Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


iA Groupe financier prêt à construire un pôle d’échange à la tête des ponts

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 février 2020 6 commentaires

Radio-Canada

Le projet immobilier de iA Groupe financier dans Sainte-Foy pourrait inclure le fameux pôle d’échange du tramway dans l’ouest. Le groupe affirme avoir proposé l’idée, plans à l’appui, au bureau de projet du réseau structurant de transport en commun.

« On a déjà amené une recommandation en 2017 avec le Réseau de transport de la capitale pour notre projet, affirme en entrevue avec Radio-Canada Denis Ricard, président et chef de la direction de iA Groupe financier. Pour nous autres, c’est toujours là, on est prêt à discuter avec les différents intervenants, on est prêt à faire un pôle dans ce secteur. »

Cet automne, l’avenir de ce pôle d’échange à la tête des ponts a pris une tout autre direction lorsque le groupe Dallaire a reporté de deux ans les travaux de son projet Le Phare, qui était envisagé pour accueillir le pôle.

« On est en attente, précise Denis Ricard d’iA Groupe financier. L’intégration du pôle d’échange dans le projet immobilier au coin de la route de l’Église a du sens pour l’entreprise. On fait partie de la communauté, dit-il, un point important pour nous, c’est la communauté et on a déjà des développements dans ce secteur. »

Le projet de deux immeubles de bureaux de 10 à 12 étages sur la route de l’Église et deux immeubles résidentiels de la même envergure sur le boulevard Hochelaga verra le jour avec ou sans le pôle d’échange.

L’investissement prévu est de 149 millions de dollars, ce qui n’inclut pas l’ajout des infrastructures pour accueillir les réseaux de transport en commun.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway.

Nouvelle politique de participation publique

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 février 2020 Commentaires fermés sur Nouvelle politique de participation publique

(…)

Le MAMH dévoilait, en juillet 2018, un règlement permettant aux municipalités, en s’y conformant, de se soustraire au processus d’approbation référendaire en urbanisme, dans le cadre de leur politique de participation publique. Après l’analyse détaillée des modalités du règlement, la Ville constate que la mise en place d’une politique qui lui serait conforme entrainerait une augmentation des délais de traitement des demandes de modifications à la réglementation d’urbanisme et une lourdeur administrative importante pour effectuer des modifications d’urbanisme, même pour celles de nature mineure. D’ailleurs, plusieurs villes du Québec sont à élaborer une politique de participation publique. Elles ont également fait le choix de ne pas se conformer aux exigences gouvernementales pour les mêmes motifs.

(…)

Démarche consultative

Une consultation publique sur le projet de règlement, composée de séances d’information et d’audition des opinions avec possibilité de déposer un mémoire, aura lieu dans les prochaines semaines.

La date limite pour s’inscrire et déposer un mémoire est le jeudi 26 mars à 16 h.

Il sera possible d’assister aux séances sans s’être inscrit au préalable et de faire un commentaire spontané durant la période d’intervention des personnes non inscrites.

Séances d’information

Le mercredi 26 février, 19 h, Édifice Andrée-P.-Boucher, 1130, route de l’Église

Le vendredi 28 février, 13 h 30, Édifice Joseph-Ernest-Grégoire 399, rue Saint-Joseph Est

Le mardi 31 mars, 19 h, Club social Victoria, 170, rue du Cardinal-Maurice-Roy

Le jeudi 2 avril, 19 h, Édifice Andrée-P.-Boucher, 1130, route de l’Église

Le vendredi 3 avril, 13 h 30, Édifice Andrée-P.-Boucher, 1130, route de l’Église.

Le dépôt de la version finale de la politique de participation publique est prévu à l’été 2020.

Vous pouvez déposer un mémoire dès maintenant. La date limite pour vous inscrire et déposer votre mémoire est le jeudi 26 mars à 16 h.

Vous pourrez aussi assister aux séances sans être inscrit au préalable et faire un commentaire spontané durant la période d’intervention des personnes non inscrites.

Le communiqué

Le projet de règlement. Un extrait: «38. Sans restreindre les pouvoirs du conseil de la ville prévus à l’article 69.1 de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec, la ville entend recourir au référendum consultatif dans les dossiers pour lesquels les autres mesures de participation publique ne permettent pas de fournir un éclairage adéquat. Le recours à cette mesure est employé pour un objet exceptionnel, sur une question intéressant plus d’un arrondissement et qui, de l’avis du conseil, est susceptible de présenter un impact économique, social, urbanistique ou architectural majeur.«

Le maire Labeaume renonce à abolir les référendums municipaux Jean-Luc Lavallée (Journal de Québec)

D’autres informations

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Tunnel Québec-Lévis: beaucoup de questions encore

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 février 2020 12 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Pourquoi ne pas relier le futur tunnel Québec-Lévis à l’autoroute Dufferin-Montmorency plutôt que de le faire émerger dans Saint-Roch et de saboter les projets d’amélioration urbaine du quartier?

