Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


À qui appartient Québec?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 novembre 2019 Commentaires fermés sur À qui appartient Québec?

Jean-Michel Genois Gagnon
Philippe Langlois

Des Montréalais sont à l’assaut de la capitale, où ils comptent investir des centaines de millions de dollars.

De plus en plus de promoteurs montréalais ont les yeux sur la capitale et ils se préparent à y injecter des centaines de millions de dollars. Pendant ce temps, plusieurs joueurs nationaux quittent le marché de Québec.

«Depuis deux ans, on constate effectivement un changement dans la région», indique au Journal Alain Roy, directeur général du groupe Altus, une organisation spécialisée dans le domaine de l’immobilier au Canada.

M. Roy mentionne que les départs de compagnies canadiennes comme Allied Properties, Dream office et récemment First Capital Realty dans la région de Québec ont ouvert la porte à de nouveaux investisseurs.
Il précise que ces entreprises souhaitent maintenant concentrer leurs investissements dans des marchés centraux, comme Vancouver, Montréal et Toronto, où la valeur des édifices a connu une ascension fulgurante.

«Le volume de transactions à Québec est aux alentours de 450 à 500 M$ par année. À Toronto, une tour se vend 500 M$», répond M. Roy. «Pour eux, c’est autant de travail d’acheter un édifice de 500 M$ que de 5 M$», poursuit-il, pour expliquer cette tendance.

Ce changement de garde a toutefois comme conséquence de relayer Québec à un marché «plus secondaire», estime le DG, soit «moins attrayant» financièrement. Ce qui laisse plus de place aux entreprises d’ici pour réaliser des acquisitions.

Pluie de millions de dollars

Au cours des dernières années, aussi en raison de l’annonce du développement d’un réseau structurant de transport en commun, plusieurs promoteurs montréalais ont décidé de s’établir à Québec.

Groupe Mach a multiplié les achats afin de consolider sa présence dans le quartier Saint-Roch. Un secteur où il détient plus de 40% des parts dans le marché des immeubles de bureaux.

Habitation Trigone a récemment annoncé qu’il prévoyait réaliser sept projets immobiliers évalués à 500 M$ au cours des cinq prochaines années, dont un ensemble résidentiel de 200 M$ à l’intersection des boulevards Lebourgneuf et Pierre-Bertrand.

Le groupe montréalais Kevlar, avec comme partenaires Groupe Patrimoine et Constrobourg, a également un chantier de 750 M$ à Lebourgneuf.

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* Il vaut vraiment la peine d’aller lire la suite de l’article. Vous y verrez un tableau de 80 édifices d’importance à Québec, leur nombre d’étages, leur valeur au rôle d’évaluation, etc.

Groupe Mach prévoit investir un demi-milliard à Québec

Voir aussi : Commercial, Québec La cité.

Le bassin Louise retourne aux planches à dessin

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 novembre 2019 1 commentaire

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / L’ambitieux projet de quartier dense et animé au bassin Louise que le Port de Québec faisait miroiter en 2015 est aujourd’hui écarté.

L’idée d’un pôle «signature et rassembleur» n’est pas abandonnée, mais les visées du Port sont aujourd’hui plus modestes et on ne lui sent plus le même empressement ni la même motivation.

Le Marché du Vieux-Port a fermé, l’appétit pour les condos a fléchi, le projet de second terminal de croisières a été déplacé à l’embouchure de la rivière Saint-Charles, etc.

Bref, le contexte économique, social et immobilier a changé, de sorte que le plan de 2015 ne tient plus.

Les spectaculaires illustrations d’artistes qui montraient des tours de condos, un hôtel, des immeubles à bureaux et espaces récréatifs avec une «plage» de sable (sans accès à l’eau) ne sont désormais plus dans les cartons.

En fait, il ne reste plus rien de très concret dans les cartons, sinon un engagement du Port à préserver les espaces publics du bassin Louise et les percées visuelles sur le bâti patrimonial. Pour le reste, tout est à redéfinir.

Le Port revient ou presque à la case départ dans la recherche d’un «beau legs à la communauté», d’un «générateur de déplacements» et d’une vocation pouvant susciter l’adhésion populaire.

«On ne veut pas que ce soit un enjeu de chicanes à Québec», a expliqué cette semaine le pdg Mario Girard devant un parterre de gens d’affaires de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU).

(…)

Au cours des derniers mois, on a assisté à la fermeture du Marché du Vieux-Port, au déménagement de Bordeaux fête le vin à Québec vers l’agora et à l’abandon de la pêche blanche au Village Nordik.

Cela illustre les difficultés de Québec à trouver une vocation durable pour le bassin Louise et relance une certaine urgence à y réfléchir.

