Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Le Phare de Québec »

Le terrain du futur Phare en attente

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2019 Aucun commentaire

Avant que le mégaprojet du Phare débute, je me disais qu’il serait peut-être bon de prendre en photo le terrain concerné. Les deux photos du haut sont prises de la rue Lavigerie.

Celle du dessous montre la longueur du terrain qui borde la rue des Châtelets.

Les travaux du Phare débuteront cet été.

Vue aérienne du terrain sur Maps.

En rappel : la page du projet.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Phare et tramway: le scénario du pire

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 mars 2019 9 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / La Ville de Québec émettra les permis de construction du Phare même si le projet de tramway devait être abandonné.

Le scénario est peu probable, vu l’état d’avancement du projet de tramway et la disponibilité de l’argent public tant à Québec qu’à Ottawa.

Malgré tout ce théâtre politique sur les modalités de financement, on voit mal comment le projet de Québec pourrait être mis de côté.

J’ai pourtant sursauté en entendant le numéro 2 de l’administration Labeaume, Rémy Normand, rappeler cette fatalité du monde municipal : une ville a l’obligation de délivrer un permis lorsque la demande respecte le zonage et que la Commission d’urbanisme est d’accord. Ce sera vrai pour le Phare comme pour tout autre projet. Tramway ou pas. La loi est ainsi faite, que celle-ci plaise ou pas.

Ce qui m’a dérouté, ce n’est pas tant ce rappel des obligations de la Ville que la désinvolture dans la façon de dire. «Le Phare est une décision privée… Il n’y a pas de lien entre le Phare et le tramway… Ce sont deux projets totalement indépendants.»

Il me semble au contraire que ce projet du Phare est éminemment public, tant par les coûts collectifs d’infrastructure qu’il commande que par son impact dans la vie et le paysage de la ville.

Les deux projets ne sont peut-être pas liés au plan légal. Mais au plan urbain, c’est une aberration d’envisager un Phare sans transport en commun structurant.

L’impact serait catastrophique sur la circulation déjà congestionnée à l’entrée de la ville. D’autant plus qu’on ignore encore comment le ministère des Transports entend réaménager les échangeurs de la tête des ponts. Et qu’on ignore aussi où et comment sera raccordé le réseau de transport de Lévis. Cela fait beaucoup d’inconnus pour émettre des permis de construction dans un secteur aussi sensible.

Aux citoyens qui se sont inquiétés ces dernières années de l’impact du Phare sur la circulation, on a toujours répondu que le tramway/SRB permettrait de limiter cet impact.

Ce n’était pas la seule mesure envisagée, mais je comprenais que celle-là constituait une sorte de contrat social pour rendre le projet plus acceptable ou moins inquiétant.

Le plus étonnant restait à venir. C’est venu cette fois du responsable des transports à la Ville. Il a rapporté que lors de réflexions internes, on s’est demandé ce qui se passerait dans l’hypothèse d’un Phare sans tramway. La réponse : «On aura probablement des réaménagements du boulevard Laurier qui vont être différents de ce qu’on connaît aujourd’hui pour essayer de se donner un peu plus de capacité automobile pour combler l’absence d’un réseau de transport structurant.»

J’espérais avoir mal entendu, mais je me trompais. C’est vraiment ce qui a été dit : on compenserait l’absence de tramway par davantage de voies d’autoroutes à l’entrée de la ville. «Pas la solution optimale», dira-t-il plus tard, mais ça passerait par plus de capacité pour l’auto. Comme si un tramway et des autoroutes étaient interchangeables. Ni M. Normand ni le DG de la Ville ne se sont opposés.

Les bras me sont tombés. Je pensais vraiment que Québec était rendue ailleurs.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Les travaux du Phare débuteront cet été

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 mars 2019 16 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

Tramway ou pas, le Groupe Dallaire ira de l’avant avec Le Phare. L’argent est dans les coffres et l’objectif est de démarrer le chantier à la fin de l’été.

C’est ce qu’a confirmé le promoteur immobilier au Journal, ayant bon espoir de boucler rapidement le financement pour la construction de la tour de 65 étages.