Vous avez été nombreux à faire cette suggestion depuis la semaine dernière, faisant valoir qu’on pourrait ainsi utiliser le tunnel vacant sous la colline Parlementaire, laissé en plan au début des années 1970.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) s’y arrêtera peut-être lorsqu’il se mettra à la recherche d’une solution plus acceptable que Saint-Roch pour faire sortir son tunnel à Québec.

Il serait cependant étonnant que cette hypothèse puisse résister à l’analyse. Pour plusieurs raisons.

1- Perte d’attractivité

Relier le tunnel à l’autoroute Dufferin-Montmorency aurait pour effet de diriger le trafic en provenance de Lévis vers l’est. Il y a peu de lieux d’emploi ou d’études dans cette direction, hormis le Port de Québec, le pôle D’Estimauville et éventuellement le méga-hôpital de l’Enfant-Jésus.

Cela signifie qu’une fois sur l’autoroute vers l’est, une majorité d’automobilistes chercheraient à revenir vers la colline Parlementaire, le centre-ville ou Lebourgneuf, voire plus loin vers l’Université Laval et Sainte-Foy où se trouvent de gros générateurs de déplacements.

Cela provoquerait de la circulation de transit dans Limoilou pour ceux qui se destinent au centre-ville ou qui voudront rallier rapidement l’autoroute Félix-Leclerc en coupant vers le nord par D’Estimauville ou Henri-Bourassa.

Pour les autres, il faudrait filer jusqu’à la pointe de l’île d’Orléans pour rallier l’autoroute Félix-Leclerc, ce qui impliquerait un détour de plusieurs kilomètres.

Le «bénéfice» d’un nouveau tracé de tunnel plus proche du centre-ville s’en trouverait d’autant diminué. Déjà que la preuve reste à faire que le volume de déplacements (auto et transport en commun) pourra justifier l’investissement qui s’annonce pour ce tunnel.

2- L’enjeu du dénivelé

Le fleuve devant Québec a une profondeur qui atteint par endroits presque 50 mètres, indique une carte bathymétrique de Pêches et Océans Canada fabriquée à la demande du Soleil.

Je ne suis pas ingénieur, mais on me dit qu’un tunnel devrait passer 25 à 30 mètres sous le niveau de l’eau. Il faudrait ensuite le faire remonter jusque sous l’avenue Honoré-Mercier, si l’idée est d’utiliser la cavité de l’ancien tunnel de la colline Parlementaire.

L’avenue Honoré-Mercier culmine à plus de 50 à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer dans ce secteur.

Un tunnel qui partirait du sous-sol du fleuve pour s’y rendre devrait avoir à vue de nez une pente supérieure à 7 %, soit bien au-delà des 4,5 % jugés acceptables. C’est que la distance à parcourir serait courte : à peine 1,8 km entre le point le plus profond du fleuve et la colline Parlementaire.

(…)

Où, alors?

Il n’y a pas des tas de possibilités. Dans l’esprit du MTQ, un tunnel autoroutier doit aboutir sur une autoroute.

L’hypothèse la plus plausible et la moins dommageable sur le plan urbain serait de prolonger le tunnel et le faire sortir sur Laurentienne, au nord de la rue Soumande.

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Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Troisième lien: Le tunnel «ne peut pas» aboutir dans Saint-Roch

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 février 2020 32 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Régis Labeaume estime que le futur tunnel Québec-Lévis «ne peut pas débarquer dans le quartier Saint-Roch». Il a tenté, lundi, d’apaiser les inquiétudes des citoyens du secteur et a promis de les «défendre».

Sur le fond, le maire de Québec n’a pas changé d’idée. Il appuie toujours le principe d’un troisième lien qui reliera les deux centres-villes et le nouveau tracé privilégié par le ministre des Transports François Bonnardel. Il a même qualifié le futur mégaprojet de «game changer» lundi.

«Le principe est brillant […] Les gens sont charmés. Ils ne s’y attendaient pas. Ils trouvent ça cohérent. C’est le fun la cohérence. Les politiciens cohérents, ça arrive», a-t-il déclaré.
De nombreux Lévisiens et citoyens de Québec économiseront des milliers de dollars par année en laissant tomber la voiture pour emprunter les autobus électriques qui traverseront le fleuve dans le tunnel, croit-il.

Cependant, l’enjeu de la circulation automobile et la localisation précise de la sortie du tunnel sur la rive nord, annoncée près du Stade Canac au bout de l’autoroute Laurentienne, suscitent de vives inquiétudes.

Plusieurs appréhendent des embouteillages monstres en raison d’un afflux massif de voitures et de camions en plein centre-ville.

«Là, ce qu’il faut travailler, c’est la sortie. Honnêtement, j’ai hâte de voir leurs intentions [au bureau de projet du 3e lien]. Je vais être bien clair : selon moi, ça ne peut pas débarquer dans Saint-Roch, il ne faut pas. Je ne veux pas que les gens de Saint-Roch soient touchés par ça et quand on y pense, il ne sortira pas là, ça ne fait pas de sens», a exprimé Régis Labeaume lors d’une mêlée de presse avant la séance du conseil municipal.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Troisième lien.

