Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Urbanisme »

Et comment ça se passe à Lévis?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 août 2022 8 commentaires

Les condos AMALGAM sur la rue de l’École

Les condos AMALGAM sur la rue de l’École à Lévis. Photo Francis Vachon

Notre voisine méridionale se fait de plus en plus belle, de moins en moins « banlieue-dortoir. » Ce matin, dans un article écrit sous fond d’élections provinciales, Sébastien Tanguay brosse un intéressant portrait de la densification urbaine de Lévis et des enjeux de transport qui en découle: De son côté du fleuve, Lévis vit une crise de croissance

Voir aussi : Planification urbaine, Transport, Urbanisme.

Pour rendre plus conviviales et plus vertes les rues de St-Jean-Baptiste, il faudra tasser des autos

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 juin 2022 2 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Afin de verdir plusieurs rues du quartier Saint-Jean-Baptiste, pauvre en arbres, tout en permettant aux piétons et cyclistes de prendre leurs aises, il faudra éliminer des stationnements. Pas le choix. Reste à voir jusqu’où les habitants du Faubourg, ainsi que la clientèle des commerces et restaurants, sont prêts à rouler afin de garer leur bolide.

La Ville a récemment présenté des scénarios pour le réaménagement annoncé des rues Lockwell, Saint-Gabriel, des Zouaves et Claire-Fontaine. L’administration municipale entend profiter de travaux de pavage et du chantier du tramway pour repenser la configuration de ces axes routiers résidentiels.

Voilà une belle occasion de bonifier la très faible canopée du vieux quartier en sacrifiant des trottoirs et voies de circulation au profit de verdure, juge-t-on. Mais pour qu’il y ait assez d’espace pour que des arbres poussent, une soixante de stationnements sur les 130 actuels devrait être sacrifiée. Voilà qui mettrait beaucoup de pression dans les autres rues du secteur…

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PRESQUE 100 % DES STATIONNEMENTS OCCUPÉS

«On est bien conscients que le stationnement sur rue est un besoin pour un grand nombre de résidents et d’usagers du secteur», a convenu Pauline Guyomard, conseillère en urbanisme de la Ville de Québec, au cours d’une récente rencontre publique.

Les quelque 130 cases des rues visées sont occupées en moyenne à 71 %. En soirée, le taux monte à 82 %. Majoritairement, ce sont les voitures des habitants du coin qui s’y trouvent, mais aussi un 20 % de clients de la rue Saint-Jean.

Dans les autres rues du secteur, il y a environ 170 stationnements de plus ; leur taux d’occupation est à peu près le même.

Mais si plusieurs stationnements des rues Lockwell, Saint-Gabriel, des Zouaves et Claire-Fontaine disparaissent, il deviendra ardu de loger toutes les autos dans les espaces restants.

«Dans le scénario plus drastique, […] on a estimé une perte maximale d’à peu près 58 cases. Et là, on se rend compte qu’on étire l’élastique jusqu’à son maximum dans l’utilisation actuelle des stationnements parce qu’on viendrait avec un taux d’occupation, en soirée, près du 100 %.»

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TRANSPORTS ACTIFS

Certes l’auto perdrait de la place si le scénario du verdissement maximal est adopté. Mais l’administration municipale veut pousser les citoyens vers des modes de déplacement plus sains, soit la marche et le vélo : «La Ville de Québec souhaite encourager un nombre grandissant de citoyens à troquer leur véhicule motorisé pour les transports actifs dans leurs déplacements quotidiens.»

QUELS TRONÇONS ?

Les tronçons visés sont les suivants :

• Rue de Claire-Fontaine (entre la rue Lockwell et le boulevard René-Lévesque)

• Rue Lockwell (entre l’avenue Turnbull et la rue de Claire-Fontaine)

• Rue Saint-Gabriel

• Rue des Zouaves

228

Le printemps dernier, 228 citoyens ont répondu en ligne à un questionnaire sur ce projet. Ils ont majoritairement demandé plus de verdissement dans les rues ainsi que plus d’espace pour les piétons. La sécurité des cyclistes et l’amélioration du déneigement des trottoirs étaient aussi de grandes préoccupations. Pas tous, mais beaucoup, étaient favorables à l’élimination de stationnements.

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LES FILS ÉLECTRIQUES SERONT-ILS ENFOUIS ?

La Ville profitera-t-elle du chantier pour enterrer les fils électriques ?

