Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Tramway »

Tramway: Québec vit ce que Washington a vécu dans les années 1960

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 août 2020 23 commentaires

Daniel Dubuc
Opinions
Journal Le Soleil

Pourquoi dépenser des centaines de millions de dollars pour un tramway qui serait tracé sur des voies automobiles déjà congestionnées? Pour les congestionner davantage? Pourquoi ne pas utiliser un transport en commun sans frais, dont les infrastructures existent déjà?
Voici des suggestions

1. Un train démarre à la gare de Lévis, s’arrête à la gare de Charny, puis traverse le fleuve par le pont de Québec pour s’arrêter à la gare de Sainte-Foy pour terminer son trajet à la gare du Palais.

Le pont de Québec ne reçoit présentement que huit trains par jour, il est libre la plupart du temps.

Oui, ce pont est centenaire et a besoin d’un sérieux entretien, Justin Trudeau nous a promis «qu’il s’en occuperait s’il était élu». Mais peut-être que le prochain gouvernement s’occupera plus sérieusement de ce problème et fera comprendre au CN qu’un entretien est à venir et que l’utilisation du pont devra être partagée avec le transport en commun.

Ainsi, le CN pourra «se vanter» d’avoir contribué au transport en commun de Québec.

2. Si vous voyagez en automobile en Floride à partir de Québec, vous utiliserez l’autoroute 95.

1re solution : Une fois arrivé en approche de Washington, vous pourrez rester sur la 95 et traverser Washington par son centre-ville et subir des ralentissements importants à cause de la densité du trafic. Vous allez perdre des heures.

2e solution : Vous bifurquez sur la 295 qui vous fera passer par les banlieues de Washington. Bon choix si vous êtes hors des heures de circulation, mais si vous êtes dans ces heures, prévoyez quelques heures de plus.

3e solution : Choisissez la 495 qui contourne complètement Washington. Ce sont des kilomètres de plus, mais beaucoup de temps épargné. C’est ce qu’utilise tout le transport de marchandises.

Québec ressemble à Washington pour la circulation!

Tout ce qui vient de l’ouest de Québec (Montréal, Ontario et les provinces de l’ouest) et qui est destiné aux provinces de l’Atlantique (et vice-versa) doit, et ne peut passer ailleurs que par Québec.

Alors oui, les ponts et l’autoroute de la Capitale sont engorgés.

Avez-vous remarqué que lorsque l’autoroute de la Capitale fût construite dans les années 60, on la fit terminer abruptement sur le bord du fleuve pointant directement vers l’île d’Orléans pour rejoindre éventuellement l’autoroute 20 de l’autre côté du fleuve ?

On avait probablement retenu une leçon de Washington et qu’un «troisième lien» permettrait, comme à Washington, au transport de marchandises de contourner Québec plutôt que de traverser la ville en encombrant la circulation de camions de transport.

Le lien

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: d’autres questions du BAPE

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 25 commentaires

La lettre du BAPE au bureau de projet (7 août 2020)

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: les représentations de « Tramway non merci » au BAPE

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: les représentations de « Tramway non merci » au BAPE

Leur mémoire déposé au BAPE

Une annexe à leur présentation

Un billet précédent quant au même groupe

Voir aussi : Projet - Tramway.

Une étude d’achalandage renouvelée à 88 000 $ pour le tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 5 commentaires

Audrey Paris
Radio-Canada

La firme Civilia s’est vue confier le mandat de renouveler l’étude d’achalandage du projet de tramway pour y inclure les plus récents changements, comme l’abandon du trambus.

Le ministère des Transports (MTQ) confirme que le mandat est évalué à 88 000 $ et que les résultats sont attendus dès cet automne.

Le MTQ ajoute que le contrat a été octroyé le 21 juillet. L’analyse de la firme portera sur l’estimation de l’achalandage global et sur le retrait du volet trambus dans le projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC).

Le ministère pourra ainsi porter un jugement sur la modélisation de l’achalandage qui a été utilisée par la Ville de Québec, précise un porte-parole du ministère, Nicolas Vigneault.

Le mois dernier, la Ville de Québec avait finalement acquiescé à la demande du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour qu’il y ait une étude d’achalandage renouvelée qui soit produite.

Le MTQ assure que ses équipes qui travaillent sur le RSTC et le 3e lien entre Québec et Lévis travaillent de concert avec la Ville afin de bien arrimer les analyses en cours.

