Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


La plus haute tour du Phare aura finalement 47 étages

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 juillet 2020 4 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Le complexe Le Phare, à la tête des ponts, sera nettement moins imposant que prévu avec sa tour la plus haute qui atteindra 47 étages au lieu de 65, selon la plus récente mouture du projet obtenue par Le Journal.

L’architecture du projet du Groupe Dallaire, qui est désormais associé à COGIR Immobilier dans cette aventure, n’est pas encore définie.

Il faudra donc attendre encore avant de pouvoir se faire une idée sur l’aspect extérieur des quatre tours. L’esquisse sommaire que nous vous présentons a cependant le mérite de bien établir la nouvelle volumétrie des bâtiments.

Au début du mois de mai, Le Journal avait mis la main sur des documents faisant état d’une tour de 45 étages. Or, le projet, qui fait l’objet de discussions constantes entre la Ville de Québec et le promoteur, a encore évolué, a-t-on pu constater à la lecture des documents de travail sur lesquels nous avons mis la main.
L’ensemble comprend toujours quatre tours dont le gabarit a également été revu. Outre la tour la plus haute qui s’élève à 47 étages (180 mètres), les plans montrent aussi une tour de 40 étages (au lieu de 51 étages) et deux autres tours de 31 étages (au lieu de 31 et 18 étages).

La superficie totale de plancher sera donc réduite considérablement. Elle a été ramenée à 180 127 mètres carrés, une diminution de 36 % de l’espace disponible.

Comme nous le révélions en mai, les espaces à bureaux et ceux réservés aux commerces ont été revus à la baisse d’environ 60 %. Exit la résidence pour aînés (RPA) qui devait accueillir 394 personnes.

Beaucoup plus de logements et de condos

En revanche, la vocation résidentielle et hôtelière du complexe prend du galon.
Le nombre de logements grimpe en flèche, passant de 701 unités à 994 et les condos aux étages supérieurs seront également plus nombreux (433 au lieu de 394). L’hôtel, quant à lui, comptera 50 chambres additionnelles (pour un total de 206).

À l’origine, le Groupe Dallaire avait l’ambition de faire culminer la plus haute tour à 65 étages, ce qui lui aurait permis de détenir le record du gratte-ciel le plus haut à l’est de Toronto. Avec 47 étages, cet exploit ne sera pas atteint. La Ville de Montréal compte déjà trois édifices de 50 étages et plus. Les promoteurs souhaiteraient maintenant amorcer le chantier à la fin de l’année 2021 si tout va bien.

Changements réglementaires

Les élus de la Ville de Québec se réuniront en séance extraordinaire mercredi matin pour adopter, par ailleurs, des résolutions concernant des modifications réglementaires qui touchent Le Phare.
Un des règlements vise à éliminer l’obligation d’aménager un pôle d’échanges intermodal et une gare d’autocar. Cette exigence ne tient plus depuis que la Ville a confirmé que le pôle d’échanges du tramway sera finalement aménagé plus à l’est, près de la route de l’Église.

Une consultation publique devra également être tenue éventuellement pour entériner des changements aux règles d’urbanisme dans ce secteur de l’arrondissement Sainte-Foy.

La suite

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo, Logement locatif ou social, Projet - Le Phare de Québec.

Ouverture des candidatures déposées pour le projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 juillet 2020 4 commentaires

Québec, le 14 juillet 2020 — L’appel de qualification, lancé en février dernier, pour la conception et la construction du tramway prévu au réseau structurant de transport en commun a suscité un vif intérêt de la part du marché. Cette première étape du processus d’approvisionnement a pris fin le 13 juillet avec l’ouverture des candidatures déposées. Au total, trois consortiums ont signifié leur intérêt à soumissionner dans le cadre de cet important projet d’infrastructure, soit :

· ModerniCité
· Groupe Tram du Lys
· Mobilité de la Capitale

Dans les semaines à venir, la Ville de Québec analysera les dossiers déposés afin de qualifier le ou les consortiums qui seront ensuite invités à participer à l’appel de propositions prévu débuter à la fin de l’été 2020. Au cours de la prochaine année, ces consortiums développeront la conception du projet, puis ils déposeront une proposition technique et une proposition financière. La Ville sélectionnera ensuite, en deuxième moitié de 2021, le consortium retenu pour la conception détaillée et la construction du tramway.

La captation vidéo de l’ouverture des candidatures ainsi que le nom de leur signataire sont accessibles par l’entremise du Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO).

Suivi du processus d’approvisionnement

Compte tenu de l’envergure des travaux, de la quantité d’actifs à construire (plateforme, stations, pôles d’échanges, etc.), de la mixité des disciplines requises et de la complexité du projet, un mode de réalisation alternatif est privilégié pour le tramway. Celui-ci consiste notamment à confier à un consortium la conception et la construction de l’infrastructure publique, le financement des travaux ainsi que l’essentiel de l’entretien. Il s’agit du mode utilisé dans la grande majorité des projets de transport en commun en Amérique du Nord.

Afin d’assurer l’intégrité, la transparence et l’équité de la démarche en cours, la Ville s’est adjoint l’aide d’un vérificateur du processus de sélection. Cet observateur indépendant participera à l’ensemble des étapes menant à la clôture du contrat afin d’en assurer le bon déroulement et l’impartialité.

Le communiqué

Voir aussi : Projet - Tramway.

