Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Projet de tramway: le gouvernement attend le rapport du BAPE avant de se prononcer

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 août 2020 15 commentaires

Olivier Lemieux
Radio-Canada

Pas question pour le gouvernement Legault d’appuyer la nouvelle mouture du projet structurant de la Ville de Québec lors de la rentrée parlementaire, le mois prochain. La Coalition avenir Québec (CAQ) attendra plutôt le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), prévu en novembre, avant de se prononcer.

Il faut prendre le temps d’analyser les choses correctement, tranche la vice-première ministre Geneviève Guilbault.

Questionnée par les députés de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude des crédits budgétaires, Geneviève Guilbault maintient que son gouvernement appuie la nécessité de doter la Capitale-Nationale d’un transport collectif structurant

L’administration Labeaume doit cependant respecter le budget prévu pour le chantier, souligne Mme Guilbault. 

« 3,3 milliards, dont 1,8 milliard d’argent public de contribuables québécois, c’est une somme énorme », a rappelé la députée de Louis-Hébert. Il faut bien administrer les fonds publics.

La semaine dernière, le directeur du bureau du projet, Daniel Genest, indiquait espérer obtenir l’autorisation du gouvernement le plus tôt possible, afin de pouvoir lancer l’appel de proposition en septembre.

Le désir de la CAQ d’attendre le rapport du BAPE avant d’aller de l’avant retarde l’échéancier de la Ville d’au moins deux mois.

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Bonnardel met une « croix définitive » sur le tracé du 3e lien à l’est Audrey Paris (Radio-Canada). Un extrait: Le ministre des Transports abandonne définitivement le tracé du tunnel entre Québec et Lévis situé plus à l’est, donc près de l’île d’Orléans. Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est qu’on met une croix définitive sur le tracé le plus à l’est et on se concentre présentement sur le tracé Québec-Lévis, a lancé François Bonnardel.

Le tramway en danger Karine Gagnon (Journal de Québec). Un extrait: Le gouvernement Legault montre de nombreux signes de celui qui a l’intention de larguer le projet de tramway de Québec, alors que la région y perdrait beaucoup. Lors de l’étude des crédits de la Capitale-Nationale, hier, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a refusé de réitérer l’appui envers la nouvelle mouture du projet. Un refus qui s’avère lourd de conséquences.

Voir aussi : Projet - Tramway.

Projet de tramway: entrée en vigueur du règlement modifiant le Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme relativement à l’aménagement de certaines aires de stationnement situées le long des rues faisant partie du trajet projeté du tramway visé au projet de Réseau structurant de transport en commun, R.V.Q. 2861.

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 août 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: entrée en vigueur du règlement modifiant le Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme relativement à l’aménagement de certaines aires de stationnement situées le long des rues faisant partie du trajet projeté du tramway visé au projet de Réseau structurant de transport en commun, R.V.Q. 2861.

L’avis public de l’entrée en vigueur

Le sommaire décisionnel. Un extrait:

L’insertion du tramway a pour effet d’élargir les emprises publiques sur la quasi-totalité du tracé. Des grandes aires de stationnement adjacentes à ce tracé peuvent être impactées, car les normes présentement en vigueur auraient pour effet d’augmenter le nombre de cases perdues et de les rendre dérogatoires.

Présentement, une banquette gazonnée de 4 mètres est exigée entre la ligne de lot et l’aire de stationnement. Pour mitiger les impacts, une modification de la réglementation portant sur la largeur de cette banquette (dégagement de la ligne avant de lot) doit être apportée pour les stationnements adjacents au tracé. Afin de les identifier, une annexe cartographique devra être créée. Les modifications proposées auraient pour but d’assouplir la distance entre la limite des lots et les aires de stationnement. En diminuant cette exigence de 4 mètres à 1,4 mètre, elles permettront, dans plusieurs cas, de réaménager des cases de stationnement en parallèle. Par ailleurs, cette bande permettrait de continuer à séparer physiquement le trottoir par rapport à l’aire de stationnement. Considérant que le projet de trajet du tramway parcourt plusieurs arrondissements, il est justifié de procéder par l’adoption de normes harmonisées dans le Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme, R.V.Q. 1400.

La problématique à résoudre se concentre à des endroits bien spécifiques, soit des axes urbains présentant des commerces ou des résidences avec des aires de stationnement en cour avant ou latérale. Il s’agit principalement du chemin des Quatre-Bourgeois, du boulevard Laurier, de quelques portions de la 1re Avenue (principalement dans sa partie nord) et du boulevard Henri-Bourassa. Des aires de stationnement existent sur d’autres artères, mais dans une moindre mesure. Il est donc évalué que, dans plusieurs secteurs l’impact est mitigé, voir négligeable.

Le dégagement de 4 ou de 6 mètres, tout dépendant de l’usage, provient de l’harmonisation de la réglementation d’urbanisme lors des fusions municipales. Des analyses ont révélé que cette disposition est rarement appliquée sur le terrain en raison de droits acquis qui ont perdurés dans le temps. On peut donc prétendre que l’apparent effet positif au point de vue des îlots de fraîcheur n’est pas en parfaite adéquation avec la norme en place.