«Cela avance très bien. Le 25 % de financement (équité) est là. Il y a de l’intérêt des investisseurs. Mon enjeu n’est pas là, il faut que je signe des baux de location pour obtenir le financement de construction. Nous sommes en discussions avec trois banques», explique Michel Dallaire, promoteur du développement de 755 millions $.

Celui qui occupe la chaise de président du Groupe Dallaire assure que certains locaux ont déjà trouvé preneurs. Il estime qu’il pourra réaliser la première pelletée de terre lorsqu’environ 130 000 des 400 000 pieds carrés disponibles dans la tour 1 pour de l’espace à bureaux seront loués.

«Honnêtement, je n’ai pas d’inquiétude. À moins d’une catastrophe, le chantier démarrera vers la fin de l’été. Avant décembre, je tiens à rappeler que nous n’avions pas encore l’autorisation pour le zonage. Je ne pouvais pas signer de baux», répond-il.

Avant de commencer les travaux, le Groupe Dallaire doit toutefois encore obtenir ses permis de construction. Pour compléter cette étape, le promoteur explique qu’il doit s’entendre avec la Ville sur le pôle d’échanges et le partage de certains coûts. Il doit aussi finaliser son entente avec le Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Quant au tramway, M. Dallaire mentionne que peu importe le dénouement du dossier, il construira son complexe de quatre tours.

«Lorsque j’ai commencé à travailler Le Phare, il n’y avait pas de tramway», affirme-t-il. «Le RTC veut son point de connexion. Il va toujours y avoir un rabattement des gens. Peut-être que cela va être moins de 10 000 personnes par jour. Il reste qu’il va y avoir 6000 personnes dans le bâtiment.»

Pour la construction du plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto, le Groupe Dallaire prévoit détenir 25 % de l’édifice. Une autre organisation a confirmé qu’elle voulait être propriétaire à 20 %.

Au cours des derniers mois, le Fonds immobilier de solidarité FTQ a démontré de l’intérêt pour le projet. Selon nos informations, les pourparlers se poursuivent. Le Fonds ne serait toutefois pas l’un des principaux joueurs dans l’aventure. « On devrait être, à terme, huit partenaires québécois », précise M. Dallaire.

Parmi les éléments nouveaux, le Groupe Dallaire a choisi d’éliminer l’offre de logements locatifs de la tour 1. Elle comptera plutôt 500 copropriétés. Le nombre de chambres pour l’hôtel a aussi augmenté. Il est passé de 150 à 200.

«Pour les condos, plusieurs investisseurs nous ont souligné qu’ils souhaitaient acheter des portes et faire du locatif. Cela va représenter environ 150 unités», dit M. Dallaire.
Par ailleurs, le promoteur prévoit démarrer la construction de la salle de spectacles vers la fin de la première phase des travaux. Sur le site, on retrouvera dans la tour 2 (52 étages), une résidence pour retraités.

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Projet du Phare: «Québec va le regretter»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 mars 2019 24 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / «Québec va le regretter. Ça va être pire que le G. Ce projet n’a pas sa place. L’îlot est trop petit pour cette hauteur et adossé à l’autoroute, ça n’a pas de sens.»

Du haut de ses presque 85 ans, l’architecte Gilles Guité jette un regard sévère sur le projet du Phare.

Venant de celui qui a dessiné le complexe G, la critique peut surprendre.

Mais ce qui surprend plus encore, c’est sa confidence lorsque je suis passé chez lui prendre un café : l’architecte du G était contre l’idée d’une tour. «Ce n’était pas mon premier choix.» Les plans de la Cité parlementaire dessinés en 1963 prévoyaient plusieurs petits édifices dont la hauteur n’écraserait pas le parlement. «Les architectes ne voyaient pas l’utilité de tours sur la Colline.»

D’autres craignaient qu’une concentration de bureaux crée de la congestion dans la haute ville.

Le député libéral Pierre Laporte avait notamment dénoncé le risque d’engorgement. Un étrange destin a depuis associé son nom à la congestion.

La décision de construire en hauteur venait de haut. Un choix politique. Comme aujourd’hui.