«Dans ce projet-là, malheureusement il n’est pas question d’enfouir les fils», indique Jean-François Martel, conseiller en planification du transport à la Ville de Québec.

Pourquoi ? Les programmes de subvention d’Hydro-Québec ne s’appliqueraient qu’à des chantiers de plus grande envergure. En plus, les travaux prévus ne nécessiteraient pas de creuser assez creux.

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D’AUTRES RUES DU QUARTIER DANS LA MIRE

Des segments des rues Saint-Olivier, de la Tourelle, Philippe-Dorval et Sutherland, au nord de la rue Saint-Jean, seront également transformés en rues conviviales. Le dévoilement des concepts d’aménagement a cependant été repoussé à l’automne.

QUAND ?

Au cours des prochains mois, la Ville peaufinera ses concepts d’aménagement en tenant compte des commentaires reçus des citoyens. Elle espère réaliser les travaux de construction entre mai et novembre 2023.

L’article

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Consultation publique, Piétons, Transport, Urbanisme.

Candidatures pour la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mai 2022 Aucun commentaire

La Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ) sollicite les candidatures pour le renouvellement de ses membres.

Les candidats doivent résider dans la ville de Québec, avoir un intérêt et des compétences en architecture, patrimoine, urbanisme, génie, architecture du paysage ou design urbain.

Le lien

Les personnes recherchées doivent :

Être résidentes de la Ville de Québec ;
Provenir préférablement des domaines d’expertise suivants : architecture, urbanisme, génie, évaluation, construction, histoire de l’art et de l’architecture, architecture de paysage, environnement et immobilier.
Les personnes devront faire preuve de jugement, d’esprit de décision et être orientées solution pour le citoyen. Elles devront être disponibles tous les mardis après-midi (avec possibilité de prolongement en soirée). 

La maîtrise des compétences techniques suivantes serait un atout :

Être familier avec le vocabulaire utilisé en architecture, en patrimoine et en urbanisme;
Capacité à lire des plans, des cartes, des élévations, des coupes et des esquisses ;
Être familier avec les grands courants en architecture, en patrimoine, en urbanisme et en construction.

Les personnes intéressées doivent soumettre leur candidature avant le 13 juin 2022 en transmettant un curriculum vitae et une lettre de présentation à l’adresse suivante : 

cucq@ville.quebec.qc.ca

Voir aussi : Québec La cité, Urbanisme.

Histoire des villes nord-américaines

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 mai 2022 Aucun commentaire

Depuis le milieu du XIXe siècle, les métropoles nord-américaines s’imposent comme l’incarnation d’une modernité urbaine triomphante. De Montréal à La Nouvelle-Orléans, le développement des transports en commun donne naissance à des quartiers bourgeois prestigieux, mais aussi à des quartiers chauds. De Toronto à New York, experts, architectes et politiciens tentent de faire sens du chaos urbain pour enrichir la ville et la sauver d’elle-même. De Vancouver à Chicago, parcs, boulevards et gratte-ciel sont construits et aménagés pour célébrer la grandeur des cités. Et dans l’ombre de chacune d’entre elles, il y a ceux et celles qui luttent contre les inégalités qui s’y accentuent et y persistent.

Table des matières

Histoire des villes nord-américaines 1
Introduction 7
Le tramway et la fin de la ville piétonne 13
Les quartiers de la grande bourgeoisie: le cas du Golden Square Mile à Montréal 31
Les red-light districts, quartiers du vice 51
Le mouvement City Beautiful ou le rêve d’une ville belle 69
Les grands parcs surbains: de Central Park au parc du Mont-Royal 89
L’invention du gratte-ciel, cathédrale du Nouveau Monde 107
Le redlining et la persistance des inégalités raciales aux États-Unis 133
Jane Jacobs, urbaniste de terrain 151
Dans la même collection 171
Table des matières 173

Auteur: Harold Bérubé.

Harold Bérubé est professeur titulaire au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke ainsi que membre du réseau VRM et du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal. Il consacre ses recherches actuelles à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec au XXe siècle.

Pour feuilleter le livre

Aux éditions du Septentrion 14,95$ Papier 6,99$ PDF 6,99$ EPUB

Voir aussi : Architecture urbaine, Étalement urbain, Publications & ressources Internet, Qualité et milieu de vie, S'inspirer d'ailleurs, Urbanisme.

De nouveaux projets à Fleur de Lys

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 mars 2022 4 commentaires

Une entrevue à la radio de Radio-Canada avec l’architecte Éric Rivard sur les projets à Fleur de Lys.

