Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le tramway est la meilleure option pour Québec, conclut une étude comparative

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 octobre 2019 59 commentaires

Étude Systra Texte complet

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Comme le métro coûterait quatre à cinq fois plus cher que le tramway, l’étude comparative des systèmes de transport lourds, commandée par la Ville de Québec, conclut que «le tramway est la meilleure option pour Québec».

L’analyse réalisée par la firme Systra Canada, qui travaille déjà sur la conception du tramway de Québec, a porté sur quatre modes différents de transport lourds : le tramway, le train léger sur rail (SLR), le monorail et le métro en souterrain.

Pour comparer ces systèmes, on a utilisé quatre critères : les conditions d’insertion, la fiabilité des systèmes dans des conditions hivernales, la disponibilité technologique et les coûts.

Dans un premier temps, ces critères ont permis d’exclure le SLR et le monorail et de retenir le métro et le tramway. La recommandation finale s’est par la suite portée sur le tramway.

Cinq fois plus cher pour le métro

Le même montant d’investissement de 2,2 milliards$, qui permet de construire 23 km de tramway, ne permettrait de construire que 5 km de métro, calcule-t-on. Le coût d’investissement est compris entre 25 et 45 millions$ du kilomètre pour le tramway contre 100 à 200 millions$ du kilomètre pour le métro. Le coût d’exploitation est de 10 à 15$ (par véhicule par kilomètre) pour le tramway contre 11 à 17$ pour le métro.

(…)

Si le métro présente plusieurs avantages en terme de fréquence, de vitesse et de confort, «ce mode de transport a des coûts de réalisation élevés. Il est presque cinq fois plus coûteux que le tramway, car c’est un mode souterrain, De plus, la nature des sols, inconnue à ce stade d’étude, est porteuse de nombreuses incertitudes potentiellement susceptibles de renchérir des coûts», écrit-on.

Maud Bernard, de la firme Systra, a défendu l’indépendance «intellectuelle» de l’étude en affirmant que les équipes de travail ayant planché sur l’analyse sont différentes de celles qui travaillent déjà sur la conception du tramway.

Les conclusions de Systra ont été «révisées» et «validées» par Jacques Roy et Robert Gagné. Ces deux professeurs de HEC Montréal ont appuyé la recommandation formelle d’opter pour le tramway. «Les investissements requis pour un métro à Québec seraient tout simplement exorbitants», confirment-ils.
Le professeur Gagné a ajouté «qu’on a été rassurés sur la capacité de faire fonctionner un tramway en hiver».

Un scénario optimal ferait en sorte qu’une rame de tramway de 260 passagers aurait une fréquence de 4 minutes en heure de pointe, d’après Systra. «Ce système permettrait de répondre à la demande au moins jusqu’en 2041», écrivent MM. Roy et Gagné.

M. Roy a cependant convenu que la Ville de Québec devra relever «le défi de sortir les gens de leurs voitures» pour qu’ils optent pour le tramway.

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Le communiqué de la Ville

Une différente évaluation de l’étude métro-tramway de Systra – Robert VandeWinkel, Ingénieur: Un entretien au FM93 de Monsieur VandeWinkel, membre fondateur de  »J’y vais en mnétro »

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Une étude pour percer le mystère de l’asphalte au Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 octobre 2019 Commentaires fermés sur Une étude pour percer le mystère de l’asphalte au Québec

Dominique Lelièvre
Journal de Québec

Pour la première fois, le ministère des Transports (MTQ) allonge 75 000 $ pour comparer la qualité de l’asphalte du Québec avec le reste du Canada et le nord-est des États-Unis.

Le contrat octroyé de gré à gré à la société américaine Applied Research Associates a pour objectif de positionner les façons de faire du Québec par rapport aux pratiques de ses voisins canadiens et de la Nouvelle-Angleterre en matière d’enrobé, ce composé de granulats et de bitume que l’on appelle l’asphalte.
«Dans le domaine des enrobés, c’est la première étude de ce genre», affirme Émilie Lord, porte-parole au MTQ.

Depuis juin, la série du Journal «Nos routes en déroute» a montré à quel point le réseau routier québécois est mal en point.

«Les Québécois ont raison : les routes sont en très mauvais état», a même reconnu cet été le premier ministre François Legault, en blâmant les libéraux de Jean Charest pour cette situation.

Au début juillet, l’un de nos reportages montrait que l’État du Vermont, juste au sud du Québec, avait l’habitude de mettre une couche plus importante d’enrobé bitumineux sur ses chemins, et qu’il investissait en moyenne deux fois plus d’argent par année dans l’asphaltage et la reconstruction de chaussées, ce qui pourrait expliquer la qualité en apparence supérieure des routes de cet État.
Selon notre reportage, les matériaux utilisés pour construire les routes vermontoises sont essentiellement les mêmes que ceux employés ici.

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Voir aussi : Transport.

Le piéton de Montréal traverse la rue différemment du piéton de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 octobre 2019 2 commentaires

Jean-Benoît Legault
La Presse canadienne

On ne traverse pas la rue de la même façon à Montréal et à Québec, et cela peut avoir un impact sur la sécurité et le confort des piétons, démontrent les résultats préliminaires d’une nouvelle étude dévoilés en primeur à La Presse canadienne.

