Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Les terres des Soeurs de la Charité: des travaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 août 2015 5 commentaires

Soeurs de la Charité
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Nouvel accès

Bonjour M. Gobeil,

Je ne sais pas ce qui se trame dans ce secteur, mais un nouvel accès a été aménagé aux terres des Sœurs de la Charité. Il y a quelques semaines, j’avais vu qu’il y avait des travaux en cours. Cet après-midi, je suis allé voir, et voyez le résultat. À noter que cette barrière est cadenassée.

Salutations,

André Voyer

Un billet précédent

* Mise à jour: Un chemin en infraction sur les Terres des Soeurs de la Charité Élisabeth Fleury (Le Soleil) 24 octobre 2015

Voir aussi : Arrondissement Beauport.

La conservation du patrimoine au Québec: une opinion

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 août 2015 9 commentaires

* L’auteur est un jeune architecte talentueux et un ami personnel. Voici son texte.

Retour de vacances et voilà que je vois que deux projets sur lesquels je travaille sont grandement critiqués par certains médias et « militants ».

Jamais je ne pourrai défendre l’indéfendable et je suis moi-même souvent le premier à critiquer ce qui est un non-sens. Je suis donc souvent du côté des opposants, sauf quand ceux-ci sont complètement déconnectés et ne voient les choses que par le prisme d’une idéologie.

Il y a d’ailleurs une idéologie dominante au niveau de la conservation du patrimoine au Québec : celle de la conservation de type muséale ou reliquaire, pour dire les choses poliment.

Autrement dit, nous semblons parfois vouloir mettre les choses dans une cloche sous vide, or c’est une grave erreur. Les reliques mises sous vident tendent souvent à dépérir quant à leur héritage physique et à perdre du sens quant à leur patrimoine culturel.

Une autre vision du patrimoine et de la culture existe, celle selon laquelle, afin qu’un élément de culture puisse être conservé à travers le temps, il faut qu’il demeure vivant et que les gens puissent se l’approprier, physiquement et/ou mentalement. Mais ceci ne doit pas se faire n’importe comment, c’est d’ailleurs ce que prône mon amie Annette Viel qui donne depuis des années des conférences de par le monde sur l’esprit du lieu. C’est d’ailleurs dans cette esprit de culture vivante que les musées se sont tranquillement ouverts au public, c’est aussi dans cet esprit que les projets se pérennisent sans devenir des artefacts archéologiques.

Il n’est parfois pas réaliste, ni nécessaire de conserver les moindres moulures, la moindre poignée de porte, le moindre petit détail, afin que l’esprit d’un lieu et que sa valeur patrimoniale soit conservée. Inutile de mettre notre patrimoine dans un sac plastique étanche à toute transformation/altération, il serait temps que l’on comprenne que c’est parfois justement accélérer leur mort par asphyxie.

Prenons le cas des églises au Québec par exemple, combien de fois les gens se sont levés pour la conservation d’églises dans un état inaltéré, refusant toute transformation, refusant tout investissement du privé. Plusieurs de ces églises sont alors demeurées inaltérées… du moins par la main de l’homme, car elles dépérissent parce qu’on a plus les moyens de les entretenir et de les chauffer, c’est donc par la main du temps et du climat qu’elles finissent en ruine. Et combien de fois, de par ce fait, nous avons perdu des trésors patrimoniaux qui ont dû être démolis parce qu’ils devenaient un danger pour le public?

Ceci ne veut pas dire que tout doit être accepté, ceci veut dire que lorsque l’on s’indigne et veut défendre notre patrimoine, nous demeurions critiques et non aveuglés par un sentimentalisme et une idéologie où au final, à vouloir tout conserver, nous nous retrouvons avec des bâtiments fantômes, dont l’âme s’éteint tranquillement et qui finissent oubliés par la mémoire collective.

Plusieurs villes comme Paris, Berlin, Viennes et bien d’autres avec un patrimoine beaucoup plus riche et ancien osent pourtant jouer de contraste dans la conservation patrimoniale, mixant élégamment nouveau et ancien, ici, nous en sommes encore à une vision Viollet-le-Duc du patrimoine, préférant souvent la Disneyfication à l’innovation.

Voir aussi : Architecture urbaine, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

La restauration des œuvres d’art publiques extérieures, un défi à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 juillet 2015 8 commentaires

Ici Radio-Canada

Le controversé démantèlement de l’œuvre Dialogue avec l’histoire il y a quelques semaines à Québec, en raison de son état de détérioration avancé, a mis en lumière le phénomène des œuvres d’arts ou monuments extérieurs soumis aux intempéries, hiver comme été.

Dans la capitale, la restauration des œuvres publiques extérieures fait partie de la Vision du développement de l’art public développé par la Ville de Québec il y a quelques années.

Dans le cadre de cette stratégie, l’administration municipale a confié au Centre de conservation du Québec la restauration et l’entretien de 44 œuvres de sa collection extérieure, au coût de près de 180 000 $.

La suite

Guide pour la conservation des oeuvres d’art public Centre de conservation du Québec

L’inventaire des oeuvres d’art public dans la Ville de Québec

* Ajout de ce texte publié dans La Presse + (4 août 2015):

Pour tout l’art du monde

Espérer qu’une oeuvre réalisée pour un espace public puisse faire l’unanimité est une aberration

Luc Boulanger (La Presse)

La démolition de l’Agora de Charles Daudelin au square Viger. La grande roue du collectif BGL à Montréal-Nord. Le projet de Moment Factory d’illuminer le pont Jacques-Cartier.