Le lien

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Densification, Logement locatif ou social, Urbanisme.

Vivre en ville: Questionnaire sur les transformations urbaines et les enjeux climatiques

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 mars 2022 Commentaires fermés sur Vivre en ville: Questionnaire sur les transformations urbaines et les enjeux climatiques

Bonjour,

Après quelques mois d’absence, nous avons des nouvelles de Oui dans cour! Le projet a été retenu pour une deuxième phase dont nous pourrons bientôt vous donner plus de détails.

Nous avons besoin de vous!

Nous sollicitons votre participation à un bref questionnaire (5-10 minutes) qui a pour but de mieux connaître vos préoccupations de même que vos perceptions face aux transformations urbaines et aux enjeux climatiques qui s’y rattachent.

Les résultats seront très utiles pour continuer de produire des outils qui visent à susciter l’adhésion aux transformations urbaines participant à la lutte contre les changements climatiques.

Date limite pour répondre au questionnaire : 20 mars 2022

Le questionnaire

Voir aussi : Environnement, Urbanisme.

Consultation Web – Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 août 2021 Commentaires fermés sur Consultation Web – Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires

Cette consultation s’inscrit dans la grande conversation nationale que mène la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation dans le cadre des travaux d’élaboration de la Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires (Stratégie). C’est l’occasion de vous exprimer sur l’avenir des territoires du Québec!

La Stratégie vise à doter le Québec d’une vision globale et cohérente qui guidera nos interventions et nos investissements en faveur de la création de milieux de vie de qualité, favorisant un sentiment d’appartenance et présentant les conditions nécessaires à un développement économique durable.

Les commentaires recueillis permettront de bonifier la réflexion et les travaux qui seront menés en vue de la rédaction la Stratégie. Sa publication est prévue au printemps 2022.

Toutes les informations

Document de consultation

Le formulaire de consultation

Voir aussi : Urbanisme.

Une halte pour vélo à la place d’un projet immobilier dans Sillery

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er août 2021 3 commentaires

Érik Chouinard
Radio-Canada

Alors que la Ville de Québec appuie un projet immobilier au coin du chemin Saint-Louis et de la côte de Sillery, le Conseil de quartier de Sillery et des résidents du secteur croient toujours en leur projet de halte pour vélo. La ministre de la Culture pourrait être leur dernier salut et ils ne pourront pas compter sur le soutien de la Société de développement commercial (SDC) de Maguire.

« Cette vélostation est un carrefour qui servirait avant tout à identifier le site patrimonial de Sillery qui est indiqué à nulle part et à propulser l’histoire à aujourd’hui, vante la membre du Conseil de quartier de Sillery, Mary Shee. Ce serait une des premières stations de vélo urbaines, au Québec ».

« Dans le fond, il y aurait des palissades avec de l’information sur le site patrimonial; les cimetières, les sentiers, toute l’histoire serait racontée sur ces grands panneaux », ajoute-t-elle. Mary Shee voit l’endroit comme un lieu de rassemblement pour les gens à vélo ou en transport en commun pour qu’ils puissent s’y asseoir, y laisser leur vélo et aller à pied sur l’avenue Maguire.

La halte proposée a une allure qui s’inspire largement de la station-service désaffectée qui occupe toujours le terrain, gardant les mêmes dimensions et étant dotée d’un toit qui rappelle celui qui se dressait jadis au-dessus des pompes à essence.

Une vision qui satisfait le résident du secteur et avocat, Louis-Philippe Coulombe. Je m’y rallie maintenant parce que c’est la seule bonne option qui reste devant cet état de fait et ça pourrait être un pôle intéressant pour le système de vélopartage de la Ville de Québec, souligne-t-il.

Le président de la SDCSociété de développement commercial de l’avenue Maguire, Camil Lacroix, ne voit pas d’inconvénients particuliers au plan présenté par le conseil de quartier, mais il préfèrerait voir le quartier se densifier.

« On aimerait ça avoir des condos et du locatif. C’est sûr que ça apporte plus de monde dans le coin, un peu comme les Appartements sous les bois, plus en bas de la côte de Sillery », compare-t-il, affirmant avoir vu l’effet que ce complexe d’appartements a eu sur l’achalandage dans les commerces de l’avenue.