Lorsque le ministère des Travaux publics approche le bureau de Gilles Guité pour construire le G au milieu des années 60, Mont­réal a déjà sa place Ville-Marie et Québec aspire à son tour au «modernisme». Le Ministère demande deux tours de 20 étages.

Guité voit cependant les choses autrement. «J’ai toujours pensé que pour respecter l’horizon de Québec», il aurait mieux valu construire ailleurs. Dans Saint-Roch par exemple.

Il propose au Ministère de construire sept étages. L’immeuble sera plus massif, mais sera davantage en harmonie par son voisinage, plaide-t-il alors. Le Ministère refuse.

Jeune architecte associé au Parti libéral, M. Guité sent qu’il n’a «presque pas d’écoute» dans le nouveau gouvernement de l’Union Nationale.

Il revient alors à la charge avec un projet qui peut sembler contradictoire : une tour de 30 étages, assortie d’un basilaire, plutôt que deux tours de 20 étages.

Cela permet d’éloigner le G de l’immeuble du Parlement, d’avoir une tour «plus svelte et élégante» et un basilaire qui n’écrase pas les bâtiments patrimoniaux voisins, explique-t-il.

(…)

M. Guité plaide que le projet est trop gros pour le site et en rupture avec son voisinage. On ne peut pas en faire le tour ni avoir le recul que commanderait cette hauteur, dit-il.

Ce voisinage, il le connaît bien. Son bureau a «bâti» l’Auberge des Gouverneurs sur l’îlot aujourd’hui destiné au projet de Phare.

Il a aussi construit les immeubles résidentiels voisins Les Jardins des Seigneurs. Des quatre étages qui seront plongés dans l’ombre du Phare. «Le G se mariait mieux à son environnement», analyse-t-il.

«Je mettrais à défi de soumettre le projet aux cinq meilleurs architectes au monde pour qu’ils donnent leur opinion sur la dimension du site. Aucun n’accepterait de construire le Phare», croit-il. Il y revient : «On va le regretter.»

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Voir aussi : Projet - Le Phare de Québec.

Le Phare est-il le projet «exemplaire» attendu?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 mars 2019 47 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Le Phare est-il un projet «exemplaire» et «distinctif» pouvant justifier la «grande hauteur» de 65 étages qui va marquer le paysage de Québec?

La question s’impose à la lecture des «avis d’opinion» de la Commission d’urbanisme de la ville, dont Le Soleil a obtenu copie par la Loi sur l’accès à l’information.

Cette commission a le mandat de contrôler l’implantation et l’architecture des immeubles.

Dans ses quatre avis sur le Phare depuis 2013, la Commission explique que de «telles hauteurs de bâtiments requièrent un projet exemplaire».

«L’acceptabilité de ces grandes hauteurs est intimement liée à la grande qualité» d’un projet et à une «signature distinctive», insiste-t-elle.

Sur cette base, elle a émis en mai 2018 un avis favorable au projet du Phare qui allait donner le coup d’envoi au projet. On n’y perçoit cependant aucun enthousiasme.

À la lecture de ce dernier avis (et des précédents), on peine à comprendre ce que la Commission y a trouvé de si «exemplaire» et «distinctif» pour lui faire passer la barre des critères qu’elle s’était donnés.

On peut déduire que la Commission a hérité au départ d’un projet qu’elle trouvait déficient et handicapé par une mauvaise localisation, à l’angle de deux autoroutes (Henri-IV/Laurier).

Par ses suggestions, elle a fait ce qu’elle pouvait pour limiter les dégâts et rendre le projet plus acceptable. Cela en a-t-il fait le projet «exemplaire» et «distinctif» recherché?

Le débat est ouvert et risque de se poursuivre sans fin, comme pour l’édifice «G» (Marie-Guyart) construit il y a près d’un demi-siècle et qui soulève encore la controverse.

(…)

Depuis 2013, le promoteur a soumis à la Commission quatre versions du Phare qui ont chacune fait l’objet d’un «avis d’opinion».

1- Le premier avis (septembre 2013) fut très négatif sur le concept d’une tour d’inspiration «Dubaï», ce qui n’a pas empêché le promoteur de le rendre public un an et demi plus tard (février 2015).

