Jean-François Néron
Le Soleil
L’opposition au dézonage des 200 hectares de terres agricoles de Sœurs de la Charité à Beauport n’ébranle pas l’administration Labeaume. Pour une seconde fois en une semaine, le maire de Québec a insisté sur la nécessité d’y permettre la construction de 6500 unités d’habitation.
Le maire de Québec n’en démord pas : l’ensemble résidentiel projeté par le groupe Dallaire est une pièce importante du puzzle pour permettre à la capitale d’accueillir les 28 600 nouveaux ménages attendus d’ici 2036.
Pendant que les élus lorgnent ces terres, le monde agricole s’émeut devant la perte potentielle de tant d’hectares cultivables de qualité à proximité de la ville.
En marge d’une conférence de presse sur un tout autre sujet à laquelle assistait, lundi, le promoteur du projet résidentiel, Michel Dallaire, le maire a réitéré sa position.
«L’opposition n’est pas nouvelle», a lancé M. Labeaume, au sujet de ce dossier qui fait la manchette depuis 2014. «Il y a bien des gens qui vont changer d’idée quand ils vont voir ce projet révolutionnaire.»
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Le maire a aussi commenté la suggestion de plusieurs groupes environnementaux faite la semaine dernière de transformer l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain depuis l’autoroute Félix-Leclerc jusqu’au parc Victoria. Selon eux, on pourrait y construire un potentiel de 6000 habitations ou plus. Un chiffre similaire à celui évoqué pour les terres de Sœurs de la Charité.
«Nous sommes pour développer ce secteur, entre Soumande et la rue du Roi. Au-delà [plus au nord], c’est difficile à construire. Ce n’est pas suffisant», tranche le maire. D’après lui, on parle plutôt de 5000 habitations, dont peut-être 2000 dans le secteur Fleur de Lys. Un plan de requalification de ce pôle d’habitation, incluant le boulevard Hamel jusqu’au boulevard Père-Lelièvre, doit être présenté à l’automne.



















