Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

Le transport routier coûte 5 fois plus cher à la société

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 mai 2021 7 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

À Québec et Lévis, 1 $ payé par un citoyen pour son transport en auto coûte près de cinq fois plus cher à la société qu’un dollar dépensé en transport collectif, conclut une étude inédite.

Les résultats de cette étude viennent apporter un éclairage sur les investissements annoncés cette semaine par le gouvernement pour la construction d’un tunnel autoroutier entre Québec et Lévis et sur l’élargissement de plusieurs autoroutes.

« On va augmenter la pression des coûts sociaux si on favorise encore plus la voiture. On est en train d’augmenter la facture à la société. Oui, d’une part on va payer 10 milliards. Mais le coût total va être pas mal plus élevé que ça », a commenté le chercheur Jean Dubé.

Avec Marion Voisin, de l’Université Laval, il s’est inspiré d’une étude réalisée à Vancouver et a utilisé la même méthodologie pour l’appliquer à la région de Québec. Leur objectif était de chiffrer le coût réel du transport dans la région et de déboulonner certains mythes. « Les automobilistes pensent tout le temps qu’ils paient pour le transport collectif des autres et c’est l’inverse », souligne Mme Voisin.

« Ça coûte moins cher à la société en bout de piste d’investir en transport en commun que dans les routes », renchérit Jean Dubé.

Coûts directs et indirects

Pour en arriver à cette conclusion, ils ont mis dans la balance tous les coûts liés à chaque mode de transport. Pour un automobiliste, il y a les coûts directs payés de sa poche, comme la voiture, l’essence, l’entretien, les assurances.

Mais à cela s’ajoutent des coûts indirects qui sont pris en charge par la collectivité de contribuables, comme les impôts et taxes qui sont injectées dans la construction et l’entretien des routes, ainsi que des coûts « cachés » comme la perte de temps, la pollution, les accidents, etc. Les chercheurs ont fait le même exercice pour le transport en commun.

Modes actifs

Pour chaque dollar payé par un individu pour se déplacer en automobile, la collectivité paie l’équivalent de 5,77 $ en coûts sociaux, contre 1,21 $ pour un transport en autobus. C’est 4,8 fois plus cher. On peut même inclure dans le modèle les modes actifs, comme la marche et le vélo. Les montants chutent alors drastiquement, soit 0,22 $ pour chaque dollar dépensé en vélo ou à pied. On considère le fait que les infrastructures sont moins coûteuses, que le coût dans le porte-monnaie également, et que les bienfaits sur la santé sont grands.

« Pour l’individu, la décision de prendre sa voiture, c’est totalement rationnel », convient M. Dubé. En effet, le coût pour son déplacement en voiture n’est pas si différent de celui en transport en commun. « Mais les coûts sociaux qui sont imposés par l’utilisation de la voiture sont largement au-dessus de ceux du transport en commun. »

Dans le cas du transport routier, la part des coûts assumée par la société est en effet de 85 %, contre 61 % pour le transport collectif, quand on considère les chiffres pour les heures de pointe.

« Un outil de décision »

L’objectif de cette étude est d’aider les décideurs publics à faire des choix éclairés. « C’est un outil de décision », explique Mme Voisin. On peut par exemple calculer avec la fréquentation élevée d’un tronçon routier, qu’il serait plus approprié d’y implanter du transport collectif. Parce que l’utiliser en voiture coûte très cher pour la société.

La méthode permet de constater le véritable coût des infrastructures de transport et non seulement leur coût de construction, qui sont souvent les facteurs considérés dans les décisions politiques.

« On pense que plus une route est utilisée, plus elle est rentabilisée. Mais non. » Parce que quand la congestion survient, des coûts s’ajoutent en perte de temps, pollution, bruit, accidents et impacts sur la santé.

Éventuellement, les chercheurs espèrent aussi fournir aux citoyens un outil pour savoir quel mode serait le plus efficace à utiliser entre la voiture, le bus, la marche et le vélo pour parcourir un certain trajet.