2- Un second avis (avril 2016) sur un projet remanié fut beaucoup plus favorable malgré des «interrogations et des inquiétudes face à l’importance des enjeux urbains. Le projet fut rendu public l’automne suivant. «Un phare bien meilleur», avais-je alors écrit.

3- Un troisième avis, cette fois farouchement négatif, fut rendu en mars 2018 sur un projet encore une fois remanié. La Commission y constate que les qualités architecturales de la version précédente ont tout à coup disparu.

Difficile de comprendre ce qui s’est passé. Le promoteur a-t-il changé d’architectes ou leur a-t-il demandé de couper dans le projet pour en réduire les coûts?

Seul le promoteur pourrait nous le dire, mais depuis des semaines, il ne répond plus à nos messages et courriels.

Ce silence coïncide avec l’obtention du changement de zonage qu’il convoitait, mais peut-être n’est-ce qu’un hasard.

Cette troisième version du Phare n’a jamais été rendue publique et la Ville de Québec refuse aussi de la montrer. Un moindre mal puisque cette version a été écartée.

4- Un quatrième avis d’opinion que l’on peut considérer comme «final» a été rendu en mai 2018. Il est favorable, malgré plusieurs réserves.

Le promoteur est revenu au concept de 2016. «L’architecture générale des bâtiments s’est améliorée», dit avoir constaté la Commission. «Son design s’est bonifié et la commission apprécie les orientations sur sa matérialité».

Elle demande de «poursuivre le développement du projet» avec un «souci de grande qualité, de distinction et de raffinement des détails».

Elle exprime aussi des inquiétudes sur la typologie des balcons, l’impact des vents et de l’ombre, les éventuels basilaires et la mise en lumière des bâtiments.

Il faudra de nouvelles études de vent et d’ombrages, prévient la Commission.

(…)

Les délibérations de la Commission d’urbanisme se font à huis clos et ses membres sont tenus au silence éternel.

Les plans et documents qui leur sont soumis ne sont pas publics, même après que les décisions aient été rendues.

Les avis de la Commission ne sont pas publics non plus. Je n’ai réussi à obtenir ceux sur le Phare qu’après en avoir appelé du refus de la Ville de Québec devant la Commission d’accès à l’information. C’est une bataille qu’il faudrait recommencer à chaque fois.

Cela fait beaucoup de secret pour des décisions qui ont un impact parfois important sur le paysage de la ville et la vie des quartiers. Est-ce vraiment la meilleure façon de servir l’intérêt public?

Il faudrait, il me semble, que les enjeux d’apparence et d’architecture soulevés par les grands projets puissent être abordés plus ouvertement dans l’espace public.

Il doit bien y avoir moyen d’alléger un peu le secret sans nuire aux projets ou à la situation concurrentielle des promoteurs.

Je ne porte pas ici de jugement sur la compétence professionnelle des membres de la Commission.

J’en porte un sur l’importance que la ville ne soit pas dessinée à huis clos.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Le Phare: la pétition contre le projet circule toujours !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 décembre 2018 8 commentaires

Québec, le 19 décembre 2018 – Une pétition initiée par une citoyenne de la ville, il y a moins d’un mois, a déjà recueilli plus de de 2000 signatures et ça continue ! Les signataires réclament le respect du PPU et la mise en place d’une réelle consultation publique à la mesure du gigantisme du projet.

La pétition a été déposée à titre provisoire au conseil de Ville le lundi le 17 décembre, le soir même où un règlement qui permet de passer outre aux propositions du PPU de 2012 a été adopté. Comme le titrait la chronique de François Bourque du 22 octobre 2018, ce règlement n’est rien d’autre qu’une astuce légale pour forcer le Phare ».

La pétition déposée était accompagnée des commentaires très pertinents des signataires. Ces commentaires peuvent vous être fournis sur demande.

Comme l’affirme madame Delpech : «Un projet qui aura un impact sur la ville pour les 100 prochaines années doit absolument faire l’objet d’une consultation à sa mesure. Les conseillers municipaux, qui ont reçu ces commentaires, devraient se donner la peine de les lire pour se rendre compte de la pertinence et de la qualité des arguments. On est loin des chialeux jamais contents comme ils s’évertuent à le répéter.»

