Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

La banlieue s’étale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er décembre 2011 10 commentaires

Fortin, A., C. Després et G. Vachon (dir.) (2011). La banlieue s’étale, Éditions Nota bene, 412 pages.

Cet ouvrage est en quelque sorte la suite d’un précédent publié en2002 . Dirigé par les mêmes auteurs, La banlieue revisitée avait pour but de mieux comprendre les milieux que sont les banlieues dans la région de la Capitale nationale. La banlieue s’étale, nouvel ouvrage des chercheurs du GIRBa (Groupeinterdisciplinaire de recherches sur les banlieues)

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Voir aussi : Architecture urbaine, Publications & ressources Internet.

Architecture – Le paradoxe québécois

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 novembre 2011 40 commentaires

Frédérique Doyon
Le Devoir

Pourquoi certaines zones de la banlieue sont-elles si laides? Y a-t-il une architecture propre au Québec? D’un côté, le modèle désolant du mégacentre importé des États-Unis ravage le paysage périurbain. De l’autre, des architectes québécois inspirés multiplient les petits projets ingénieux.

Quand la ville s’étend, l’architecture de qualité recule, bien souvent. (…)

«On s’est laissé envahir par un modèle d’architecture sans qualité qu’on a importé de nos voisins du sud, note l’architecte Pierre Thibault. Au-delà même de l’architecture, c’est l’utilisation de l’espace qui est complètement dépassée. On parle de développement durable depuis au moins une décennie et dans ces couronnes-là, on continue de construire de grandes surfaces qui ne sont pas accessibles en transport en commun. Tout à l’encontre de ce qui serait logique avec notre territoire.»

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Une maison « signée » Pierre Thibault

L’entrevue – L’architecture comme projet de société

Voir aussi : Architecture urbaine.

Le paysage urbain – Habiter la carte postale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 novembre 2011 17 commentaires

Isabelle Porter
Le Devoir 26 novembre 2011

* L’article intégral n’étant disponible que pour les abonnés, nous le publions au complet

Québec — Pour freiner l’étalement urbain, la Ville de Québec ouvre aujourd’hui la porte à davantage de constructions en hauteur. Le paysage urbain de la ville carte postale serait-il en train de changer?

Quand on lui pose la question, le conseiller responsable de l’aménagement, François Picard, répond qu’on n’est quand même «pas à New York».
Il n’a pas tort. Réputée pour son cachet, la ville de Québec est plutôt modeste en matière de constructions en hauteur. Son immeuble le plus haut, l’édifice Marie-Guyard (surnommé le «complexe G»), fait à peine 31 étages et paraît bien seul au centre de la ville.

Dans les quartiers du centre comme Montcalm, Limoilou ou Saint-Jean-Baptiste, les constructions à deux, trois étages dominent. La regrettée Jane Jacobs, qui a beaucoup inspiré les efforts de revitalisation des centres-villes en Amérique du Nord, ne trouverait pas grand-chose à redire sur ces quartiers animés et à échelle humaine.

«Il y a une douceur de vivre à Québec, un rythme, une qualité des lieux urbains qui en font une ville agréable, note Johanne Brochu, une spécialiste en design urbain de l’Université Laval. Moi je suis Montréalaise, mais je suis à Québec depuis sept ans et je ne suis pas à la veille de partir!»

Mais Québec est aussi réputée pour son ratio élevé de voitures par habitant et son étalement urbain. Et le trafic automobile commence à atténuer la «douceur» évoquée par Mme Brochu. «Si on veut qu’à Québec, on continue à être à proximité de tout, c’est certain que la construction en hauteur a son intérêt», lance-t-elle.

C’est dans ce contexte que l’administration de Régis Labeaume est partie à la chasse aux espaces vacants au centre et dans la première couronne pour y favoriser de nouveaux projets domiciliaires en hauteur.

Sur le boulevard Laurier dans l’ancienne ville de Sainte-Foy, on va même modifier le règlement de zonage pour faire passer à 27 le nombre d’étages autorisés.

Si le paysage de la ville va changer? Oh que oui, répond François Picard, mais pas partout. «Dans le centre-ville et sur la colline parlementaire, l’image que vous avez de Lévis, par exemple, ne sera pas changée.»

Quant au boulevard Laurier, la Ville n’a pas la prétention d’en faire un paysage digne de cartes postales. «Est-ce que la Défense à Paris en est un? Non. Mais oui, on va l’embellir. Comme dit souvent le maire, en arrivant à Québec, les gens vont passer d’une ville moderne à une ville patrimoniale.»

Saint-Jean-Baptiste

Le dossier est toutefois plus controversé lorsqu’on cherche à densifier entre ces deux extrêmes. Le quartier Saint-Jean-Baptiste dans l’ancienne ville de Québec, par exemple, ne fait pas partie de l’arrondissement historique, mais le secteur a son cachet et ses résidants sont prêts à se battre pour le défendre.

Ils viennent d’ailleurs d’obtenir la tenue en février d’un référendum à propos du projet d’immeuble résidentiel (l’îlot Irving) sur le site d’un stationnement extérieur inutilisé. Pour le rendre possible, la Ville souhaite modifier le règlement de zonage et faire passer le nombre d’étages permis de 6 à 9.

«Pas dans ma cour»

La Ville, soutient François Picard, a fait ses devoirs pour ne pas bouleverser le paysage. «Au centre-ville, on s’est assuré de ne pas dépasser les gabarits des bâtiments qui sont déjà autour des terrains vacants», dit-il, avant de rappeler que non loin de l’îlot Irving, la rue Saint-Jean est bordée par un immeuble de dix étages qui ne dérange personne.

