Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport en commun Â»

Autobus et pont : comme la marée ce sujet revient inlassablement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 décembre 2007 4 commentaires

Source : Pierre Pelchat, Le Soleil, 22 décembre 2007

Le projet d’une voie réservée pour les autobus sur le pont de Québec verra le jour au plus tôt en 2011.

Le ministère des Transports devra au préalable reconstruire le pont Dominion — qui enjambe la rivière Chaudière à la sortie du pont de Québec quand vous arrivez de la rive nord — et l’élargir à quatre voies. Pour l’heure, l’étroitesse du pont Dominion, qui n’a qu’une voie pour les automobiles dans chaque direction, ne permet pas d’aménager une voie réservée.

«Il ne peut y avoir de voies réservées sans un nouveau pont. On prévoit aller en appel d’offres bientôt pour les plans et devis. Les travaux débuteraient en 2009 et seraient complétés avant la fin de 2011», a indiqué, au Soleil, le porte-parole du ministère pour la région Chaudière-Appalaches, Guillaume Lavoie.(…)

la suite, à consulter aussi ce billet qui traite de l’élargissement du pont Pierre-Laporte et qui nous renvoie en 2004

Aucune idée de ce qu’est devenu l’idée de l’ajout d’une voie au pont Pierre-Laporte mais il n’en demeure pas moins que pendant les heures de pointe ce goulot d’étranglement est à sa capacité maximum. La présence de voies réservées aux autobus est-elle un incitatif suffisant pour convaincre les gens de délaisser Dieu-Auto dans leur « drive-way » ? Hum, pas sur…Et inutile de préciser que j’ai regardé dernièrment les arbres de la Colline Parlementaire et j’ai na pas vu de billet vert destiné à la construction d’un tunnel entre Lévis et le secteur Beauport.

Voir aussi : Transport en commun.

Nouveau terminus du RTC au centre-ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 décembre 2007 10 commentaires

Le Ré­seau de trans­port de la Ca­pi­ta­le (RTC) a ob­te­nu l’au­to­ri­sa­tion d’ex­pro­prier un pe­tit hô­tel de la rue du Roi, qui lon­ge la bi­blio­thè­que Ga­briel­le-Roy, ­pour y bâ­tir un ter­mi­nus d’au­to­bus de qua­tre ­millions de dol­lars. Un pro­jet qui s’in­scrit ­dans une en­tre­pri­se ­plus lar­ge de re­qua­li­fi­ca­tion de ce sec­teur du quar­tier ­Saint-­Roch. (…)

Source: Le Soleil Simon Boivin 20 décembre 2007

La suite

Voir aussi : Transport en commun.

RTC : le laissez-passer coûtera 68,25 $

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 décembre 2007 22 commentaires

L’an prochain, le RTC investira 100 millions $ dans la construction d’un nouveau centre d’entretien pour les autobus articulés qui seront livrés en 2009. Photothèque Le Soleil.

… Une chance qu’on augmentera, en mai, le salaire minimum à 8,50$ de l’heure!

Source: Pierre Pelchat, Le Soleil, 13 décembre 2007.

Les laissez-passer pour monter à bord des autobus du RTC seront augmentés de 2,8% à compter du 1er mars.

Le conseil d’administration du Réseau de transport de la Capitale a donné son aval, hier, pour majorer de 66,35 à 68,25 $ le coût du laissez-passer général. Le tarif étudiant passera de 44,55 à 45,80 $ par mois et celui pour les aînés de 30,60 à 31,45 $. (…)

Les investissements ne s’arrêtent pas là. Afin d’embellir le secteur, la Ville aménagera en bordure de l’édifice un «espace public». En clair, un parc. Et en 2009, un quatrième Métrobus, le 803, doit relier les terminus Les Saules et Beauport, situés à D’Estimauville, afin d’améliorer le service. (…)

La suite. À consulter aussi, ce billet: L’autobus plus cher en 2007.

Voir aussi : Transport en commun.

Le tramway électrique à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 novembre 2007 24 commentaires

Fin des années 1940. Image tirée de: Calendrier de vues anciennes de Québec, 1994.

Source: Radio-Canada (Ça me dit de prendre le temps), 24 novembre 2007.