On peut signer la pétition ici ou

Madame Anne Delpech, instigatrice de la pétition, a été interpelée par l’urgence d’agir devant l’imminence et les enjeux majeurs d’un tel projet : contournement du plan particulier d’urbanisme (PPU), inadaptation au milieu, non respect des principes élémentaires de densification, impacts sur l’environnement, augmentation de la congestion, concentration excessive dans le secteur des ponts et des échangeurs.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Entre «cinq et dix autres investisseurs» pour Le Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 décembre 2018 1 commentaire

Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

Le Groupe Dallaire sera propriétaire de 25 % du complexe Le Phare. Entre «5 et 10 autres investisseurs québécois» devraient se joindre à l’aventure d’ici le printemps, a appris Le Soleil.
Lundi, le conseil municipal a adopté le règlement qui permet au promoteur immobilier d’aller de l’avant avec son développement de 755 millions $, à Sainte-Foy.

Un soulagement après sept années de boulot, concède au bout du fil le président et chef de la direction de Groupe Dallaire, Michel Dallaire. «C’est une autre étape importante. Je suis très content».

Si tout se déroule bien, M. Dallaire prévoit réaliser la première pelletée de terre quelque part durant le mois de mars ou avril prochain. Avant, il doit obtenir les permis de construction nécessaires. Ce qui ne devrait pas poser de problème.

Il doit aussi compléter le financement pour démarrer le chantier. «Nous sommes en discussions avec certaines banques. Nous ne pouvions rien signer sans avoir le zonage», explique l’homme d’affaires.

Les prochains mois seront donc très occupés pour l’entreprise de Québec. La mise en marché des premiers locaux commerciaux devrait se faire à partir du 1er janvier 2019. Pour les condos, l’objectif est de signer les contrats avec les premiers propriétaires au début de l’été.

Rafraîchissons-nous la mémoire : le complexe de quatre tours, entre 17 et 65 étages, hébergera des bureaux, des commerces, un hôtel (156 chambres), des copropriétés (395 unités), des appartements (270 unités), une résidence pour personnes âgées (394 unités), une salle de spectacle et une place publique.

«Avec le feu vert pour le zonage, je suis maintenant capable de signer des ententes de location», explique M. Dallaire, mentionnant que plusieurs groupes ont cogné à sa porte.

Partenaires non dévoilés

Quant aux partenaires d’affaires pour le complexe Le Phare, M. Dallaire préfère pour le moment ne pas dévoiler le nom de ses nouveaux associés. À terme, l’objectif du promoteur est d’être gestionnaire et de détenir «25 % des parts dans chaque tour».

Pour la tour de verre de 65 étages, avec 25 % des parts, le patron précise que sa famille demeure le plus important joueur dans cette étape du développement.

«Nous attendions le zonage pour pouvoir conclure des ententes avec des partenaires pour la construction de la première tour. Elle devrait coûter environ 450 millions $. J’ai toujours dit que je ne ferais pas ce projet seul, question de répartir le risque», avance-t-il. «En ce moment, je n’ai aucun partenaire américain. Nos discussions sont avancées avec différents groupes québécois. Ce sont des partenaires privés silencieux qui veulent investir dans l’immobilier. Ils ne veulent pas gérer l’endroit. Ce sont des gens qui croient au développement de Québec», poursuit-il.

En juillet dernier, le Groupe Germain n’avait pas caché au Soleil son intérêt pour le projet d’hôtel de 150 chambres dans le complexe. L’entreprise, qui détient un réseau hôtelier pancanadien, avait toutefois l’intention d’étudier davantage le dossier.

«Plusieurs chaînes nous ont approchés. On va s’asseoir après les Fêtes avec M. Germain, comme avec les autres», répond M. Dallaire.

Pour les tours deux, trois et quatre, le Groupe Dallaire précise que les chantiers seront aussi réalisés en partenariat avec d’autres entreprises.

«Les autres tours peuvent être détenues par les mêmes personnes ou d’autres groupes. C’est vraiment quatre projets différents. Mon objectif est de posséder 25 % dans chaque tour à la fin», explique le président.