Décidément, on parle beaucoup d’art public cet été. Ce qui suscite la controverse.

Rien de nouveau sous le soleil, hélas. L’art public, par essence, est un accélérateur de controverses. En matière d’appréciation d’une œuvre d’art, les goûts sont subjectifs et individuels. Alors espérer qu’une œuvre, réalisée pour un espace public, puisse faire l’unanimité est une aberration.

Des colonnes de Daniel Buren plantées dans les jardins du Palais Royal, à Paris, à l’épave d’acier du sculpteur Pierre Bourgault installée sur la promenade Champlain, à Québec, l’histoire de l’art est jalonnée de ce type de polémique.

Chaque fois, le débat autour de la création de ces œuvres s’apparente à deux monologues. L’un élitiste, l’autre populiste. Aux citoyens qui jugent (en 10 secondes) une œuvre pour mieux la rejeter, des experts leur répondent qu’on n’a pas à juger de l’esthétisme. Selon eux, on doit laisser l’art contemporain « dialoguer avec son époque ». Même si c’est toujours un dialogue de sourds ?

André Malraux, le plus important ministre de la Culture de la France, disait que l’art n’est pas la beauté. Les artistes n’ont donc pas à « respecter des règles édictées par quelque sacerdoce ». Malraux ne distinguait pas l’art des autres domaines : science, politique, économie. « La volonté de création artistique ne me semble pas plus s’opposer à la volonté de transformation du monde que la pensée scientifique.

Créer des formes nouvelles, voilà le mantra des créateurs. Pourquoi alors le public s’acharne-t-il toujours sur eux, alors qu’ils laissent les chercheurs créer leurs inventions, les chimistes breveter leurs molécules ?

On nous répondra que la technologie et les médicaments sont plus utiles à l’avancement de la société que l’art. Pourtant, dans la grande échelle de la production terrestre, l’argument utilitaire a ses limites. Le désir de la forme pour la forme fait partie de la sensibilité humaine. Si on avait seulement besoin de ce qui est « nécessaire » dans la vie, ce serait trop simple.

Ensuite, il y a l’argument avec un grand A, celui des fonds publics. Le collègue François Cardinal s’en est indigné dans sa chronique de samedi dernier. On ne s’épanchera pas là-dessus.

Seulement pour dire que ce credo populiste, la démagogie de l’argent public, s’acharne sur l’un des groupes les plus pauvres de la société : les artistes. Dans la plus grande méconnaissance du processus de sélection des œuvres ; du fonctionnement des comités où siègent des élus ET des citoyens ; des plans, budgets et étapes de production.

Si la grogne populaire sévissait avec autant de rapidité et de véhémence pour des enjeux bien plus importants pour notre démocratie, le Québec nagerait en pleine révolution.

Voir aussi : Art urbain.

Le Monastère des Augustines: ouverture le 1er août 2015

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 juillet 2015 6 commentaires

Je sors d’une visite privée du Monastère des Augustines. C’est une réussite totale. Quelle intelligence ! Les lieux historiques sont préservés, conservant la sobriété des religieuses, mais avec une inventivité magnifique pour transformer le tout en hôtel de mieux-être (healing resort) * For nearly 4 centuries, the Augustinian Sisters have devoted themselves to caring for body and soul, laying the foundation of our modern healthcare system.

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Les travaux ont nécessité des milliers d’heures et une inventivité certaine. Un billet précédent

Si le 1er août 1639 marque l’arrivée des Augustines à Québec, l’ouverture du Monastère des Augustines se fera le 1er août 2015.

Augustines

Des visites guidées auront lieu et je vous invite à découvrir l’endroit qui va séduire les gens aimant l’architecture. D’ailleurs, plus d’une centaine d’activités y auront lieu sans qu’il soit nécessaire d’y séjourner. L’endroit étant unique au monde, je ne doute pas que ce sera un succès et que l’objectif visé par les Augustines, soit le maintien de leur vocation par le biais du Monastère, sera atteint.

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Plusieurs articles ayant été publiés sur ce projet remarquable, en voici quelques-uns :

Un monastère transformé en hôtel dans le Vieux-Québec * Diane Laberge (L’Actualité)

Le coup de poker des Augustines * Roch Côté (L’Actualité)

L’héritage religieux, au-delà des bâtiments * Valérie Gaudreau (Le Soleil)

Mise à jour (1er août): Le monastère des Augustines reprend vie * Camille B. Vincent (Le Soleil)

Tous les billets parus sur Québec Urbain

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Le Collectif Le Banc embellit la rue Racine

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 juillet 2015 2 commentaires

Source : Michèle Laferrière, Le Soleil (27 juillet 2015)

Mandaté par l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles, le Collectif Le Banc a fait cadeau de sa dernière réalisation à la rue Racine, à Loretteville.

«Si les quartiers centraux reçoivent beaucoup d’attention […], les rues principales des quartiers plus excentrés méritent aussi notre attention», lit-on sur la page Facebook du Collectif, qui a aménagé la promenade de la rue Racine sur d’anciens espaces de stationnement. Les bancs de bois, les espaces potagers, le piano public, les jeux de table et les jeux de poche égaieront le lieu jusqu’à l’automne et donneront des prétextes aux passants pour flâner et profiter de l’été au coeur de leur quartier.

L’article

Voir aussi : Arrondissement Haute-St-Charles, Art urbain.

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