Par le fait même, le ministère confirme que les analyses de l’achalandage pour le tunnel entre les deux rives sont en cours et que les résultats sont attendus également cet automne. Cette étude est effectuée par le ministère et le Groupement mobilité inter-rives, composé des firmes Stantec, Tetra Tech et Hatch.

Il est prévu que cette étude prenne compte l’incidence du 3e lien sur l’achalandage du tramway.

Pas de tracé commun

Le MTQ a aussi remis ses réponses aux questions du BAPE qui visent, entre autres, à préciser le lien entre le projet de tunnel entre Québec et Lévis et le projet de tramway.

Dans ce document de six pages, le MTQ indique qu’il n’y aura aucune portion du tracé qui sera conjointe ou parallèle, entre les deux projets. Toutefois, peu importe le tracé retenu pour le tunnel entre Québec et Lévis, une connexion aux réseaux de transport collectif est prévue, est-il aussi écrit.

Cet énoncé laisse entendre que la fusion des deux projets, comme proposée par Démocratie Québec, est moins probable.

Dans son document de réponses, le MTQ n’a pas pu répondre à une question concernant les mesures concrètes pour intégrer le transport en commun dans le projet de tunnel. Il est cependant précisé que ces mesures sont toujours cours d’analyse et qu’elles seront dévoilées au moment opportun.

Le MTQ rappelle que deux tracés sont toujours à l’étude, dont celui qui relie l’autoroute 20 à Lévis (rue Monseigneur-Bourget) à l’autoroute Laurentienne à Québec; soit le tracé qui est privilégié.

Le tracé passant sous l’île d’Orléans est toujours à l’étude.

Les travaux pour le projet de 3e lien à Québec devraient commencer en 2022.

La suite

La réponse du MTQ qui est vraiment à lire

Voir aussi : Projet - Tramway.

Travaux préparatoires à la construction du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 8 commentaires

Québec, le 7 août 2020 – Des travaux auront cours dans les prochaines semaines dans le quartier Saint-Roch. Ceux-ci consisteront à la réfection de conduites d’aqueduc et à l’installation d’équipements pour les réseaux techniques urbains (Hydro-Québec, Bell, Vidéotron). Ces travaux sont préparatoires à la construction du tramway afin d’assurer les services et la circulation durant les grands travaux du projet et après la mise en place du tramway dans la rue de la Couronne.

Intersection de la rue de la Couronne et de la rue des Commissaires Est
Les travaux d’installation de conduites souterraines s’échelonneront sur deux semaines à compter du lundi 10 août. Dans la rue de la Couronne, la circulation se fera dans une voie entre 7 h et 15 h et reprendra dans trois voies en dehors de cette période. Dans la rue des Commissaires Est, il y aura fermeture complète à la circulation à l’approche ouest de l’intersection avec la rue de la Couronne.

Boulevard Charest, entre la rue de la Couronne et la rue Dorchester
Les travaux d’installation de conduites souterraines s’échelonneront sur trois semaines à compter du lundi 17 août. La circulation se fera dans une voie dans chaque direction, entre la rue Dorchester et la rue de la Couronne.

Intersection de la rue de la Couronne et de la côte d’Abraham
Des travaux d’aqueduc s’échelonneront sur quatre semaines à compter du jeudi 20 août. Il y aura entrave sur le côté sud de l’intersection. Durant les deux premières semaines, la circulation se fera dans une voie par direction dans la côte d’Abraham, dans la rue Dorchester et dans la rue de la Couronne. Il y aura aussi fermeture de la rue Saint-Vallier Est, à l’est de l’intersection avec la rue de la Couronne. Durant les deux dernières semaines, la circulation se fera dans une voie par direction dans la côte d’Abraham, une voie dans la rue Dorchester et trois voies dans la rue de la Couronne.

Le communiqué

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Message d'intérêt public, Projet - Tramway.

Projet de tramway: les jeunes de Québec pour la mobilité durable

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: les jeunes de Québec pour la mobilité durable

Leur mémoire déposé au BAPE

Un extrait: « Autour de nous, nous entendons plusieurs histoires de collègues, amis ou connaissances qui décident de quitter la Ville de Québec après leurs études ou en début de carrière parce qu’ils ne trouvent pas d’options pour se déplacer comme ils le souhaiteraient. Beaucoup de place est accordée à la voiture, et trop peu d’infrastructures permettent de se déplacer facilement et rapidement avec des moyens de transport collectif. Plusieurs d’entre eux décident d’aller dans d’autres villes canadiennes comme Montréal et Toronto pour trouver un mode de vie qui leur convienne. Un mode de vie où la possession d’une automobile n’est pas un prérequis pour aller travailler, visiter ses proches ou pratiquer ses loisirs. Certains s’exilent même en Europe, pour retrouver des communautés urbaines de la même dimension que celle de Québec, mais avec des réseaux structurants de transport en commun comme Marseille, Lyon, Lille ou même Amsterdam.

