Source: Brigitte Breton, Le Soleil, 3 décembre 2008.
(…) M. Labeaume a commencé par dénigrer ses salariés. Il a par la suite fixé un ultimatum qui a braqué plus qu’ébranlé les syndicats. Hier, dans une déclaration devant les médias, il a admis qu’il n’avait plus espoir de signer des conventions sur les bases des offres initiales. Quoi? Le maire pensait-il sérieusement que la Ville, ou n’importe quel employeur, pouvait voir son offre première entérinée lorsqu’elle comporte des réaménagements, voire des reculs? On qualifierait de naïf ou de totalement irréaliste le syndicat qui penserait conclure une entente sur les bases de ses demandes initiales. (…)
Les syndicats ont également un bout de chemin à faire. Ils ne peuvent s’asseoir sur leur contrat de travail, refuser de changer quoi que ce soit et refiler la note aux citoyens. Ils doivent aussi considérer la capacité de payer des municipalités.
Même si des données récentes de l’Institut de la statistique montrent qu’au plan salarial les employés municipaux ne sont plus les «gras durs» au Québec ? des syndiqués du secteur privé gagnent plus qu’eux ?, il reste néanmoins qu’ils jouissent de conditions de travail et de retraite avantageuses. Ils ne doivent pas abuser de la situation. Ils doivent faire preuve d’ouverture et d’imagination et soumettre des pistes de solution. (…)
La suite. À consulter, entre autres billets: L’an 1 de Labeaume: l’apprentissage de la mairie.







