Avec un peu de retard, l’axe est-ouest qui reliera Lac St-Charles au boulevard Valcartier, et à Henri-IV via Montolieu, est maintenant en chantier. Reste à voir si la date de livraison prévu, décembre 2010, sera maintenu.
Avec un peu de retard, l’axe est-ouest qui reliera Lac St-Charles au boulevard Valcartier, et à Henri-IV via Montolieu, est maintenant en chantier. Reste à voir si la date de livraison prévu, décembre 2010, sera maintenu.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles.
Nous avons parlé du bunker nucléaire de Valcartier ce matin aux auditeurs du FM93. Je vous invite à lire le billet complet qui comprend notre le récit de notre visite et les photos prises par Francis Vachon. Voici l’extrait audio de notre entrevue de ce matin:
Chronique #3 FM93 à Bouchard en parle – Bunker de Valcartier
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
L’abri de Valcartier a été construit en octobre 1963 au coût de 223 625 $. Ce montant peut paraître peu, mais si on l’indexe à 2010, cela nous fait un montant de 1,6 M$. Le bâtiment est sur 2 étages de 80 mètres (262′) par 40 mètres (131′). Le rez-de-chaussée est recouvert de terre et de gazon. Un escalier permet d’accéder à l’autre étage au sous-sol.
Un plus grand « bunkers » (4 étages) avait été construit à Carp en banlieue d’Ottawa (localisation sur Google Map) pour le gouvernement fédéral. L’opposition fédérale à l’époque se moquait de ces installations et les surnommait les « Diefenbunkers ». Un surnom inspiré de John Diefenbaker, le premier ministre canadien à l’époque. Le bâtiment de Carp appartient au Musée de la Guerre froide et peut être visité par le public.
On accède au rez-de-chaussée par un court tunnel. Au bout de ce dernier, plusieurs portes doubles renforcées doivent être franchies pour accéder à l’intérieur. Une porte simple sur la droite permet d’accéder aux douches de décontamination.



À gauche, l’entrée du bunker. Au centre, le tunnel vu de l’intérieur. Puis à droite, la première porte blindée.


Une des portes renforçée, avec une vue rapproché des barrures
Lors d’une contamination de radiation à l’extérieur, celui ou celle qui aurait voulu pénétrer dans le « bunker », aurait dû jeter ses vêtements et se doucher. Les douches ressemblent à des postes douaniers. On y entre d’un côté et on en sort décontaminé de l’autre. Chaque douche a sa porte pour créer un sas fermé. Ce sont des douches normales avec un plancher de béton.
C’est l’une des pièces les plus originales du bâtiment. De nos jours, elle est fermée à clé en tout temps et n’a subi aucune modification au fil des années. Lors de la visite, il n’y avait même pas d’ampoule électrique dans le plafonnier.


La photo de gauche montre la porte d’entrée du bunker, vue de l’intérieur. Le rond blanc en haut était un système de ventilation. La porte blanche à gauche est l’entrée des douches de décontamination, que l’on peut (presque) voir sur la photo de droite.
La salle à manger est la plus grande pièce de l’abri. Elle est située au fond à droite. La cuisine était dans la même pièce et elle occupait le mur du fond. Elle comportait plusieurs exemplaires d’électroménagers. Aujourd’hui, l’équipement de cuisine a été retiré, mais on voit toujours la céramique turquoise sur le dosseret.
Fait intéressant, on peut accéder à une cage d’escalier à l’aide d’une lourde porte renforcée. C’est un escalier en colimaçon très étroit en métal qui se rend au toit. La cage d’escalier a des murs en béton et on remarque de nombreuses traces d’écoulement d’eau de pluie depuis longtemps. Elle se descend aussi au sous-sol dans une pièce d’entreposage. Il est impossible d’ouvrir les portes de l’intérieur de la cage d’escalier. Un occupant du bâtiment doit le faire. Cet escalier aurait pu servir de sortie de secours pour accéder à un hélicoptère sur le toit.



