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Québec, le 13 mai 2020 — La Ville de Québec a dévoilé aujourd’hui la transformation qu’elle entend mener dans le quartier Saint-Roch dans le cadre de l’implantation du réseau structurant de transport en commun. Réfléchi afin de bonifier la qualité de vie urbaine et de garantir la sécurité des usagers, le nouvel aménagement changera le visage du secteur au bénéfice des résidants, des commerçants, des usagers du transport en commun et des adeptes du transport actif, tout en assurant la fluidité de la circulation automobile dans le secteur.
« Nous posons aujourd’hui un geste fort en faveur de la mobilité durable, a déclaré M. Régis Labeaume, maire de Québec. Avec cette vision du transport en commun et du transport actif, nous confirmons notre volonté de mieux intégrer les divers modes de déplacement sur notre territoire en plus d’offrir des choix de mobilité à tous les citoyens. Ce nouvel aménagement répond aux problématiques identifiées dans l’insertion que nous avions présentée aux citoyens en juin 2019. »
Un axe fort de mobilité dans la rue de la Couronne
La rue de la Couronne connaîtra une transformation majeure alors qu’elle accueillera la plateforme du tramway au centre de sa chaussée. Celle-ci sera bordée par de larges trottoirs de part et d’autre pour accroître la sécurité sur un axe piétonnier important de la ville. La canopée urbaine sera aussi bonifiée par l’ajout d’arbres et de plantations, le tout participant à réduire l’effet d’îlots de chaleur au centre-ville.
L’intégration du transport actif (marche et vélo) se trouve au cœur de la vision déployée pour le quartier Saint-Roch. Les nouveaux aménagements prévus faciliteront les déplacements, tout en créant des liens entre les pôles centraux du quartier comme le jardin Jean-Paul-L’Allier, la bibliothèque Gabrielle-Roy et sa place publique, la rivière Saint-Charles, le parc Victoria et l’artère commerciale de la rue Saint-Joseph.
Des segments partagés avec les automobiles seront aussi intégrés afin d’assurer la circulation locale, le déneigement et la collecte des matières résiduelles. Il est envisagé que les automobilistes puissent, quant à eux, franchir la plateforme du tramway à cinq intersections soit à l’angle du boulevard Charest ainsi que des rues du Prince-Édouard, De La Salle, Saint-Joseph et De Sainte-Hélène. Ces traversées seront gérées à l’aide de feux de circulation.
Le réaménagement prévu modifiera les habitudes de circulation et les façons d’accéder au quartier, notamment par le changement de certains sens de circulation. Une signalisation adéquate sera déployée, tant pendant les travaux que lors de la mise en service, afin de bien informer les résidants, les commerçants et les usagers se destinant ou transitant par le secteur.
Un pôle d’échanges fonctionnel et bien intégré
La Ville de Québec a annoncé du même coup une modification au tracé du tramway desservant le pôle d’échanges de Saint-Roch. Le tramway poursuivra son cheminement vers le nord en demeurant dans l’axe de la rue de la Couronne au lieu d’emprunter une portion de l’autoroute Laurentienne. Cette modification assurera un aménagement plus fonctionnel du pôle en facilitant l’accès aux autobus qui y feront une connexion. Il réduira également les conflits aux intersections traversées, entre autres à l’angle de l’autoroute Laurentienne et des rues de la Croix-Rouge et des Embarcations. La Ville collaborera avec les résidants touchés par le changement de tracé afin de déployer les mesures d’atténuation nécessaires à la préservation de leur qualité de vie.
Le pôle d’échanges de Saint-Roch offrira une forte connectivité entre les différents modes de transport et un niveau de service élevé. Le pôle inclura notamment des bâtiments d’attente confortables pour les usagers, 18 quais d’autobus, une place publique ainsi qu’un dépose-minute aménagé à proximité de l’autoroute. De nombreux espaces pour les vélos seront aussi inclus, dont plusieurs seront sécurisés.
Grâce au tracé révisé, le tramway pourra emprunter l’actuel pont Drouin afin de traverser la rivière Saint-Charles et de desservir le Vieux-Limoilou. Finalement, l’intersection de la rue des Embarcations et de l’autoroute Laurentienne sera réaménagée pour assurer une traversée sécuritaire vers le parc Victoria. L’aménagement proposé favorise ainsi une reconnexion de la trame urbaine en créant des cheminements conviviaux entre les quartiers Saint-Roch, Vieux-Limoilou et Saint-Sauveur. Ils s’inscrivent également dans la poursuite de la revitalisation du secteur.
