Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Tramway »

Le tramway perd des plumes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 août 2020 39 commentaires

Karine Gagnon
Journal de Québec

Le projet de tramway de Québec a perdu bien des plumes, ces derniers mois, dépouillé de plusieurs éléments majeurs dont sa portion trambus, mais surtout coincé dans une spirale d’incompétence et de jeux de pouvoir.

Le projet de réseau de transport structurant, dont la pièce maîtresse est le tramway, a très mal paru tout l’été, et particulièrement lors des audiences du BAPE. L’incompétence et le manque de leadership se sont révélés de tous bords tous côtés.

Ces derniers mois, la Ville a dû réduire le projet de façon importante après avoir mal évalué les coûts. Le maire Régis Labeaume, censé être le premier ambassadeur du projet, a failli à la tâche en étant tantôt trop évasif, tantôt contrarié, voire même fâché de devoir répondre aux questions émanant tant du BAPE que des journalistes.

Quant au gouvernement du Québec, censé soutenir le projet, il n’a fait preuve d’aucune créativité ni d’ouverture pour en assurer la progression. Personne n’a levé le petit doigt pour réitérer la volonté d’aller de l’avant, bien au contraire.

Des reproches

Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale n’ont d’ailleurs pas tardé à dénoncer ce manque d’appui. La semaine dernière, la chef libérale Dominique Anglade relevait avec raison le manque de leadership du gouvernement Legault dans le dossier. Elle reprochait aux élus caquistes de la région de Québec de se faire trop discrets.

Puis les deux élus de Québec solidaire en ont remis, hier dans une lettre envoyée aux médias, accusant le gouvernement Legault de tout faire pour couler le tramway. Personne ne veut d’un tramway au rabais, soutiennent-ils. Bien vu.

Manque de communication

Il y a manifestement du grésil sur la ligne entre la Ville de Québec et le gouvernement Legault. Comment croire alors qu’on pourra arrimer adéquatement les projets de réseau de transport structurant et de troisième lien?

Il n’est pas nécessaire de fusionner les deux bureaux de projets. Les décideurs ont toutefois le devoir de faire preuve de créativité et d’ouverture pour éviter qu’une enfilade de délais aient raison du tramway.
La pandémie ne doit pas faire oublier que l’on planifie, avec ce projet, pour les cinquante prochaines années. Si on gère les fonds publics de façon responsable, on évite d’axer les orientations et les choix sur un horizon de quelques années.

Offrir d’autres options

Le télétravail a la cote, présentement, mais ce n’est que temporaire et ça ne convient pas à une majorité d’emplois. On doit offrir d’autres options valables que l’automobile, si on ne veut pas se retrouver avec des problèmes de congestion majeurs à Québec, avec l’accroissement de la population.

On mérite mieux, à Québec, que des politiciens à courte vue. À voir évoluer le dossier, on peut se demander si le tramway ne deviendra pas la prochaine victime de cette malheureuse tendance.

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway.

QS accuse la CAQ de vouloir « couler le projet de tramway »

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 août 2020 24 commentaires

Audrey Paris
Radio-Canada

Québec solidaire (QS) ne comprend pas pourquoi la Ville de Québec doit faire des économies pour son projet de tramway, alors que d’autres projets d’infrastructures au Québec reçoivent des sommes plus élevées. Deux députés de Québec veulent un engagement ferme de la part du gouvernement en faveur du transport en commun.

Dans une lettre publiée jeudi matin, Sol Zanetti et Catherine Dorion reviennent sur le contrat de 1,142 milliard de dollars alloué récemment pour la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, à Montréal. Un projet autoroutier qui, au départ, devait plutôt se restreindre à un investissement conjoint de plus 500 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral.

Pendant ce temps, font-ils remarquer, devant un manque à gagner de 700 millions de dollars, la Ville de Québec décide de couper dans son projet de réseau structurant de transport en commun. En transport collectif, quand ça coûte plus cher que la première estimation, on ampute. Deux poids, deux mesures, écrivent-ils.

« Plutôt que de s’assurer d’avoir des soumissions compétitives et réalistes, plutôt que de verser un sou de plus pour ce projet essentiel, la Coalition avenir Québec (CAQ) préfère couper dans le projet qui avait été annoncé à la population et renier en partie son engagement », poursuivent les deux députés.

Québec solidaire croit également que le premier ministre Legault s’en lave les mains du projet de la capitale. François Legault était prêt à construire le 3e lien à n’importe quel prix; aujourd’hui, le même François Legault ne veut pas s’asseoir avec ses partenaires pour boucler un financement adéquat pour le réseau structurant de Québec. Un premier ministre qui voudrait couler le projet ne s’y prendrait pas mieux.

Les deux députés envoient aussi un message aux députés caquistes de la région, qui ne sont pas partisans du projet, préférant laisser les banlieues de la ville dépendantes de ce qui est encore souvent leur seule option : le tout à l’auto.