UNE DIFFÉRENCE DE COÛT ÉNORME

Pour 1 $ de dépenses individuelles, la société paie :
5,77 $ pour le transport en voiture
1,21 $ pour le transport collectif

Coût par kilomètre parcouru en auto
Coût pour l’individu : 0,95 $
Coût pour la société : 5,46 $

Coût par kilomètre parcouru en transport collectif
Coût pour l’individu : 0,94 $
Coût pour la société : 1,14 $

L’article

Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Un tunnelier monstre pour creuser le 3e lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 mai 2021 14 commentaires

Marc-André Gagnon
Journal de Québec

Le 3e lien entre Québec et Lévis sera l’un des plus larges tunnels au monde avec son diamètre de 19,4 mètres. Sa construction commencera par la conception du plus gros tunnelier encore jamais fabriqué, ce qui pourrait être risqué, selon un expert.

À l’heure actuelle, le record du plus gros tunnelier au monde (17,6 mètres de diamètre) appartient au monstre qu’a utilisé la Chine pour creuser un tunnel qui dessert depuis peu l’aéroport international de Hong Kong.

Il est suivi de près par « Bertha », le nom donné au mastodonte (17,5 mètres de diamètre) emprunté pour construire le tunnel SR-99, à Seattle, dont l’apparence se rapproche du 3e lien dévoilé lundi.
Avec ses deux étages superposés dans un seul tube, il s’agit « probablement du tunnel qui se compare le mieux » à celui encore plus gros projeté entre Québec et Lévis, a confirmé le porte-parole du ministère des Transports, Nicolas Vigneault.

Selon l’échéancier dévoilé lundi, il faudra attendre jusqu’en 2027 avant qu’un tunnelier commence à creuser entre Québec et Lévis. Si de nouveaux records risquent d’être établis d’ici là, on peut affirmer sans se tromper que le tunnel Québec-Lévis, avec un diamètre de 19,4 mètres, sera l’un des plus larges jamais creusés par un tunnelier.

Un défi de taille

« Un tube de 19 mètres, c’est très gros, mais c’est faisable », assure Bruno Massicotte, professeur à l’École Polytechnique de Montréal, estimant à 1 milliard $ le coût du tunnelier à lui seul.
« Mais plus le trou est gros, plus le risque est grand », a ajouté l’expert qui, en 2016, avait produit pour le gouvernement une étude de faisabilité sur un scénario de tunnel à 4 milliards $ qui passait à la pointe de l’île d’Orléans. À l’époque, un concept à deux tubes d’un diamètre de 15 mètres chacun avait été privilégié. Pourquoi ? « Parce que c’était plus simple », se souvient M. Massicotte, en particulier au niveau des entrées et des sorties des tunnels.

Si la solution monotube à deux paliers a été retenue cette fois-ci, c’est notamment en raison de la présence de galeries d’interconnexion avec le tramway, du côté de Québec. « La conception avec des voies superposées pour un tunnel est généralement moins coûteuse », affirme aussi le ministère.
« L’option superposée diminue les risques que comporte le forage de deux tunnels », a également indiqué M. Vigneault.

Des désavantages

M. Massicotte y voit, au contraire, « plus de désavantages », tant sur le plan des coûts, de la sécurité et de la vitesse d’exécution. « C’est quand même long, huit kilomètres », a-t-il souligné.
« Je n’ai pas de doutes, on peut le faire, mais ne nous attendons pas à ce que ce soit une partie facile », prévient le professeur. Il se croise les doigts pour que Québec n’ait pas à vivre ce qui s’est produit à Seattle : le tunnelier est resté coincé sous terre pendant près de deux ans, après avoir surchauffé en accrochant un tuyau métallique.

La suite

* Serge Chapleau (La Presse)

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Un tunnel guidé par l’intuition plutôt que par la «science»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mai 2021 27 commentaires

François Bourque
Le Soleil

Depuis les premières promesses de troisième lien, on avait attendu en vain les avis scientifiques, études ou données probantes pouvant justifier un projet d’une telle ampleur.
D’une annonce à l’autre, on se disait que ça allait finir par venir.