Le projet de 3 millions de pieds carrés s’échelonnera sur une période de 10 ans.

M. Dallaire estime pouvoir livrer le pôle d’échanges souterrain pour le futur réseau structurant de transport en commun de la capitale d’ici 2022, comme le demande la ville.

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Feu vert pour Le Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 décembre 2018 Commentaires fermés sur Feu vert pour Le Phare

Louise Boisvert
Radio-Canada

Les élus de la Ville de Québec ont adopté à majorité le règlement qui premet la réalisation du projet immobilier Le Phare. Cinq conseillers de l’opposition ont voté contre.

La Ville a franchi une nouvelle étape dans le dossier du projet immobilier le Phare. Lundi, les élus ont adopté le règlement qui permet au projet de voir le jour sans être soumis au processus référendaire.

La Ville a toutefois apporté une modification au règlement. Elle exige du promoteur qu’il termine les travaux d’aménagement d’un pôle d’échange souterrain pour le projet de réseau structurant, avant le 1er janvier 2022.

L’objectif est de s’assurer que le promoteur, le Groupe Dallaire, procède en priorité à ces aménagements pour ne pas retarder l’échéancier du projet de la Ville de Québec.

« Dans le respect de la qualité de vie des citoyens du secteur, je ne peux pas accepter le projet de règlement », s’est exprimé le conseiller indépendant, Yvon Bussières.

Québec 21 et Démocratie Québec ont aussi voté contre le projet de règlement.

Dernière tentative des citoyens

Quelques citoyens ont pris la parole pour convaincre la Ville de retarder le projet pour reprendre le processus de consultation publique depuis le début. « Le projet gagnerait en pertinence et en acceptabilité sociale » a déclaré Huguette Lépine, ancienne présidente du conseil de quartier Saint-Louis.

Une pétition de 2000 signatures a aussi été déposée au conseil.

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Le pôle d’échanges sous le Phare devra être prêt pour 2022

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 décembre 2018 3 commentaires

Source : Jean-Luc Lavallée, Journal de Québec, le 17 décembre 2018

La Ville de Québec impose une date butoir au Groupe Dallaire pour la construction du «pôle d’échanges» souterrain de transport en commun qui sera intégré au futur Phare. Cet aménagement devra être complété le 1er janvier 2022.
«L’assurance que le pôle d’échanges intermodal de transport en commun soit réalisé, quelle que soit l’évolution du projet de développement, constitue une préoccupation majeure de la Ville», peut-on lire dans une fiche réglementaire qui est à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal, lundi soir.
Rappelons que la tour principale du complexe Le Phare, haute de 65 étages, doit accueillir un terminus majeur où convergeront tant le tramway que les trambus, les métrobus et les autobus réguliers. Le chantier du réseau de transport collectif de la Ville doit quant à lui débuter en 2022 selon l’échéancier qui a été rendu public. La mise en service partielle est prévue en 2025 et la mise en service complète en 2026.

Questionné lors d’un point de presse en après-midi, Régis Labeaume a confirmé l’imposition de l’échéancier du 1er janvier 2022 au promoteur immobilier. «Il le faut parce que nous, on va bâtir le nôtre (le réseau de transport collectif). Si lui, il n’a pas fait son hub, on a un problème. On n’a pas de craintes avec personne mais on aime ça signer des contrats. C’est toujours plus sûr», a déclaré le maire de Québec.
Le promoteur Michel Dallaire espère obtenir ses permis pour amorcer la construction de son méga projet au printemps 2019. «On est en avis de motion pour négocier une entente sur le hub, les entrées, la tuyauterie. Une fois qu’on a signé ça, on donne les permis», a confirmé le maire, laissant sous-entendre qu’il ne s’agissait plus que d’une formalité.

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Le Phare: Consultation à Sainte-Foy qui va du meilleur au pire

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 novembre 2018 14 commentaires

Louise Boisvert
Radio-Canada

ANALYSE – Les citoyens du plateau centre de Sainte-Foy sont repartis résignés mercredi à la suite de la seule consultation publique pour le projet Le Phare, un des plus gros investissements privés des prochaines années à Québec. La Ville ira de l’avant malgré leur opposition. Devant l’inévitable, les citoyens ont profité de cette dernière tribune pour dénoncer la façon de faire de la Ville.

