Isabelle Porter
Le Devoir
Québec — Le rapport sur la mobilité durable de Québec qu’on attendait en janvier ne sera pas rendu public avant l’automne.
C’est ce qu’a fait savoir hier l’attaché de presse du maire de Québec, Paul-Christian Nolin. Le document est censé définir les orientations de la ville en matière de transport en d’aménagement du territoire pour les deux prochaines décennies. Il constitue la version définitive du Plan de mobilité déposé il y a un an par le maire Régis Labeaume
La Ville a le rapport en main depuis des semaines, voire des mois. Le maire l’a même déjà brandi devant les journalistes lors d’une conférence de presse sur un autre sujet. Or l’administration Labeaume souhaitait d’abord régler le dossier de l’amphithéâtre avant de relancer ce chantier. Pour justifier les reports, on a aussi souvent invoqué le besoin d’arrimer les projets de la ville à ceux du ministère québécois des Transports, ce qui a tardé.
Pour le lobby environnemental Accès Transports viables, ces reports ne sont pas dramatiques, mais quand même regrettables. Sa porte-parole, Catherine Boisclair, constate qu’en attendant le dépôt du rapport, «on prend des décisions à la pièce» et pas nécessairement pour le mieux. Le groupe déplore notamment le non-remplacement «d’un trottoir sur deux», l’annulation du projet de voie réservée pour les autobus sur l’autoroute Robert-Bourrassa et le projet d’ajouter une voix supplémentaire pour les voitures sur l’autoroute Henri IV.
Ces mesures vont à l’encontre du Plan de mobilité durable, dont l’objectif est de réduire le trafic de façon significative en développant le réseau de transport en commun par le tramway et en favorisant la densification de la ville.
* Merci beaucoup à une fidèle lectrice (Catherine Boisclair) qui est aussi porte-parole d’Accès Transports Viables




