Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Histoire »

Abattage de l’arbre au boulet

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 mars 2021 Commentaires fermés sur Abattage de l’arbre au boulet

Québec, le 10 mars 2021 – La Ville de Québec procédera bientôt à l’abattage de l’orme d’Amérique, mieux connu sous le nom de l’arbre au boulet, situé au coin des rues Saint-Louis et du Corps-de-Garde dans le Vieux-Québec. Afin d’immortaliser cet arbre centenaire ayant su alimenter l’imaginaire collectif, une partie du tronc, des branches et le chasse-roue qui se trouve en son socle seront conservés et transformés en œuvre d’art publique qui, à terme, sera installée à l’emplacement exact de l’orme.

« Les importantes cavités présentes à la base de l’arbre nous ont menés à l’inspecter régulièrement afin d’analyser son état de santé et sa résistance mécanique, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. À l’automne dernier, les conclusions du rapport d’une firme externe en foresterie urbaine ont fait état de la précarité structurale de l’orme et du risque élevé qu’il se casse ou tombe au sol, lors de conditions de vents forts par exemple et entraîne un incident dramatique. Afin d’assurer la sécurité des citoyens et des bâtiments limitrophes, l’orme sera abattu la semaine prochaine. »

Méthodologie d’analyse et résultats
Des analyses de pointe de résistographie et de tomographie de l’orme d’Amérique de la rue Saint-Louis ont permis de constater que la proportion de vide interne et de carie (pourriture du bois) varie de 59 % à 73 % sur les parties du tronc situées entre 80 et 258 cm du sol, affectant ainsi sa résistance mécanique.

La possibilité qu’un événement grave puisse se produire si l’arbre casse ou tombe au sol a été calculée avec la méthode Quantified Tree Risk Assessment (QTRA). La firme spécialisée en foresterie urbaine a donc réalisé une estimation du degré de risque d’accident à partir de la condition actuelle du tronc combinée aux données d’achalandage du secteur.

« Les hypothèses obtenues démontrent des niveaux de risque d’accident d’une chance sur 35 à une chance sur 526, selon des périodes d’achalandage élevé ou faible du secteur, a annoncé Mme Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Les estimations se situent nettement au-dessus d’un risque de 1 sur 1 000 qui correspond, selon la méthode QTRA, à un seuil intolérable pour la sécurité du public. La possibilité d’installer un système de retenue pour stabiliser l’orme de façon sécuritaire a été évaluée, mais rejetée étant donné les restrictions qu’un tel dispositif aurait engendrées sur la rue Saint-Louis et du risque que malgré tout, l’arbre continue de se détériorer. »

Une source d’inspiration pour l’artiste Paryse Martin
Même s’il doit être abattu, l’arbre ne disparaîtra pas complètement du paysage. En effet, lors de la coupe, certaines parties de l’orme seront conservées et moulées par l’Atelier du bronze d’Inverness et serviront à la réalisation d’une œuvre d’art publique.

« L’orme d’Amérique est l’arbre emblématique de la Ville de Québec, a ajouté Mme Alicia Despins, responsable de la culture, de la technoculture et des grands événements. La décision d’abattre celui de la rue Saint-Louis, cet arbre qui contribuait à la canopée urbaine et qui était reconnu pour le chasse-roue à sa base, n’a pas été prise à la légère. Nous souhaitions rendre hommage à ce majestueux colosse afin d’atténuer cette perte. Nous avons donc fait appel à l’artiste professionnelle Paryse Martin pour réaliser une œuvre d’art publique qui mettra en valeur la mémoire historique et poétique de cet orme majestueux. »

« Mon concept préliminaire est de suggérer l’idée du fragment d’arbre persistant et élégant qui dure dans le temps, auquel un personnage s’intégrera, comme si l’arbre et l’humain s’unissaient dans une collaboration fertile, a déclaré Mme Paryse Martin, artiste professionnelle. Pour donner de l’ampleur et de la hauteur à la sculpture, des branches de l’orme seront intégrées au personnage. Celles-ci symboliseront l’arborescence, la généalogie, les femmes. »

Le processus créatif sera enrichi d’ateliers de médiation culturelle auxquels des résidants, identifiés par la Table de concertation et le Conseil de quartier du Vieux-Québec, seront invités.