Une transformation de la rue Dorchester
Le nouvel aménagement de la rue de la Couronne implique le déplacement des voies de circulation automobile vers la rue Dorchester. À terme, les trois voies direction sud qui s’y trouvent, dont une réservée au transport en commun, laisseront leur place à deux voies de circulation dans chaque direction. Le remplacement des autobus qui empruntent la côte d’Abraham par le tramway en souterrain permettra de retirer plusieurs véhicules dans cette artère congestionnée. Les trottoirs seront aussi maintenus de chaque côté de la voie.
Des travaux préparatoires assurant le réaménagement de la rue Dorchester seront amorcés dès 2021 afin de pouvoir y relocaliser la circulation durant la construction du réseau structurant. Ces travaux seront aussi arrimés avec la réfection en cours de la bibliothèque Gabrielle-Roy et de sa place publique.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway.
Audrey Paris
Radio-Canada (Québec)
Les propriétaires du Centre de l’auto Shell Cartier annoncent, avec regret, la fermeture de leur commerce. Ce qui signifie que le centre-ville de Québec sera dépourvu de station-service entre l’avenue Belvédère et la rue Dalhousie.
C’est sur Facebook que les propriétaires en ont fait l’annonce, donnant comme explications les frais élevés pour les commerces du centre-ville, la pandémie ainsi que le manque de main-d’oeuvre.
Dorénavant, les automobilistes, quoique moins nombreux en cette période de confinement, devront se rendre vers la basse-ville sur le boulevard Charest pour regarnir d’essence leur véhicule, ou encore sur l’avenue Belvédère vers l’Ouest, et la rue Dalhousie vers l’est.
N.B. Le terrain est la propriété d’une compagnie à numéro de la Nouvelle-Écosse dont l’actionnaire principal est Sobeys (IGA). Quelqu’un connaît le zonage pour cet endroit ?
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.
BAptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Le secrétariat général de l’Organisation des villes du patrimoine mondial déménagera à Espace 400e, tout comme l’Office du tourisme de Québec, quand la Ville aura finalement mis la main sur le bâtiment fédéral du port. Mais ce sera après une nouvelle rénovation des lieux planifiée en 2021.
La cession pour un symbolique 1$ du 100, quai Saint-André avait été célébrée par la Ville et le gouvernement libéral de Justin Trudeau durant l’été 2019. Dans les faits, l’État canadien est toujours propriétaire.
«La transaction sera officialisée dans les prochaines semaines», indique cependant au Soleil le porte-parole municipal David O’Brien.
Un document récemment rendu public donne des détails sur le dessein de la mairie pour l’immeuble de verre de 5 étages : «Les étages supérieurs seront aménagés en espaces de bureau pour accueillir le siège social de l’Office du tourisme de Québec (OTQ) et celui de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).»
Il faudra toutefois aménager ce legs fédéral du 400e de 2008 avant d’y loger les nouveaux occupants. «La Ville est à évaluer le projet à l’interne, note David O’Brien, plusieurs étapes doivent être franchies une fois que la transaction sera conclue : plans et devis, appels d’offres, construction.»
«Le projet est prévu être réalisé en 2021.»
L’usage du reste du vaste bâtiment de 4115,3 mètres carrés (44 300 pieds carrés) sera précisé d’ici là. Dans son document, la mairie évoque une «opportunité très intéressante» d’organiser des «événements attractifs pour les touristes», tout près des navires de croisière. «La Ville propose donc une nouvelle vocation à cet immeuble […] pour le développement de ce secteur touristique en croissance. Le projet consiste à accueillir des organismes à but non lucratif (OBNL) actifs dans l’animation événementielle et touristique, afin qu’ils puissent disposer d’une place permanente pour animer les lieux.»
Nouveau départ
Si le projet se réalise tel qu’annoncé, le secrétariat général de l’Organisation des villes du patrimoine mondial fera ses boîtes pour la deuxième fois en quelques années. Fin 2017, l’ancienne conseillère municipale Julie Lemieux s’était rendue jusqu’en Corée du Sud pour mousser un premier déménagement. La Ville suggérait alors à l’OVPM de quitter son local de l’avenue Wilfrid-Laurier, près des plaines d’Abraham. La proposition acceptée : l’achat du 5, rue du Cul-de-Sac dans le Petit Champlain.
Voici que la mairie mentionne un nouveau départ vers les quais du port.
