Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport en commun »

Des horaires de travail réaménagés pour éviter la congestion routière

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juillet 2019 Aucun commentaire

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Les cols blancs de la Ville de Québec ont obtenu un réaménagement de leurs horaires de travail qui leur permettra d’éviter, le plus possible, de se retrouver coincés dans le trafic routier.

C’est ce que Réal Pleau, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ), a fait savoir au Journal, vendredi, quelques heures après que ses membres eurent accepté, à 83 %, de renouveler leur convention collective.

« Nos membres ressentent de plus en plus les effets de la congestion routière. Nous avons obtenu plus de flexibilité dans les horaires de travail. C’était notre principale demande et la Ville l’a acceptée sans trop de problèmes », a expliqué M. Pleau.

Les cols blancs, qui bénéficient déjà de l’horaire variable, continueront de travailler à raison de 35 heures par semaine. Par contre, leur journée pourra commencer dès 7 h du matin (au lieu de 7 h 30) et se terminer à 18 h (au lieu de 17 h 30). Ils pourront quitter le travail dès 15 h (au lieu de 16 h actuellement). Le télétravail est également mis en place.

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Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Parc-O-Bus Charlesbourg – état des travaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 juillet 2019 16 commentaires

Un nouveau Parc-O-Bus est en cours de réalisation dans le secteur de l’ancien zoo d’Orsainville. C’est ici.

POB de la Faune
Situé près de la rue de la Faune,
à proximité de l’autoroute Laurentienne

Ouverture prévue : automne 2019
Secteur Charlesbourg

État d’avancement : travaux en cours

Source : RTC – Grands Projets

Voir aussi : Arrondissement Charlesbourg, Transport en commun.

Festival d’été de Québec et transport en commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 juillet 2019 Aucun commentaire

Québec, le 3 juillet 2019 – Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) demeure un acteur incontournable pour faciliter les déplacements lors du Festival d’été de Québec (FEQ). Du 4 au 14 juillet, le bus sera la solution la plus facile, rapide et fiable pour se rendre sur les lieux des festivités.

Le RTC propose encore cette année quatre navettes événementielles au départ de Lebourgneuf, Sainte-Foy, Charlesbourg et Beauport, ainsi qu’un service bonifié sur certains parcours réguliers.

« Le RTC est heureux de participer à la fête encore cette année. Les navettes événementielles sont de plus en plus ancrées dans les habitudes des festivaliers, puisqu’en 2018, leur achalandage a augmenté de 10 %. Toutes les mesures mises en place par le RTC visent à faciliter les déplacements des festivaliers, à alléger le réseau routier durant l’événement et à réduire l’empreinte écologique du FEQ », se réjouit Monsieur Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale.

Les départs des navettes se feront de 17 h 30 à 20 h 30 pour transporter les clients en moins de 20 minutes vers la haute-ville. Changement cette année, la navette 450, dans le secteur de Beauport, effectuera ses départs des Promenades Beauport pour une desserte élargie.

Pour le retour, dès 21 h 30, les départs de toutes les navettes s’effectueront à partir des zones de montées situées de part et d’autre du boulevard René-Lévesque Est, qui seront animées en musique pour poursuivre l’expérience.

410 – Lebourgneuf : stationnement d’Hydro-Québec (rue De Celles)
420 – Sainte-Foy : stationnement du ministère de la Justice (entrée par le boulevard Hochelaga, derrière le Canadian Tire)
430 – Charlesbourg : stationnement du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (365, 55e Rue Ouest). La navette 430 dessert également l’arrêt 2521 – de l’Atrium/4e Avenue Ouest (arrêt du Métrobus 803).
450 – Beauport : stationnement des Promenades Beauport (rue du Carrefour, angle Bourg-Royal)

Les clients pourront suivre les navettes en temps réel sur les outils Web et l’application mobile Nomade pour connaître le moment exact du passage de leur navette et ainsi mieux planifier leurs déplacements.