À gauche, l’entrée de l’escalier de secours. Au centre, l’intérieur du minuscule endroit. L’escalier débouche sur la photo de droite, prise du bâtiment en ciment à droite sur la toute première photo de cet article
L’essentiel des chambres à coucher est au rez-de-chaussée. Ce sont des petites pièces avec un ameublement rudimentaire. Il existe des chambres seules, pour officiers, et des chambres à 2, 4 et 6. Le mobilier original est toujours là sauf les matelas qui ont été renouvelés. Il y a des petites tables de nuit et des commodes 3 tiroirs arborant la robe et le turquoise pâle qui témoignent bien de leur âge vénérable. Dans certaines chambres plus grandes, il y a des casiers de rangement fermés vissés au mur. Certaines chambres ont des lavabos.
Cette section est un peu un labyrinthe. Plusieurs corridors étroits ont été faits pour accéder aux petites chambres. L’orientation est difficile.





Le labyrinthe des dortoirs, suivant d’une chambre simple, puis double, et une chambre à 6. Enfin, deux commodes d’un autre temps, toujours utilisées
Il y a des salles de bains séparées pour les hommes et pour les femmes. Dans celle des hommes, il y a une petite tablette en métal devant chaque miroir pour déposer ses effets personnels (rasoir, brosse à dents, etc.). Les urinoirs du côté des hommes sont défectueux et ils étaient condamnés lors de notre visite.
Sans avoir visité le côté des femmes, j’ai remarqué à distance qu’on avait eu la délicate attention de peindre les murs d’une couleur rose pâle ou d’un lilas. Autre signe de l’époque, les machines de lavage du linge y étaient installées aussi.


Les salles de bains, toujours décorées à la mode « école primaire 1970 »
Le sous-sol comporte plusieurs pièces communes. Certaines sections n’ont pas pu être visitées puisqu’elles servent actuellement pour des activités confidentielles. Cela nous a tout de même permis de visiter plusieurs locaux intéressants.
Les forces utilisent de grandes pièces comme salles de formation. D’ailleurs, lors de notre passage plusieurs soldats étaient présents pour des formations dans le cadre de leur montée en puissance pour se rendre en Afghanistan. Pour les technophiles, il y avait aussi une salle d’entraînement avec des simulateurs informatiques de combat.
Fait inexpliquée, certaines grandes salles étaient adjacentes à une petite pièce ayant de grandes fenêtres. Un genre de poste de garde.
Une des plus grandes curiosités lors de notre visite était des quartiers des dignitaires. On peut lire les inscriptions originales sur les portes « GROUPE MINISTÉRIEL », « L-T GOUVERNEUR » et « AVOCAT/JUGE ».
Dans chacun des appartements, il avait 2 très petites pièces pouvant accueillir un lit et parfois un bureau. Les chambres sont humbles, elles ne sont pas décorées et pas luxueuses. Tout le mobilier original a été retiré. Il n’est pas possible de savoir pour l’instant quand et où il a été transféré. Nous avons tenté de savoir sans succès si la chambre du premier ministre avait un lit à deux places comme le « bunker » de Carp.
En se rendant au fond, une porte nous permet d’accéder à une salle de bains commune réservée aux dignitaires. La salle de bains inutilisée est comparable à celles des autres.
Toute cette section est fermée et est inutilisée par les Forces canadiennes. Nous avons vu quelques articles militaires entreposés, mais ces pièces sont fermées à clé en tout temps.


Remarquez le haut-parleur à l’intérieur de la chambre du juge-avocat
Il y a deux salles des machines sur chacun des étages, mais celle du sous-sol semble la plus grande. Nous n’avons pas pu la visiter pour des raisons logistiques. Mais, selon le responsable de l’immeuble, une grande partie servait à la ventilation. Jusqu’aux années 2000, le bâtiment n’échangeait pas son air avec l’extérieur. Le système de ventilation recyclait l’air ambiant tout l’assainissant à l’aide d’énormes filtres. Selon des témoignages de personnes ayant séjourné dans l’immeuble dans les années 90, l’air était sec et un peu étouffant.