Le 20 juillet 1897 est inauguré dans la Basse Ville de Québec la première ligne de tramway électrique. Pendant plus de trois quarts de siècle, ce moyen de transport collectif favorisera le développement et l’expansion géographique de la ville de Québec. La première ligne de tramway fait le lien entre le marché Champlain et la rue de l’Aqueduc dans le quartier Saint-Sauveur. Horace Beemer, Le promoteur de ce projet, est un homme d’affaires fortement impliqué dans l’industrie ferroviaire. En juin 1895, il signe une entente avec la ville et le maire Simon-Napoléon Parent, qui permet à sa compagnie la Quebec District Railway d’obtenir un monopole. L’arrivée du tramway électrique permet ainsi de mettre au rancart les vieux chars urbains tirés par des chevaux.

Le reportage radio de Réjean Lemoine (9 min.). À consulter aussi, ce billet, d’où est tirée la photo ci-haut: Voyage dans le temps: Place D’Youville (fin des années 1940).

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Tramway à Québec, Voyage dans le temps.

Déplacements à Québec: l’auto règne toujours en maître

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 novembre 2007 28 commentaires

Malgré une augmentation importante de l’achalandage sur les autobus du RTC depuis trois ans. La part des déplacements totaux du transport en commun dans la grande région de Québec stagne à 10%.

Source: Éric Boucher, Québec Hebdo, 3 novembre 2007.

Même si la mode est au vert, l’auto continue d’accroître sa part de la tarte des moyens utilisés pour se déplacer dans la région de Québec, avec 80 % de tous les déplacements effectués.

En revanche, selon les données de la dernière «enquête Origine-Destination» du MTQ/RTC, Québec se classe parmi les premières villes au Canada pour ses déplacements à pied avec 7 % de tous les déplacements accomplis sur pattes.

Les champions verts? Les résidents du quartier Saint-Jean Baptiste où 30% des résidents ne possèdent pas d’autos. (…)

Pourcentage des déplacements à Québec
à pied: 7 %
à vélo:1 %
en auto:80 %
en autobus:10%

Temps moyen par jour consacré au déplacement: 57 minutes. (…)

La suite. À consulter par ailleurs, ce billet: Banlieue et auto vont toujours de pair.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Environnement, Qualité et milieu de vie, Transport en commun, Vélo.

Voyage dans le temps: au pied de la terrasse Dufferin (vers 1890)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 1 commentaire

Louis-Prudent Vallée photographe (vers 1890); image reproduite dans Mémoires d'un piéton (Jean Cimon, 2007).

Cette photo (qui aujourd’hui, aurait comme sujet dominant en arrière-plan le Château Frontenac) est reproduite au revers du récent essai du sociologue et urbaniste à la retraite Jean Cimon [billet].

En avant-propos, l’auteur fait cette description très sensible de la scène d’époque:

« La deuxième photographie de Louis-Prudent Vallée (…) nous transporte dans la basse-ville portuaire au pied de la terrasse Dufferin vers l’année 1890, soit peu de temps avant la construction de l’hôtel Château Frontenac. Au premier plan, les caléchiers et l’omnibus font le plein de passagers qui viennent tout juste de débarquer du traversier de Lévis. Vallée excelle dans la description instantanée de cette scène urbaine et on a envie de courir pour ne pas rater l’omnibus dont les deux chevaux piaffent d’impatience bien qu’ils soient dissimulés par l’état de la machande de fruits et légumes.

À consulter aussi, ce billet: La folie des grandeurs, ça ne date pas d’hier….

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Transport en commun, Voyage dans le temps.

Site du futur Centre des sciences: des précisions (suite)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 6 commentaires

Ce musée, je le répète, me tient vraiment à coeur! François Bourque, du Soleil, me signale qu’il a déjà publié le texte ci-contre (exceptionnellement reproduit en entier). Il prévoit écrire à nouveau sur le projet de Centre de sciences sous l’angle du transport en commun. À suivre, donc!

Ci-bas, la localisation retenue, jusqu’à présent, pour implanter le Centre régional des sciences (*), ainsi que l’endroit (?) qui semble avoir la cote de plusieurs lecteurs de Québec Urbain à la suite du dernier billet…

Vivement un centre de sciences. (Source: François Bourque, Le Soleil, 25 novembre 2006.)

Vous l’écoutez parler. Des idées claires, une vision, de la lucidité et de l’enthousiasme. Vous étiez déjà convaincu, mais maintenant vous sentez l’urgence.