Plus de service sur les parcours habituels au centre-ville
Dès 18 h, des bus seront ajoutés sur les parcours 11, 25 et Métrobus 800-801-807. Ils circuleront également sur des voies réservées au centre-ville. Trois stationnements incitatifs gratuits seront offerts pour profiter de ces parcours réguliers :

• Parc-O-Bus 41e Rue Est / 1re Avenue
• Parc-O-Bus d’Estimauville
• Université Laval : stationnements # 116, 218 et 222 près du pavillon Alphonse-Desjardins. Du lundi au vendredi à compter de 17 h et le samedi et dimanche toute la journée.

Titres de transport en vente dans les stationnements des navettes
Tous les soirs du FEQ, le RTC vendra les titres FestiBUS illimité, FestiBUS 10 passages et des cartes de deux passages dans les stationnements des navettes (paiement par carte de débit et de crédit seulement). Ces titres sont également disponibles dans tous les points de vente du RTC.

Créé spécialement pour le FEQ, rappelons que le FestiBUS offre deux options avantageuses :

• FestiBUS illimité pour les mordus du FEQ : au coût de 31,50 $, il offre une économie de près 50 % comparativement au paiement en argent. Il permet des déplacements sans limites sur tous les parcours durant le FEQ. Il peut être utilisé par une seule personne à la fois.

• FestiBUS 10 passages pour les occasionnels : au coût de 22,50 $ et valide dès 10 h le matin, il peut être partagé.

Privilège famille en tout temps

Grâce au Privilège famille, désormais en vigueur en tout temps, un adulte ayant payé son droit de passage peut être accompagné gratuitement de trois enfants âgés de 6 à 12 ans. Les enfants de 5 ans et moins voyagent toujours gratuitement à bord des bus du RTC.

Voir aussi : Transport en commun.

Congestion et boom immobilier à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 juin 2019 1 commentaire

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Depuis 10 ans, le prolongement de l’autoroute Robert-Bourassa a amené un boom immobilier et davantage de congestion. Une démonstration des conséquences de l’étalement urbain, qui surviendront aussi avec le troisième lien, estiment des observateurs.

Lorsqu’il a annoncé cette semaine que son gouvernement construira un tunnel sous le fleuve, le ministre des Transports François Bonnardel a affirmé que «si y’a juste une voie rapide, il n’y a pas d’étalement urbain».

Le Journal est retourné dans les archives pour étudier comment les choses se sont passées lors de la dernière construction d’autoroute à Québec.

L’autoroute Robert-Bourassa a été prolongée entre le boulevard Lebourgneuf et le boulevard Bastien, sur une longueur de 4,3 km, pour 56 millions $, entre 2005 et la fin 2006. Avant le prolongement, des terres en friche occupaient l’espace dans un long corridor au nord de Lebourgneuf.

Aussitôt que le feu vert pour la nouvelle voie rapide a été donné, en 2004, des quartiers entiers de rues résidentielles ont commencé à apparaître dans le paysage. Dès 2006, à quelques mois de l’ouverture, une vingtaine de nouvelles rues avaient été tracées et des dizaines de maisons avaient poussé le long de l’artère.

Depuis, selon les chiffres de la Ville de Québec, près de 5000 unités d’habitation et plus de 60 commerces ont été construits, de part et d’autre. La population du quartier Lebourgneuf–Neuchâtel-Est a augmenté de 6500 personnes entre 2006 et 2011 contre seulement de 2000 dans les cinq années précédentes, pour un taux de croissance annuel de 3,3 %, nettement supérieur à celui de l’ensemble de la ville (0,8 %).
Conséquemment, le nombre de voitures qui circulent sur le tronçon entre la rue Porto et le boulevard Chauveau a bondi de près de 50 % entre 2007 et 2017. Entre de la Morille et Lebourgneuf, c’est un saut de près de 25 % entre 2007 et 2015.