Un montant de 308 000 $ plus taxes est prévu pour la réalisation de l’œuvre.

Le communiqué

L’histoire de l’arbre au boulet Jean-Marie Lebel, historien.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Les 15 plus belles rues du Vieux-Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 février 2021 Commentaires fermés sur Les 15 plus belles rues du Vieux-Québec

Québec Cité

Grâce à son architecture d’inspiration française et britannique, ses fortifications, ses bâtiments en pierres et ses rues étroites en pavés, le Vieux-Québec est un lieu pour savourer le présent…. et le passé! Pendant l’été, quelques-unes de ses rues pittoresques sont fermées à la circulation automobile les week-ends, permettant aux piétons de prendre toute la place et de profiter de l’ambiance festive des terrasses et de l’offre de kiosques de cuisine de rue de certains restaurants.

Chaussez-vous confortablement et plongez dans l’histoire des 15 plus belles rues de Québec.

Le site internet

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Le Chronoscope: on a besoin de vos photos … chers mordus d’histoire urbaine !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 février 2021 2 commentaires

Le Chronoscope est une plateforme qui permet aux citoyens de consulter des photos d’archives, de les documenter (catégorie, mot-clé, date, commentaire) et de les géolocaliser.

Le Chronoscope

Québec

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Le premier habitant noir de Québec commémoré

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 février 2021 Commentaires fermés sur Le premier habitant noir de Québec commémoré

Source : Catherine Lachaussée, Ici Radio-Canada Québec, le 19 février 2021

En plein mois de l’histoire des Noirs, la Ville de Québec pose un premier geste pour commémorer son héritage afro-québécois. Une stèle rappelant la vie d’Olivier Le Jeune, premier esclave et premier résident africain en Nouvelle-France, sera installée au mois de mai dans la cour du Séminaire de Québec.

L’idée de stèle vient de Webster, spécialiste de l’histoire des Noirs. La Ville n’a pas tardé à être séduite. Elle est devenue maître d’oeuvre du projet après qu’Olivier Le Jeune eut été désigné personnage historique par le ministère de la Culture et des Communications, grâce aux démarches de l’historien.

Le Jeune n’était encore qu’un enfant à son arrivée à Québec, en 1629. D’abord propriété du commandant britannique David Kirke, il a été vendu pour 50 écus à un commis français avant d’être cédé à Guillaume Couillard, quelques années plus tard. Il n’avait pas plus de 12 ans à l’époque. Baptisé par le père Paul Le Jeune, de qui il tient sans doute son patronyme, il est ensuite initié au petit catéchisme.

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Rénovation du vénérable pont Lavigueur

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er février 2021 Commentaires fermés sur Rénovation du vénérable pont Lavigueur

Source : Baptiste Ricard-Châtelain, Le Soleil, le 1er février 2021

Vieillissant, le petit pont métallique vert de la Pointe-aux-Lièvres, construit en 1916 durant le premier mandat du maire Henri-Edgar Lavigueur, profitera d’une cure de jouvence qui s’étirera jusqu’au mois d’août.
«Les travaux visent à remplacer des pièces d’acier, qui en sont à la fin de leur cycle de vie utile, situées sous le pont», indique la conseillère en communication municipale Wendy Whittom. «L’entrepreneur prendra des mesures pour la fabrication des pièces en février et les travaux de pose auront lieu de mars à août environ.»