L’acquisition récente du bâtiment de l’Espace 400e par la Ville de Québec pourrait en être le point de départ. Ce bâtiment, vacant (ou presque) depuis 2008, était jusque-là propriété du fédéral.

La Ville souhaite y loger des activités touristiques et culturelles qui restent à préciser.

Le Port de Québec, qui agissait jusqu’ici comme «promoteur » du bassin Louise, prend aujourd’hui un pas de recul.

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Le projet de 2015:

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Port de Québec.

Le Diamant et le Grand Théâtre : mises en scène audacieuses

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2019 3 commentaires

Marie Gagnon
Portail Constructo

Avec l’inauguration récente du théâtre Le Diamant et la réhabilitation du Grand Théâtre, la ville de Québec se positionne aujourd’hui comme une capitale culturelle et une destination incontournable dans l’univers du spectacle québécois. Mais avant que le rideau ne se lève sur ces scènes emblématiques, il aura d’abord fallu déployer des trésors d’ingéniosité pour en faire des lieux de diffusion inspirés et inspirants.

À commencer par Le Diamant, où le concept architectural imaginé par le consortium Coarchitecture, Atelier in situ et Jacques Plante architecte s’inspire de la mémoire du lieu tout en rendant hommage à l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy, à qui l’on doit l’ancien YMCA, dont la façade a été conservée. Jouant avec la théâtralité, la lumière et la transparence, les concepteurs ont en outre coiffé l’édifice de 8 000 mètres carrés d’un atrium de verre dont la forme biscornue évoque celle d’un diamant.

Le projet, qui a nécessité un investissement de 57 millions de dollars, comportait plusieurs enjeux. En plus de conserver certains éléments patrimoniaux, les concepteurs devaient superposer deux salles, soit une salle de diffusion de 650 places et une salle de création, toutes deux pouvant être utilisées simultanément. Et, par conséquent, ne devant pas se gêner mutuellement.

Coup de théâtre

« Même si on avait voulu tout conserver de l’ancien YMCA, ç’aurait été impossible puisque les théâtres sont des établissements classés A-1 selon le Code, mentionne d’entrée de jeu Marie-Chantal Croft, architecte principale pour Coarchitecture. On ne pouvait donc pas conserver la structure de bois mais, en référence au passé, on a mis en valeur au premier étage les arches de bois qui encadraient auparavant les fenêtres de l’édifice, qui a entièrement été démoli. »

La vocation particulière du théâtre Le Diamant a nécessité des prouesses techniques et architecturales.

À l’exception toutefois de la façade d’origine, qui a été étayée avant la démolition puis consolidée au moyen d’une croute de béton coulé de 40 centimètres. Pour faire disparaitre les outrages du temps, certaines pierres trop abimées ont été remplacées, les autres ayant retrouvé leur air de jeunesse grâce à un nettoyage en règle.

La toiture, qui avait été recouverte de bardeaux d’asphalte à une certaine époque, a également repris son look d’origine avec des tuiles d’ardoise et des garnitures de cuivre étamé.

Voltige structurale

Mais les principaux défis découlaient de la vocation et de l’aménagement mêmes de l’édifice. Le volume de diffusion principal, qui partait du rez-de-chaussée et s’élevait jusqu’au quatrième niveau, devait être parfaitement insonorisé afin de ne pas interférer avec la salle de création, aménagée aux sixième et septième niveaux. « Compte tenu de la vocation du lieu, on a opté pour une structure de béton pour des raisons acoustiques, signale Pierre Laliberté, chargé de projet pour Tetra Tech. Si ce n’avait pas été un théâtre, on l’aurait fait tout en acier, un matériau plus facile à travailler. »

Pour les mêmes raisons, un étage tampon a été aménagé entre les deux salles. Cet étage joue par ailleurs un rôle structural dans l’aménagement de la salle de diffusion de 25 mètres sur 25 mètres, conçue sans colonne. « Les dalles des niveaux 4 et 5 sont jointes par des murs-poutres en béton pour ne former qu’une seule structure », précise l’ingénieur, qui ajoute que le projet comptait trois grilles techniques, soit les équipements de levage, d’éclairage et de sonorisation, retenues aux fermes d’acier de la toiture au moyen d’un jeu de suspensions, tout comme les dalles des deux derniers niveaux.

Rideau de verre

La réhabilitation de l’enveloppe du Grand Théâtre a donné lieu à une solution encore plus spectaculaire. Et pour cause : le bâtiment construit à la fin des années 1960, qui abrite la Maison du Trident, l’Opéra et l’Orchestre symphonique de Québec, a été entièrement revêtu d’un écrin de verre afin de stopper la dégradation des panneaux de béton préfabriqué qui composent ses murs extérieurs.