Un projet immobilier mal aimé

Le président de la SDCSociété de développement commercial ne sent toutefois pas le besoin de se prononcer sur la forme que prend l’immeuble à logements. Notre but, ce n’est pas de dire si c’est une belle bâtisse ou non, nous c’est d’avoir plus de densité, alors notre vision s’arrête là, reconnaît-il.

Parmi les résidents, ce projet immobilier de trois étages appuyé par la Ville est toutefois loin de faire l’unanimité. Le problème c’est que le site patrimonial et protégé se trouve derrière le lot et non pas devant. C’est ce volet derrière qui en pâtit, qui en prend pour son rhume avec ce gros volume, déclare Louis-Philippe Coulombe.

La Ville de son côté est prête à aller de l’avant. Le 5 juillet, elle a adopté une modification réglementaire du programme particulier d’urbanisme (PPU). La prochaine étape est la modification du zonage.

Une fois que le zonage sera en vigueur, le promoteur pourra faire ses demandes de permis pour construire. Mais dans ses demandes de permis, il devra solliciter l’avis de la Commission d’urbanisme de conservation de Québec (CUCQ) et de la ministre de la Culture, indique Louis-Philippe Coulombe. Ce sont ces deux instances qui auront le dernier mot.

Les derniers recours

Le résident ajoute que le site patrimonial de Sillery a la même valeur juridique que le Vieux-Québec et qu’il mérite donc les mêmes protections.

On ne va pas dans le Vieux-Québec pour voir une vieille maison ou un château, on y va pour voir son environnement. Si on commence à faire des immeubles énormes à condos, n’ayant pas en tête l’environnement, on perd la valeur patrimoniale, assure-t-il.

Le site patrimonial de Sillery est aussi important que celui du Vieux-Québec, alors il faut le faire connaître, plaide Mary Shee.

Les deux s’en remettent à la ministre de la Culture, Nathalie Roy qui, comme la CUCQCommission d’urbanisme de conservation de Québec, a le rôle de se prononcer sur l’existence et la forme de l’immeuble.

Est-ce qu’on continue avec des blocs ou on fait quelque chose pour les gens de Québec? C’est à la ministre de décider si on fait quelque chose pour demain ou si on reste avec quelque chose de complètement immense qui va bloquer les percées visuelles et tout, pose la membre du conseil de quartier.

Même si le projet immobilier n’obtient pas l’approbation ministérielle, pour que le projet de halte pour vélo voie le jour, il faudrait que la Ville de Québec prenne possession du terrain.

Nous y croyons toujours. Il faut aller vers demain. Ce dont je parle présentement, c’est ce qu’il va y avoir dans 10 ou 20 ans un peu partout à Québec. Une station vélo ça va être le futur, s’avance Mary Shee.

l’article

Un billet précédent

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Logement locatif ou social, Urbanisme.

Qu’adviendra-t-il du vieil édifice du marchand de vaisselle Renaud et cie de la rue Saint-Paul ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 juillet 2021 1 commentaire

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Un projet résidentiel d’une quarantaine de logements, dans la rue Saint-Paul du Vieux-Port de Québec, est embourbé «dans les sables mouvants administratifs», déplore le promoteur Yves Doyon, président du Groupe Norplex. Pendant ce temps, l’édifice de «bonne» valeur patrimoniale, qui a longtemps abrité le commerce de vaisselle Renaud et cie, se dégrade.

Le bâtiment de bonne dimension affiche les adresses 80 et 82, rue Saint-Paul. Voisin de l’École du Barreau, il est greffé à des entrepôts faisant face à la rue Quai Saint-André, en bordure du bassin Louise.

«On veut restaurer cet îlot, avec les entrepôts qui sont de l’autre côté», explique l’homme d’affaires, au cours d’un échange téléphonique avec Le Soleil. «C’est un projet qu’on travaille depuis plusieurs années.»

Norplex a acquis cette propriété commerciale en 2015. Depuis les années 1930, elle appartenait à la famille Rondeau, dont les générations successives ont exploité le commerce Renaud et cie.

«Dès qu’on a acheté l’immeuble, on était prêt à faire un projet», soutient Yves Doyon. «On est en demande de permis depuis 5 ans. On est prêt à construire. […] On parle d’habitation. On veut ajouter des résidents dans le secteur.»

Selon la dernière mouture des plans déposés, la façade ancienne de la rue Saint-Paul serait restaurée. Le reste de la structure érigée vers 1903, ainsi que les hangars de la rue Quai Saint-André, seraient démontés pour faire de la place à la nouvelle construction avec stationnement souterrain.