Un document officiel récemment diffusé offre quelques détails techniques supplémentaires qui plairont aux amateurs d’ingénierie : «Les travaux consistent en la réfection du pont Lavigueur incluant les renforcements des goussets d’appui standards des axes, des appareils d’appui rotule, des cordes inférieures au droit des connexions et des goussets extérieurs, le renforcement partiel de goussets intérieurs et le remplacement d’un élément de portique endommagé.»

Plus facile à comprendre pour le commun des mortels (!), il est noté que l’entrepreneur ajoutera également des «plaques de protection contre l’infiltration de la neige».

Dans le document annonçant l’octroi du contrat, l’administration municipale prévient les usagers : «Une fermeture du pont avec chemin de détour est à prévoir.»

Après vérification, Wendy Whittom note cependant que les ouvriers devraient être en mesure de ne pas bloquer le passage. «Il s’agit de travaux de mise à niveau limités à la structure, il n’y a aucune intervention sur le tablier. De ce fait, il n’y aura pas d’entrave.»

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Voir aussi : Arrondissement Limoilou, Histoire, Transport.

La Maison Pollack: développement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 janvier 2021 Commentaires fermés sur La Maison Pollack: développement

Québec, le 15 janvier 2021

La Ville de Québec franchit une étape de plus vers l’acquisition de la Maison Pollack située au 1, Grande Allée Est. Rappelons que la Ville entend rénover le bâtiment une fois le transfert officialisé.

Le Tribunal administratif du Québec a déterminé, en novembre 2020, l’indemnité provisionnelle pour l’expropriation de la Maison Pollack au montant de 896 000 $. Afin de se conformer à cette décision, le comité exécutif a entériné hier une somme supplémentaire de 293 000 $ à la provision déjà versée en décembre 2019. D’autres étapes sont nécessaires avant la prise de possession officielle par la Ville, dont l’enregistrement de l’avis de transfert de propriété relié à l’expropriation, accompagné de délais prévus à la loi. L’indemnité finale de l’expropriation reste toutefois à déterminer à la suite des procédures judiciaires toujours en cours.

Plusieurs étapes nécessaires

Rappelons que le 18 septembre 2017, le conseil municipal approuvait l’acquisition, de gré à gré ou par expropriation, de l’immeuble. Plusieurs étapes étaient nécessaires avant que la Ville ne puisse prendre possession de l’immeuble. Un avis d’expropriation avait été publié le 13 mars 2019 au bureau de la publicité des droits, suivi du processus judiciaire d’expropriation.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

[QUIZ] Joseph-Ferdinand Peachy, un architecte influent en sept questions

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 janvier 2021 Commentaires fermés sur [QUIZ] Joseph-Ferdinand Peachy, un architecte influent en sept questions

Le Soleil.
Collaboration de la Société historique de Québec (Nicolas Lacroix)

Plusieurs architectes ont laissé leur empreinte dans la ville de Québec. Président de l’Association des architectes de la province de Québec et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec et membre du conseil municipal pendant 21 ans, Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903) est l’un d’eux.
On lui doit de nombreuses résidences, de multiples édifices commerciaux et religieux et une influence significative sur ses élèves et successeurs. La Société historique de Québec vous invite à le découvrir par l’entremise de sept de ses réalisations

L’article et le quiz

Voir aussi : Architecture urbaine, Histoire.

Quiz sur Samuel de Champlain

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 décembre 2020 Commentaires fermés sur Quiz sur Samuel de Champlain

Quelque chose de nouveau ce matin : un quiz historique sur Samuel de Champlain. Merci à M. Pierre Dubeau, pour cette nouveauté qui testera vos connaissances sur le fondateur de notre belle ville. Le lien pour la page web du questionnaire ainsi que les réponses se retrouvent à la toute fin.

