Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le métro plus approprié que le tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 janvier 2020 28 commentaires

Robert Vandewinkel
Ing. M.SC.
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / En réaction aux points de vue de Rémy Normand «L’inaction, une option ?» du mardi 14 janvier et celui de Daniel Genest «Le tramway est la meilleure option pour Québec» du mercredi 15 janvier.

M. Genest, ce 15 janvier, nous certifie que le tramway est la seule solution pour Québec en reprenant les conclusions du rapport de Systra sur la comparaison des modes de transport. Rapport dont les conclusions sont erronées!

D’abord, le rapport évacue le fait que le tramway mis de l’avant par l’administration Labeaume coûtera 102 millions $ le km (sans considérer les frais additionnels encourus par le pôle d’échange de Sainte-Foy et donc largement plus dispendieux que les 25 à 45 millions $ le km annoncés dans l’exposé générique de Systra. Considérant l’estimation de 100 à 200 millions $ le km pour le métro, le coût annoncé par la ville pour le tramway se trouve dans la fourchette de coûts du métro! Rappelons que la Ville prévoit 150 millions $ pour les sections souterraines de son projet.

Ensuite, la fameuse révision des professeurs du HEC qui prétendent (sans qualification des chiffres) que le métro coûte 785 millions $ le km. Comme le projet de la ville compte 3,5 km d’un réseau de tramway souterrain (un court métro, comme nous le rappelait monsieur Normand!), sur la base de cette estimation gonflée, il manquerait plus de 2,2 milliards $ au budget de la Ville pour réaliser le projet. Cette considération n’est pas rapportée par messieurs Normand et Genest. On ne se sait pas non plus comment ils iront chercher ces sommes supplémentaires.

Finalement, le rapport mentionne qu’un métro comparable à celui de Montréal est disproportionné pour la ville de Québec, on peut l’admettre. Cependant, le rapport stipule (en page 56) : «Qu’un métro de deux voitures de capacité de 150 passagers (300 passagers) avec la fréquence de quatre minutes est «optimal» Messieurs Normand et Genest ignorent cette conclusion spécifique portant sur le métro, mise à l’écart par Systra et pourtant primordiale dans l’élaboration des conclusions finales du rapport. Comment a-t-on pu ignorer cet énoncé? Franchement, ça tient de l’erreur du débutant dont le but unique est de prouver son point à tout prix.

Aucune considération n’est donnée, dans le rapport de Systra, au cycle de vie des infrastructures. Pourtant aspect important quand l’administration veut justifier l’augmentation des coûts pour sa centrale de police, mais totalement ignorée pour l’investissement de 3.3 milliards $ ! Pour information, les durées de vie sont de 25 à 30 ans pour le tramway, et plus de 100 ans pour le métro!

Quant au rapport sur l’achalandage, monsieur Normand prétend retirer avec son tramway l’équivalent en passagers de onze voies de circulation! Il faudra qu’il nous explique comment il arrive à ces conclusions: onze voies représentent, à saturation, 16 500 automobiles, donc 20 625 passagers par heure. Cependant, le tramway aux quatre minutes ne peut qu’accueillir 7800 passagers par heure (deux directions). Mathématiquement, l’affirmation de monsieur Normand n’a aucun sens! Comment agglomérera-t-on 21 000 individus dans un espace prévu pour 7 800 ?

La question demeure donc entière: tramway ou métro. Pour le moment, et à la lecture sérieuse des rapports émis par la Ville, le métro semble le plus approprié pour Québec considérant les coûts annoncés pour le tramway, la météo particulière de Québec, les encombrements qui seront créés par le projet de la mairie, la congestion routière qui en découlera, les impacts environnementaux mitigés que le tramway apportera, l’acceptation sociale en décroissance, etc.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Un «croissant fertile» autour de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 janvier 2020 4 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / La zone d’influence de la région de Québec continue de s’étendre. La tache d’huile atteint maintenant Saint-­Vallier de Bellechasse, Saint-Isidore de Beauce et Issoudun sur la Rive-Sud.

Du côté nord, on parle de Donnacona, Cap-Santé, Saint-Basile et Saint-Raymond-de-Portneuf à près de 50 km du centre-ville. Seuls les frontières «naturelles» du parc des Laurentides et les reliefs de Charlevoix ont empêché la zone d’influence de s’étendre aussi vers le nord et vers l’est.

On compte désormais 25 villes de la «lointaine» couronne où plus de 30 % de la population active se déplace vers la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) pour travailler, notamment à Québec et Lévis. C’est ainsi que se définit une «zone d’influence».

Dans plusieurs cas, cela va bien au-delà des 30 % et dépasse même 50 % (Saint-Henri, Saint-Antoine-de-Tilly, Neuville, etc.)

