Une entrevue à la radio de Radio-Canada avec l’architecte Éric Rivard sur les projets à Fleur de Lys.
Une entrevue à la radio de Radio-Canada avec l’architecte Éric Rivard sur les projets à Fleur de Lys.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Densification, Logement locatif ou social, Urbanisme.
Jean-Michel Genois Gagnon
Journal de Québec
Trudel Alliance prévoit un total de 2500 logements à Fleur de Lys.
C’est un véritable nouveau quartier que Trudel Alliance prévoit ériger sur le site du centre commercial Fleur de Lys avec l’ajout à terme d’environ 2500 logements et d’un hôtel de 200 chambres. Ce sont environ 4000 citoyens qui devraient habiter ce milieu de vie au cœur de la ville.
Ce développement immobilier, qui pourrait devenir l’un des plus importants à être réalisés à Québec, devrait sortir de terre sur une période de sept ans. La valeur de cette métamorphose est estimée à plus de 750 millions $.
À l’automne dernier, Trudel Alliance avait levé le voile sur la première phase de son chantier, visant à revoir le visage urbain de Vanier et à casser l’îlot de chaleur dans ce secteur, dans le cadre d’une consultation publique.
Lors de cette présentation, la direction avait évoqué la construction d’une résidence pour personnes âgées de 400 logements, d’un complexe locatif de 400 logements et d’une tour de 20 étages de 160 à 180 appartements avec un espace commercial au rez-de-chaussée. La livraison est prévue pour 2023.
La direction s’était alors engagée à replanter un arbre pour chaque logement. Les promoteurs ont affirmé à plusieurs reprises vouloir réaliser un projet mixte à l’échelle humaine et un milieu de vie qui traversera le temps. Des parcs, des rues et une piste multifonctionnelle (course, marche et vélo) de 1,4 km figurent dans le plan.
Déjà des travaux
Certains travaux sont déjà commencés depuis plusieurs semaines. Les demandes de modifications au zonage ont été approuvées pour la première phase qui prévoit aussi l’aménagement d’une rue qui scindera le centre commercial à la hauteur de l’enseigne du restaurant East Side Mario’s.
Si tout va bien, la direction de Trudel Alliance vise une annonce au printemps. Fleur de Lys demeurera ouvert pendant la durée des travaux. Pour les autres phases, selon nos informations, les promoteurs devront avoir de nouvelles discussions avec la Ville pour obtenir les autorisations et les modifications au zonage nécessaires.
Sous forme locative
Les logements, qui passeront du studio à la maison de ville, devraient être offerts sous forme locative. Une portion commerciale de Fleur de Lys sera conservée et des édifices de bureaux seront construits.
Les immeubles varieront entre 4 et 16 étages. Selon les plans, Trudel Alliance prévoit ériger une seule tour de 20 étages. La notion d’agriculture urbaine devrait également être intégrée au projet.
Joint par Le Journal, le groupe immobilier d’ici, qui est propriétaire de Fleur de Lys depuis 2018, a préféré limiter ses commentaires pour le moment.
« Notre projet à Fleur de Lys laissera une grande place aux espaces verts. Nous souhaitons aussi que notre projet soit un exemple de requalification de site urbain dévitalisé au Québec », a indiqué le vice-président, Jonathan Trudel.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Logement locatif ou social.
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Pendant des années, l’entreprise Kevlar a annoncé l’imminence d’un chantier d’envergure sur un stationnement à ciel ouvert de Saint-Roch : l’îlot Dorchester. Un petit quartier allait naître dans la Basse-Ville de Québec : immeuble de bureaux, près de 200 logements dans trois bâtiments, des espaces verts, des commerces… Oubliez ça!
Nous sommes le 22 septembre 2016. Dans Le Soleil, la collègue Valérie Gaudreau — aujourd’hui patronne de la rédaction — nous apprend que Kevlar et la Ville sont sur la même longueur d’onde. La plaie d’asphalte sera éliminée.
Le lot qui s’étire entre les rues Dorchester, Sainte-Hélène, Caron et Saint-Vallier Est sera transformé, promet-on. «Kevlar, dans un horizon à court terme, est déterminée à développer le site de l’îlot Dorchester afin de faire disparaître le stationnement de surface», annonce l’entreprise.
Exactement un an plus tard, Le Soleil révèle que les plans se précisent et que le budget de construction oscillera autour de 150 millions $. «On veut vraiment développer l’endroit», assure René Bellerive, président de Kevlar.