Par ailleurs, un des rôles du dégagement gazonné est de sécuriser le piéton qui circule sur le trottoir à l’égard des véhicules en mouvement ou stationnés. Le fait de diminuer le dégagement à 1,4 mètre assure le même objectif. De plus, il est possible de planter des arbres ou arbustes dans cette zone.

Enfin, le déploiement de la ligne du tramway s’inscrit dans une approche de façade à façade, ce qui implique un réaménagement total de l’emprise municipale, y compris les aires vertes et la végétation. Il est important de mentionner que l’approche prévoit une stratégie de verdissement, dont une des cibles est d’atteindre un ratio de plantation de deux nouveaux arbres par arbre abattu (estimation d’un ajout de 3 400 arbres). Tout dépendant de l’espace disponible, l’effort de plantation sera déployé principalement sur des espaces prévus à cette fin dans l’emprise municipale (75 %) ou par entente auprès des propriétaires riverains. Le taux de réussite de cette dernière opération s’avère élevé en vertu des exercices préalables de la même sorte. Il est prévu que des banquettes de plantation, des arbres dans l’emprise publique et la création d’espaces publics végétalisés soient aménagés sur plusieurs tronçons. Ils visent à combattre les îlots de chaleur dans le cadre de l’approche. Par exemple, sur le boulevard Laurier, une paire de banquettes de 5,5 mètres est prévue de part et d’autre de la plateforme du tramway et une deuxième paire séparera physiquement le flux automobile des environnements piétons. De façon ponctuelle, les îlots de fraîcheur dans les pôles et terminus ou encore le cas des placettes du Vieux-Limoilou constituent un deuxième exemple de gain en termes de superficie végétale. Enfin, une plateforme végétale pour le tramway sera aménagée. Il s’agit d’une frange perméable d’au moins 6 mètres de large qui sera aménagée dans l’emprise publique.

Le règlement

Voir aussi : Message d'intérêt public.

L’Université Laval construit un premier pavillon de résidences en 50 ans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 août 2020 9 commentaires

David Rémillard
Radio-Canada

Le nouvel immeuble comptera des logements avec cuisines et salles de bain privées capables d’accueillir des familles.

L’Université Laval va de l’avant et lance un appel d’offres pour la construction d’un nouveau pavillon de résidences de 200 logements. Une première initiative du genre en 50 ans.

Le bâtiment de six étages poussera d’ici 2023 à l’angle des rues de l’Agriculture et de la Médecine. Il sera érigé sur une partie d’un vaste stationnement situé entre les pavillons Paul-Comtois, Ferdinand-Vandry et Adrien-Pouliot.

La nouvelle construction fera passer le nombre de logements disponibles sur le campus à 2500. Lors de l’approbation du projet par le conseil d’administration de l’Université Laval, en mai 2019, le budget préliminaire était estimé à 40 millions $.

Le projet est entièrement autofinancé par le Service des résidences , qui a puisé les ressources à même ses revenus de location. Aucune subvention gouvernementale ne sera requise.

Familles et vie étudiante

Il s’agira du premier bâtiment de résidences à être construit sur le campus universitaire depuis 1970. Et l’approche sera différente. Exit les espaces communs, alors que chacune des 200 unités aura une cuisine et une salle de bain privées.

On veut également faire de l’espace pour les familles. Mises à part de rares exceptions, les actuelles résidences de l’Université Laval sont individuelles.

Dans le nouveau projet, le quart des unités (50) compteront deux chambres afin d’intégrer les familles et d’offrir une diversité de logement, peut-on lire dans l’appel d’offres publié en début de semaine. L’institution dit ainsi s’adapter aux nouvelles réalités étudiantes, ajoute-t-elle dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

En plus des logements aux étages, le projet prévoit l’aménagement d’un Centre de la vie étudiante, au rez-de-chaussée. Ce nouveau lieu intégrateur de l’ouest du campus offrira de vastes espaces lumineux et confortables pour y étudier, travailler ou socialiser, explique la Direction des communications de l’université.

À cet égard, les étudiants de premier cycle paieront une partie des frais de construction sous forme de contribution philanthropique, précise la direction.

L’offre actuelle ne permet de loger que 5 % de la population de 44 000 étudiants. Le bâtiment de 200 logements est le seul projet en marche pour le moment.

Il était dans les cartons de l’Université Laval depuis près d’une dizaine d’années. Il a finalement été imbriqué dans la planification stratégique 2017-2022.

L’article

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Institutionnel.

Le tramway perd des plumes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 août 2020 39 commentaires

Karine Gagnon
Journal de Québec

Le projet de tramway de Québec a perdu bien des plumes, ces derniers mois, dépouillé de plusieurs éléments majeurs dont sa portion trambus, mais surtout coincé dans une spirale d’incompétence et de jeux de pouvoir.

Le projet de réseau de transport structurant, dont la pièce maîtresse est le tramway, a très mal paru tout l’été, et particulièrement lors des audiences du BAPE. L’incompétence et le manque de leadership se sont révélés de tous bords tous côtés.

