Source : Rémi Nadeau, Journal de Québec, le 23 mars 2026
Après la Ville de Québec, le gouvernement Legault s’est rallié au groupe de Daniel Gélinas pour la tenue d’une exposition universelle sur le thème de l’eau à Québec et presse maintenant Ottawa de permettre la concrétisation de cette « occasion extraordinaire ».
L’automne dernier, Le Journal a révélé que Daniel Gélinas, ex-président de la Société du 400e de Québec, et François Ducharme, fondateur de l’agence de communication TACT, planchaient sur un projet d’exposition internationale qui ferait rayonner la ville en 2033. Articulée autour de la promenade Samuel-De Champlain, l’expo s’étendrait de l’Aquarium à la chute Montmorency, en présentant notamment une scène flottante, un pavillon central sur pilotis ainsi que des pavillons flottants conçus par des pays invités.
Séduit par l’immense potentiel de retombées, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, a mis une partie de la machine gouvernementale au service des promoteurs, sans tambour ni trompette.
Il a mandaté la Commission de la Capitale-Nationale pour les appuyer et faciliter leurs démarches.
« La ville de Québec carbure aux grands événements, et on a démontré par le passé comment notre ville était capable de se mobiliser derrière de grands événements », lance le ministre en entrevue avec notre Bureau parlementaire.



23 mars 2026 à 20 h 36
Idée intéressante, mais…
Pour mettre les choses en perspective, des villes comme Expo 2017 Astana, Expo 2012 Yeosu ou Expo 2008 Zaragoza ont utilisé ces expositions, bien que modestes en comparaison avec les expos universelles, pour transformer complètement des secteurs sous-utilisés, créer de nouvelles infrastructures urbaines et laisser un héritage durable.
Dans le cas de Québec, la situation est différente. Les phases 1 à 3 de la Promenade Samuel‑De Champlain sont déjà aménagées, fréquentées et pleinement valorisées. La phase 4 est planifiée et ne nécessite pas la tenue d’un événement pour justifier sa réalisation ni son succès. Contrairement à Astana ou Yeosu, il n’y a ni friche ni quartier à requalifier, et le potentiel de transformation urbaine durable reste limité.
Ainsi, une grande partie des milliards investis serait dirigée vers un site déjà optimisé, avec des aménagements en grande partie temporaires et dont l’effet structurant à long terme reste à tout le moins questionnable. Le risque est que l’événement réussisse à court terme, mais que son impact réel demeure limité, surtout en comparaison avec les exemples précités.
Il y aura toujours une autorité auto-proclamée pour prétendre le contraire, mais dans un contexte de ressources limitées, investir massivement dans un événement sur un site déjà fonctionnel passerait très clairement au‑dessus des préoccupations réelles et légitimes de l’immense majorité des citoyens qui jugent avec bon sens et bienveillance les excès de notre temps.
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24 mars 2026 à 09 h 22
🔴 Extrait: “ Il y aura toujours une autorité auto-proclamée pour prétendre le contraire, mais dans un contexte de ressources limitées, investir massivement dans un événement sur un site déjà fonctionnel passerait très clairement au‑dessus des préoccupations réelles et légitimes de l’immense majorité des citoyens qui jugent avec bon sens et bienveillance les excès de notre temps.”
👉 ➕1️⃣
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25 mars 2026 à 12 h 45
Disent ceux-là même qui se vautrent pour un 3e lien.
Vous êtes marrants avec votre pseudo objectivité, tel que « un site déjà fonctionnel », oui oui, la 440 qui parcours le fleuve est à l’évidence un bel exemple de ville fonctionnelle.
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