Puis les années ont passé…
Nous avons donc voulu savoir ce qu’il advient du rêve. Nous avons contacté le siège montréalais de Kevlar à plusieurs reprises, pour finalement apprendre que l’entreprise s’est presque complètement retirée du marché de la capitale.
L’îlot Dorchester n’est plus dans son portefeuille. «Kevlar n’a pas été de l’avant, car le terrain a été vendu», nous a expliqué Sarah Viau, commise comptable et adjointe administrative. «Ça ne nous appartient plus.»
En fait, la compagnie n’a plus qu’un projet immobilier dans la capitale. «Nous avons seulement les Appartements Bacc situés au 2400, chemin Sainte-Foy.»
Quartier Mozaïque
Ceux qui suivent la scène immobilière pourraient nous interpeler : «Mais Kevlar n’était-elle pas partenaire dans le gros “développement” en réalisation dans Lebourgneuf, le Quartier Mozaïque, ce chantier de plusieurs centaines de millions de dollars ?»
Vous avez raison ! Kevlar devait ériger les copropriétés Opale, un des immeubles du complexe. Vérification faite, Constrobourg est maintenant seul maître des destinées de Mozaïque.
L’îlot Dorchester couvre 9014,60 mètres carrés, soit près de 100 000 pieds carrés.
Depuis un petit bout de temps, le journaliste avait remarqué la présence de nouveaux agents de sécurité sur l’îlot Dorchester. L’un d’eux nous avait confirmé pour qui il travaille : Trudel Sécurité. Trudel comme dans William et Jonathan, les frères, anciens policiers devenus investisseurs en immobilier.
Voilà pourquoi nous avons appelé avec une insistance certaine chez Kevlar. Nous voulions savoir quels liens y a-t-il entre les deux groupes…
Après de nombreux échanges, on nous a confirmé la vente de l’îlot Dorchester. À qui ? Un nom est récemment apparu dans les registres publics: Pierre Pomerleau, à la fois président de l’entreprise de construction Pomerleau et du fonds immobilier familial Espacium.
C’est d’ailleurs Espacium qui a raflé l’îlot Dorchester.
Mariage
Rappelons que le fonds privé Espacium et les frères Trudel se sont mariés en 2017. Ils sont partenaires dans de nombreux projets au sein de Trudel Alliance — l’entreprise pilote notamment la transformation du centre commercial Fleur de Lys.
Un billet précédent en 2017
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.
Jean Cazes
monsaintroch
Plusieurs chantiers immobiliers ont progressé ou débuté en 2021 dans Saint-Roch, incluant à l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. D’autres projets sont sur le point de démarrer cette année. En voici un tour d’horizon en photos. Voici les principaux, en bonne partie résidentiels, qui ont retenu notre attention ces derniers mois. La galerie en fin d’article présente les rendus de la plupart d’entre eux.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Condo, Logement locatif ou social.
Le projet Fasken, aux limites de Saint-Roch et du Vieux-Port est à veille de se terminer. L'extérieur semble terminé et le travail semble se faire à l'intérieur.
Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Commercial.
Ce projet à Saint-Roch dans le stationnement du Ashton de la rue Saint-Joseph va être très gros. Pour en savoir plus, la page web du projet est ici.
Projet de GM Développement au 800 Charest est: état des travaux.
Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Commercial, Hauteur, Logement locatif ou social.
Pierre-Paul Biron
Journal de Québec
Le promoteur a présenté mardi son projet de QG Vieux-Québec, qui comprend 40 unités de logement. Un promoteur immobilier veut changer la face du secteur de l’îlot Charlevoix, terrain vacant de la côte du Palais, en transformant complètement le quadrilatère pour y créer un «district» décliné en volets résidentiel, gourmet, services, patrimonial et hôtelier, un projet de «75 M$ à 100 M$». Avec son projet, le groupe Capwood dit vouloir «consolider la vie de quartier» dans ce secteur de la ville qui est délaissé par les familles.
Selon les données du promoteur, la population du quartier «Vieux-Québec/Cap-Blanc/Colline-Parlementaire» a diminué de 13% au cours des 15 dernières années. Soixante-trois pour cent des ménages y sont composés de personnes vivant seules.