Qu’on ne pouvait pas s’engager dans une aventure aussi importante sans des bases solides.

Mais chaque fois, y compris lors de l’annonce que ce serait un tunnel, puis que ce tunnel irait de centre-ville à centre-ville, on est resté sur notre appétit.

Nous voici aujourd’hui à parler de la forme du tunnel, de ses accès, du coût préliminaire et de l’emplacement probable de la première pelletée de terre, mais toujours pas de chiffres, d’études ou d’arguments étoffés.

À part peut-être celui de la sécurité publique. S’il arrivait malheur à un des ponts actuels, on voudrait avoir avoir une solution de rechange. Ne serait-ce que pour la circulation des véhicules d’urgence.

Pour le reste, il ne suffit pas de marteler que le projet est nécessaire. Il faut pouvoir en convaincre avec un minimum de science.

L’argument du tout premier jour, celui voulant qu’un nouveau lien va soulager la congestion sur les ponts, repose toujours sur une base statistique fragile.

Le Ministère des transports a mené ses propres «modélisations» sur l’achalandage. Je me promets d’examiner ces projections dès que je mets la main dessus, mais il reste une réalité incontournable : la grande majorité des utilisateurs actuels des ponts à l’heure de pointe du matin habitent dans l’ouest de Lévis et leur lieu de destination (études, travail, magasinage) est dans l’ouest du territoire de Québec.

Ceux-là n’ont pas d’intérêt à un détour par un tunnel centre-ville à centre-ville, que ce soit en en voiture ou en transport en commun.

Cela dit, il est évident qu’une trajectoire centre-ville à centre-ville a de meilleures chances d’attirer qu’un lien excentrique à l’Est comme il fut d’abord envisagé.

Pas de chiffres sur le nombre de véhicules ou de camions en transit du Saguenay ou de la Côte-Nord à destination du Bas-Saint-Laurent. On continue pourtant de faire valoir cet argument pour justifier le troisième lien.

Le gouvernement n’a pas tenu compte dans ses simulations de la hausse du télétravail induit par la pandémie. Il fait le pari que la circulation va vite revenir à son niveau d’avant et rappelle que la tendance lourde est à l’augmentation du parc de voitures.

C’est vraisemblable, mais il aurait été utile d’étoffer cette intuition avec des chiffres.

Le premier ministre Legault a sans doute raison de croire que le tunnel Québec-Lévis va «transformer le visage de la Capitale-Nationale», mais est-on si certain que ce sera pour le mieux?

Une des grandes appréhensions soulevée par le projet de tunnel est celui de l’étalement urbain.

Tous les gouvernements et partis politiques disent vouloir le contrer, mais dans les faits, les rouleaux compresseurs continuent d’écraser de l’asphalte de plus en plus loin des pôles d’emplois et des services publics.

L’entrée du tunnel est prévue à la lisière des terres agricoles de Lévis.

Pas question de développer en dehors du «périmètre d’urbanisation» assure le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

«On va travailler avec les différents acteurs pour s’assurer qu’il n’y a pas d’étalement urbain», de renchérir le ministre des Transports François Bonnardel.

Québec a un «grand territoire» et «il y a encore beaucoup de place pour du développement», de se réjouir le premier ministre François Legault.

On prend note, mais on sait aussi l’effet qu’a eu le pont Pierre-Laporte sur le développement de la rive Sud et de la Beauce.

Un tunnel va nécessairement accroître la pression sur les terres agricoles au cours des décennies à venir. Ceux qui promettent aujourd’hui que ça n’arrivera pas ne seront plus là demain et le jour d’après pour tenir le fort.

Le gouvernement de la CAQ ne s’en cache d’ailleurs pas. Un des objectifs de ce tunnel est de stimuler le développement économique dans l’est du territoire.

