
Jonathan Bernard
FM93
Le maire de Québec cherche à accélérer l’échéancier du Réseau structurant de transport en commun pour éviter l’abandon du projet.
Le FM93 a appris que l’administration Labeaume a demandé en mai dernier au gouvernement Legault d’accepter un calendrier d’approvisionnement qui devancerait la signature du contrat avec le consortium retenu.
Plutôt que de signer ce contrat de plusieurs centaines de millions de dollars en février 2022, tel que le prévoyait l’entente avec les libéraux, l’administration Labeaume vise une signature en septembre 2021.
Ce qui surviendrait quelques semaines à peine avant les élections municipales du 7 novembre 2021.
L’octroi du contrat au consortium retenu constituerait en quelque sorte un point de non-retour.
Une rupture de contrat par une nouvelle administration municipale coûterait plusieurs dizaines de millions de dollars en pénalités aux contribuables.
Sans explication claire justifiant cette accélération de l’échéancier, la demande de la Ville de Québec est restée lettre morte par le gouvernement.
Face à la valse-hésitation du premier ministre Legault depuis le retrait du trambus, le maire Labeaume l’a pressé hier de donner son aval au projet pour procéder rapidement.
«Là, on est à une semaine du dépôt des offres de qualification des consortiums. On joue dans les ligues majeures actuellement. Donc, le premier ministre, je lui ai répondu, j’ai répondu à son monde, je lui ai écrit de nouveau aujourd’hui pour lui dire à votre question : « est-ce qu’il y en a pour les banlieues? ». Ben, il y en a comme il n’y en a jamais eu pour les banlieues. Ce n’est jamais arrivé ce que l’on est en train de construire là.» Régis Labeaume, maire de Québec
«Ce qui est important actuellement, c’est de bâtir. Le marché est favorable! Ça coûte moins cher que d’habitude… Si on retarde, ça va coûter plus cher. Et donc, on a un agenda nous autre très structuré, très documenté, très bien établi, très bien tricoté… Dans une semaine on va peut-être recevoir une ou deux offres de consortiums, et là, il faut aller en appel de propositions… Je pense qu’il n’y a pas de temps à perdre, puis faut procéder. » Régis Labeaume, maire de Québec
Avec les informations d’Élisabeth Crête
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