Québec commande une nouvelle étude d’achalandage

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juillet 2020 5 commentaires

Charles Lecavalier
Journal de Québec

Le gouvernement Legault va réaliser une mise à jour de l’étude d’achalandage du tramway de Québec pour mieux comprendre l’impact du troisième lien sur le projet structurant de transport collectif, a appris Le Journal.

La province redoute que les tracés de transport collectif du troisième lien et du tramway se dédoublent entre les secteurs de la place d’Youville et de Saint-Roch, selon une source bien informée.

Le projet de tramway propose plusieurs arrêts sur ce tronçon, tout comme la nouvelle mouture du troisième lien. Le gouvernement aurait souhaité davantage de prise en considération par la Ville de l’axe de transport en commun intégré au tunnel Québec-Lévis. Devant le refus de la Ville d’en faire l’analyse, Québec va faire lui-même cette mise à jour de l’achalandage, ce qui prendra du temps.

Il semble donc maintenant acquis en haut lieu que la demande de l’administration Labeaume d’un échéancier accéléré de réalisation du tramway n’aura pas lieu. M. Labeaume aurait souhaité que les contrats soient signés avant les prochaines élections municipales, ce qui aurait nécessité un décret gouvernemental.

Pas de décisions sans étude

À Québec, on indique que l’achèvement de cette nouvelle étude sera nécessaire avant de se prononcer. On fait également remarquer que le BAPE lui-même a réclamé que le bureau de projet actualise ses études en tenant compte du récent abandon du trambus et de son remplacement par le métrobus, preuve qu’une nouvelle étude est nécessaire, dit-on en coulisse.

Une source bien informée relate que ce manque d’écoute agace, puisque le gouvernement Legault a de son côté accepté d’étudier un trajet du troisième lien qui sortirait de terre à la hauteur d’ExpoCité plutôt qu’à proximité du stade Canac, en raison des réserves de la Ville.

On ne connaît toutefois toujours pas le coût et les échéanciers du tunnel Québec-Lévis. Il est donc difficile de dire aujourd’hui de quelle façon les deux projets d’infrastructure pourraient être mieux arrimés sans retarder le projet de tramway.

Banlieues

Ce n’est pas la seule friction entre les deux administrations. Fin juin, le premier ministre François Legault avait montré ses réserves face à l’abandon du tracé de trambus, remplacé par un métrobus, et s’était inquiété de la desserte des banlieues de Québec.

« On ne peut pas juste avoir la partie tramway au milieu. Il faut que les banlieues soient bien desservies », avait-il dit.

Régis Labeaume avait rétorqué qu’une majorité des voies réservées et des accotements sont situés sur le territoire des anciennes villes fusionnées, et que 13 km des 22 km du tracé de tramway sont en banlieue.

La suite

* Merci à un très fidèle lecteur assidu …

Voir aussi : Projet - Tramway.

État du patrimoine bâti (projet de tramway): à l’ouest de la route de l’Église, entre le chemin des Quatre-Bourgeois et l’avenue Lavigerie

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juillet 2020 Commentaires fermés sur État du patrimoine bâti (projet de tramway): à l’ouest de la route de l’Église, entre le chemin des Quatre-Bourgeois et l’avenue Lavigerie

Situé dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, le tronçon 5 (T-5), long d’environ un km, se situe à l’ouest de la route de l’Église, entre le chemin des Quatre-Bourgeois et l’avenue Lavigerie. Plus précisément, il suit le parcours de l’avenue Roland-Beaudin, puis se prolonge au sud, à l’arrière des propriétés sises du côté ouest de la route de l’Église, pour rejoindre ensuite le boulevard Hochelaga jusqu’à l’avenue Lavigerie. On y trouve au moins une douzaine d’édifices, dont aucun ne figurait dans la banque de données GPTM de la Ville de Québec avant la réalisation du présent rapport.

Deux bâtiments sont « impactés » par le parcours prévu pour le tramway dans le T-5. De ce nombre :
– l’un subira un impact direct sur le bâtiment lui-même ;
– l’autre verra son terrain amputé d’au moins 2 mètres.

Le T-5 regroupe des immeubles publics, commerciaux et résidentiels, principalement érigés à compter de la fin des années 1950.

Le document très intéressant (54 pages).

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway.

Évaluation du patrimoine bâti (projet de tramway): de l’avenue Lavigerie et du boulevard Laurier à l’ouest de la route de l’Église

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juillet 2020 Commentaires fermés sur Évaluation du patrimoine bâti (projet de tramway): de l’avenue Lavigerie et du boulevard Laurier à l’ouest de la route de l’Église

Localisé au cœur de l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, le tronçon 6 (T-6), long d’environ 660 m, suit le parcours de l’avenue Lavigerie et du boulevard Laurier à l’ouest de la route de l’Église (jusqu’aux numéros 2905 et 2940). Il inclut également le 1095, avenue De Rochebelle et l’extrémité est de la rue des Châtelets. On retrouve un parc (le parc Lavigerie) et 11 édifices aux abords du T-6.

Un seul bâtiment subira un impact physique, le 1095, avenue De Rochebelle; le parc Lavigerie sera également « impacté ». Le T-6 regroupe essentiellement des immeubles commerciaux et un bâtiment institutionnel (le 1095, avenue De Rochebelle) principalement érigés à compter de la fin des années 1950.

Il est à noter que, considérant que la totalité du parcours du T-6 implique un tracé sous-terrain, nous n’avons pas réalisé d’étude paysagère.

Le document très intéressant (36 pages).

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway.

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