Du bureau de l’arrondissement
La soixantaine d’employés de l’Office du tourisme de Québec arriveront quant à eux du 399, Saint-Joseph Est. Cet immeuble de l’arrondissement La Cité-Limoilou, situé devant la bibliothèque Gabrielle-Roy, est vidé par la Ville. La majorité des quelque 250 fonctionnaires et élus qui y bossent doivent s’installer au YMCA Saint-Roch de la rue du Pont. Mais pas l’OTQ qui habitera Espace 400e.
Deux processus de vente
Rappelons que les tentatives d’animer le 100, quai Saint-André après les festivités de 2008 n’avaient pas été couronnées du succès escompté. Le gouvernement fédéral avait donc essayé de vendre à deux reprises Espace 400e. Des tentatives infructueuses, même s’il était offert à prix d’ami. D’abord évalué à 10,64 millions $, il pouvait être acquis pour 5,5 millions $. En 2019, le fédéral a finalement décidé de le donner la Ville de Québec.
Construit en 1984, le bâtiment a subi des rénovations de 9 millions $ en 2007, juste à temps pour le 400e anniversaire de la fondation d’un établissement français permanent par Samuel de Champlain et son équipage.
Le terrain d’Espace 400e fait 4204 mètres carrés et compte 35 places de stationnement.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel, Québec La cité, Tourisme.
Le projet d’acquisition de l’Espace 400e s’inscrit dans la volonté ferme de la Ville et de ses partenaires de continuer à investir dans le développement de l’offre touristique du Vieux-Port et du Bassin Louise et d’y pourvoir les équipements municipaux requis, en complémentarité des services existants déjà fournis ou dispensés par les gouvernements supérieurs.
La Ville propose donc une nouvelle vocation à cet immeuble, en lien avec les efforts déployés par le gouvernement fédéral et ses mandataires, pour le développement de ce secteur touristique en croissance. Le projet consiste à accueillir des organismes à but non lucratif (OBNL) actifs dans l’animation événementielle et touristique, afin qu’ils puissent disposer d’une place permanente pour animer les lieux.
Les étages supérieurs seront aménagés en espaces de bureau pour accueillir le siège social de l’Office du tourisme de Québec (OTQ) et celui de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).
Ainsi, l’acquisition de la propriété désignée « Espace 400e », sise au 100, quai Saint-André, Québec (Québec) G1K 3Y2, comme illustrée sur le plan de situation (annexe 1), d’une superficie de 4 203,60 mètres carrés, avec bâtiment dessus construit et ses dépendances, comme illustrée sur le plan de l’immeuble (annexe 2), est une opportunité très intéressante pour la Ville, afin d’y concentrer des événements attractifs pour les touristes, laquelle est située à proximité de l’arrivée des croisiéristes. Le Service du développement économique et des grands projets a été mandaté afin de procéder à cette acquisition.
En contrepartie d’une vente à un prix symbolique de 1 $, plus les taxes applicables, par le gouvernement fédéral à la Ville, cette dernière s’est engagée à limiter les usages exercés sur cette propriété à des fins publiques, et ce pour une durée de 20 ans.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.
Québec, le 26 mars 2020 – La Ville de Québec et le gouvernement du Québec ont entériné la signature de trois ententes financières qui permettront la poursuite d’actions favorisant l’accueil et l’établissement durable des personnes immigrantes, le réaménagement de l’Espace de la Capitale-Nationale ainsi que le développement et l’accès à des logements communautaires. Voici le détail des trois conventions d’aide financière.
(…)
Le réaménagement de l’Espace de la Capitale-Nationale, soit l’espace couvrant la place publique située devant l’hôtel de ville, la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec et une partie de la rue Sainte-Famille sera réalisé moyennant une aide financière de 7 M$ versée par le gouvernement du Québec et une contribution de 3 M$ de la part de la Ville (les fonds requis feront l’objet d’un ajout au PIQ 2021-2025).
Le secteur est un joyau historique. La Ville souhaite revoir son aménagement dans la continuité des aménagements déjà réalisés au pourtour de l’hôtel de ville afin de confirmer le rôle patrimonial et identitaire des lieux en incluant les édifices qui l’entourent.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.