On veut ainsi corriger «l’erreur» d’avoir placé le pont Laporte à côté du pont de Québec, plutôt que dans l’est.

J’ai compris qu’il n’y a pas eu d’étude pour mesurer l’impact possible du tunnel sur l’étalement urbain.

Pas d’étude non plus sur le développement économique dans l’Est-du-Québec qu’on continue d’associer à un tunnel Québec-Lévis.

J’avais cité dans une précédente chronique une étude du chercheur Mario Polèse de l’INRS. Il y démontrait que de nouvelles autoroutes vers de petites localités favorisent la décentralisation d’industries qui iront s’installer là où le terrain est le moins cher.

Inversement, l’autoroute favorisait la centralisation des commerces. Des citoyens de la lointaine périphérie préféraient alors venir faire leurs achats en ville, là où il y a plus de choix, plutôt que dans leur voisinage.

Si on souhaite encourager le développement vers Bellechasse, Montmagny et vers l’Est, ce serait bien de préciser ce qu’on veut au juste. Et ce qu’on ne veut pas. Cela suggère un minimum d’analyses qui n’ont pas été menées.

Le gouvernement Legault a choisi pour sa présentation publique d’amalgamer le projet de tunnel à trois autres projets de transport en commun : tramway, voies réservées vers les couronnes de Québec et lien avec la Rive-Sud.

Le résultat est plutôt impressionnant. Il faut saluer ici la cohérence et la vision d’ensemble.

Tous les citoyens de la grande région de Québec auront accès à une meilleure offre de transport en commun.

Cela jette aussi les bases d’une éventuelle intégration complète des réseaux de transport des deux rives. Ce serait logique, non?

Beaucoup de détails restent cependant à attacher. Sur les sorties de tunnel côté nord, notamment.

Le gouvernement a été à l’écoute de la ville et a accepté de repousser la sortie de tunnel jusqu’à ExpoCité plutôt qu’au coeur de St-Roch. C’est heureux. Cela va permettre de transformer la portion sud de l’autoroute actuelle en boulevard urbain et la qualité de vie au centre-ville y gagnera.

C’est une bonification importante et essentielle du projet.

Le MTQ vient cependant de sortir un lapin du chapeau en ajoutant une connexion entre le tunnel et l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Des automobilistes s’en serviront pour revenir ensuite vers le centre-ville, ce qui ajoutera une circulation de transit et de nouveaux bouchons peut-être.

Si l’objectif est vraiment de convaincre les citoyens de prendre le transport en commun, pourquoi cet accès?

Cela va à contre-courant de la tendance qui veut qu’on fasse disparaître les infrastructures autoroutières des centre-ville plutôt qu’en ajouter.

En fait c’est toute l’autoroute sous-fluviale que les groupes environnementaux contestent. Ils estiment qu’elle va favoriser l’étalement urbain et à terme, ajouter aux problèmes de congestion plutôt que les résoudre. Ces groupes s’appuient sur des recherches et analyses scientifiques.

***

Pendant ce temps, le même MTQ chipote avec la connexion de transport en commun à Lévis pour sauver un peu l’argent.

La logique voudrait qu’il y ait une une station de correspondance au campus de Desjardins. Les voyageurs arrivant par autobus sur le boulevard Guillaume-Couture pourraient y faire une connexion directe avec la ligne d’autobus du tunnel.

Cela impliquerait de creuser un puits d’accès sous la station et d’y installer un ascenseur.

Trop cher, a-t-on jugé. On va à la place imposer aux voyageurs de Guillaume-Couture un détour jusqu’à l’autoroute 20 pour pouvoir accéder au lien sous-fluvial.

Ce n’est pas en compliquant la vie au transport en commun qu’on va convaincre les citoyens de le prendre.

Je sais qu’il faut une limite quelque part, mais on parle ici d’un projet qui va coûter certainement 10 milliards$ et qu’on veut pour 100 ans. Pourquoi niaiser pour une station?

***

La CAQ tient pour acquis que les citoyens de la région de Québec ont voté pour elle à cause de sa promesse d’un troisième lien.