Réclamé pendant des décennies

Le prolongement de ce qu’on appelait à l’époque l’autoroute du Vallon a été réclamé pendant des décennies. Les groupes de citoyens et les politiciens qui en faisaient la promotion voulaient décongestionner les routes.

Un sondage mené à l’époque montrait que 92 % des foyers du secteur étaient en faveur.
Même l’étude d’impact environnemental commandée par le ministère des Transports concluait que le prolongement était le meilleur scénario pour désengorger le quartier Lebourgneuf.

En contrepartie, les groupes environnementaux mettaient en garde contre l’inévitable étalement urbain, l’accroissement de la pollution et la perte d’espaces verts.

(…)

Aujourd’hui, de nombreux citoyens se plaignent de la congestion sur le segment d’autoroute. Pendant la campagne électorale partielle dans Neufchâtel–Lebougneuf, l’automne dernier, les partis ont tous été forcés de se positionner face à ce problème.

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Voir aussi : Étalement urbain, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Un regroupement qui questionne le projet du réseau structurant de transport en commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 juin 2019 40 commentaires

Qui paiera les surplus? Dans un tel projet il y en aura car il y aura des imprévus importants comme dans tout projet, particulièrement lorsqu’on doit creuser. Si on se base sur les coûts reliés au projet d’Ottawa, il leur en a coûté au delà de deux milliards pour une distance de 12,5 Kilomètres, et chaque wagon a coûté 8 Millions. À Québec nous avons appris que nous avions besoin de 35 à 40 wagons donc on peut estimer la somme minimale de 320,000,000$ pour les wagons au prix actuel qui sera majoré substantiellement d’ici é ce qu’ils soient commandés . Le budget total prévu pour le tramway est de deux milliards incluant les déplacements de toutes les conduites sous-terraines tout au long du parcours, les infrastructures sur lesquelles les rails seront installés, l’alimentation en électricité aérienne, la signalisation qui devra être revue ….

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Le projet de la Ville de Québec

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Voici la carte des stations du tramway de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2019 16 commentaires

La carte des stations projetées pour le tramway

Alain Rochefort
Radio-Canada

Toutes les stations où s’arrêtera le tramway de Québec à compter de 2026 sont maintenant connues.

La carte a été complétée à la suite de la dernière consultation publique sur le projet qui s’est tenue mardi soir, dans le secteur de Sainte-Foy.

Un usager qui souhaite effectuer l’entièreté du trajet en tramway pourra embarquer à la station de la 76e Rue, sur le boulevard Henri-Bourassa, à Charlesbourg, et débarquer à la station de l’avenue Le Gendre, sur l’avenue Blaise-Pascal, à Cap-Rouge.

Évidemment, les citoyens de Québec pourront se rendre à un endroit précis en empruntant d’abord un autobus ou le trambus et prendre ensuite une correspondance pour le tramway.

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) estime que le temps de déplacement sera de beaucoup diminué grâce à son nouveau réseau de transport structurant, qui sera en place en 2026.

45 minutes de Charlesbourg à Sainte-Foy

Prenons l’exemple de Lucien, un résident de l’avenue des Platanes, dans Charlesbourg, qui souhaite se rendre travailler à Sainte-Foy à l’heure de pointe, le matin.

Lucien pourra d’abord prendre un autobus XPress au coin des Platanes-des Grizzlis, embarquer dans le tramway coin 76e Rue-Henri-Bourassa, puis débarquer à l’intersection Laurier-de l’Église.

Le temps de déplacement de Lucien sera de 45 minutes en 2026. Présentement, ce même trajet lui prend 65 minutes, selon les estimations du RTC.

Tout comme le tracé, l’emplacement des 35 stations de tramway – incluant les pôles d’échange – n’est pas définitif. Devant certains mécontents, la Ville de Québec n’a pas fermé la porte à des modifications, notamment dans le secteur ouest de la municipalité.

