Jérôme Ouellet
Historien
Le Bourdon du faubourg
Jusqu’aux années 1960, il était courant pour les communautés religieuses de prendre en charge les services d’assistance aux démunis et d’éducation à Québec. C’est à cette fin que la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec fut fondée en 1849 et qu’elle forma dans le faubourg Saint-Jean un vaste ensemble institutionnel. Dans le premier article d’une série de deux consacré à cet ensemble, nous verrons pourquoi et comment ces religieuses firent élever l’actuelle maison Mère-Mallet. (…)
En 2014, les Soeurs de la Charité de Québec quittent définivement la maison Mère-Mallet après l’avoir cédée l’année précédente à la Fondation Famille Jules-Dallaire, qui s’engage à poursuivre la mission caritative du lieu.
Note: La Fondation Famille Jules-Dallaire est aussi propriétaire d’un autre compleze historique important, soit le Monastère des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier
Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques.
Taïeb Moalla
Journal de Québec
À Québec, cinq grands projets seront à surveiller l’année prochaine. Voici un rapide survol de ce qui attend les citoyens de la Capitale-Nationale en 2018.
LE PHARE
Dévoilé au début de 2015, le projet de 600 millions $ du Groupe Dallaire comprend quatre tours, dont une de 65 étages, à Sainte-Foy. Sa construction devait débuter à la fin de 2016. Or, des retards ont été enregistrés.
Des consultations publiques doivent se dérouler, début 2018, sous l’égide de la Ville de Québec. Un amendement au Programme particulier d’urbanisme (PPU) du plateau centre de Sainte-Foy est nécessaire pour que le projet aille de l’avant. Pour le moment, la hauteur est limitée à une trentaine d’étages dans le secteur. Au total, il est prévu que la construction du Phare dure 10 ans.
TRANSPORT EN COMMUN : VERS UN TRAMWAY ?
* Merci à un très fidèle lecteur (Nathan)
Voir aussi : Québec La cité.
Jean Lacoursière
Point de vue
Le Soleil
Quand les membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) ont ovationné le pdg du Port de Québec venant d’annoncer que la totalité de l’espace du projet Beauport 2020 serait dédiée au transbordement de marchandises conteneurisées, ils ont vu Mario Girard leur montrant la lune du doigt. Le maire Régis Labeaume l’a vue aussi.
Si ces gens sont contents que les quatre dômes (vrac solide), les sept réservoirs (vrac liquide) et les autres marchandises générales (dont 800 conteneurs) du scénario hypothétique soumis par le port à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE) en septembre 2016 soient remplacés par 10 000 conteneurs empilés cinq de haut, c’est probablement qu’ils y voient une augmentation des chances que le projet Beauport 2020 passe avec succès l’évaluation environnementale, puis se réalise. Toutefois, contrairement à la recommandation du dicton, il est pertinent ici de ne pas quitter des yeux le doigt du pdg.
Conteneurs à Québec: quels avantages ? Jacques H. Lachance, Québec (Point de vue, Le Soleil)
Terminal de conteneurs à Québec: des pour et des contre Annie Morin (Le Soleil)
Voir aussi : Arrondissement Beauport, Projet - Agrandissement du Port de Québec.
Le Fil
Dans son récent ouvrage, le chargé de cours Jérôme Lapierre met en lumière l’aménagement urbain et l’architecture d’avant-garde de trois villes scandinaves
Une ville agréable et stimulante, une ville à échelle humaine doit offrir une grande qualité de vie à ses citoyens. Plusieurs stratégies architecturales et d’aménagement urbain permettent d’aboutir à un tel résultat. Un tel endroit se caractérise notamment par des bâtiments limités à quelques étages de hauteur, par des lieux de travail et des commerces situés à proximité des résidences et par la présence de parcs. Mentionnons également des espaces publics toujours animés et des pistes cyclables pour le transport durable. La qualité de la vie urbaine, c’est aussi se sentir en sécurité et vivre dans un environnement propre.
Ces observations constituent le cœur de l’ouvrage Les interactions entre les gens, l’architecture et l’espace public. Cette plaquette de 70 pages abondamment illustrées a été lancée il y a quelques semaines par l’École d’architecture. Son auteur, Jérôme Lapierre, est architecte et chargé de cours. En 2013, il a reçu le prix de Rome en architecture – début de carrière, du Conseil des arts du Canada. Cette distinction lui a permis d’effectuer un stage d’un an à Copenhague, capitale du Danemark, chez Gehl Architects, un bureau de consultation réputé pour ses méthodes et ses solutions dans la conception de villes à échelle humaine.
Dans son livre, Jérôme Lapierre met l’accent sur l’aménagement urbain et l’architecture d’avant-garde que l’on retrouve à Copenhague, mais aussi à Stockholm et à Malmö, en Suède. Au fil des pages, l’auteur présente plusieurs exemples des meilleures pratiques en la matière. Selon lui, Copenhague est parmi les villes qui ont le mieux conçu l’espace public. Le développement à échelle humaine y est privilégié depuis 1960. La ville est maintenant une référence mondiale en ce qui concerne l’innovation en architecture. Elle se distingue, en outre, par sa taille, le réaménagement et le nettoyage du port, un transport efficace ainsi que l’utilisation des vélos.
Voir aussi : Publications & ressources Internet, S'inspirer d'ailleurs.