1- Entre 1603 et 1635, combien de séjours Samuel de Champlain a-t-il fait en Amérique du Nord ?
9
11
13
15

2- Durant sa carrière militaire (1595-1598), quelle était la fonction de Samuel de Champlain en 1597 ?
Vaguemestre de régiment
fourrier
Enseigne, puis Capitaine de compagnie
Maréchal des logis

3- En 1608, Samuel de Champlain et François Du Pont Gravé partent pour le Canada. Samuel de Champlain se rend à Québec à bord de la Levrette, dirigée par Pierre Chauvin, Sieur de la Pierre. Quant à François Du Pont Gravé il se dirige vers Tadoussac pour y faire du commerce, mais quel était le nom de son navire ?
Le Lièvre
L’Espérance
Le Saint-Étienne
Le Dauphin

4- En quelle année Samuel de Champlain publie-t-il sa dernière carte ?
1613
1632
1635
1629

5- Dans son Traité de la marine et du devoir d’un bon marinier que publiera en 1632 Samuel de Champlain, il y explique qu’il y a deux activités indispensables pour être un parfait navigateur : Cartographier et … ?
Dessiner
Topographier
Planifier
Portraiturer

6- En 1601, Samuel de Champlain hérite de son oncle Guillaume Allène, dit le « Capitaine Provençal » a entre autres une petite propriété viticole près de la Rochelle. A quel endroit se situait cette propriété ?
La Genette
Les Quatre-Vents
La Jarne
La Pallice

7- Durant un combat contre des Mohawks, Samuel de Champlain est blessé légèrement à l’oreille et au cou par des pointes de flèche. Plus tard, lors d’une tentative d’assaut d’un village fortifié iroquois, il reçoit deux flèches qui le blessent à la jambe dont une au genou ? En quelle année eut lieu cette tentative avortée ?
1603
1609
1615
1610

8- En 1618, Samuel de Champlain avait une idée de projet pour la ville de Québec. Quel était ce projet ?
Construire un fort en Haute-ville
Construire une cité nommée Ludovica en l’honneur de Louis XIII
Agrandir l’Abitation
Reconstruire une nouvelle Habitation à la place de la première

9- À la mort de Champlain, combien de personnes environ vivaient dans la colonie ?
150
80
240
60

10- Qui fut enterré auprès de Samuel de Champlain dans sa chapelle en 1642 ?
Hélène Boullé
Le père Lallemant
François Derré de Gand
Le père Raimbault

Quiz et réponses.

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La maquette de Québec en 1808

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 décembre 2020 Commentaires fermés sur La maquette de Québec en 1808

Source : Catherine Lachaussée, Radio-Canada, le 4 décembre 2020

Aimeriez-vous voir Québec exactement comme elle était en 1808? Avec ses immeubles d’autrefois, et sans ceux construits par la suite? Ce voyage dans le temps est possible grâce à un outil unique au pays : la maquette Duberger. Bien qu’elle demeure largement méconnue du grand public, la maquette Duberger est un vrai trésor national! C’est aussi, à sa manière, une formidable machine à voyager dans le temps.

On la doit à l’arpenteur Jean-Baptiste Duberger. Il l’a construite entre 1806 et 1808, avec l’aide d’un ingénieur militaire, John By. Elle montre Québec exactement comme elle était à l’époque, alors que le gros de la ville se situait à l’intérieur des fortifications et dans les alentours immédiats.

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François Gravé, sieur du Pont

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 novembre 2020 Commentaires fermés sur François Gravé, sieur du Pont

Une autre capsule historique de M. Pierre Dubeau. Cette fois, on découvre François Gravé, sieur du Pont. Bonne lecture et bon enrichissement historique.

François Dupont-Gravé est un personnage méconnu de la Nouvelle-France et ce texte se penche davantage sur les premières années de sa carrière. Il ne faut pas oublier que Dupont-Gravé a enseigné à Champlain la diplomatie, et l’art de la navigation. Il avait une très bonne connaissance des peuples vivants sur ce territoire dès 1580.

François Gravé, Sieur du Pont, période 1560-1603.

Merci à M. Dubeau pour sa collaboration.

Voir aussi : Histoire.