Elle semble croire que cela la dispense de démontrer en quoi ce lien est si nécessaire à l’essor économique de la région et à la lutte à la congestion des heures de pointe sur les ponts.

On comprend que la CAQ souhaite tenir sa promesse électorale.

Mais il y a aussi des citoyens qui ont voté CAQ malgré la promesse du troisième lien. Ils voulaient se débarrasser des libéraux et ont fait le pari que le projet ne résisterait pas à l’analyse des coûts, des impacts et du gros bon sens. Ceux-là et d’autres, aimeraient une meilleure démonstration du «pourquoi» d’arriver au «quoi», au «comment» et aux dessins d’artistes.

L’article

La pétition contre le troisième lien

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Le tunnel Québec-Lévis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 mai 2021 34 commentaires

https://youtu.be/uMkR5uYxH3g

Le site internet du Réseau express de la Capitale

Un extrait du site:

Combien coûtera la construction du tunnel Québec-Lévis?
La construction du tunnel Québec-Lévis est estimée entre 6 G$ et 7 G$. Ces sommes seront financées sur un horizon de 10 ans. Comme dans tous les projets majeurs d’infrastructure, ce n’est toutefois qu’à l’étape du dossier d’affaires, prévue en 2025, qu’il sera possible de préciser les frais connexes. Actuellement, ces frais, qui incluent les coûts d’emprunt, les coûts d’acquisition et la provision pour risques, dépendent d’un grand nombre de facteurs, comme le niveau de la participation financière du gouvernement fédéral et l’analyse de risques, et ils sont associés à une grande marge d’incertitude. Ces frais connexes, qui s’ajouteront en 2025, devraient se situer entre 10 % et 35 % des coûts de construction du projet

D’autres informations dans le journal Le Soleil. Un extrait: « Durée des travaux: Une dizaine d’années à partir des travaux préparatoires qui débuteront en 2022. Début du creusage par un tunnelier prévu en 2027 et la mise en service estimée à 2032. Débit de circulation: Entre 50 000 et 54 000 véhicules estimés par jour emprunteront le tunnel. Un autobus aux trois à cinq minutes y passera dans chaque direction, mais aucun chiffre sur l’achaladange du transport en commun ne peut être dévoilé. Les chiffres restent à «raffiner» ».

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Tracé du tramway de Saint-Roch à D’Estimauville : Suivi des rencontres publiques avec les citoyens et commerçants

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 mai 2021 Commentaires fermés sur Tracé du tramway de Saint-Roch à D’Estimauville : Suivi des rencontres publiques avec les citoyens et commerçants

Lors des séances publiques de cette semaine, le Bureau de projet du réseau structurant de transport en commun a eu la chance de présenter l’insertion du tramway entre le Pôle de Saint-Roch et le Pôle D’Estimauville et de discuter des options (3e ou 4e Avenue) permettant de rejoindre l’axe du chemin de la Canardière et de la localisation potentielle de certaines stations, en plus d’aborder plusieurs autres sujets.

Nous vous invitons maintenant à remplir le questionnaire qui est disponible sur la Plateforme de participation citoyenne, jusqu’au 28 mai prochain.

Au même endroit, vous trouverez également les présentations, les enregistrements des rencontres et un document Questions / Réponses.

Service de l’interaction citoyenne
Ville de Québec

Toutes les informations nécessaires

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Voici le Réseau express de la Capitale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 mai 2021 32 commentaires

Jonathan Bernard
FM 93

Le FM93 a obtenu en primeur la carte du Réseau express de la Capitale qui sera dévoilée lundi prochain.

C’est un auditeur allumé qui a trouvé la carte en question en fouillant dans les codes de la page Web, qui n’est plus accessible.

Selon cette carte, le tunnel Québec-Lévis débouchera sur l’autoroute Laurentienne à la hauteur d’ExpoCité.

Il y aura deux interconnexions entre le tunnel et le tramway soit sur la colline parlementaire et aux Jardins Jean-Paul L’Allier.