Le rez-de-chaussée sur Saint-Paul demeurerait commercial. Le reste du futur bâtiment serait aménagé en appartements ou copropriétés. «On est en mesure d’amener une quarantaine d’unités de résidence dans cet immeuble.» Il évalue son investissement à «au moins une quinzaine de millions».

Blocage ?

Le promoteur immobilier a toutefois l’impression que les instances gouvernementales freinent la transformation des vieux bâtiments du quartier. Notamment le ministère de la Culture, qui doit approuver tous les projets immobiliers dans le site historique du Vieux-Québec. «Il y a une résistance à ce qu’il se produise des choses. […] On se sent complètement bloqué.»

«Les fonctionnaires à la Ville sont intéressés à voir les choses avancer», évalue-t-il. Mais il perçoit une résistance au palier gouvernemental supérieur. «Tout est sur le neutre avec le ministère de la Culture.»

Yves Doyon n’est pas le premier investisseur à tenir ce discours au cours d’un entretien avec Le Soleil. Sur la rue Saint-Paul, le promoteur Nicolas Paradis dénonce l’intransigeance de l’État qui n’apprécie pas sa vision pour trois immeubles. Un peu plus loin, sur Saint-Vallier Est, Synchro immobilier se sent aussi lésé.

À l’abandon

Tandis que les visions des fonctionnaires et des promoteurs s’affrontent, les bâtiments anciens dépérissent. M. Doyon convient que le 80-82, rue Saint-Paul «a l’air à l’abandon». Il affirme aussi que l’intérieur n’est plus récupérable.

La Ville de Québec semble du même avis. Dans le rôle d’évaluation municipal, la valeur du bâtiment est fixée à 100 $. Le terrain, par contre, vaudrait 709 900$.

+

LA VILLE ACCOMMODANTE

La Ville de Québec s’affiche favorable au projet de construction de Norplex sur la rue Saint-Paul. Elle est prête à modifier sa réglementation afin de l’autoriser.

«Le propriétaire promoteur du 80-82, rue Saint-Paul souhaite procéder à d’importants travaux de restauration du bâtiment existant et agrandir ce dernier du côté de la rue Quai Saint-André à la suite de la démolition des anciens hangars attenants de ce côté de la propriété», lit-on dans un document officiel récent.

«Les travaux prévus visent la consolidation de ce bâtiment qui possède une valeur patrimoniale importante afin d’assurer sa conservation. De plus, sa transformation ainsi que son agrandissement permettront de renforcir le cadre bâti de ce milieu urbanisé depuis plusieurs siècles. La fonction résidentielle contribuera également au dynamisme et à l’animation du milieu dans l’objectif d’attirer de nouveaux résidents dans le Vieux-Québec.»

«Ce projet est d’intérêt public puisqu’il permet la conservation d’un bâtiment patrimonial et la consolidation du cadre bâti du secteur en plus de contribuer à l’atteinte de l’objectif d’attirer de nouveaux résidents.»

Zone inondable

Le problème, c’est que ce terrain se trouve en zone inondable. Et que le Schéma d’aménagement de la Ville ainsi que les normes gouvernementales québécoises interdisent la construction en zone inondable.

Il est toutefois possible d’obtenir une dérogation. Dans ce dossier, la Ville juge que ce serait opportun. Elle propose donc au ministère des Affaires municipales de modifier le Schéma d’aménagement du territoire pour que Norplex puisse aller de l’avant.

La suite

Un billet précédent en novembre 2020 avec illustrations du projet.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Condo, Logement locatif ou social, Urbanisme.

Début des achats de terrains sur le futur parcours du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 février 2021 Commentaires fermés sur Début des achats de terrains sur le futur parcours du tramway

Source : Jean-Luc Lavallée, Le Journal de Québec, le 5 février 2021

La Ville de Québec vient de conclure deux transactions, de gré à gré, pour acheter ses premières bandes de terrain le long du tracé du futur tramway, sur la 1re Avenue dans Limoilou.

Le processus d’acquisition – ou d’expropriation si le propriétaire ne s’entend pas avec la Ville – est officiellement lancé.

La Ville va débourser près de 90 000 $ pour les deux premiers bouts de terrain, soit trois à quatre fois plus que leur valeur inscrite au rôle d’évaluation municipale.

la suite

Voir aussi : Tramway à Québec, Transport, Urbanisme.