Ce que propose Manon Théberge, de la Boîte à science semble tellement aller de soi. Il ne reste bientôt plus qu’une seule question en tête : comment se fait-il que Québec n’a pas encore de centre de sciences ?

Son projet : créer un lieu grand public pour faire vivre les sciences. Pour partager les résultats de la recherche, montrer des prototypes, toucher, voir, expérimenter, semer le goût des sciences chez les jeunes et, peut-être, de la carrière scientifique.

Une sortie intelligente avec l’école ou en famille les jours de pluie ou de glace, quand on ne sait plus quoi proposer aux enfants.

Un lieu pour rire, courir, pour parler fort. Un lieu qui donnerait envie de revenir pour vivre d’autres expériences. C’est comme ça qu’elle imagine la chose.

Il faut, dit-elle, briser les « perceptions émotives » face aux sciences. Celles qui naissent parfois à propos de rien : mon père et ma mère sont poches en math et en physique, ils ne peuvent pas m’aider pour les devoirs. J’haïs les sciences.

Il faut un lieu pour briser le cycle défaitiste, acquérir de la confiance, ouvrir des perspectives nouvelles, apprendre : la mécanique d’un bras artificiel, la grippe aviaire, les cyanobactéries, les changements climatiques.

Un centre de sciences est aussi un outil de développement économique pour une région, un attrait touristique supplémentaire, une vitrine pour les entreprises locales.

On y développera peut-être le goût de l’innovation et du risque qui manque parfois à cette ville.

Les 20 plus grandes villes canadiennes ont déjà un centre de sciences, parfois plusieurs. Montréal en a six et s’est dotée d’une direction des institutions scientifiques.

Mille cinq cents villes dans le monde ont un centre de sciences. Investir dans les sciences, c’est une façon de lutter contre la pauvreté, rappelle l’UNESCO. Si c’est vrai ailleurs, ça doit bien l’être un peu ici.

La Ville de Québec est la seule des grandes villes au Canada à ne pas avoir de centre de sciences. Ce devrait pourtant être un service de base, comme un aréna, un gymnase, une bibliothèque ou une salle de spectacles, pense Manon Théberge. Son modèle : Sudbury, Ontario. Adresse internet : http://sciencenorth.ca.

Environ 35 millions $. La moitié pour construire, l’autre pour les contenus. Puis 7 millions $ par an pour l’habiter, le faire vivre, le faire bouger. C’est ce que coûterait le projet de la Boîte à science.

On pense pouvoir y attirer entre 235 000 et 400 000 visiteurs par année. Prochaine étape, la création d’un bureau de projet pour chercher le financement, convaincre des partenaires privés et dessiner les plans d’architecte.

C’est à Lévis, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, que le futur Centre d’exploration en science et technologie pourrait s’installer.

La mairesse Danielle Roy-Marinelli soutient le projet et annoncera bientôt une participation financière de la Ville. L’ouverture pourrait coïncider avec le 150e anniversaire de Lévis en 2011.

Pourquoi Lévis et pas Québec ? Parce que Lévis montre davantage d’intérêt. Le maire L’Allier soutenait le projet de la Boîte à science et en faisait la promotion, mais la nouvelle administration municipale n’a pas suivi.

Mme Théberge dit avoir attendu en vain une rencontre avec la mairesse Andrée Boucher. Si bien que Québec s’est fait damer le pion par Lévis.

Ce n’est pas grave. Que le centre de sciences aboutisse sur la Rive-Sud plutôt que dans le voisinage de l’Aquarium n’a pas tant d’importance.

Ce qui serait grave, ce serait que la mairie de Québec ne sente pas qu’il est dans notre intérêt de soutenir davantage les sciences.

Québec a réussi à diversifier son économie grâce aux sciences et à la recherche : 800 entreprises y sont engagées ; on compte 7000 chercheurs, 20 000 employés.

Mais depuis quelques années, on ne parle plus autant des sciences dans le discours public, observe le chercheur Fernand Labrie. Pourtant, « l’avenir va être là », prédit-il.

Après une poussée entre 1997 et 2003, les inscriptions dans les programmes scientifiques de l’Université Laval ont décliné en 2004 et 2005, comme ailleurs en Occident.

Rappelons-nous que les étudiants en sciences sont les chercheurs de demain, ceux qui obtiendront des subventions, bâtiront des labos, créeront des entreprises et feront tourner une partie de l’économie.