L’administration Labeaume semble avoir fait les choses à l’envers pour le projet du Phare.

Le projet du Groupe Dallaire, qui comprend la construction d’une tour de 65 étages à l’entrée de la Ville dans le secteur de Sainte-Foy, a d’abord été dévoilé dans les médias en 2015. Après quelques modifications, il a reçu un avis favorable de la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec avant même qu’il ne soit présenté aux citoyens. Deux rencontres organisées par le Groupe Dallaire ont eu lieu au printemps. La Ville de Québec a tenu les siennes le mois dernier.

La Ville a même préparé deux avis de règlement pour permettre le changement de zonage du terrain, dernier obstacle à sa réalisation. Elle a eu recours à l’article 74,4 de sa Charte, un outil qui permet de soustraire le projet à un référendum.

Puis, elle a tenu une consultation publique à laquelle un peu plus de 150 citoyens ont participé mercredi soir. Moins d’une dizaine de mémoires ont été déposés. Pour un projet de cette envergure, c’est peu.

« La Ville a choisi l’article 74,4 pour être bien sûr de ne pas faire de compromis avec ses citoyens », a accusé une citoyenne. « Les gens ne se déplacent pas parce qu’avec les années, ils savent que les choses ne changent pas parce que tout a été prévu d’avance », a témoigné une autre.

Le projet ira de l’avant sans l’appui du Conseil de quartier.

Tout un contraste quand on sait que la Ville avait multiplié les rencontres, les échanges et les consultations en amont pour faire adopter le plan particulier d’urbanisme dans le secteur en 2012. Un consensus obtenu à la suite de plusieurs compromis, dont celui de ne pas permettre la construction de bâtiments de plus de 29 étages.

Ces citoyens auront vécu le meilleur et le pire du processus de consultation en l’espace de quelques années.

Prudence, transparence et inclusion

« Un projet d’exception exige une consultation d’exception », a lancé Carol Landry, citoyen du quartier qui dénonce le peu de temps accordé aux citoyens pour se faire entendre.

Un avis que partage la professeure de l’Université Laval, Irène Abi-Zeid, spécialisée dans la décision multicritères.

À la lumière des commentaires entendus mercredi soir, elle invite la Ville à réexpliquer pourquoi ce projet est un bon projet. « Si vous êtes certain dans votre âme et votre coeur que vous avez fait preuve de transparence, il ne s’agit pas de rallier tout le monde, mais de convaincre les gens qu’on les a écoutés et qu’on leur a fourni toute l’information », a-t-elle expliqué.

Elle rappelle que cette démarche doit être un exemple.

Politique de consultation publique

Il peut paraître surprenant de voir une telle démarche alors que la Ville de Québec planche sur une nouvelle politique de consultation publique. L’objectif est ultimement d’abolir le processus d’approbation référendaire que le maire Régis Labeaume a qualifié « d’antidémocratique » en commission parlementaire au printemps 2017 sur le projet de loi 122.

Depuis son adoption, les villes peuvent demander au ministère des Affaires municipales d’éliminer ce recours. En contrepartie, elles doivent soumettre une politique de consultation publique qui prévoit entre autres des rencontres en amont des projets et plus de transparence tout au long du processus afin d’obtenir une certaine acceptabilité sociale.

Tout cela a fait défaut dans le dossier du Phare.

En 2017, dans une étude commandée par la Ville de Québec pour évaluer ses pratiques en matière de consultation publique, l’Institut du Nouveau Monde concluait déjà que le projet du Phare avait entraîné une « perte de confiance » des citoyens envers le processus de consultation.

L’administration Labeaume n’a jamais corrigé le tir.

« Quand le projet de loi 122 a été adopté, on savait bien que le test pour savoir ce que la Ville avait en tête pour la consultation publique ce serait le dossier du Phare », a souligné Mireille Bonin à la séance publique mercredi soir.

Pour les citoyens du plateau centre de Sainte-Foy et les autres qui se sont prononcés contre l’abolition du processus d’approbation référendaire, tout ceci n’augure rien de bon.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.