L’importance que les jeunes accordent à cet enjeu ne se voit pas seulement dans notre entourage, mais transparaît aussi dans les tendances des dernières années. »

La présentation de leur mémoire au BAPE dans cette vidéo à 1:50:48

Voir aussi : Projet - Tramway.

Le tramway, une balafre sur la ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 18 commentaires

Donald Charette
Opinions
Le Soleil

Membres du BAPE, dès le départ, je tiens à préciser que je ne suis pas opposé au transport en commun. Personnellement, je crois que la Ville de Québec serait mieux servie par un métro — plus cher, mais plus durable, plus facile d’entretien, plus respectueux de l’environnement, etc. — ou devrait opter pour un mode de transport moins invasif du type autobus électrique.
Pour plonger dans la modernité comme ils disent, il devrait également être autonome. Le projet de réseau structurant de l’administration Labeaume est insensé. Il va paralyser la ville, la défigurer et littéralement la couper en deux avec sa dalle de béton infranchissable. Voici des éléments de réflexion.

Le tracé

Le tracé est calqué sur les express d’autobus 800-801 qui sont efficaces. Nous sommes face à un parcours 800 chromé. Le tramway ne dessert ni l’aéroport, ni la gare de train, ni le centre Vidéotron, ni le ministère du Revenu (3000 employés), ni le nouveau mégahôpital (5000 employés), ni le Centre des Congrès, mais se rend toutefois jusqu’au IKEA (!) dans un champ. Un touriste qui débarque à l’aéroport ne pourra pas l’utiliser pour relier le centre-ville, ce qui est déjà incongru. Par contre, le tramway va couper des quartiers densément peuplés comme Limoilou, Saint-Jean-Baptiste, Montcalm, Saint-Sacrement… Les citoyens ne pourront plus traverser la chaussée comme ils le font actuellement et devront se rendre à une traverse aménagée pour ce faire. On aura donc Montcalm-Nord et Montcalm-Sud, Limoilou-Est et Limoilou-Ouest par exemple, et tant pis pour la vie de quartier.

La paralysie

Les travaux pour déplacer les utilités publiques et couler la dalle de béton doivent durer des années. L’étude d’achalandage du Réseau structurant explique que 148 intersections interdiront le virage à gauche et que la circulation automobile sera redirigée vers des rues secondaires. Plus de 1200 cases de stationnement doivent disparaître. Des quartiers résidentiels devront composer avec cette pression supplémentaire. On indique, par exemple, dans les documents que dans le cas de la rue Holland-Saint-Sacrement, une porte d’entrée en haute-ville, la hausse sera de 244 % si bien qu’il faudra ajouter 11 minutes au trajet actuel. Cette pression supplémentaire est évaluée, en moyenne, à 65 %. Il faudra 21 minutes de plus pour relier en auto le quartier Saint-Roch à la colline parlementaire. On identifie 16 «collectrices» qui devront absorber cette circulation. En réponse aux interrogations du BAPE, les promoteurs ont précisé que le tramway, en interdisant les virages sur Charest, va nuire aux industries, au Port de Québec, ainsi qu’aux commerçants de la rue Saint-Joseph. Le quartier Limoilou va devenir un labyrinthe avec ses culs-de-sac alors que les ruelles, qui font partie de son charme, seront utilisées par les automobilistes. Les citoyens de la 1re Avenue et de la rue du Chalutier verront passer un tramway sur le pas de leur porte (à cinq mètres dans certains cas) et ce 18 heures par jour. Le réseau structurant reconnaît qu’il faudra revoir la couverture de risque dans les cas des pompiers et des ambulanciers. En effet, la dalle infranchissable va compliquer le travail des premiers répondants. On identifie certains goulots d’étranglement. Ainsi, à l’entrée de l’Université Laval (René-Lévesque–Myrand), la voie devra être partagée en alternance auto-tramway avec un feu de circulation. Le tramway va nécessiter, incidemment, l’abattage de 24 % des arbres sur son parcours, un vrai massacre. Une étude très documentée commandée par le réseau mentionne incidemment que le tramway fait peser une menace sur 42 sites archéologiques.