Il y a fort à parier, par exemple, qu’une station serait nommée « Marly » si le ministère du Revenu se retrouvait finalement sur le tracé du tramway.

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Outre les 35 stations du tramway, il y aura également 21 stationnements pour le trambus. Toutes les stations seront équipées d’un réseau Wi-Fi, de la vidéosurveillance, d’un système de billettique pour la distribution et la validation de titres, de consoles d’information aux voyageurs en temps réel et d’écrans à affichage dynamique numérique. Taïeb Moalla Journal de Québec

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Un autobus entre l’aéroport de Québec et la Ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 16 commentaires

À partir du 15 juin, RTC – Réseau de transport de la Capitale annonce son parcours 76 qui reliera Aéroport International Jean-Lesage de Québec jusqu’à la Gare Autobus Ste-Foy

Arrêt à l’intersection du boulevard Laurier et de la route de l’Église, à Sainte-Foy ce qui permettra aux usagers de réclamer une correspondance et d’emprunter, par la suite, le Métrobus 800 ou 801 vers le centre-ville.

Entre 5h et 23h
Fréquence aux 30 min.
7 jrs/7
Tarif : 3.05$ et (3,10$ à partir du 1er juillet).

Nouveau : distributrice automatique de titres de transport

Afin de complémenter cette nouvelle offre de services, la toute première distributrice de titres de transport préencodés du RTC sera installée près du bureau d’information de l’aérogare. Elle entrera en fonction dans les prochaines semaines et servira de point de vente pour accéder au service du RTC et distribuera des titres de transport de type 2 billets et 1 jour. En attendant sa mise en service, des agents du Service à la clientèle du RTC vendront ces titres sur place. Les tarifs réguliers s’appliquent. Les modes de paiement acceptés seront VISA, MasterCard, Flash Interac, Apple Pay et Android Pay.

Le parcours 76

Voir aussi : Aéroport de Québec, Transport en commun.

En parlant de réseau de transport structurant, le tramway de Bordeaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 Commentaires fermés sur En parlant de réseau de transport structurant, le tramway de Bordeaux

Lors du forum sur l’habitation de la Ville de Québec, un des conférenciers fut Michel Duchène, onseiller municipal délégué auprès du maire pour la cité digitale et l’innovation, Ville de Bordeaux et vice-président de Bordeaux Métropole, responsable des grands projets d’aménagement urbain. Il fut un acteur de la mutation urbaine de Bordeaux à travers la mise en place du projet urbain du maire Alain Juppé, de la mise en œuvre du tramway à la revitalisation du centre-ville. Il est également l’auteur du livre La grande métamorphose de Bordeaux paru en novembre 2018 aux Éditions de l’Aube.

Grâce à la collaboration de la Ville de Québec, nous avons eu les images de sa présentation. Elles sont éloquentes. Particulièrement celles illustrant les avant/aprés. Les voici:

Voir aussi : Projet - Tramway, Québec La cité, S'inspirer d'ailleurs, Transport, Transport en commun.

Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Québec Urbain a été invité à cette journée consacrée à un exercice de réflexion d’envergure sur la densification du territoire de la Ville et sur l’avenir de l’habitation à Québec. Plusieurs conférences au programme. Le tout dans un esprit des TOD (Transit Oriented Development).

Le communiqué de presse où vous pouvez consulter le rapport portant sur le développement des 4 pôles majeurs en cliquant ici.

Un billet précédent en 2015

La démographie, le développement urbain et immobilier : les ingrédients de l’attractivité de Québec Mario Lefebvre (économiste), Vice-président, Recherche, Marchés immobiliers mondiaux, Ivanhoé Cambridge

La présentation PowerPoint du conférencier avec des tableaux chiffrés très intéressants

L’économie va extrêmement bien à Québec depuis presqu’une décennie. Mais la population vieillit rapidement par-rapport au reste du Canada. Et il y a un problème sérieux quant à la disponibilité de la main d’oeuvre, avec 4% de chômage. Il y a une croissance réelle de la production dans le secteur de la construction, ainsi que dans ceux des finances, assurances, etc. Avec une croissance du PIB de 1.5 à 2% dans la région, il y a un essoufflement démographique, avec une croissance de population à .8%.

