Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Patrimoine et lieux historiques »

La rue du Parloir nous mènera toujours chez les Ursulines

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juillet 2019 Aucun commentaire

Jean-Marie Lebel, historien
Magazine Prestige

Au cœur du Vieux-Québec, la rue du Parloir est l’une des plus petites artères du quartier. Et pourtant, elle possède une longue histoire et éveille bien des souvenirs. Il est vrai que les façades des maisons et du couvent datent du Régime anglais. Toutefois, l’âme de la Nouvelle-France y subsiste toujours.

Se rendre auprès de Marie de l’Incarnation

Du vivant de sainte Marie de l’Incarnation, on parlait déjà de la « rue du Parloir » ou de la « rue des Parloirs ». C’est ce que nous révèle le texte du peu connu Voyage de Canadas en nouvelle france rédigé en 1662 par Anseline de Ronval, originaire de Dieppe, qui séjourna à Québec. Vingt ans auparavant, en 1642, la révérende Marie de l’Incarnation, la courageuse et déterminée fondatrice des Ursulines de Québec, avait fait construire son monastère à la haute-ville pour l’éducation des jeunes filles de la colonie. Elle fit reconstruire l’édifice après le terrible incendie de 1650. Regrettée de tous les habitants, elle décéda en 1672, 10 ans après le récit d’Anseline de Ronval. La renommée épistolaire et spirituelle de Marie de l’Incarnation se répandit si rapidement après sa mort que l’un de ses contemporains, le grand prédicateur Bossuet, la surnomma « la Thérèse du Nouveau Monde », la comparant ainsi à Thérèse d’Avila.

Les recherches de l’érudit toponymiste Jean Poirier nous apprennent que la rue du Parloir fut aussi appelée au XVlle siècle « rue des Ursulines » ou « rue Sainte-Ursule ». Dans son recensement paroissial de 1818, le curé Joseph Signay la désignait « rue des Parloirs ». Sur son plan de 1833, l’arpenteur Adolphe Larue inscrivait « rue du Parloir ». Ce dernier nom s’imposa de plus en plus et nous est parvenu.

Le nom de la rue du Parloir disait bien ce qu’il avait à annoncer. Partant de l’importante rue Saint-Louis, la petite rue menait à l’aile des Parloirs. Des élèves pensionnaires y recevaient la visite de leurs parents. Derrière une grille, les Ursulines, cloîtrées jusqu’à l’époque du concile Vatican ll, recevaient des nouvelles de leurs familles et du monde. J’ai souvenir d’avoir vu accroché au mur un grand portrait du colonel de Salaberry. Devant mon étonnement, sœur Thérèse Prince m’avait dit : « C’est le souvenir qu’une membre de sa famille, devenue Ursuline, avait apporté avec elle ». Et le vainqueur de la bataille de Châteauguay faisait ainsi la garde de l’humble parloir.

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L’église Saint-Cœur-de-Marie démolie demain… sans condition

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 juin 2019 20 commentaires

Alain Rochefort
Radio-Canada

L’église Saint-Cœur-de-Marie vit ses dernières heures. La Ville de Québec a autorisé sa démolition, sans condition.

Les travaux de démolition effectués par Groupe Lessard, qui souhaite construire une tour d’habitation de 18 étages à l’angle de la Grande Allée et de la rue de l’Amérique-Française, débuteront mercredi.

La Ville de Québec et le promoteur Louis Lessard se sont entendus vendredi dernier à la suite de longues négociations.

Groupe Lessard estime que le périmètre de sécurité sur la Grande Allée sera démantelé avant le 3 juillet 2019, date du début du Festival d’été de Québec.

La section élevée de la tour, qui donne directement sur la Grande Allée, sera retirée en premier pour libérer l’artère.

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La position de la Ville de Québec Un extrait:

Québec, le 25 juin 2019 – Avec la démolition imminente de l’église Saint-Cœur-de-Marie, la Ville de Québec rappelle qu’elle suivra les recommandations de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec. Ces exigences formulées le 5 juin 2019 dernier sont :

La Commission demande de procéder à un relevé détaillé des façades du bâtiment avant d’entreprendre la démolition. À cette fin, la Commission informait le promoteur qu’elle exigera la reconstruction à l’identique de la portion avant du bâtiment, tel que les intentions illustrées dans le document pour approbation préliminaire préparé par Quanta Architecture et daté du 12 janvier 2016 (demande 20150902-042). Afin d’être en mesure de remplir cette exigence, la Commission recommande de procéder plutôt à une déconstruction afin de permettre la possible réutilisation de composantes dans un futur projet. À titre d’exemple, sans être exhaustive, la Commission suggère de conserver des pierres de revêtement et des ouvrages de ferblanterie. Enfin, elle informe le promoteur qu’elle aura de très hautes attentes quant aux qualités architecturales et urbaines d’un futur projet.

