Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Rues festives et rues partagées à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 juin 2020 Commentaires fermés sur Rues festives et rues partagées à Québec

Québec, le 5 juin 2020 – La Ville de Québec continue de créer de l’espace pour ses citoyens et annonce qu’elle leur permettra d’occuper pleinement l’espace public pendant la saison estivale grâce aux rues « festives » et aux rues « partagées ».

« Nous constatons actuellement un achalandage important dans les trottoirs, les rues, les pistes cyclables, les parcs et les lieux publics en raison du déconfinement progressif dicté par la Santé publique, a souligné le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Après les parcs, ce sont les rues que nous voulons festives, actives et sécuritaires, au bénéfice des citoyens et des enfants, afin qu’ils profitent au maximum de l’été et de leurs vacances à Québec. »

Rues festives : pour célébrer l’été entre voisins

Dans un esprit festif et suivant le même principe que la Fête des voisins, la Ville offre la possibilité aux citoyens de rendre leur rue piétonne, le temps de quelques heures, d’une journée ou même d’une fin de semaine, et ce, dès le 19 juin. Ceux qui voudront faire plus ample connaissance avec leurs voisins, organiser un BBQ, un 5 à 7 ou permettre aux enfants de jouer librement dans la rue pourront le faire. Ils n’auront qu’à présenter une demande par le biais d »un formulaire.

Les résidants / organisateurs des rues festives seront toutefois responsables de remettre la rue en bon ordre, de se débarrasser adéquatement de leurs déchets et d’assurer le contrôle de la circulation en installant les tréteaux qui leur seront prêtés.

À noter que seules les rues résidentielles sont visées. Ainsi, les rues commerciales, munies de bornes de stationnement ou qui font l’objet de travaux routiers ne sont pas visées par ce projet. Il en est de même pour les rues faisant partie d’un parcours du Réseau de transport de la Capitale et pour celles situées à proximité d’une caserne de pompier.

Rues partagées : pour faire place aux transports actifs en pleine rue

La Ville souhaite implanter au moins deux rues partagées favorisant le transport actif par arrondissement. Les rues partagées accordent la priorité aux piétons et aux cyclistes dans la voie publique et leur offrent un accès privilégié aux espaces verts et aux commerces avoisinants. La Ville vise une mise en place progressive à compter du 1er juillet. Les rues ciblées feront l’objet de consultations auprès des résidants des secteurs concernés.

Les résidants des rues partagées et leurs visiteurs pourront y circuler en voiture. D’ailleurs, la limite de vitesse y sera réduite à 20 km/h afin d’assurer la sécurité de tous les usagers. Le stationnement demeurera quant à lui permis selon les conditions habituelles. Soulignons finalement que la Ville installera de la signalisation aux abords des rues concernées pour rappeler les règles de conduite.

Appel à la responsabilité

La Ville rappelle que les mesures sanitaires dictées par la Santé publique, comme la distanciation physique, doivent être respectées en tout temps.

Les rues festives et les rues partagées s’ajoutent aux rues commerciales piétonnes mises en place depuis le 16 mai dernier, de même qu’à la permission d’agrandir les terrasses sur ces rues.

Le communiqué

Voir aussi : Art de vivre en ville, Conférences / évènements, Message d'intérêt public, Québec La cité.

Tramway: Deux secteurs métamorphosés

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 juin 2020 Commentaires fermés sur Tramway: Deux secteurs métamorphosés

Stéphanie Martin
Taïeb Moalla
Journal de Québec

Le projet de tramway se dévoile petit à petit dans ses fins détails, alors que le ministère de l’Environnement a rendu publiques cette semaine des centaines de pages de documents sur les impacts environnementaux du futur réseau. En voici six faits saillants qui concernent les secteurs Saint-Roch et Sainte-Foy.

Gros débit sur Hochelaga: Sur le boulevard Hochelaga, le débit moyen de véhicules passera de 23 000 à 30 100 véhicules par jour après la mise en place du réseau structurant. Que ce soit en direction est ou en direction ouest, les temps de parcours des automobilistes augmenteront sur cet axe routier qui sera bientôt élargi de quatre à six voies. D’autre part, le calcul des temps de parcours a pris en compte la possibilité que les deux voies ajoutées sur Hochelaga soient ultimement réservées aux autobus. Mais la décision à ce sujet n’a pas encore été prise, peut-on déduire.

Temps de parcours augmentés: Pour transiter de la haute-ville à la basse-ville, on s’attend à une augmentation des temps de parcours qui sera essentiellement causée par « l’effet d’étranglement à l’intersection Dorchester/Couronne/côte d’Abraham ». Cette situation est déjà observée à l’heure actuelle, mais elle va s’accentuer. « Étant donné qu’à l’heure de pointe du matin les conditions de circulation sur l’axe de la rue Dorchester sont difficiles, l’augmentation des débits fait en sorte que les retards sont augmentés. Toutefois, le stockage disponible dans la rue Dorchester permet de limiter la prolongation des files », explique-t-on. De façon plus générale, on soutient que les effets des modifications à la circulation se feront surtout sentir au cours de la première année de mise en service du réseau structurant.