Les grandes villes croissent plus que la moyenne avec le phénomène de l’urbanisation. Québec en fait partie. Population et mise en chantier de logements se suivent évidemment.
3000 nouvelles unités de logements par année à venir.

Quant à la population âgée de 65 ans et plus, il y a un effet sur la construction.

La RMR de Québec a reçu 20000 immigrants de 2011 à 2016, Régina et Winnipeg étant les deux villes qui ont reçu le plus grand nombre d’immigrants entre ces deux années, Québec étant au dernier rang canadien. En 2016, la part de la population née à l’extérieur du Canada fait également en sorte que Québec est au dernier rang canadien. Toronto au premier (45% de sa population) et Calgary au 3e.

M. Lefebvre propose que Calgary devienne un modèle pour Québec. Dans l’immigration inter-provinciale de Calgary, cette dernière a mis beaucoup d’efforts sur des immigrants car ces derniers en attirent d’autres. Vu la croissance de la population de 65 ans et plus ainsi que le bas taux de chômage, il est temps d’agir maintenant selon le conférencier, ce dernier favorisant l’immigration, particulièrement inter-provinciale.

Un plan d’action réfléchi afin de s’attaquer à l’enjeu de main-d’œuvre et d’immigration Ville de Québec (communiqué publié ce jour)

Les enjeux du marché résidentiel de la Ville de Québec – Générations, densification et transport : la bonne approche Christian-Pierre Côté, ÉA, Associé, Caprea

La présentation PowerPoint du conférencier avec des illustrations éloquentes.

En moyenne, il se construit 4600 unités d’habitation par année à Québec (60% appartement 40% maison). Et plus l’âge avance, plus on se dirige vers l’appartement. 70% des unités neuves sont dans la région de Québec. A partir de 55 ans, il y a un retour vers le centre de Québec. Pour l’avenir, d’ici 2036, vu la population stagnante, il faut ajouter la construction pour le remplacement (66000 unités dans la RMR de Québec). Selon le conférencier, il faudrait doubler les seuils d’immigration à Québec.

Pour le type de construction, d’ici 2036, 21000 maisons individuelles sont prévues. Et ce qui fait l’enjeu, ce n’est plus la localisation mais un produit qui répond à leurs valeurs (sécurité, services, esprit de communauté, etc). Un exemple: Sofia Lofts (San Diego): cour intérieure, voitures partagées, séance de cinéma extérieur hebdomadaire.

Quand on arrive à Québec, il y a des contraintes pour le marché de l’habitation neuve. Le conférencier précise que le choix des endroits est lié au transport structurant, ce qui représente selon ce dernier 20000 unités neuves. Il donne en exemple le redéveloppement de Place Fleur-de-Lys.

En résumé, ce n’est plus la localisation qui est en tête mais « les gens, les gens, les gens ».

Ateliers simultanés de présentation et d’échanges – Caucus territoriaux – Les aires TOD de demain à Québec
Atelier A – Caucus Chaudière
Présidente du caucus : Nathalie Roussin, Présidente, Les Immeubles Roussin, Présidente du Conseil Régional de Québec
Atelier B – Caucus St-Roch / ExpoCité
Présidente du caucus : Geneviève Marcon, Présidente, GM Développement
Atelier C – Caucus Lebourgneuf
Président du caucus : Stéphan Landry, Directeur général, Groupe Immobilier Oxford
Atelier D – Caucus Ste-Foy entrée Ouest
Présidente du caucus : Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge

Voir aussi le cahier du forum où on explique amplement ces 4 aires TOD. Extrêmement intéressant.