Dans l’attente des travaux de construction sur le site, le terrain devra être nettoyé des débris de démolition et nivelé. Si aucun projet de développement n’est mis de l’avant dans un délai de 12 mois, le terrain devra être engazonné et une clôture devra être mise en place au périmètre du site. Compte tenu du milieu environnant, la Commission demande la mise en place d’une clôture ornementale en métal. Celle-ci devra être préalablement validée auprès de la Commission.

Une attention particulière devra être portée aux murs mitoyens avec les voisins limitrophes afin d’éviter leur détérioration. Au besoin, avec l’accord des propriétaires voisins, une demande à cet égard devra être enregistrée afin de mettre en place un revêtement sur les murs qui seront laissés à nu par la démolition de l’église.

Les arbres existants sur le site devront être conservés. Les mesures de protection nécessaires devront être mises en œuvre afin d’assurer leur survie à long terme. Enfin, il a été recommandé au requérant d’attendre l’avis du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec avant de poursuivre ses démarches dans ce dossier.

Le texte du règlement hors-cour entre la Ville et le propriétaire. Entre le communiqué de la Ville indiquant « qu’elle exigera la reconstruction à l’identique de la portion avant du bâtiment » et le paragraphe 4 de ce texte, il y a matière à interprétation …

Le propriétaire de la bâtisse démolira tout et sa poursuite contre la Ville de Québec continue

Communiqué du promoteur:

Introduction :

Merci aux personnes qui nous ont assistés mon fils Loïk et moi dans les démarches pour l’obtention de ce Permis de démolition inconditionnelle et exécutoire suivant la signature de cette entente homologuée par le Juge Bernard Tremblay de la Cour Supérieure de Québec jeudi et suivant l’émission du Permis vendredi le 21 juin 2019 à 13h00.

Merci à Monsieur Dean Fortin qui représente les commerçants de la Grande-Allée de nous recevoir (que je rencontre pour la première fois ) et à qui je confirme vouloir faire depuis vendredi 13h00 tous ce qui est en mon possible pour améliorer l’accès et la fluidité sur la Grande-Allée en ce temps de festivités crucial pour la ville de Québec, citoyens et touristes.

Voici un résumé des faits:

1- vendredi le 21 juin après plusieurs semaines de discussions avec les autorités de la Ville de Québec, le Permis de démolition de l’ancienne église Ste Cœur de Marie ( Le 530 Grande Allée ) a été émis sans conditions au groupe Lessard avec la collaboration de M William Noonan.

Les frais de démolition sont aux frais du propriétaire qui entend éventuellement entamer les procédures …. évaluées à 1 000 000 $ causé par une erreur de la Ville de Québec au niveau du branchement non-souhaité de l’aqueduc du bâtiment.

2- Lessard (9222) soumet que la façade ne pourra pas être conservée ni les Pierre et où le béton ornemental qui la compose car irrécupérable, Groupe Lessard ayant reçu 2 rapports d’expert le confirmant.

Le groupe Lessard a convenu avec la Ville de Québec ce que Les travaux soient finalisés avant le 31 octobre, 2019 gazon et clôtures installés.

3- Groupe Lessard entend prioritairement démolir la section élevée de la tour sur la Grande-Allée pour d’une part assurer la sécurité des passants et pour permettre la réduction du périmètre de sécurité sur la Grande-Allée dès que possible.

4- Cette première étape a été accélérée par le groupe Lessard pour réduire le périmètre de sécurité aux limites du trottoir, ce aura pour effet de libérer deux (2) voies de la Grande-Allée.

5- Les travaux prioritaires (libération du mur de la honte de la Grande-Allée qu’est le périmètre de sécurité) de démolition débuteront dès que possible pour éventuellement libérer la Grande-Allée avant le 3 juillet, 2019, date du début du festival d’été de Québec.

6- Cette prérogative est uniquement la décision du Groupe Lessard qui devra débourser 100,000 $ de plus en frais de démolition en ajoutant cette étape.

7- Ces travaux de libération de la Grande-Allée vont débuter dans les prochaines heures afin de réduire de façon importante le périmètre de sécurité sur la Grande-Allée en vue du Festival d’été de Québec.

8- La rue de l’Amérique Française sera utilisée par l’entrepreneur retenu pour exécuter les travaux et demeurera fermée (état actuel) pour plusieurs semaines.

9- Lessard (9222) déplore la lenteur de réaction depuis le 26 mars 2019 de la Ville de Québec et la visite complaisante du chef des pompiers Christian Paradis qui a mis la Ville de Québec et ses citoyens sur une fausse route en déclarant (alors qu’il a visité le bâtiment alors qu’il était au téléphone avec les avocats de la Ville) que la structure était sécuritaire alors qu’il avait en mains notre rapport d’expert concluant sans équivoque le contraire. Malheureusement, Lessard (9222) a été contraint d’avoir recours aux Tribunaux avant que la Ville ne consente à engager des ingénieurs qui ont reconnu l’instabilité de la structure et convenu du périmètre actuel de sécurité. Tout cela a créé un délai déraisonnable tout en exposant les citoyens, occupants et touristes à des risques inutiles. De fait, le bâtiment serait démoli depuis fort longtemps (mai et juin) si la Ville avait été proactive…..