Reconfiguration: La passerelle Adrien-Pouliot ne survivra pas au chantier du tramway. On assurera le passage des piétons qui traverseront l’autoroute Laurentienne par un « carrefour à niveau ». La station Jean-Paul-L’Allier sera légèrement déplacée pour être aménagée entre le boulevard Charest et la rue Saint-Joseph, pour éviter d’empiéter sur les jardins du même nom. Aussi, on apprend que la rue de la Pointe-aux-Lièvres, entre les rues de la Croix-Rouge et des Embarcations, ne sera plus accessible aux automobilistes.

Acquisitions: La Ville devra procéder à neuf acquisitions près du pôle Saint-Roch, apprend-on. Il s’agit de bandes de terrain, et aucune acquisition d’immeuble n’est prévue. Chaque propriétaire est contacté directement par le bureau de projet. Dans le secteur du pôle Sainte-Foy, les acquisitions concernent uniquement des propriétés commerciales, précisent les documents. La Ville dédommagera chaque propriétaire et pourra procéder par expropriation si les deux parties ne parviennent pas à une entente.

Contamnination: Les travaux d’excavation aux deux extrémités du tunnel, soit coin des Érables et René-Lévesque et près des jardins Jean-Paul-L’Allier, seront sous surveillance afin de réduire la dispersion dans l’air de contaminants. Les principales sources seront le dynamitage, le chargement des matériaux dans les camions et leur transport. Mais on anticipe des dépassements de normes pendant 70 jours dispersés sur cinq ans, dans le pire des cas. Des mesures d’atténuation sont prévues.

Impact sonore « fort » sur la rue du Chalutier: Le niveau de bruit est qualifié de « fort » pour plusieurs résidences de la rue du Chalutier, dans le quartier Saint-Roch. « En façade des bâtiments situés le long de la rue du Chalutier, la contribution sonore du tramway domine le bruit routier, en raison principalement du faible trafic routier dans cette rue », fait-on savoir. Cela dit, « après la mise en place des mesures de réduction de bruit, aucun dépassement des valeurs seuils n’est observé », ajoute-t-on. Pour les bâtiments non résidentiels du secteur, on note un « léger impact » sonore à l’usine Rothmans et au Carrefour Jeunesse Emploi de la Capitale-Nationale.

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Le patrimoine? Même l’État s’en fout

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juin 2020 Commentaires fermés sur Le patrimoine? Même l’État s’en fout

Antoine Robitaille
Journal de Québec

Vous vous demandiez peut-être comme moi pourquoi le pic des démolisseurs se faisait aller aussi souvent dans les dernières années.

Les maisons Pasquier et Boileau, le Moulin du gouffre, l’Église Saint-Cœur-de-Marie, etc. Des exemples, il y en a tant.

J’ai mieux compris en lisant le rapport de la vérificatrice générale déposé mercredi.

Le 225, Grande Allée Est, siège du ministère de la Culture et des Communications (MCC), va trembler jeudi.

Car le texte du rapport est truffé de phrases ayant l’effet de la dynamite.

« La notion d’intérêt national n’est pas définie. »
« Le MCC…
… n’a pas défini sa vision en matière de patrimoine immobilier.
… ne réalise pas de veille afin d’actualiser ses connaissances en patrimoine.
… ne fait pas preuve de proactivité en matière d’identification des immeubles pouvant présenter un intérêt patrimonial.
… ne détenait même pas l’information complète sur la valeur patrimoniale du parc immobilier » de l’État.
Une des plus drôles : « Le MCC n’a pas les outils informatiques requis pour colliger toutes les informations et générer des connaissances utiles sur le patrimoine. »

Nulle surprise qu’on mette une éternité (parfois 20 ans !) à classer des édifices qui, entre-temps, se détériorent et, devenant dangereux, s’effondrent ou sont démolis.

La « démolition par abandon » est une sorte de mûrissement. Le propriétaire vandale attend. Le fruit mûrit… puis la « pépine » et le pic le « cueillent ». Poétique, non ?

Pour des exemples concrets, abonnez-vous au groupe Facebook « L’évolution du patrimoine bâti et des paysages au Québec ». Ses artisans sont plus efficaces que le MCC, qui ne réalise pas de veille…

Nulle surprise qu’on mette une éternité (parfois 20 ans !) à classer des édifices qui, entre-temps, se détériorent et, devenant dangereux, s’effondrent ou sont démolis.

La « démolition par abandon » est une sorte de mûrissement. Le propriétaire vandale attend. Le fruit mûrit… puis la « pépine » et le pic le « cueillent ». Poétique, non ?