« Le problème a commencé à se manifester sur les têtes des colonnes de béton préfabriqué qui ceinturent le bâtiment avant de se propager à l’ensemble de l’enveloppe, relate Albani Boudreau, chef du service de l’immeuble. Des morceaux de béton, parfois de la taille d’une rondelle de hockey, s’en détachaient et menaçaient les passants. On a d’abord embauché des cordistes qui, au moyen de leurs piolets, faisaient tomber les morceaux sur le point de se détacher. »

Mais la dégradation, loin de s’arrêter, prend de l’ampleur. Des sondages ont mis en évidence la présence de condensation et de glace dans les murs ainsi qu’une isolation quasi inexistante. « Les études thermographiques ont montré que les murs étaient de vraies passoires », souligne le gestionnaire. Il faut donc agir, et vite, car la corrosion attaque les ancrages de métal qui retiennent les panneaux de béton. Mais comment ?

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Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou.

Les préjugés contre les cyclistes perdurent à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2019 1 commentaire

Gabriel Béland
La Presse

La capitale a un problème sur ses routes. Les préjugés négatifs envers les cyclistes et les piétons perdurent, reconnaît la Ville de Québec elle-même, qui s’apprête à lancer une vaste campagne publicitaire pour changer les mentalités.

Cet aveu se retrouve dans un appel d’offres publié mercredi par Québec. La Ville veut trouver une agence capable de produire une campagne de sensibilisation pour le printemps 2020. L’un des objectifs ? Réduire les préjugés entre usagers de la route.

La Ville précise que la campagne, estimée à 1,9 million de dollars, vise tous les usagers. Pourtant, quand elle précise les préjugés que les publicités devront combattre, elle vise clairement les automobilistes.
La Ville donne seulement trois exemples de « mentalités préconçues à Québec » qui doivent changer :

• « Les cyclistes n’ont pas leur place sur le réseau routier. »
• « Les rues sont conçues pour les automobilistes, tous les autres devraient respecter les automobilistes et se conformer à leur réalité. »
• « Les piétons traversent n’importe où, n’importe comment. Ils sont dangereux. »

Le président de la Table de concertation vélo des conseils de quartier de Québec, Martial Van Neste, constate que les préjugés à l’endroit des cyclistes persistent.

« On le vit à Québec. Moi, je suis cycliste quatre saisons et on la vit, cette perception qui veut que les cyclistes n’aient pas leur place. » Martial Van Neste

Mercredi, par exemple, un cycliste de Québec a relaté sur Facebook un incident qu’il venait de vivre le jour même à Sainte-Foy. Florent Dery a raconté qu’un automobiliste agressif l’avait suivi sur plusieurs centaines de mètres de très près, moins de deux mètres. Il accélérait pour l’effrayer et l’a copieusement insulté. Il refusait de le doubler à des endroits où il aurait facilement pu le faire. « Je roulais autour de 35-40 km/h. Si je tombais, il m’écrasait. »

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Voir aussi : Vélo.

Écoquartier D’Estimauville: les terrains de la phase II mis en vente

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2019 7 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville de Québec franchit une nouvelle étape dans le développement de l’écoquartier D’Estimauville. Dans le cadre de la phase II, trois grands terrains seront mis en vente pour la construction d’immeubles de logements et de maisons en rangées.

La municipalité ayant «complété ses travaux de génie civil et d’aménagement paysager […] de la rue des Moqueurs, de la rue des Gros-Becs et du parc des Gazouillis», elle juge venu le temps d’attirer des développeurs intéressés à poursuivre la renaissance de ce quadrilatère, à la jonction du boulevard Sainte-Anne et de l’avenue D’Estimauville, lit-on dans des documents municipaux mis en ligne jeudi. Les entrepreneurs auront trois ans pour faire pousser des bâtiments de trois à six étages.

«La Ville souhaite vendre les terrains en 2020», précise Audrey Perreault, conseillère en communication.

Puisque les lots sont situés dans un écoquartier, les compagnies devront soumettre des projets «respectueux de l’environnement». La mairie exige notamment une certification LEED, 50 % de logements «permettant des courants d’air et un éclairage naturel», des balcons, des toitures en partie végétalisées, 80 % des stationnements cachés à l’intérieur…

Aussi, une architecture distinctive sera de mise : «Il est souhaité que les nouveaux bâtiments deviennent des références dans le paysage urbain et contribuent à la signature de l’écoquartier D’Estimauville», lit-on dans une présentation des critères d’évaluation des soumissions.

Selon la Ville, les promoteurs immobiliers n’auront toutefois pas à procéder à de dispendieux travaux de décontamination sur les trois lots mis en vente. Des tests ont indiqué que la qualité du sol répond aux critères gouvernementaux pour la vocation résidentielle.

Les travaux seront surveillés par la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec.

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Voir aussi : Arrondissement Beauport, Écoquartier.

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