David Dixon, Vice-président, Planification et design urbain, Stantec

North America is a suburban continent with an urban population. The new norm 101: demographics, knowledge, economy, disruptive changes. Canada is growing older on pace with the US. Families with kids dominated US growth for decades. For the next 2 decades 80% of net new households will be singles and couples. 62% of US households stock is single family. More affluent households are moving to cities. College-educated 26 to 49-years old move to cities. Across the US suburbs are aging faster then cities and out of single-families. And there is a shortage of workers. Income disparities are growing. Generational poverty persists. Poverty is moving to suburbs. Growth alone does not cure poverty. Dramatic changes to retail markets (internet). 60% of vehicles will be connected by 2025. 75% of vehicles will be driverless by 2040.

Aires TOD – L’expérience québécoise – Présentation de Gabriel Rioux, Directeur de projets, Groupe conseil BC2

Les TOD dans la grande région de Montréal. Objectif que 75% des nouveaux ménages soient dans les TOD. Le tracé des axes de transport en commun détermine tout. Le seuil de densité est toutefois difficile à atteindre (parc industriel, emprises du transport en commun, axes routiers). Le conférencier illustre plusieurs TOD dans la région de Montréal

Panel : Les 10 grandes idées pour intensifier Québec

Échanges animés par Normand Hudon, Architecte senior principal, OAQ, Coarchitecture, avec des grands propriétaires immobiliers de Québec
François Audet, Président-fondateur, Groupe Patrimoine
Vincent Chiara, Président, Groupe Mach
Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge Jonathan Trudel, Vice-président, Fondateur, Trudel Alliance

L’industrie de la construction doit, selon l’animateur, parler d’une seule voix quant au projet de transport structurant, par le biais des TOD (transit oriented development). Selon Vincent Chiara, la mixité verticale est essentielle. Mais il faut s’assurer que l’immeuble est capable de recevoir les divers usages. La diversité des propriétaires de l’immeuble devient un problème à long terme, dans les cas de mixité. L’usage mixte fonctionne mieux selon lui quand le propriétaire est unique. Jonathan Trudel, qui fut policier pendant 15 ans, estime que son passé lui permets de dire que Québec ne devrait pas adopter une attitude coercitive quant à la mixité sociale comme Montréal. Selon lui, à Québec, il y a une très bonne gestion des affaires sociales. Il y a encore une bonne disponibilité des logements abordables. Et il ne désire pas de ghettoïsation. Selon Vincent Chiara, les entrepreneurs de Québec sont plus responsables que ceux de Montréal quant à l’aspect social. François Audet, avec son projet dans Lebourgneuf (Humanitae), veut avoir des enfants de 60 ans avec les grands-parents de 80 ans dans le même immeuble. Pour Julie Lafrenière, dans le domaine des centres commerciaux, on apporte une nouvelle diversité (expérience culinaire sur les sites, fonctions de divertissement, etc). Le futur des centres commerciaux nécessite une complémentarité d’usages et quand les endroits le permettent, une mixité verticale est envisagée.

Un autre thème est relatif aux choix faits à Québec quant au réseau de transport structurant, selon l’animateur Hudon. François Audet est d’avis que Lebourgneuf est négligé en l’absence d’un tramway, 15000 unités de logement s’y feront dans les prochaines années. Jonathan Trudel, pour le secteur Fleur-de-Lys, est d’avis que l’autoroute Laurentienne doit être transformée en boulevard urbain. Il n’y a pas interconnexion entre St-Roch, St-Sauveur, Limoilou, à cause des obstacles comme l’autoroute. Il souhaite l’interconnectivité. Julie Lafrenière, qui vient souvent en train à Québec, préconise une approche globale quant au réseau structurant et ne pas s’attendre à tout ce que se fasse en peu de temps. Jonathan Trudel insiste sur toutes les capacités de transport actif, incluant les vélos.