Pour des exemples concrets, abonnez-vous au groupe Facebook « L’évolution du patrimoine bâti et des paysages au Québec ». Ses artisans sont plus efficaces que le MCC, qui ne réalise pas de veille…

L’urgence

J’ai compris une autre chose avec ce rapport. La décision de la ministre Nathalie Roy, tombée vendredi, de signer un avis d’intention de classement pour l’église du Très-Saint-Sacrement à Québec.
Le geste a surpris même ceux qui ont réclamé un classement de l’édifice ! Le bien nommé cardinal Lacroix aussi, sauf que lui souhaitait la vente et la démolition. Il a qualifié le classement d’« irresponsable » ! (Jésus s’était attaqué aux « vendeurs du temple ». Triste ironie : aujourd’hui au Québec, le clergé est composé de « vendeurs de temples »…)

Revenons à la ministre, qui, récemment, a sans doute appris le dépôt imminent du rapport de la VG. Or, Mme Roy, depuis sa nomination en novembre 2018, n’a rien révolutionné en matière de patrimoine. Au contraire, on pilonne de l’historique à qui mieux mieux. J’imagine la scène : « Vite, trouvez-moi quelque chose à classer ! »

Permettez une autre hypothèse : après sa réaction initiale aux critiques de la VG (qui fut de jeter la responsabilité sur les gouvernements antérieurs), elle voudra annoncer… une autre enquête !

Ce serait une grave perte de temps. De beaux rapports indiquant quoi faire, ça ne manque pas. La VG le démontre : Arpin (2000), révision de la Loi sur le patrimoine culturel (2011), qui impliqua des mois de consultation ; Courchesne-Corbo (2016).

Assez de coûteux bla-bla ! Pendant ce temps, des « biens inestimables et irremplaçables » (dixit la VG) se détériorent, ou sont carrément démolis. La révolution en patrimoine, ce serait d’agir pour vrai.

La suite

Le rapport de la vérificatrice générale

Voir aussi : Patrimoine et lieux historiques.

Tramway: Modélisation de la dispersion atmosphérique en construction

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juin 2020 Commentaires fermés sur Tramway: Modélisation de la dispersion atmosphérique en construction

Le document de 65 pages

Voir aussi : Environnement, Projet - Tramway.

Le réaménagement du «spaghetti» à la tête des ponts ne se ferait pas avant 2031

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juin 2020 2 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Identifié par François Legault comme une de ses trois priorités pour la Capitale-Nationale, le réaménagement du «spaghetti» autoroutier à la tête de ponts ne verrait possiblement pas le jour avant 2031.

C’est ce qu’on apprend, de façon indirecte, à la lecture de centaines de pages mises en ligne par le ministère de l’Environnement, mercredi soir. Cette documentation abondante provient des nombreuses réponses du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun au gouvernement du Québec au sujet du mégaprojet de tramway.

A la question 175, le gouvernement du Québec rappelle que «la zone d’étude considérée inclut l’échangeur Henri-IV/Laurier/Duplessis en raison de son influence sur l’écoulement de la circulation dans le secteur proposé pour le nouveau pôle d’échanges de Sainte-Foy». Il demande alors si on a «tenu compte de ce réaménagement dans (la) modélisation des impacts sur la circulation».

La réponse du bureau de projet est éloquente : «Les échanges avec le Ministère nous ont confirmé que le réaménagement de la tête des ponts est prévu pour 2031. Il ne peut donc être considéré dans la situation de référence à l’horizon 2026».

Jeudi midi, le ministère des Transports a cependant nuancé cette réplique. «L’échéancier de 2031 n’a pas été confirmé à la Ville de Québec par le ministère des Transports. À ce moment-ci, l’échéancier de réalisation du projet ne peut être précisé. Il sera précisé au dossier d’affaires», a brièvement commenté la porte-parole Émilie Lord par courriel.

1 milliard$ selon les chiffres de 2010-2011

Le mégaprojet de réaménagement de l’entrée ouest de la ville de Québec a été promis en 2010 et annoncé en 2011 par le ministre libéral Sam Hamad. À l’époque, il était évalué à 1 milliard$, mais aucun plan précis n’avait été dévoilé.

Arrivé au pouvoir à l’automne 2018, le premier ministre François Legault l’avait désigné comme l’une de ses trois priorités – après le réseau structurant et le troisième lien – pour la région de Québec.
En décembre 2019, Le Journal révélait que le ministère des Transports (MTQ) n’avait toujours pas accordé le contrat pour l’étude consacrée au réaménagement de la tête des ponts, même si l’appel d’offres était terminé six mois plus tôt.

À Québec 21, le chef Jean-François Gosselin, a rappelé que le maire Labeaume a fait de ce dossier une de ses priorités depuis sa première élection en décembre 2007.

«Quand on parle de 2031, ça veut dire que c’est remis aux calendes grecques ou à la semaine des quatre jeudis, a-t-il mentionné. J’ai hâte d’entendre le maire là-dessus parce que ça manque de cohérence de sa part. Il en a fait un cheval de bataille. Rendu à 2031, le cheval a le temps de mourir.»

M. Gosselin s’est demandé «pourquoi ça presse tant de régler de faire avancer son projet de tramway versus régler le problème de la tête des ponts dont on parle depuis plus de 10 ans?».
Le cabinet du maire de Québec n’a pas souhaité réagir jeudi.

La suite

Voir aussi : Transport.

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