Au rythme où vont les choses, d’autres vont s’ajouter à ce «croissant fertile». L’expression est de Denis Jean, directeur général adjoint de l’aménagement du territoire à la CMQ.

C’est sans parler de «l’étalement» qui se poursuit sur le territoire des 28 villes de la CMQ.

Au début décembre, le maire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Pierre Dolbec, est revenu à la charge pour obtenir une école secondaire complète pour ses 8000 résidents.

Il a expliqué que les élèves des niveaux 3 à 5 doivent actuellement être transportés vers l’école La Camaradière, dans Duberger. Un trajet de plus de 30 km chaque matin et autant le soir sur des routes de plus en plus encombrées.

M. Dolbec plaide aussi qu’un projet de développement résidentiel amènera bientôt 900 nouvelles portes dans sa ville.

On peut comprendre les parents, les jeunes et le maire de souhaiter leur propre école secondaire. Je voudrais la même chose.

Mais on est ici dans une illustration presque caricaturale de ce qu’est l’étalement urbain : on s’éloigne du centre et des emplois pour profiter de la nature, de prix accessibles pour les maisons et de taxes moindres; puis on se met à demander les mêmes services qu’en ville. École, CLSC ou hôpital, salle de spectacle, équipements de loisir et communautaires, etc.

Immanquablement, on demandera aussi de meilleures routes pour aller en ville. Peut-être un troisième lien.

Je ne blâme pas les citoyens qui, individuellement, font le choix de la périphérie et souhaitent améliorer leur sort.

Voici cependant près de 40 ans que les pouvoirs publics disent vouloir cesser d’occuper le territoire de cette façon sans que rien ne change.

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Voir aussi : Étalement urbain.

Tendances démographiques : le 3e lien jugé inutile

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 janvier 2020 6 commentaires

Olivier Lemieux
Radio-Canada

Les tendances démographiques de la grande région de Québec ne justifient pas la construction d’un 3e lien, estime le Conseil régional de l’environnement (CRE) de la Capitale-Nationale, qui demande au gouvernement Legault de renoncer au projet.

Selon des chiffres obtenus de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la Rive-Sud de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec va perdre 8000 personnes âgées entre 20 et 64 ans d’ici 20 ans.

À l’opposé, 24 000 personnes âgées de 65 ans et plus s’ajouteront sur la même période.

Du côté de la Rive-Nord, l’ISQ prévoit que 550 résidents viendront gonfler les rangs des 20 à 64 ans, mais que 70 000 personnes s’ajouteront au plus de 65 ans.

(…)

Pour l’architecte et designer urbain Érick Rivard, il faut prendre le projet de 3e lien pour ce qu’il est : un outil de développement immobilier.

Selon lui, l’impact positif d’un tunnel sous-fluvial sur la congestion routière est loin d’être assuré, mais sa construction stimulera assurément les investissements dans l’est du territoire de Lévis, beaucoup moins Dans un contexte de vieillissement de la population, Érick Rivard croit qu’il s’agit d’une erreur.

« Les nouveaux milieux bâtis ne vont pas pouvoir répondre aux besoins d’une population vieillissante, explique-t-il. Ces gens-là veulent être près des services, des hôpitaux et des centres commerciaux. »

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3e lien-démographie.Version longue et annexes

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Les travaux au marché public de Ste-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 janvier 2020 Aucun commentaire

Source: Page Facebook du Marché. Et merci à un fidèle lecteur de Québec Urbain

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial.

Des loyers plus rares et plus chers à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 janvier 2020 Aucun commentaire

Louis Gagné
Radio-Canada

Le marché locatif s’est resserré pour une troisième année consécutive en 2019 dans la grande région de Québec, où le taux d’inoccupation global est passé de 3,3 % à 2,4 %. Le prix du loyer moyen a quant à lui augmenté de 1,9 %, une hausse supérieure à la moyenne observée au cours des cinq années précédentes.

Ces faits saillants sont tirés de la plus récente Enquête sur les logements locatifs de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), dont les résultats ont été dévoilés mercredi.

L’étude portait sur le taux d’inoccupation global des logements locatifs dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. Cette dernière englobe les villes de Québec et de Lévis ainsi que plusieurs municipalités voisines.

La diminution du nombre d’appartements vacants a principalement été observée dans les secteurs de la Basse-Ville et de la Haute-Ville de Québec ainsi que dans ceux de Sainte-Foy et de Sillery.

(…)

À noter que le taux d’inoccupation des copropriétés offertes en location a également baissé, passant de 2,5 % en 2018 à 1,4 % en 2019.

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SCHL

Voir aussi : Logement locatif ou social.

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