Quant au stationnement, Vincent Chiara souligne l’effet du transport collectif sur le ratio des espaces de stationnement. Il est trop tôt selon lui pour connaître l’effet, par exemple, des véhicules électriques et autonomes. On commence à prévoir des stationnements recyclables i.e. du stationnement hors-sol qui pourra servir, au besoin, à un autre usage. Ce qui nécessite un zonage en conséquence. Un centre commercial avec une épicerie a un besoin d’espaces de stationnement tout à fait différent d’une rue composée de boutiques. Quant à la hauteur des stationnements, il faut que les villes réalisent que les stationnements hors-sol ne doivent pas être considérés comme de la densité. Julie Lafrenière explique que chez Ivanhoé Cambridge, des équipes ont été formées dans plusieurs villes pour qu’une vision globale soit faite et non site par site. Quant à elle, la forme de réglementation devrait aller davantage dans les notions de gabarit, de qualité du territoire, de qualité de vie.

Jonathan Trudel estime que la Ville, dans les sites de développement urbains, déjà desservis, a moins à faire que dans un nouveau milieu. Elle pourrait alors investir dans des parcs, dans des immeubles pour des fonctionnaires, dans des éléments générateurs d’achalandage, comme les services (bibliothèque, centre sportif), une approche exercée à Toronto.

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements, Projet - Tramway, Québec La cité, Transport, Transport en commun.

Payer le transport urbain comme on paie sa musique sur Apple

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juin 2019 Commentaires fermés sur Payer le transport urbain comme on paie sa musique sur Apple

Diane Bérard
Les Affaires

«Nous avons imaginé un système où les détaillants récompensent les clients qui se rendent dans leur commerce sans recourir à la voiture. On tamponne votre titre de transport au lieu de votre billet de stationnement.»

«Il devrait être aussi simple d’emprunter le cocktail de transport de notre ville que de consommer de la musique ou des films. Vous téléchargez une application. Vous y liez un mode de paiement. Et vous vous déplacez! À la fin de la semaine, vous recevez le relevé de vos déplacements et le montant total.» Nat Parker, fondateur de ReachNow, une société qui développe des solutions de paiement pour le secteur du transport, acquise par le groupe BMW et Daimler AG.

(…)

Vous identifiez trois enjeux de mobilité pour les villes, lesquels?

Le financement. Assurer un flux suffisant d’investissements durables pour soutenir les systèmes requis au cours des prochaines années pour déplacer efficacement les gens et les marchandises.

Les comportements. Taxer la mobilité qui a un impact négatif sur la congestion et l’environnement et récompenser celle qui a des retombées positives. Le premier sans le second ne suffit pas.

Le paiement. Les villes comme Montréal doivent se doter d’une plateforme rassemblant tous les fournisseurs de services de mobilité. Le citoyen ne devrait pas avoir à télécharger une application pour la STM, la STL, Communauto, les services de taxis, Car2go, Bixi, etc.

Votre entreprise, ReachNow, offre une application qui permet à la fois de payer pour tous les modes de transport et d’accumuler des crédits incitatifs. Expliquez-nous.

(Il ouvre son portefeuille et me tend une carte blanche au logo de Visa). Avec cette carte, émise par ReachNow, je peux défrayer mes déplacements à travers ma ville, Portland, en Oregon. Cette carte porte le logo de Visa, mais Reach Now compte développer des ententes avec d’autres fournisseurs de solutions de paiement.

Je peux aussi accumuler des crédits transport auprès de différents détaillants, lorsque j’utilise des modes de déplacement qui diminuent la congestion et la pollution.

Au lieu de tamponner le billet de stationnement des clients qui fréquentent leur commerce, les détaillants participants à nos programmes tamponnent les billets de transport collectif ou de toute autre solution de mobilité (Bixi, Car2go, etc.). Plus le montant de vos achats est élevé, plus le crédit transport offert par le détaillant le sera.

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Reachnow

Voir aussi : S'inspirer d'ailleurs, Transport, Transport en commun.