Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le maire Labeaume pour un troisième lien… à l’ouest

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 octobre 2016 26 commentaires

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Un troisième lien routier est nécessaire entre Québec et Lévis, mais il doit être situé à l’ouest des deux villes.

C’est la conclusion à laquelle est arrivée l’administration Labeaume après avoir étudié six heures d’images filmées aux heures de pointe, fin septembre. Celles-ci ont été recoupées avec les données de l’étude origine-destination de 2011 du ministère des Transports du Québec (MTQ), qui révèlent notamment que le nombre de véhicules ne cesse d’augmenter dans la région de Québec et que 76 % des déplacements de Lévis vers Québec aboutissent à l’ouest de l’autoroute Laurentienne.

La suite

La congestion routière dans la région de Québec en chiffres * Pierre-Oliver Fortin (Journal de Québec)

21,7 % croissance du parc automobile depuis 10 ans, c’est 100 000 véhicules de plus

100 000 déplacements de plus à l’heure de pointe du matin

27,8 % hausse de la durée de l’heure de ponte en 20 ans

70 % augmentation du temps de déplacement sur la Rive-Sud
901 126 habitants en 2036 (805 400 en 2011)

80 % de la croissance des espaces à bureau dans l’ouest de Québec

Population de Québec Population de Québec

*Tableaux d’un PPS présenté par la Ville de Québec lors du colloque sur la densification verte. Ils feront l’objet d’un autre billet.

Un projet insensé * François Bourque (Le Soleil) «Je ne suis pas là pour faire plaisir à tout le monde», a insisté M. Labeaume. Peut-être, mais je ne peux expliquer son virage pour un lien supplémentaire autrement que par le désir de plaire et de calmer les radios. (…) Est-ce socialement acceptable de mettre 4 milliards $ dans un troisième lien pour 18 100 voitures?

L’opinion publique, poids lourd dans le dossier du troisième lien * David Rémillard (Le Soleil) Extrait: « Mme Vandersmissen cadre par ailleurs le troisième lien dans un débat entre «deux Québec». Il y a selon elle «la ville du métrobus [transport en commun] et la ville des banlieues». Elle craint que la facture d’un troisième lien ne soit refilée à «l’ensemble de la société», conséquence «des décisions individuelles» d’un groupe restreint de citoyens. »

Voir aussi : Transport en commun.

Un avis favorable pour la tour Le Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 octobre 2016 53 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Le Phare de 65 étages a obtenu un avis préliminaire favorable de la commission d’urbanisme de la Ville, qui a «adoré» le concept, selon le promoteur. Le président et chef de la direction de Cominar, Michel Dallaire, a fait le point jeudi sur l’avancement de son projet de complexe immobilier à Sainte-Foy, qui inclut une tour de 65 étages. (…) Le projet comptait à l’origine cinq bâtiments. «On en a enlevé un pour doubler l’espace public. On a repositionné les bâtiments», a indiqué M. Dallaire pour maximiser l’ensoleillement et pour contrer les vents. Mais une chose reste coulée dans le béton: la tour principale demeure à 65 étages. (…) «Les prochaines étapes, pour nous, c’est la consultation publique qui doit nous mener vers une modification de zonage. Et ça, c’est pas sous notre contrôle. C’est la Ville. L’étape qu’on avait à franchir, c’était la commission d’urbanisme. On a eu l’appui de la commission d’urbanisme et là on est en discussion avec la Ville pour la suite.»

La suite

* Merci à un fidèle lecteur (Nathan)

Dallaire obtient un avis favorable pour Le Phare… redessiné * Jean-Michel Genois-Gagnon (Le Soleil)

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Nouveau projet: Les condominiums Sous les Bois

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 octobre 2016 7 commentaires

Sous les bois Sous les bois Sous les bois Sous les bois Sous les bois Sous les  bois

Au début du 19e siècle, la région de Québec connaît un essor économique sans précédent grâce à ses chantiers navals et au commerce du bois avec l’Angleterre. Plusieurs riches commerçants, appelés les « barons du bois », établissent leur chantier dans les anses de Sillery et se font construire d’opulentes villas sur de grands domaines aménagés en haut de la falaise. C’est le cas des frères d’origine irlandaise George et Henry Pemberton qui possèdent un chantier à la Pointe-à-Puiseaux. Ils achètent un terrain vierge à proximité en 1833 pour y ériger une résidence secondaire qui ne verra finalement le jour que vers 1843. En 1848, en raison du déclin du commerce du bois, les Pemberton se départissent du domaine au profit du notaire Errol Boyd Lindsay qui nomme le lieu Sous-les-Bois en raison des grands arbres qui entourent la villa.