Le tunnel

Il s’agit d’un des aspects les plus controversés, un tunnel de 2,5 km entrant dans la falaise sur Dorchester pour déboucher sur Turnbull. La Ville dans ses documents parle de dynamiter 24 heures par jour durant 588 jours. On devra sortir 40 000 voyages de camion et acheminer le matériel dans une carrière à Beauport. On indique, en ce qui concerne les GES, qu’il faudra huit ans d’utilisation du tramway pour compenser ceux qui seront émis durant ce grand dérangement. Malgré tout ce bouleversement urbain, le tramway ne se rend pas au carré d’Youville, porte d’entrée du Vieux-Québec!

Pas de réponses

Il est extrêmement difficile d’obtenir des réponses précises sur des enjeux soulevés par ce projet comme vous l’avez vous-mêmes constaté. J’ai assisté à toutes les séances d’information et consulté une grande partie de la documentation publique. La Ville préfère présenter des dessins d’artistes bien léchés plutôt que de donner des explications. Parlez-en aux citoyens de Pie-XII, à ceux de la rue du Chalutier ou à ceux de la 1re Avenue, aux expropriés qui sont placés devant le fait accompli. Les rencontres de proximité se font en catimini et les comités dits de «bon voisinage» ont été déplacés après la tenue des audiences du BAPE. À ce jour, on ignore toujours quelle est la ventilation des coûts de ce projet, qui assumera les déficits, quels sont les coûts d’opération, qui va payer et combien pour le déplacement des utilités publiques de Bell, Hydro-Québec, Énergir, Vidéotron, qui va ramasser la facture pour la démolition de deux viaducs du CN. On ignore comment se fera concrètement le ramassage de la neige sur l’unique voie automobile, comment on va réduire le bruit provoqué par le crissement des rails dans les courbes, comment le matériel roulant va résister à nos hivers. Le O Train d’Ottawa a lamentablement échoué lors de son tout premier hiver, faut-il rappeler.

Déni de démocratie

Il y a bien longtemps qu’on parle de tramway à Québec. Le maire actuel, Régis Labeaume, a combattu durant toute sa carrière ce projet, ridiculisant ses partisans. Lors de la dernière campagne électorale, il a éludé le sujet après l’échec cuisant du SRB. Tout au plus, disait-il, il se donnait deux ans pour examiner les options. Retournement complet, quelque temps plus tard, le maire lançait son projet de tramway-trambus-voies réservées sans consultation. Cela explique en bonne partie l’impopularité de ce projet. Là encore, les gens de Québec ont été placés devant le fait accompli. Le caractère improvisé du projet est devenu évident. On modifie le tracé, largue le Phare et le pôle d’échange à Sainte-Foy, refait l’axe Dorchester–de la Couronne, élimine un centre d’entretien à l’est de la Ville, déplace le tramway sur du Chalutier, supprime des stations, raccourcit le tunnel, découvre que la côte d’Abraham est trop abrupte pour un tramway… Le budget, on le sait maintenant, est déjà défoncé en phase préliminaire et il faut parler davantage d’un investissement de 5 milliards $.

Dans ce projet, il manque, par ailleurs, une vision régionale. Le maire Labeaume s’est fait imposer un lien avec la Rive-Sud et il refuse d’arrimer le tramway avec le futur tunnel Québec-Lévis, laissant cet objectif incontournable au ministère des Transports du Québec. Le BAPE est devenu le dernier rempart des citoyens pour obtenir des réponses claires. La majorité des gens de Québec a l’impression d’avoir été dupée et menée en tramway. Il serait préférable, à mon avis, de scrapper ce mauvais projet, d’autant que la pandémie et la place prise par le télétravail ont fait en sorte que ses paramètres ne tiennent plus, et de proposer un projet moins invasif. Le tramway va balafrer la ville de Québec, la paralyser et risque de se traduire par un gouffre financier, tout cela pour un gain de mobilité, somme toute, modeste. Voilà.

La suite

Un billet précédent où Rèmy Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec réplique à une lettre d’opinion de M. Donald Charette publiée dans le journal Le Soleil.

Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway : le BAPE n’a pas tous les outils en main, déplore Québec 21

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2020 6 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

Avec un dossier d’affaires incomplet et des études désuètes en main, les travaux du BAPE sur le tramway seront sans valeur, estime Québec 21. L’opposition officielle demande de prolonger la commission d’enquête, le temps que la Ville de Québec fournisse des informations actuelles à la commission.