Un centre de sciences n’est pas la seule façon de promouvoir la culture scientifique et la Boîte à science n’est pas le seul promoteur possible pour un centre de sciences.

Ce projet a cependant l’énorme avantage d’être mûr et d’être soutenu activement par les milieux d’affaires.

Ne manque plus que la volonté politique. Il y a deux élections à l’horizon. Ce sont habituellement de belles occasions pour prendre des engagements.

À consulter, le billet suivant: Site du futur Centre des sciences: des précisions.

Rive nord et rive sud. Source: Google Map.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 Commentaires fermés sur Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Mémoire d'un piéton. Source: site de Septentrion.

J’ai découvert cet essai aujourd’hui! Il s’ajoute à ma collection de livres « urbains » qui comprend entre autres une autre excellente publication de ce sage auteur cité dans cet autre billet.

« Piéton, Jean Cimon l’est par choix. Parcourant les rues de Québec, il manifeste son amour pour la marche et le ski de fond, de même que son inquiétude devant l’agression grandissante d’une civilisation automobile délirante. Il constate avec tristesse l’étalement urbain et dénonce la destruction d’un patrimoine immobilier. Urbaniste et citoyen engagé, il mène un combat de tous les instants pour promouvoir le développement des transports en commun. (…) »

Mémoires d’un piéton

de Jean Cimon
Ouvrage de 192 pages
Illustré

Prix de détail : 19.95$
ISBN 2-89448-494-1 2007

À consulter aussi, le billet suivant: Nouvelle publication: “Québec… pour la vie�, de Roger Côté (éditeur Septentrion).

Voir aussi : Étalement urbain, Geste de solidarité & communautaires, Publications & ressources Internet, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Coûts d’utilisation d’une voiture: chiffres et comparaisons…

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 octobre 2007 16 commentaires

Boulevard Pierre-Bertrand. Vue en direction NO. Crédit photo: Jean Cazes, 4 octobre 2007.

Je suis tombé par hasard sur l’article ci-contre qui résume les chiffres publiés en 2004 par le CAA. On y expose aussi des comparaisons fort intéressantes avec les modes de transports alternatifs…

Source: Al Green, Sauve ton temps, rentre dans ton argent (Comité environnement de l’École Polytechnique de Montréal), 15 novembre 2005.

Selon le CAA, le coût moyen d’une voiture au pays est de 9275$ par année, et ce en 2004 et pour un kilométrage de 18 000 km. Ce coût varie un peu d’une province à l’autre et est probablement plus élevé dû à l’augmentation du prix de l’essence. Je me baserai sur ce montant pour comparer les différentes alternatives. Comme autre choix à la voiture quotidienne, nous pensons au vélo, au transport en commun, à la location d’une voiture etc…

Pour commencer, la voiture quotidienne: Coût annuel: 9275 $
Coût quotidien: 25,40 $

Personnellement, je n’ai pas 25$ par jour à mettre sur mon transport, c’est deux fois plus élevé que mon loyer par mois. Il est très facile d’oublier à quel point une voiture est dispendieuse, mais avec l’amortissement (SSH5201), l’essence et les réparations la facture est salée. (…)

À consulter aussi, ce billet.

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Qualité et milieu de vie, Transport en commun, Vélo.

Des bulles

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 septembre 2007 4 commentaires

Source: David Desjardins, Voir (Québec), 20 septembre 2007.

Janie est assise au fond de « la » 800, sur un de ces sièges qui longent la carlingue de l’autobus. De là, elle peut embrasser du regard l’intérieur du véhicule ou laisser son esprit divaguer tandis que défile à toute allure le paysage urbain.

Dehors, l’été s’accroche avec la détermination que commande le désespoir d’une fin trop proche.

Brutalement tirée de sa rêverie, Janie retire les écouteurs plantés dans ses oreilles et prend quelques secondes pour rajuster son esprit au réel afin de répondre à la mitraille de questions. Quel est son nom? Son âge? Son travail? Ce qu’elle écoute, et sur quel support technologique?

Elle est la première d’une longue série. Des heures passées dans le bus à interviewer ceux qui s’isolent volontairement dans l’inévitable promiscuité des transports en commun en écoutant de la musique. (…)

La suite. Aussi, ce billet.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.