En 1869, Lindsay met en vente son domaine. C’est l’abbé Joseph-Honoré Routhier qui l’acquiert, grâce à un généreux donateur anonyme, pour en faire don le jour même aux religieuses de Jésus-Marie, déjà installées à Lauzon, en contrepartie de l’édification d’un collège pour l’instruction des jeunes filles. C’est la première de plusieurs communautés religieuses à venir s’établir sur les hauteurs de Sillery. Les religieuses y fondent un pensionnat pour jeunes filles et entreprennent la construction d’un vaste couvent dessiné par l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy. Depuis près de 150 ans, le Collège de Jésus-Marie dispense un enseignement privé sur ce grand domaine. Malgré l’incendie qui rase le vieux couvent en 1983, le collège survit et profite depuis, d’installations plus modernes.

La petite villa Sous-les-Bois est encore présente sur le site. Durant le dernier siècle, elle a servi de résidence à l’aumônier, d’école des sciences ménagères, puis de noviciat pour la communauté. La villa est agrandie et rénovée de façon importante en 1952 et est aujourd’hui enclavée dans un bâtiment plus imposant. Elle est toujours reconnaissable grâce à sa toiture en pente, ses trois lucarnes et sa galerie orientées vers le fleuve, comme à l’origine.

Un billet (2013) précédent quant à ce projet

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Condo.

Autocollants pour inciter au respect des passages piétonniers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 octobre 2016 1 commentaire

autocollant

Québec, le 27 octobre 2016 – Réunis à l’intersection des rues Joffre et Père-Marquette, Accès transports viables et le Conseil de quartier de Saint-Sacrement ont procédé au lancement d’un autocollant visant à inciter les automobilistes à respecter les passages piétonniers dans la Ville de Québec. L’initiative est réalisée dans le cadre de la campagne Tous piétons!, organisée par Piétons Québec.

« Même si le Code de la sécurité routière est clair à ce propos, les automobilistes sont encore trop rares à céder le passage aux piétons qui désirent emprunter un passage spécialement conçu à cet effet », dénonce Etienne Grandmont, directeur d’Accès transports viables. L’incivisme va même parfois assez loin selon M. Grandmont. «Il arrive parfois qu’un automobiliste qui respecte la loi se fasse klaxonner par le chauffeur qui le suit.»

Pour sensibiliser les automobilistes de Québec à cette problématique, l’organisation distribue à partir d’aujourd’hui des autocollants, portant la mention « ce véhicule s’arrête aux passages pour piétons », à installer à l’arrière de l’automobile. « Le message réfère à l’obligation qu’ont certains véhicules lourds de s’arrêter aux passages à niveau, une notion avec laquelle les automobilistes sont familiers. Nous croyons important de rappeler cette règle de partage de la route et souhaitons surtout changer les habitudes des conducteurs de Québec», a déclaré M. Grandmont.

Ces autocollants sont disponibles à l’accueil du Centre culture et environnement Frédéric Back et dans différents magasins de la ville au coût de 2$.

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Relier Robert Bourassa à la 275, le 3e lien?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 octobre 2016 3 commentaires

Dans «La comédie urbaine de Québec», François Hulbert démontre comment les décideurs ont orienté la circulation dans Québec : des axes routiers se terminant en « T », créant systématiquement des zigzags dans les déplacements (ex. : St-Sacrement-Hamel-Pierre-Bertrand, Hochelaga-Robert-Bourassa-Laurier).

Aussi, des boulevards devenus résidentiels qu’on double puisqu’ils sont devenus dangereux – Chauveau est le meilleur exemple. Des boulevards qui se tortillent et qu’on peine à rejoindre à d’autres : Hochelaga-Neilson (on a dû déplacer/démolir des maisons), Père-Lelièvre, Louis XIV, et plus tard Lebourgneuf. Plusieurs grands axes routiers se terminent dans de petites rues : Masson, Michelet, Marie-de-l’Incarnation, Soumande, Neuviale, Holland, etc. Mais tout ça ne date pas d’hier, puisqu’on avait déjà adopté ce concept dans la Haute-ville. Ainsi, il n’y a presque pas de liens directs perpendiculaires à la Grande Allée. Amusez vous avec une carte de Québec pour en trouver d’autres.

Suite du texte sur Le Soleil.

Voir aussi : Message d'intérêt public.

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