Lors du dépôt de son mémoire devant le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) jeudi soir, le chef de Québec 21 a fait valoir que la commission d’enquête doit pouvoir baser ses travaux sur des informations à jour.

Les audiences publiques ont mis de l’avant le manque d’informations disponibles sur le projet, des informations qui sont pourtant essentielles, a dénoncé Jean-François Gosselin.

Il rappelle que la Ville de Québec a fourni un dossier d’affaires datant de 2019 au BAPE alors que le projet de réseau structurant de transport en commun a subi plusieurs modifications depuis.

Le document comprend des éléments comme le trambus, qui a depuis été abandonné. Il fait aussi référence à deux tunnels, alors qu’il n’y en a qu’un seul de prévu maintenant, ainsi qu’au pôle d’échange du Phare, qui ne fait plus partie du projet non plus.

Pas avant janvier 2021

Le mandat de la commission d’enquête prend fin le 5 novembre, date à laquelle un rapport et des recommandations doivent être fournis au gouvernement du Québec.

Or, la Ville de Québec a précisé en juillet dernier qu’elle pourra seulement déposer au gouvernement une version à jour de son dossier d’affaires en janvier 2021.

C’est pourtant un élément crucial pour la suite des choses , selon Jean-François Gosselin qui a également argumenté sa position dans une lettre acheminée au premier ministre François Legault.

Attendre le 3e lien

Québec 21 craint également que les projets de 3e lien et du tramway créent des doublons. Le parti croit donc qu’il serait plus sage d’attendre que le tracé du tunnel entre Québec et Lévis soit définitif avant de prévoir un second tunnel sous le quartier Saint-Roch.

Il faut que ces deux projets soient intégrés, défend Jean-François Gosselin, déplorant du même coup qu’à Québec, on a un problème. Les deux maires ne se parlent pas, ce qui mine la cohésion dans ce dossier.

Notre opinion est connue depuis longtemps. Comme 84 % des citoyens de Québec, nous sommes favorables à l’amélioration du transport en commun. Mais, le projet de tramway n’est pas le bon projet pour Québec, a-t-il affirmé.

M. Gosselin a aussi soulevé qu’en prolongeant les travaux du BAPE, les contribuables de Québec auront possiblement l’occasion de se prononcer sur le projet lors des prochaines élections municipales en 2021.

Notre souhait le plus cher est que les contribuables puissent se prononcer et voter sur le plus gros projet de l’histoire de la ville de Québec. Ce projet va changer l’histoire de notre ville à jamais, a-t-il conclu.

Fin des séances publiques

La commission d’enquête du BAPE a complété jeudi soir sa dernière séance de consultations publiques. Les commissaires ont ensuite jusqu’au 5 novembre pour rédiger et remettre leur rapport.

La suite

Le mémoire déposé au BAPE par Québec 21

La présentation de leur mémoire au BAPE dans cette vidéo à 1:19:23

Une entrevue à la radio de Radio-Canada où M. Gosselin se montre favorable au métro léger

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway et auditions du BAPE: des propositions au niveau des communications

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 août 2020 3 commentaires

Après avoir constaté la chute de l’appui de le population de Québec quant à ce projet, cet intervenant (Robert Langdeau) qui a une longue expérience en communications a déposé un mémoire au BAPE.

Ses propositions

Son mémoire très intéressant.

Définition des tâches en communication

Un article de Karine Gagnon (Journal de Québec)

Le tramway aura une division communication Stéphanie Martin. Journal de Québec. 19 juillet 2019. Quelques extraits: « La Ville de Québec crée une «unité spécialisée de communication» pour le projet de réseau structurant, composée de neuf personnes et dotée d’une enveloppe salariale maximale de 826 000 $. … Au maximum de l’échelle salariale, le salaire de la directrice de division se situe à 124 000 $, soit moins que les 150 000 $ qui avaient été consentis à M. Giroux et qui avaient soulevé l’ire de l’opposition. Au dernier échelon, les professionnels en communication gagnent 96 000 $, le technicien, 70 000 $, et l’agent de secrétariat, autour de 56 000 $. Cela fait grimper l’enveloppe budgétaire à 826 000 $. L’argent provient du budget du bureau de projet. »

Voir aussi : Projet - Tramway.

Le tramway de Québec, le projet d’une élite

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 août 2020 6 commentaires

Stéphane Lachance
Le comité Tramway non merci

Opinions
Le Devoir

Nous sommes pour l’amélioration de l’offre de services du Réseau de transport de la capitale (RTC), mais rien ne justifie le tramway, ce projet pharaonique mal adapté à notre région, de l’avis même des usagers. Affirmer le contraire relève de la partisanerie visant à faire accoucher un projet qui n’a pas été présenté de façon démocratique aux citoyens de Québec.