La guerre froide s’est terminée autour de 1991. On nous dit que l’abri a perdu sa vocation première à la même époque. Il est dorénavant utilisé pour les besoins courants des Forces armées canadiennes. Comme stipulé plus haut, ses grandes salles servent pour la formation de groupes et ses dortoirs servent en cas de débordement lorsque beaucoup de soldats séjournent à la base.
De l’équipement moderne de ventilation a été installé et l’air est échangé comme tout bâtiment moderne. Des gicleurs ont été installés dans toutes les pièces pour se conformer au code du bâtiment.
Une équipe de tournage de Radio-Canada avait visité le « bunker » en 1975. On a pu reconnaître plusieurs pièces qu’on a visitées. Peu de choses ont changé.
On y voit un corridor et une chambre avec des lits superposés (on n’a pas vu ça lors de notre visite). Aussi, on voit les toilettes des hommes qui n’ont pas changé du tout. On voit à la fin la salle à manger et la cuisine au fond de la pièce.
Nous tenons à remercier Captaine Évelyne Lemire des Affaires publiques de la Garnison Valcariter pour sa collaboration et sa générosité à faire découvrir ce lieu inusité aux lecteurs de Québec Urbain.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Histoire, Lieux magiques, Patrimoine et lieux historiques, Voyage dans le temps.
Source : Radio-Canada
L’Association des riverains du lac Saint-Charles s’impatiente face au problème des résidences du chemin de la Grande-Ligne dont les fosses septiques sont non conformes. Une vingtaine de fosses septiques polluent le lac Saint-Charles, une source d’eau potable pour 250 000 habitants de la région.
L’Association souhaite que la Ville de Québec débloque les fonds pour stopper cette source de pollution. La Ville a proposé de raccorder les résidences concernées au réseau d’égouts municipal. Toutefois, les propriétaires ont rejeté cette proposition, car ils auraient dû payer 75 % de la facture, ce qui aurait représenté, pour certains, des dizaines de milliers de dollars.
Le Lac St-Charles sur Google Maps en relation avec la région de Québec.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Environnement, Qualité et milieu de vie.
En plus d’empoisonner la vie des voisins, l’agrandissement illégal d’une carrière de sable à Lac-Saint-Charles soulève des inquiétudes quant à la stabilité du futur lien routier avec Val-Bélair.
Suite du texte sur Le Soleil
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles.
Pierre-André Normandin
Le Soleil
(Québec) Une partie du boisé Saint-Émile sera protégée par la Ville de Québec. Mince victoire pour les citoyens qui réclamaient la préservation du secteur puisque l’essentiel du terrain verra un quartier résidentiel pousser, confirme François Picard, responsable de l’aménagement du territoire de l’administration Labeaume.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Étalement urbain, Environnement.
Jacques Bélanger
Journal de l’Habitation
À la lumière des données recueillies auprès de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), l’arrondissement La Haute-Saint-Charles semble obtenir la faveur des acheteurs de maisons unifamiliales. Quant à l’arrondissement Les Rivières, l’achat de condos a la cote.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Arrondissement Les Rivières.
Jacques Bélanger
Journal de l’Habitation
Les arrondissements Les Rivières et La Haute-Saint-Charles ont connu une forte activité de construction au cours des cinq dernières années. Portrait de deux secteurs des plus dynamiques
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Arrondissement Les Rivières.
Source : Karine Gagnon, Journal de Québec, le 19 janvier 2010
Le projet de construction sur une partie des Boisés Saint-Émile a été reporté en attendant d’obtenir plus de précisions sur la limite du bassin versant dans ce secteur. À la présidente du Conseil de quartier, Manon Therrien, qui préférerait que des solutions de rechange soient étudiées, le conseiller François Picard a tenu à rappeler que le but n’est pas d’anéantir la forêt. « Un peu moins de 4 % des boisés de Saint-Émile seraient touchés par l’augmentation du périmètre d’urbanisation », a-t-il précisé. Déplorant les « propos apocalyptiques sur la destruction du boisé », le maire Labeaume a dénoncé que, « pour certains, couper un arbre, c’est pire que la mort d’un Haïtien ».
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Étalement urbain, Environnement.
Source : Pierre-André Normandin, Le Soleil, le 11 janvier 2009
(Québec) La contestation s’organise pour éviter de voir le boisé de Saint-Émile disparaître afin de faire place à un quartier résidentiel. Même s’ils n’ont pas été écoutés lors d’une consultation publique ce printemps, de nombreux citoyens et groupes promettent déjà de se faire entendre lors d’une nouvelle consultation prévue le 19 janvier à l’hôtel de ville.
La décision de la Ville de Québec, prise début décembre, de permettre la construction de maisons dans cinq secteurs forestiers soulève une levée de boucliers. L’indignation concerne surtout l’inclusion du boisé de Saint-Émile, au nord de la rue de la Faune et à l’est du boulevard de la Colline.
Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Étalement urbain, Environnement.