Ces derniers mois, la Ville a dû réduire le projet de façon importante après avoir mal évalué les coûts. Le maire Régis Labeaume, censé être le premier ambassadeur du projet, a failli à la tâche en étant tantôt trop évasif, tantôt contrarié, voire même fâché de devoir répondre aux questions émanant tant du BAPE que des journalistes.

Quant au gouvernement du Québec, censé soutenir le projet, il n’a fait preuve d’aucune créativité ni d’ouverture pour en assurer la progression. Personne n’a levé le petit doigt pour réitérer la volonté d’aller de l’avant, bien au contraire.

Des reproches

Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale n’ont d’ailleurs pas tardé à dénoncer ce manque d’appui. La semaine dernière, la chef libérale Dominique Anglade relevait avec raison le manque de leadership du gouvernement Legault dans le dossier. Elle reprochait aux élus caquistes de la région de Québec de se faire trop discrets.

Puis les deux élus de Québec solidaire en ont remis, hier dans une lettre envoyée aux médias, accusant le gouvernement Legault de tout faire pour couler le tramway. Personne ne veut d’un tramway au rabais, soutiennent-ils. Bien vu.

Manque de communication

Il y a manifestement du grésil sur la ligne entre la Ville de Québec et le gouvernement Legault. Comment croire alors qu’on pourra arrimer adéquatement les projets de réseau de transport structurant et de troisième lien?

Il n’est pas nécessaire de fusionner les deux bureaux de projets. Les décideurs ont toutefois le devoir de faire preuve de créativité et d’ouverture pour éviter qu’une enfilade de délais aient raison du tramway.
La pandémie ne doit pas faire oublier que l’on planifie, avec ce projet, pour les cinquante prochaines années. Si on gère les fonds publics de façon responsable, on évite d’axer les orientations et les choix sur un horizon de quelques années.

Offrir d’autres options

Le télétravail a la cote, présentement, mais ce n’est que temporaire et ça ne convient pas à une majorité d’emplois. On doit offrir d’autres options valables que l’automobile, si on ne veut pas se retrouver avec des problèmes de congestion majeurs à Québec, avec l’accroissement de la population.

On mérite mieux, à Québec, que des politiciens à courte vue. À voir évoluer le dossier, on peut se demander si le tramway ne deviendra pas la prochaine victime de cette malheureuse tendance.

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway.

QS accuse la CAQ de vouloir « couler le projet de tramway »

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 août 2020 24 commentaires

Audrey Paris
Radio-Canada

Québec solidaire (QS) ne comprend pas pourquoi la Ville de Québec doit faire des économies pour son projet de tramway, alors que d’autres projets d’infrastructures au Québec reçoivent des sommes plus élevées. Deux députés de Québec veulent un engagement ferme de la part du gouvernement en faveur du transport en commun.

Dans une lettre publiée jeudi matin, Sol Zanetti et Catherine Dorion reviennent sur le contrat de 1,142 milliard de dollars alloué récemment pour la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, à Montréal. Un projet autoroutier qui, au départ, devait plutôt se restreindre à un investissement conjoint de plus 500 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral.

Pendant ce temps, font-ils remarquer, devant un manque à gagner de 700 millions de dollars, la Ville de Québec décide de couper dans son projet de réseau structurant de transport en commun. En transport collectif, quand ça coûte plus cher que la première estimation, on ampute. Deux poids, deux mesures, écrivent-ils.

« Plutôt que de s’assurer d’avoir des soumissions compétitives et réalistes, plutôt que de verser un sou de plus pour ce projet essentiel, la Coalition avenir Québec (CAQ) préfère couper dans le projet qui avait été annoncé à la population et renier en partie son engagement », poursuivent les deux députés.

Québec solidaire croit également que le premier ministre Legault s’en lave les mains du projet de la capitale. François Legault était prêt à construire le 3e lien à n’importe quel prix; aujourd’hui, le même François Legault ne veut pas s’asseoir avec ses partenaires pour boucler un financement adéquat pour le réseau structurant de Québec. Un premier ministre qui voudrait couler le projet ne s’y prendrait pas mieux.

Les deux députés envoient aussi un message aux députés caquistes de la région, qui ne sont pas partisans du projet, préférant laisser les banlieues de la ville dépendantes de ce qui est encore souvent leur seule option : le tout à l’auto.

La suite

Tramway: Québec solidaire…ordinaire Opinions (Le Soleil). Un extrait: Pas un instant vous ne remettez en question le projet présenté. Se pourrait-il que le manque d’expertise de la Ville soit en cause non seulement dans la mauvaise estimation des coûts, mais aussi dans la piètre qualité du projet de tramway lui-même? Projet dont nous avons découvert la «véritable» nature grâce aux consultations menées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Que M. Labeaume, dans son empressement à obtenir du financement, ait émis le souhait de sauter cette étape, voilà quelques mois, n’éveille chez vous aucun soupçon?

Voir aussi : Projet - Tramway.

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