Pierre Couture
Le Soleil
(Québec) Tout ce qui monte finit invariablement par redescendre. Cette loi implacable de la physique est en train de s’appliquer au marché immobilier canadien.
Après avoir enregistré 11 années de croissance, le marché immobilier canadien se prépare à un atterrissage. Et le Québec ne fera pas exception, préviennent les économistes.
Les données mises à jour cette semaine par la Banque Scotia démontrent d’ailleurs que le marché immobilier d’un bout à l’autre du pays a ralenti au cours des trois premiers mois de l’année alors que les prix des maisons ont reculé de 1,6% en tenant compte de l’inflation (…) Dans ses scénarios les plus optimistes, Desjardins (le plus gros prêteur hypothécaire au Québec) prévoit que le marché immobilier québécois «atterrira en douceur» avec une croissance des prix de 3,5% (hors inflation). Et la région de Québec ne sera pas épargnée où depuis 11 ans, le prix moyen d’une maison est passé d’environ 100 000$ à 260 000$.
Chez Desjardins, on ne croit toutefois pas à une chute marquée des prix au cours des prochains mois dans la capitale. «L’économie de Québec demeure très vigoureuse et le marché de l’emploi est encore très bon», rappelle Mme Bégin
