Avec la COVID-19, seul un prophète pourrait identifier les nouvelles habitudes de transport des citoyens de Québec […]. Notre économie est déjà affectée par la pandémie et nous croyons que les sommes qui avaient été prévues initialement seraient avantageusement réaffectées à l’aide aux entreprises éprouvées par le confinement. Le projet qui est présenté est le projet de tramway le plus cher au kilomètre au monde.

L’empressement des partisans du tramway de procéder à l’appel d’offres découle de la peur et de la constatation que les citoyens désapprouvent majoritairement le projet, et ce, à plus de 60 %, comme l’indique un récent sondage. À l’approche des élections municipales de novembre 2021, les partisans du tramway ont besoin de sécuriser les ententes afin d’empêcher qu’une nouvelle administration, démocratiquement élue, puisse annuler le projet. Nous trouvons franchement honteux ce type de comportement qui fait fi des préoccupations des contribuables de la région.

Improvisation

Le bureau de projet est incapable de répondre à plusieurs questions qui lui sont formulées. Ce serait de la pure folie de laisser un projet aussi incomplet et dénué de logique venir défigurer Québec. Pensons seulement aux 1701 arbres matures qui seront abattus. Comment des organismes qui ont pour but de défendre l’environnement peuvent-ils signer une missive en faveur de ce projet (Collectif, « Le tramway de Québec dans la dernière ligne droite », Le Devoir, 3 août 2020) ?

On mentionne que le directeur du bureau de projet parle de respecter les budgets prévus, mais il nous a dévoilé durant les audiences du BAPE avoir l’intention de demander une subvention additionnelle de 700 millions de dollars au Fond vert du gouvernement et à Hydro-Québec. D’ailleurs, les experts s’entendent pour dire qu’avec les modifications apportées, on parle maintenant non pas d’un projet de 3,3 milliards, mais bien plus d’un projet de 5 milliards de dollars. Une pure folie dans le contexte économique actuel. Ce même bureau de projet est incapable de répondre à des questions spécifiques que lui pose le BAPE.

On nous parle de qualité de vie avec ce projet. Parlez-en à ceux dont la résidence sera à cinq mètres du trajet de tramway. Aux commerçants qui auront à endurer pendant quatre ans des travaux qui empêcheront leur clientèle de venir visiter leurs commerces librement. Des 148 carrefours infranchissables par les voitures en raison de l’installation d’une dalle de béton. De l’augmentation de 244 % de la circulation au pied de la côte Saint-Sacrement. Des 21 minutes de plus pour accéder à la colline Parlementaire à partir du bas de la ville, dans Saint-Roch. Des 3 ans de dynamitage dans le quartier Saint-Jean-Baptiste et des 40 000 voyages de camion nécessaires pour évacuer le matériel. Qualité de vie, vraiment !

Le gouvernement doit faire preuve de logique et de bonne gestion et constater que ce projet ne correspond en rien à ses exigences initiales de couverture de la toile périphérique, d’interconnexion avec la rive-sud et de respect des budgets, comme l’avait mentionné la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Besoins de la population

Les contribuables méritent un meilleur respect que ce que l’administration municipale actuelle a su démontrer en utilisant à plusieurs reprises sa majorité afin d’empêcher la tenue d’un référendum clair sur la question.

Nous tenons à affirmer que nous sommes pour l’amélioration du réseau de transport en commun de la capitale nationale et que ce réseau doit être accessible au plus grand nombre de citoyens. Considérant que le projet actuel ne compte pas desservir l’aéroport, le mégahôpital, l’édifice du Revenu, la gare de train ou le centre Vidéotron, il est clair qu’il ne correspond pas aux besoins de la population. Il s’agit plutôt du rêve d’une certaine élite qui ne rejoint en rien l’opinion majoritaire des contribuables.

Monsieur le premier ministre François Legault, laissez les gens de la région de Québec décider et établir clairement leurs besoins à l’élection de novembre 2021. Il faut décréter immédiatement un moratoire sur le projet actuel et un gel des sommes déjà octroyées dans le dossier.

Le texte

* Présentation de leur mémoire au BAPE ce soir.

Le dévoilement de leur mémoire au BAPE à 1:00.00 de la vidéo

Voir aussi : Projet - Tramway.