Le QG Vieux-Québec se veut donc un milieu de vie qui viendra unifier le secteur, selon le promoteur et la firme d’architectes qui l’accompagne, ABCP. «Le QG permet d’atténuer cette image négative, grâce au déploiement de nouveaux résidents; d’un projet adapté aux familles; d’une diversité de services de proximité; d’une communauté vivante et permanente [et] d’une vie de quartier s’harmonisant avec la vocation touristique», peut-on lire dans la présentation du projet faite par le promoteur.
Le projet, qui devait au départ inclure uniquement une construction sur le lot vacant de l’îlot Charlevoix, a pris de l’ampleur au cours des dernières années. On trouvera dans le quadrilatère des rues Charlevoix, de l’Hôtel-Dieu, Saint-Jean et côte du Palais un éventail de fonctionnalités comprenant un hôtel, un atrium mettant en valeur les anciennes écuries, un marché, un hall alimentaire, des soins de santé et de bien-être, un centre d’interprétation historique, des stationnements souterrains et 40 unités de condo.
Les plans redessinés prévoient un investissement de 75 M$ à 100 M$. Le groupe espère aussi que son projet aura un effet d’entraînement sur le reste du quartier, où l’on retrouve de nombreux immeubles dans lesquels les logements des deuxième et troisième étages sont abandonnés. «Le QG Vieux-Québec aura un effet d’entraînement sur ces logements abandonnés en raison de l’apport en services de proximité, la création d’un milieu de vie de qualité et aussi la possibilité d’acquérir ou de louer des stationnements», soutient le Groupe Capwood, qui s’engage également à respecter le bâti patrimonial du secteur.
Le dossier de l’îlot Charlevoix date d’il y a déjà quelques années. Le convoité terrain vacant, qui appartenait au ministère de la Santé et des Services sociaux, avait été racheté par la Ville de Québec en 2017 afin d’y développer un projet qui viendrait «redynamiser» le secteur. En mars 2018, la Ville avait lancé un appel de propositions, disant souhaiter une construction «dans un horizon de quatre ans». Le promoteur retenu, Capwood, a toutefois présenté à la Ville un projet revampé et bonifié, dévoilé aujourd’hui, ce qui a repoussé les délais. La direction indique que des travaux de décontamination ont été menés et qu’on n’attend plus que certaines autorisations gouvernementales pour commencer la construction.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Condo, Logement locatif ou social, Patrimoine et lieux historiques.
Diane Tremblay
Journal de Québec
La vente de la Maison Chevalier au Groupe immobilier Tanguay continue de faire des remous puisque les opposants demandent au gouvernement d’annuler la transaction.
Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, près de 200 intervenants passionnés de l’histoire et du patrimoine de Québec demandent que ce joyau reste la propriété de l’ensemble des Québécois.
«Sa vente à des intérêts privés nous surprend donc considérablement et nous déçoit», est-il écrit dans la missive.
L’ex-ministre de la Culture et des communications au Parti québécois, Agnès Maltais, a fait appel à la ministre Nathalie Roy pour «assumer ses responsabilités véritables» dans ce dossier.
«Elle doit reculer et le faire avec honneur comme l’a fait récemment le ministre de la Santé, Christian Dubé, parce qu’il s’en allait dans un mur. Elle s’enfonce dans un mur et elle est en train de brader notre patrimoine.»
La solution, selon elle, serait de céder la Maison Chevalier à la Société de développement des entreprises culturelles qui administre déjà plusieurs bâtiments de Place Royale.
«Je demande à Mme Roy d’assumer ses responsabilités de ministre de la Culture et je vais faire plus, je vais demander au Groupe Tanguay de reculer. C’est des gens qui ont une fierté qui ont toujours été associés à la ville de Québec. Aujourd’hui, ils sont en train d’affronter la ville, ça n’a aucun sens», a affirmé Mme Maltais.
Le conseiller municipal de Démocratie Québec et candidat à la mairie, Jean Rousseau, considère que la vente de ce bâtiment est inacceptable. Il a fait appel aux autres partis politiques municipaux pour se joindre à sa voix afin que la ministre revienne sur sa décision. «Je demande au Groupe Tanguay de repenser cette transaction et de se retirer. Le Groupe Tanguay est un citoyen corporatif modèle dans la grande région de Québec. Pourquoi viendrait-il entacher sa réputation en procédant à l’acquisition de ce bâtiment extraordinaire», a lancé M. Rousseau.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.