Ce que les chercheurs appellent les «interactions» entre piétons et véhicules seraient ainsi trois fois plus nombreuses dans la métropole que dans la capitale.

En plus du virage à droite sur le feu rouge qui est permis à Québec et non à Montréal, les feux de circulation sont programmés différemment dans les deux villes, ce qui influence le comportement des piétons et leurs interactions avec les automobilistes, a expliqué Marie-Soleil Cloutier, qui est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

«Les deux villes ont des façons carrément différentes d’aborder la traversée, a dit Mme Cloutier. Les piétons se sont adaptés à la façon dont on a programmé les feux de circulation.»

(…)

À Québec, a expliqué Mme Cloutier, «les feux sont au tout rouge – ce qu’on appelle une phase exclusive, c’est-à-dire que chacun a son tour dans l’intersection, donc c’est le tour des automobilistes, puis ensuite c’est le tour des piétons où tous les feux sont au rouge pour les véhicules et tous les feux vont être piétons en même temps».

En d’autres mots, dans la capitale québécoise, les feux rouges bloquent la circulation automobile dans tous les sens pendant que le petit bonhomme blanc invite les piétons à traverser en toute sécurité. Cette configuration est beaucoup plus rare à Montréal.

(…)

La configuration des feux à Québec – où 10 des 12 intersections observées avaient des feux exclusifs, donc où tout est au rouge pour les véhicules – semble ainsi encourager les traversées en diagonale. Au lieu de traverser droit devant puis de retraverser vers la gauche ou la droite en L, 11 pour cent des piétons observés se sont sentis «assez en confiance» pour foncer en diagonale.

Mais attention: ce genre de comportement n’est pas permis par le Code de la sécurité routière, il expose les piétons à une amende et, surtout, il met potentiellement leur sécurité en danger, puisque la diagonale est plus longue que la ligne droite.

(…)

«(À Québec), on a 13 % de nos observations où le piéton, pendant qu’il était dans la rue, il y a eu un véhicule qui est passé devant ou derrière lui, mais c’est 35 % à Montréal», a dit Mme Cloutier.

À Montréal, où tous ont le feu vert en même temps, «tout le monde se croise, finalement».

Les interactions qui se produisent à Québec sont souvent attribuables à des facteurs comme un virage à droite sur le feu rouge ou des piétons impatients qui s’élancent sur le feu rouge piéton (la main rouge).

«À Québec c’est comme ça: on peut avoir un feu vert véhicule et un feu rouge piéton en même temps, et les piétons vont suivre plus le feu véhicule que le feu piéton, et là il peut y avoir une interaction», a précisé Mme Cloutier.

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Voir aussi : Transport.

Salon des sociétés d’histoire de Québec: les rues commerçantes et les centres commerciaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 octobre 2019 Commentaires fermés sur Salon des sociétés d’histoire de Québec: les rues commerçantes et les centres commerciaux

Le samedi 26 octobre, au Pavillon Desjardins de l’Université Laval, se déroulera le 6e salon des sociétés d’histoire de Québec. Nous vous attendons en grand nombre, de 10h à 16h: tables des sociétés d’histoire, atelier sur la transformation de la fourrure (J.B. Laliberté), conférence de Jean-Marie Lebel (11h sur le magasin J.B. Laliberté), conférence de Catherine Ferland (13h30 sur le secteur portuaire de Québec et les tavernes), et divers événements.

Voir aussi : Conférences / évènements.

Consultation publique: Modification à la réglementation de zonage visant un projet immobilier au 240-270 et 300, chemin Sainte-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 octobre 2019 Commentaires fermés sur Consultation publique: Modification à la réglementation de zonage visant un projet immobilier au 240-270 et 300, chemin Sainte-Foy

L’endroit a déjà fait l’objet d’une consultation publique en 2015. Ce billet vous donne toutes les informations.

Pour la consultation publique du Conseil de quartier Montcalm prévue pour le 28 octobre 2019 (19:00 Centre de loisirs Montcalm), la demande est la suivante:

Un projet résidentiel est prévu sur les sites combinés des 240-270 et 300, chemin Sainte-Foy. Ce projet prévoit la conservation et la mise en valeur de deux bâtiments patrimoniaux.

Le projet comprend une fusion des deux lots concernés et un agrandissement en arrière-lot à partir des deux bâtiments patrimoniaux. Le nombre de logements prévu est de 91. La hauteur maximale prévue dans la zone est de 13 m. Le projet atteint quant à lui une hauteur de 21,8 m. Une gradation de hauteur est prévue, notamment à partir du chemin Sainte-Foy et de l’avenue de l’Alverne. Le projet prévoit aussi la conservation d’arbres sur le site.

Il est proposé de créer une nouvelle zone 14091Mb, à même la zone 14017Mb. Cette nouvelle zone comprend les propriétés des 240-270 et 300, chemin Sainte-Foy. Cette nouvelle zone reprend le contenu de la grille de spécifications 14017Mb. Il est cependant proposé d’augmenter la hauteur maximale d’un bâtiment principal à 22 m. Il est également proposé, dans cette même zone, de retirer les usages reliés à l’hébergement touristique. Ce retrait vise à obtenir une plus grande acceptabilité sociale pour le projet.

Toutes les informations

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.

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