutenue jusqu’à 30 % de ses dépenses admissibles pour des projets de restauration ou de reconversion. Comme l’église est un immeuble patrimonial classé par le gouvernement du Québec, elle pourrait également recevoir l’aide du Conseil du patrimoine religieux du Québec pour 65 % des dépenses admissibles.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Québec, le 8 octobre 2019 – La Ville de Québec annonce que la vente des bancs du Colisée se tiendra les 19 et 20 octobre prochains sur le site d’ExpoCité au stationnement P2, accessible par la rue Soumande. La Ville rappelle que seuls les bancs en bois blancs seront vendus aux citoyens au coût de 30 $ l’unité, par lot de 2, jusqu’à un maximum de 12 bancs par personne.
Spécifications techniques
Les bancs ne sont pas autoportants. Ces derniers doivent être fixés à un mur. Des travaux de menuiserie peuvent être nécessaires pour installer le tout de façon sécuritaire. Afin que l’assise soit confortable, prévoir les distances suivantes :
17 pouces entre le sol et le banc;
37 pouces de largeur pour 2 bancs;
26 à 27 pouces de profondeur.
Récupérer ses bancs
La Ville rappelle que les quelque 500 personnes qui ont déjà signifié leur intérêt seront contactées en priorité. Les autres personnes intéressées seront contactées individuellement par le personnel d’ExpoCité dans les jours à venir. Une plage horaire fixe leur sera communiquée afin de récupérer leurs bancs.
Les frais d’acquisition devront être payés sur place en argent comptant, ou encore par carte de crédit ou de débit.
Il est de la responsabilité des acheteurs de prévoir un véhicule assez spacieux pour accueillir les bancs et de prévoir l’aide nécessaire pour charger le tout.
Un autographe pour une bonne cause
Les nostalgiques du hockey pourront également payer un supplément de 25 $ pour avoir en prime, sur leurs bancs, une signature d’un ancien joueur des Nordiques. Un joueur sera présent pour l’occasion. Les sommes amassées seront remises à un organisme de charité.
Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.
Les 9 projets refusés par la Ville de Québec
D’autres photos fournies par un fidèle lecteur de Québec Urbain:
Et cette dernière d’un autre lecteur assidu (Peter Côté):
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Jérôme Ouellet
Historien
Histoire Urbaine
Aux lendemains de la Conquête britannique, les communautés protestantes[1] de Québec, n’ayant aucun lieu d’inhumation consacré, sont contraints d’employer à cette fin des sites temporaires dont la gorge du bastion Saint-Louis[2]. Dans les années 1770, deux terrains contigus situés aux abords de la rue Saint-Jean sont acquis aux fins d’inhumation des défunts de confession anglicane et presbytérienne[3]. Il s’agit du premier cimetière non catholique de Québec[4]. À compter de 1822, des offices du culte anglican sont célébrés dans la maison du fossoyeur. Située dans le cimetière, elle est bientôt connue sous le nom de St. Matthew’s Chapel[5]; sa destruction lors de l’incendie du faubourg en 1845 entraine la construction d’un nouveau temple. Conçu par l’architecte-maçon John Cliff, le bâtiment religieux d’inspiration néogothique est inauguré en 1849.
D’autres informations sur le site de la Ville de Québec
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Le programme de ces conférences très courues.
Voir aussi : Conférences / évènements, Histoire, Québec La cité.