Peut-être en raison de la profondeur du tunnel à la hauteur du centre-ville de Lévis, il n’y aura pas station dans le secteur Desjardins où les utilisateurs du transport en commun pourront directement descendre dans le tunnel.

Il est permis de croire qu’ils devront plutôt prendre un autobus qui ira s’engouffrer dans le tunnel `son extrémité sud dans le secteur de la sortie Monseigneur-Bourget.

La nouvelle

Les opposants au 3e lien fourbissent leurs armes Stéphanie Martin (Journal de Québec). Un extrait: «Le regroupement est formé d’Accès transports viables, du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, d’Équiterre, de la Fondation David Suzuki, de Trajectoire Québec et de Vivre en Ville. Alexandre Turgeon, du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, a « très hâte » que le gouvernement tienne compte des chiffres qui ne justifient pas un troisième lien, selon lui. « À part le volet tramway, ce n’est pas l’investissement le plus efficient. » Le troisième lien servira à un nombre « insignifiant » d’utilisateurs, dit-il. « Il ne sera pas utilisé avant 2030-2032. Chaudière-Appalaches va être en déclin démographique. La population active, à Lévis en particulier, va être en déclin. La pression sur les infrastructures routières va être en diminution au cours des 15 prochaines années. »

Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Transports actifs : de nouveaux aménagements cyclables

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 mai 2021 Commentaires fermés sur Transports actifs : de nouveaux aménagements cyclables

Québec, le 14 mai 2021 – À l’occasion du mois du vélo, la Ville de Québec annonce aujourd’hui les aménagements cyclables qui seront réalisés au cours de l’année 2021.

Vingt-cinq projets verront le jour, bonifiant le réseau cyclable de près de 14 nouveaux kilomètres ou de mises à niveau de liens cyclables, pour un total de 382 kilomètres à parcourir à vélo. La Ville investira un montant de 5 M$ pour la réalisation de ces nouveaux aménagements, dont jusqu’à 2,2 M$ pourraient provenir de subventions du ministère des Transports.

« La Ville de Québec poursuit l’amélioration de son réseau cyclable par la réalisation de ces nouveaux aménagements en 2021, a déclaré M. Steeve Verret, membre du comité exécutif responsable des dossiers sports, loisirs et vie communautaire. Il s’agit d’une année de transition entre la Vision des déplacements à vélo et la Vision de la mobilité active en élaboration. Les actions de cette année sont en continuité avec celles des cinq dernières années, de façon à poursuivre l’élan déjà pris par la Ville. Tout en travaillant à l’élaboration de la Vision de la mobilité active, nos équipes en place avaient aussi à cœur la réalisation de ces projets pour le confort des cyclistes. L’année 2021 sera celle de la mobilité active et, en ce mois du vélo, une campagne d’information sur ce sujet est en cours. »

Voici quelques projets qui retiendront l’attention des cyclistes cette année :

Aménagement d’un lien cyclopiéton de 1,3 km dans l’emprise du boulevard du Loiret, au nord de la 60e Rue Est;
Mise à niveau du lien cyclable sur le boulevard du Parc Technologique;
Aménagement d’un lien cyclopiéton le long de la rue de la Faune, près du Parc-O-Bus et de la future école près de l’avenue du Zoo.
Une liste complète des projets est disponible en annexe.

Participation citoyenne

Chaque année, la Ville consulte ses citoyens pour les projets d’aménagement du réseau cyclable ayant un impact sur le stationnement ou la circulation. Plusieurs séances d’information ont lieu ce printemps pour les projets suivants :

Le lien cyclopiéton sur l’emprise du boulevard du Loiret (17 mars);
Le lien cyclopiéton dans l’avenue du Zoo et dans la rue de la Faune (21 avril);
La mise à niveau du lien cyclable sur le boulevard Cloutier (4 mai);
Le lien cyclable dans les avenues du Pont Scott et Lesage et dans la rue des Métallos (5 mai);
Le lien cyclable dans les rues des Roses et des Martinets et dans l’avenue des Fauvettes (11 mai);
La mise à niveau du lien cyclable dans la rue de la Promenade-des-Soeurs (13 mai).