La suite

Tramway: Québec solidaire…ordinaire Opinions (Le Soleil). Un extrait: Pas un instant vous ne remettez en question le projet présenté. Se pourrait-il que le manque d’expertise de la Ville soit en cause non seulement dans la mauvaise estimation des coûts, mais aussi dans la piètre qualité du projet de tramway lui-même? Projet dont nous avons découvert la «véritable» nature grâce aux consultations menées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Que M. Labeaume, dans son empressement à obtenir du financement, ait émis le souhait de sauter cette étape, voilà quelques mois, n’éveille chez vous aucun soupçon?

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: des firmes invitées à passer à la prochaine étape (conception et construction)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 août 2020 4 commentaires

Québec, le 12 août 2020 — La Ville de Québec a franchi un autre jalon d’importance dans son processus d’approvisionnement. Elle a terminé l’analyse des candidatures reçues dans le cadre de l’Appel de qualification pour la conception, la construction, le financement et l’entretien du volet tramway, colonne vertébrale du réseau structurant de transport en commun. Le 14 juillet, la Ville avait annoncé que trois consortiums, composés d’entreprises locales, nationales et internationales, souhaitaient soumissionner pour ce projet majeur d’infrastructure. Ces candidats devaient alors démontrer qu’ils détenaient l’expertise et les compétences nécessaires pour mener ce projet. L’analyse de ces candidatures a ainsi permis de confirmer aux consortiums en lice s’ils peuvent poursuivre à l’étape de l’Appel de propositions.

Les consortiums qualifiés seront ainsi invités à développer la conception du projet en vue du dépôt d’une proposition technique et d’une proposition financière qui mèneront à la sélection du partenaire privilégié. Afin d’assurer un contexte propice à l’égalité de traitement des candidats et au respect de l’intégrité du processus, l’article 573.1.0.7. de la Loi sur les cités et villes prévoit expressément que le nombre de candidats qualifiés et l’identité des entreprises composant ces candidats ne peuvent être dévoilés par la Ville de Québec tant que le processus d’évaluation de l’Appel de propositions ne sera pas complété.

L’intérêt du marché envers le tramway se fait sentir depuis plusieurs mois déjà. En novembre dernier, une séance d’information destinée à des fournisseurs potentiels avait d’ailleurs rassemblé pas moins de 300 personnes provenant de près de 80 firmes d’Amérique du Nord et d’Europe. Les représentants de la Ville avaient alors pu expliquer le projet et en faire valoir les bénéfices. Le processus d’approvisionnement s’est ensuite amorcé à la fin février avec le lancement de l’Appel de qualification au terme duquel les consortiums intéressés ont déposé leur candidature en juillet. Maintenant que l’analyse de ces dossiers est terminée, la Ville est prête à poursuivre avec la prochaine étape. Elle procédera à l’Appel de propositions une fois l’autorisation du Conseil des ministres obtenue et les modifications législatives nécessaires apportées.

Un suivi rigoureux du processus

La Ville de Québec a retenu les services de la firme CIM – Conseil à titre de Vérificateur du processus de sélection, et ce, jusqu’à la clôture du contrat. Cet observateur externe indépendant a d’ailleurs confirmé que l’Appel de qualification (AQ) s’était déroulé selon les normes.

La suite

* En passant, le mandat de la présidente du BAPE sur le projet de tramway à été renouvelé ce jour par le Conseil des ministres : « Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. Mme Corinne Gendron ainsi que MM. Jacques Locat et Joseph Zayed sont nommés, de nouveau membres additionnels à temps partiel du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. »

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: complément de réponses à des questions du BAPE

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 août 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: complément de réponses à des questions du BAPE

Le document

Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway: le temps presse pour le gouvernement Legault

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 août 2020 5 commentaires

Olivier Bossé
Le Soleil

Le gouvernement Legault a trois semaines, au plus un mois, pour conférer à la Ville de Québec les pouvoirs d’enclencher l’appel d’offres de réalisation des travaux du futur réseau structurant de transport en commun. Autrement, un parti anti-tramway porté au pouvoir aux élections municipales de 2021 aura encore tout le loisir de faire dérailler le projet.

«Nous sommes prêts à passer à la prochaine étape, le processus d’appel de propositions. Mais l’autorité pour passer à la prochaine étape est conditionnelle à deux gestes du gouvernement du Québec. Une fois qu’on aura ça, en temps et lieu, on pourra lancer l’appel de propositions», a établi le directeur du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun, Daniel Genest, mardi.

M. Genest et le directeur général de la Ville de Québec, Luc Monty, tenaient une conférence de presse virtuelle pour partager leurs réponses aux plus récentes questions de la commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet de 3,3 milliards $.

Les travaux doivent s’amorcer en 2022 et la mise en service est prévue pour 2026 et 2027, selon les tronçons.

Dans les documents concernant ces quatre nouvelles réponses transmises au BAPE, on trouve un échéancier actualisé des grands jalons du projet de tramway.

Le «processus d’appel de propositions» apparaît au calendrier au début de septembre 2020. Puis s’enchaînent l’«analyse des propositions», la «clôture financière» et la «signature du contrat». Pour une séquence cruciale qui s’étale sur 12 à 14 mois et se termine entre septembre et novembre 2021.

Les prochaines élections municipales sont prévues le 7 novembre 2021.