Jérôme Ouellet
Historien
En octobre 1905, le photographe amateur Frederick C. Würtele braque son appareil en direction d’un bâtiment appelé à être détruit quelques mois plus tard, en 1906. Ce bâtiment présente la particularité d’être l’une des plus vieilles résidences de la Grande Allée. On ne connait pas exactement l’année de sa construction mais, dans un compte-rendu de voyage publié en 1820, le chimiste et minéralogiste américain Benjamin Silliman évoque le lieu, alors nommé Ferguson’s House. Au milieu du XIXe siècle, un dénommé Archibald Fraser y habite. C’est peut-être lui, en raison de ses racines écossaises, qui attribue le nom de Kincardine Place au site. En 1857, l’homme d’affaires Abraham Joseph entre en possession de la villa. Une photo d’époque montre la résidence camouflée derrière les arbres, bien qu’étant en bordure de la Grande Allée. L’auteur James MacPherson Le Moine, dans son Picturesque Quebec publié en 1882, précise que Joseph a considérablement agrandi le bâtiment. Des photos et plans contemporains montrent effectivement que ce dernier s’étire vers le sud.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.
En 2017, Québec Urbain publiait ce billet quant à un jugement de la Cour Supérieure condamnant la Ville de Québec à payer 1,240,000 $ au propriétaire du 1010 Grande Allée Ouest.
Un extrait du jugement: Le Tribunal retient qu’en agissant ainsi, madame Lortie fait preuve de mauvaise foi dans l’exercice du pouvoir discrétionnaire. Celle-ci vicie le processus décisionnel et empêche que le règlement adopté fasse partie des issues raisonnables, d’une part. Elle engage, d’autre part, la responsabilité extracontractuelle de la Ville.
En 2020, la Cour d’Appel vient de renverser ce jugement.
Un extrait du jugement: « Il importe de souligner que la mauvaise foi de la conseillère municipale n’équivaut pas à la mauvaise foi de la Ville. Si tant est que la conseillère municipale ait été de mauvaise foi à compter du 12 novembre 2012, ou même de juillet 2012, en n’indiquant pas à l’intimé que les élus étaient réticents à son projet, on ne peut certainement pas en déduire que la Ville elle-même a agi de mauvaise foi en adoptant son avis d’intention et son règlement. »
Le rappel des faits dans ces deux jugements vaut la peine d’être lu.
Notons que cette résidence a été vendue récemment pour 3 675 000 $
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Québec La cité.
Illustration: Le Soleil
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Les trois bâtiments occupés par la marine canadienne dans la rue Dalhousie, au port de Québec, devront recevoir des soins. Un s’enfonce et craque; il faudra le requinquer. Un autre, trop mal en point, sera vendu. Le dernier sera en partie vidé pour être rénové.
Situons-nous. «Le ministère de la Défense nationale (MDN) possède deux bâtiments à la Pointe-à-Carcy, soit l’édifice Achille-Pettigrew (170, rue Dalhousie) et l’édifice Résidences (144, rue Dalhousie)», nous apprend Andrée-Anne Poulin, conseillère en communications de l’armée. Il s’agit des deux édifices plantés près du pont-levis et de l’écluse du bassin Louise, dont l’un abrite entre autres le Musée naval de Québec et une école militaire.
En plus, les forces armées occupent des locaux de l’édifice John-Munn du 112, rue Dalhousie. «Ce bâtiment, qui est la propriété de Services publics et Approvisionnement Canada, héberge 156 membres du MDN».
Maintenant que nous savons où se déroule l’intrigue, expliquons quels maux affectent ces propriétés fédérales.
1. Édifice John-Munn
Les 156 membres des forces maritimes travaillant à l’intersection des rues Dalhousie et Quai Saint-André devront déménager. «Services publics et Approvisionnement Canada a informé [la Défense nationale] que son bail de location ne serait pas renouvelé et que l’édifice John-Munn devrait être libéré au plus tard le 1er juin 2022», relate Andrée-Anne Poulin.
Pourquoi? «Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a effectué des analyses quant aux investissements requis pour maintenir l’édifice à long terme», nous éclaire une porte-parole de ce ministère, Sonia Tengelsen. «Ces analyses ont démontré que la meilleure solution pour la saine gestion des fonds publics était de se départir de l’immeuble.»
Sa collègue Lamya Benachour ajoute : «L’édifice n’a fait l’objet d’aucune intervention majeure depuis sa rénovation et son agrandissement en 1984. Des investissements de l’ordre de 11 millions $ sur un horizon de cinq ans sont requis».
Selon le rôle d’évaluation municipal, le 112, rue Dalhousie vaut environ 4,15 millions $.
Après avoir fait ses calculs, le fédéral a donc déclaré la propriété «excédentaire».
La Défense nationale videra donc les lieux. Pêches et Océans y perdra également ses locaux d’entreposage et une salle de réunion aménagés dans l’immeuble.