Un nouveau tracé pour le 3e lien: la suite

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 janvier 2020 28 commentaires

3e lien entre les centres-villes : Bonnardel appuie sur l’accélérateur. Alain Rochefort (Radio-Canada). Un extrait: « Le défi, c’est de réduire la congestion routière. On sera ailleurs avec ce projet dans les 75 prochaines années et puis [on va] amener les gens à utiliser le transport en commun ». « On veut avoir des bus qui vont passer aux 3-4 minutes. Il faut un réseau qui va fonctionner. Je n’ai pas le droit d’échouer », insiste le ministre. François Bonnardel croit que ce tunnel Québec-Lévis permettra de connecter plus facilement les réseaux de transport en commun des deux villes

Le contrat du tunnel signé en 1954!. Un extrait: La nouvelle paraît en Une de l’édition matinale du Soleil de ce 28 mai 1954. «Signature officielle du contrat pour le futur tunnel Québec-Lévis». Une lectrice m’a fait parvenir un extrait de la page. Je l’en remercie. On y raconte que la cérémonie a lieu dans les salons de la mairie de l’hôtel de ville de Québec. Elle doit marquer «le début des travaux de génie» du «tunnel Champlain» devant relier le Rond-Point de Lévis au carré Parent à Québec. Il y a dans la salle des élus dont le maire de Saint-David-de-l’Auberivière, des dignitaires et financiers ainsi que les représentants des compagnies américaines à qui on vient de confier le mandat de creuser le tunnel de 4 kilomètres.Lucien Borne est alors maire de Québec, mais c’est le pro-maire Gaston Flibotte qui signe pour la Ville. Le même Flibotte qui aura maille à partir quelques années plus tard avec les journalistes qu’il accuse en plein conseil municipal d’être des «ratés, des vendus et des homosexuels».

Plusieurs questions restent sans réponses Jean-Luc Lavallée, Stéphanie Martin, Taïeb Moalla (Journal de Québec). Un extrait: «C’est un projet qui est beaucoup plus viable que l’autre. C’est le jour et la nuit. L’autre projet avait beaucoup de risques de dépasser les coûts. Dans celui-là, les conditions du sol sont beaucoup plus faciles. Il y a moins de chances d’avoir de mauvaises surprises (…) Il y a probablement beaucoup moins d’incertitudes avec ce tracé-là», a-t-il affirmé en entrevue avec le Journal. Selon lui, la portion sous-fluviale du nouveau tracé est exclusivement «dans le roc», ce qui faciliterait les choses. «Dans l’autre tracé, la moitié du parcours était dans le roc et l’autre moitié dans le sable. Avoir un tunnelier qui fait les deux, c’est très cher et très risqué, a-t-il avancé. Dans le nouveau tracé, on sera dans le roc tout au long. C’est la même machine et la même technologie (pour creuser). C’est une technologie plus connue. Donc moins à risque.»

Un tunnel autoroutier demeure une mauvaise idée Vivre en ville. Un extrait: Vivre en Ville se réjouit de voir le gouvernement sortir du dogme d’un troisième lien à l’est, mais tient à réitérer son opposition à un projet qui demeure une mauvaise idée, pour la région et pour le Québec. Pour Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, « rien n’a encore permis de justifier la pertinence du projet. Cela reste une autoroute hors de prix qui contribuera à augmenter l’étalement urbain et la dépendance à l’automobile, avec tous les dommages associés. »

La députée Catherine Dorion est contre. Un extrait: Une énorme sortie de tunnel en plein milieu de ma ville avec des milliers de chars supplémentaires qui y débouchent à l’heure du trafic. Non, je ne suis pas enthousiasmée pantoute. Et c’est pas juste le monde du centre-ville qui vont en souffrir, en bruit, en gaz et en béton.

3e lien: La traverse Québec-Lévis est «là pour rester», dit Bonnardel Marc-André Gagnon (Journal de Québec). Un extrait: «Je veux rassurer les employés [de la Société des traversiers du Québec], ils n’ont pas à s’inquiéter», a répété le ministre des Transports, en marge du caucus présessionnel de la Coalition avenir Québec. «Pour moi, les traversiers sont importants pour cette portion du fleuve, a souligné M. Bonnardel. Il y a un aspect quand même aussi touristique le fun pour ceux qui l’utilisent, plus en période estivale… Alors il n’est pas question de toucher aux deux bateaux présentement [en service].» Bien que la première pelletée de terre devant donner le coup d’envoi aux travaux de construction du tunnel Québec-Lévis soit toujours prévue d’ici les élections générales de 2022, ce n’est pas de sitôt qu’il sera possible d’y circuler. «Vous comprendrez qu’on ne coupera pas le ruban du tunnel Québec-Lévis tout de suite, a dit le ministre, alors on a besoin de ces deux traverses encore un très très très très long bout de temps.»

Et finalement,une entrevue intéressante avec le ministre Bonnardel à Radio-Canada à l’émission Première heure à 07:44

Voir aussi : Message d'intérêt public, Projet - Troisième lien.

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