Récemment, le maire s’en est pris aux opposants qu’il a décrits comme des «bourgeois» qui avaient peur de «perdre leur vue sur les Laurentides».

Johanne Brochu est moins cinglante, mais estime que trop de citoyens se mobilisent contre des projets de ce genre sans avoir une vue d’ensemble du secteur où ils vivent et une vision du «bien commun». Il ne faut pas oublier, dit-elle, que le paysage est un milieu de vie où «il y a du monde.» «L’enjeu, c’est de savoir si l’ajout s’intègre à ce qui existe, s’il en permet la réactualisation.»

Mais au-delà du syndrome du «pas dans ma cour» auquel on pourrait vouloir assimiler ce cas, qu’en est-il des paysages et percées visuelles que cet espace libre offre à tous à partir des rues environnantes, par exemple dans la Turnbull?

Cela n’appartient-il pas au «bien commun»? Interrogé sur l’existence de ce genre de critère dans la prise de décisions, François Picard répète que la ville a besoin «d’amener plus d’habitants dans le secteur».

Percées visuelles

Pour Johanne Brochu, le sacrifice de ce point de vue est justifié si d’autres côtes offrent des percées visuelles à proximité. Après tout, lance-t-elle, on n’est tout de même pas dans un quartier historique!

Toutefois, ce type de considération gagnerait à être prise en compte, à son avis. «Ça prend une vue d’ensemble qui permettrait d’établir collectivement où on veut garder des percées visuelles», dit-elle en déplorant que les plans d’urbanisme n’incluent pas de ce genre de questions. «Ce n’est pas une étude qui coûterait des millions à réaliser. On dirait: voici les types de vues qu’on a, on les catégoriserait et ensuite, on identifierait des possibilités d’ajouts de bâtiments.» Bref, en ces matières, on gagerait à avoir une vue d’ensemble au sens propre… comme au sens figuré.

Voir aussi : Architecture urbaine, Québec La cité.

Le bâtiment de l’Auberivière aurait des anomalies

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 novembre 2011 4 commentaires

Source : Karine Gagnon, Journal de Québec, le 7 novembre 2011

Le bâtiment abritant la Maison de Laube­rivière, qui aurait besoin de 8 millions de dollars de travaux, ne respecte pas les normes antisismiques et risque de s’écrouler advenant un tremblement de terre.

Telle est l’une des conclusions d’un rapport d’experts effectué par la firme d’ingénieurs et experts-conseils CIME Consultants pour le compte d’Action Habitation, a appris Le Journal de Québec. Le tout a été remis cet été au service d’urbanisation de la ville de Québec et au ministère de la Culture.

L’édifice, situé rue Saint-Paul et qui abritait autrefois un hôtel, a été recyclé il y a 25 ans afin d’offrir des services en itinérance. On y accueille plus de 5 000 personnes par an.

Selon l’étude, qui est basée sur une expertise physique des lieux, l’endroit présente plusieurs anomalies et aurait besoin de plus de 8 millions de dollars de travaux afin d’être conforme aux normes du bâtiment.

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« Portes ouvertes 25 ans d’accueil à Lauberivière »

Le site web de l’Auberivière.

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité - Champlain / Vieux-port.

S’inspirer d’ailleurs

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 novembre 2011 15 commentaires

Des idées


* Merci à un fidèle lecteur (Nicolas Labrie)

Voir aussi : Architecture urbaine, S'inspirer d'ailleurs.

Penser autrement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2011 Commentaires fermés sur Penser autrement

Jean-Paul L’Allier

* L’auteur a été maire de Québec de 1989 à 2005.

La clé de tout développement est, toujours et en tout, la recherche de l’harmonie et de l’équilibre. C’est vrai pour les humains, c’est vrai pour les villes. (…) On aura imaginé, comme la ville de Québec le fait actuellement, son profil d’avenir et on en sera fier. Même si tout ne se réalise pas, on sent que l’harmonie est au rendez-vous des valeurs d’avenir, comme la beauté, l’esthétique. La démocratie municipale sera repensée pour permettre aux citoyens vraiment intéressés de construire leur milieu de vie et leur ville plutôt que d’avoir uniquement des outils pour s’opposer et bloquer. La consultation sera précédée de vraies informations et, à son terme relativement court (on ne cherche pas le consensus mais les meilleures solutions), les autorités prendront et annonceront leurs décisions et agiront à l’intérieur de calendriers connus et respectés

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Voir aussi : Architecture urbaine, Nouvel urbanisme, Publications & ressources Internet.

Du talent à découvrir

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 octobre 2011 3 commentaires

Dans le cadre du Colloque sur l’innovation, un Pecha Kucha s’est tenu. Des projets très créatifs qui ont captivé l’audience jusqu’à la toute fin qui s’est terminée par des applaudissements nourris. A noter que les gens ont eu trois semaines pour préparer le tout. Des talents certains à découvrir.

Voir aussi : Architecture urbaine, Publications & ressources Internet, Québec La cité.

Opposition sans vision du développement urbain

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 octobre 2011 10 commentaires

François Cattapan
Journal de l’Habitation

La tendance maladive à «l’opposite aiguë» contre des projets de développement résidentiel à densité plus élevée, afin de correspondre à la rareté des terrains, finissent par avoir des retombées la plupart du temps négatives sur le développement urbain d’un quartier ou d’une région. La récente saga entourant l’opposition de résidents du secteur Saint-Nicolas à Lévis contre le projet Roc Pointe s’en veut un exemple parfait, qui devrait faire école auprès des citoyens réfractaires à toute évolution sociale sinon à tout partage du bien foncier où ils se sont établis.

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Un billet précédent

Voir aussi : Architecture urbaine.