«Une fois que les occupants auront quitté, ce qui est prévu en 2022, SPAC ira de l’avant avec la vente de l’édifice», dixit Lamya Benachour. Les autres ministères canadiens, le gouvernement québécois et la Ville de Québec auront la priorité pour l’acquisition. Les promoteurs privés suivront.
Quoi qu’il en soit, la marine doit reloger 156 travailleurs. Ils n’iront pas loin : la Défense nationale entend leur trouver de la place dans ses propriétés de la Pointe-à-Carcy, annonce Andrée-Anne Poulin. «Toutefois, afin de les accueillir, des travaux de réaménagement et d’optimisation des espaces bureaux dans ces deux bâtiments (édifices Achille-Pettigrew et Résidences) devront être effectués. Nous procéderons donc à la préparation des plans et des devis au cours de l’année 2020. […] Il est encore trop tôt pour fournir des détails à propos de l’échéancier ou des sommes d’argent impliquées.»
2. Édifice Achille-Pettigrew
Attardons-nous à l’édifice Achille-Pettigrew maintenant. Vous voyez la longue structure grise s’étirant entre l’eau et l’agora du port de Québec? C’est là que seront installés bon nombre des expulsés du John-Munn. Sauf que la fondation de cet édifice bouge, ce qui occasionne des bris structuraux.
«Au cours des cinq dernières années, des tassements de sol ont été observés en sous-œuvre», précise Andrée-Anne Poulin. «Les tassements ont généré du cisaillement dans certaines composantes de la structure du bâtiment.»
Que se passe-t-il? «Des tassements de ce genre ne sont pas inhabituels lorsque des sols meubles sont utilisés comme matériel de remplissage, comme ce fut le cas lors de la construction des ouvrages portuaires à la Pointe-à-Carcy.»
Déjà, l’ossature d’Achille-Pettigrew a dû être ressoudée : «Afin de corriger la situation, nous avons effectué divers travaux correctifs structuraux».
La sécurité ne serait donc pas compromise, selon Mme Poulin. «Nous effectuons également des suivis sur une base régulière afin de nous assurer que l’édifice demeure en bon état pour répondre aux besoins quotidiens et à long terme des occupants.»
Il faudra cependant une investigation plus poussée, et des rénovations d’une plus grande ampleur, afin de corriger définitivement le problème. «Dans le but d’élaborer une solution ciblée, nous menons actuellement une étude qui nous permettra de mieux comprendre l’évolution des tassements. Une fois l’étude complétée, nous prévoyons effectuer des travaux ciblés afin de stabiliser la structure de façon permanente.»
Le chantier sera majeur. Les occupants seront installés ailleurs pour laisser le champ libre aux ouvriers.
3. Édifice Résidences
Faisons maintenant un court arrêt au 144, rue Dalhousie : l’édifice Résidences. Lui aussi sera revampé, transformé, afin d’accueillir des exilés du John-Munn.
Pour l’heure, quelques centaines de chambres s’y trouvent, sur cinq étages. Les étudiants de l’école navale de la Défense nationale, entre autres, y sont hébergés pendant leur passage dans la capitale.
Vers Pierre-Bertrand
Un bon nombre d’employés de la marine travaillant dans le Vieux-Port et les militaires en formation devront donc être déplacés pendant les travaux… Disons que leur futur environnement sera un peu moins bucolique. Plus éloigné de l’eau aussi.
«Pendant les travaux de réaménagement des édifices Achille-Pettigrew et Résidences, les 156 membres du ministère de la Défense qui sont actuellement logés à l’édifice John-Munn seront relocalisés au Complexe militaire Pierre-Bertrand (CMPB)», indique Andrée-Anne Poulin, du bureau des relations avec les médias.
Ce manège militaire situé au 835, boulevard Pierre-Bertrand «possède à la fois de vastes espaces bureaux, des salles d’instruction, ainsi que plusieurs zones d’entreposage, vante-t-elle. Comme le CMPB a la capacité d’accueillir ces nouveaux occupants, aucuns travaux d’agrandissement ne sont requis.»
Un petit mot en terminant pour les fonctionnaires qui se rendent quotidiennement au 94 et au 104, rue Dalhousie. On y trouve notamment la direction générale pour le Québec de Pêches et Océans Canada. Martin Bourget, conseiller en communication dont le bureau s’y trouve justement, est catégorique : il n’y a pas de plan de rénovations majeures ni de vente des bâtiments à l’horizon. «Nous, il n’y a rien.» Ces possessions du fédéral, voisines des immeubles occupés par la Défense nationale, ne feraient donc pas partie du grand chambardement en cours.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.