Avant le 7 novembre 2021

«Au moment où on lance l’appel de propositions, ça prend 9 à 10 mois pour recevoir les propositions et les prix. Entre le lancement et la confirmation du partenaire privé choisi, c’est 11 à 12 mois. On compte deux mois de plus pour signer le contrat, ce qui nous amène à 12 à 14 mois, qui sont difficilement compressibles», calcule M. Genest.

Tout dépendant du moment où le gouvernement dirigé par François Legault donnera sa bénédiction, il faudra ensuite compter 12 à 14 mois pour que le contrat des travaux, et donc le projet en entier, soit coulé dans le béton. La première semaine de septembre assurerait de régler le dossier avant le 7 novembre de l’année prochaine et les élections municipales.

Un souhait évoqué publiquement dans le passé par le maire Régis Labeaume.

Le gouvernement provincial doit accomplir deux gestes : modifier en ce sens la loi 26 concernant le tramway de Québec et voir son conseil des ministres autoriser la Ville à réaliser l’appel d’offres en question pour d’aussi gros montants.

Un retard dans l’obtention de ces deux clés met-il en péril le projet, l’exposant directement au processus électoral? «On verra dans le futur, mais loin de moi l’idée d’intervenir dans cette sphère», répond M. Genest, qui évite de se mouiller du côté politique.

Glacer le gâteau avant de le cuire

À ce chapitre, le chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec, Jean-François Gosselin, ne se fait pas prier. Très critique envers le projet depuis le jour un, M. Gosselin estime cette fois que «l’administration Labeaume veut mettre le glaçage sur le gâteau qui n’est même pas encore cuit!»

«C’est un affront pour la commission d’enquête du BAPE, qui doit remettre son rapport au mois de novembre», poursuit le chef du parti Québec 21. «Le gouvernement du Québec ne doit en aucun cas autoriser la Ville de Québec à passer à l’étape de l’appel de propositions avant que le BAPE remette son rapport et ses recommandations, au mois de novembre.»

La suite

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: d’autres questions du BAPE au bureau de projet ainsi qu’au Ministère des transports

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 août 2020 5 commentaires

Le document pour lequel des réponses sont attendues par le BAPE demain (12) à 16:00, et ce, du bureau de projet.

Le document pour lequel des réponses sont attendues dans le même délai, et ce, du ministère des transports.

Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway: Québec vit ce que Washington a vécu dans les années 1960

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 août 2020 23 commentaires

Daniel Dubuc
Opinions
Journal Le Soleil

Pourquoi dépenser des centaines de millions de dollars pour un tramway qui serait tracé sur des voies automobiles déjà congestionnées? Pour les congestionner davantage? Pourquoi ne pas utiliser un transport en commun sans frais, dont les infrastructures existent déjà?
Voici des suggestions

1. Un train démarre à la gare de Lévis, s’arrête à la gare de Charny, puis traverse le fleuve par le pont de Québec pour s’arrêter à la gare de Sainte-Foy pour terminer son trajet à la gare du Palais.

Le pont de Québec ne reçoit présentement que huit trains par jour, il est libre la plupart du temps.

Oui, ce pont est centenaire et a besoin d’un sérieux entretien, Justin Trudeau nous a promis «qu’il s’en occuperait s’il était élu». Mais peut-être que le prochain gouvernement s’occupera plus sérieusement de ce problème et fera comprendre au CN qu’un entretien est à venir et que l’utilisation du pont devra être partagée avec le transport en commun.

Ainsi, le CN pourra «se vanter» d’avoir contribué au transport en commun de Québec.

2. Si vous voyagez en automobile en Floride à partir de Québec, vous utiliserez l’autoroute 95.

1re solution : Une fois arrivé en approche de Washington, vous pourrez rester sur la 95 et traverser Washington par son centre-ville et subir des ralentissements importants à cause de la densité du trafic. Vous allez perdre des heures.

2e solution : Vous bifurquez sur la 295 qui vous fera passer par les banlieues de Washington. Bon choix si vous êtes hors des heures de circulation, mais si vous êtes dans ces heures, prévoyez quelques heures de plus.

3e solution : Choisissez la 495 qui contourne complètement Washington. Ce sont des kilomètres de plus, mais beaucoup de temps épargné. C’est ce qu’utilise tout le transport de marchandises.

Québec ressemble à Washington pour la circulation!

Tout ce qui vient de l’ouest de Québec (Montréal, Ontario et les provinces de l’ouest) et qui est destiné aux provinces de l’Atlantique (et vice-versa) doit, et ne peut passer ailleurs que par Québec.

Alors oui, les ponts et l’autoroute de la Capitale sont engorgés.

Avez-vous remarqué que lorsque l’autoroute de la Capitale fût construite dans les années 60, on la fit terminer abruptement sur le bord du fleuve pointant directement vers l’île d’Orléans pour rejoindre éventuellement l’autoroute 20 de l’autre côté du fleuve ?

On avait probablement retenu une leçon de Washington et qu’un «troisième lien» permettrait, comme à Washington, au transport de marchandises de contourner Québec plutôt que de traverser la ville en encombrant la circulation de camions de transport.

Le lien

Voir aussi : Projet - Tramway.