La suite

Voir aussi : Transport, Vélo.

Tramway de Québec: inquiétudes et interrogations

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 mai 2021 15 commentaires

Dominique Lelièvre
Journal de Québec

Signe que l’enjeu du tramway ne laisse personne indifférent à Limoilou, une consultation publique virtuelle a attiré mardi soir au moins 250 citoyens. Leur conseillère municipale, Suzanne Verreault, a tenu à leur assurer que «rien n’est décidé d’avance».

Au-delà de l’enjeu clivant du tracé — le bureau de projet hésite entre un passage par la 3e ou la 4e Avenue —, les résidents ont surtout cherché à mesurer l’impact de ce mégaprojet dans leur vie, soumettant plus d’une soixantaine de questions.

Le bureau de projet a présenté deux options d’insertion : l’une où le tramway passerait au centre de la chaussée, ou encore du côté est. Dans les deux cas, une large place serait laissée aux déplacements actifs. Ces aménagements seraient possibles tant sur la 3e Avenue que la 4e Avenue.

Le directeur du bureau de projet, Daniel Genest, a tenu à plusieurs reprises à rassurer la population sur le fait que la Place Limouloise sera préservée. «On veut protéger à tout prix non seulement la localisation même de la Place Limouloise, mais aussi l’offre événementielle. Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des ajustements à faire», a précisé M. Genest. Si le tramway passe par la 3e, on envisage même d’insérer la station à l’est de la place publique, «pour prolonger son effet dans le secteur», a laissé savoir Benoît Carrier, directeur de la conception et de l’intégration.

Perte de stationnements

À la question de savoir si les espaces de stationnement survivraient au passage du tramway, Daniel Genest a reconnu que «généralement, il n’y a pas de stationnement sur rue qui est contigu au passage de l’axe du tramway».

Plusieurs citoyens se sont inquiétés du bruit ou des vibrations générés par le tramway. On sait que la 4e avenue est un milieu fortement résidentiel. Le bureau de projet s’est montré rassurant dans les deux cas.
«Un tramway, c’est un mode de transport lourd qui est éminemment silencieux, beaucoup plus que les autobus standards», a certifié M. Genest.

Nouvelle réalité

Cette première consultation publique s’est imposée après la conclusion en mars d’une entente entre le gouvernement provincial et la Ville de Québec, qui a débouché sur un tout nouveau tracé dans sa portion est, pour relier le secteur D’Estimauville.

«C’est quand même assez récent pour nous même de faire ce changement-là» a signalé Benoît Carrier pour justifier le manque de données tangibles qu’il pouvait fournir pour répondre à certaines interrogations.

La suite

Consultation sur le tramway dans Limoilou : questions précises, réponses plus évasives Louise Boisvert (Radio-Canada). Un extrait: « L’avenir de la place publique en plein cœur du quartier a également suscité quelques questions. La place Limouloise sera coupée en deux avec le tramway, s’est indigné Christian Beaulieu. Le Bureau de projet a voulu se montrer rassurant. Si le tramway emprunte la 3e avenue, la place publique ne sera pas sacrifiée. Elle sera même prolongée ».

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Accès transports viables: Conférence vidéo sur le nouveau service de vélos libre-service

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 mai 2021 Commentaires fermés sur Accès transports viables: Conférence vidéo sur le nouveau service de vélos libre-service

Bonjour,

Accès transports viables a tenu une conférence vidéo sur le nouveau service de vélos libre-service dans la cadre de la semaine du vélo. Comme il y a avait eu des questions quand vous avez publié un article sur le sujet, je pense que lectorat de QU apprécierait probablement un article sur cette conférence qui pourra répondre à certaines questions.

Bonne fin de journée.

La conférence

* Merci à un très fidèle lecteur

Voir aussi : Vélo.