10- La poursuite entreprise par le Groupe Lessard à l’encontre de la Ville de Québec sera entendue comme prévu en avril 2020, aucune quittance de part et d’autres n’ayant été donnée.

11- Je tiens toutefois à remercier et féliciter les différentes divisions de la Ville (chapeauté par Monsieur David Dionne) qui ont été d’une aide et secours importants (voirie, lampadaires, parcomètres etc.) depuis que la décision finale a été prise par la Ville de permettre la démolition pure et simple du bâtiment.

Bon été et bon festival à tous.

Louis Lessard
llessard@cfcite.ca
Centre financier de la Capitale

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Visite de la nouvelle partie de l’Hôtel du Parlement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 juin 2019 Aucun commentaire

Un projet de 65M$ qui change l’aspect de l’immeuble construit par Taché.

La nouvelle entrée.

La bibliothèque d’origine.

Un design audacieux pour le corridor reliant la nouvelle et l’ancienne partie, avec des couleurs qui altrnent.

La nouvelle section est en fait une descente qui se conclue par un agora pouvant accueillir divers événements protocolaires. À certains niveaux s’ouvrent des corridors donnant accès à divers lieux.

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Tout en descendant la nouvelle partie, on peut accéder à deux nouvelles salles à la fine pointe de la technologie pour les besoins des commissions parlementaires. On en a profité pour honorer deux figures féminines marquantes de la politique québécoise.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Institutionnel, Patrimoine et lieux historiques, Reportages photo.

Affichettes d’odonyme

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2019 1 commentaire

Page Facebook de la Société historique de Québec

L’odonymie a pour objet l’étude des noms de rue. Les noms de rue à Québec remontent aussi loin que le XVIIe siècle. Les affichettes que l’on retrouve au coin des rues indiquant leurs noms sont plus récentes. Elles datent probablement du XIXe siècle. Au fil du temps, leur style a évolué et on en a connu plusieurs modèles. Dans la première moitié du XXe siècle, ces affichettes étaient très belles et plusieurs sont toujours en place, de moins en moins cependant. Vous en avez certainement déjà vues. Elles étaient bleues et leur lettrage était blanc, les plus anciennes en relief. Benoit Charest, un membre de cette page, déplore qu’on en voit de plus en plus disparaître. Et il a raison. C’est pourquoi il a entrepris de les inventorier. Son but ultime est de présenter son inventaire à l’Administration municipale pour qu’elle les protège et les mette en valeur. Il demande donc aux membres de la page Facebook de la Société historique de Québec de l’aider en lui indiquant les endroits que vous connaissez où ces affichettes sont toujours en place. Beau projet. Il s’agirait de lui envoyer un message à charestbenoit@icloud.com

Il vous remercie à l’avance pour votre collaboration.

Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Église Saint-Cœur-de-Marie: dilapidation du bien commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juin 2019 Aucun commentaire

Bruno Riendau
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / Le 4 avril 2001, la Corporation de l’Archevêque Catholique Romain du Diocèse de Québec Inc. remet et cède à la Fabrique de la Paroisse Saint-Dominique de Québec l’église Saint-Cœur-de-Marie située au 530 Grande Allée Est, Québec. Cette remise et cession est faite sans considération monétaire conformément à la Loi sur les Fabriques.

L’évaluation municipale pour cette année s’élève à 517 000 $ pour le terrain et 1523 000 $ pour la bâtisse pour un total de 2040 000 $. Le 4 mai 2002, la Fabrique vend l’immeuble à «Palais des Arts», société sans but lucratif, pour la somme de 300 000 $. Il est stipulé, entre autres, dans le contrat de vente que l’acheteur est une corporation sans but lucratif et doit administrer l’immeuble sur une base non lucrative. Il est aussi mentionné que le présent contrat est l’exécution de l’offre d’achat de M. Alex Rahmi le 15 octobre 2001. Ce dernier est par la suite devenu président de la société.

Le 8 décembre 2010, le «Palais des Arts» vend l’immeuble à la compagnie à numéro 9204-4809 Québec Inc. (Michel Delisle), sans aucune référence à la clause que le propriétaire soit une corporation sans but lucratif et que l’immeuble soit exploité sur une base non lucrative tel qu’exigé dans le contrat du 4 mai 2002 entre la Fabrique et le «Palais des Arts». Le 20 décembre 2010, la compagnie à numéro 9204-4809 Québec Inc. (Michel Delisle) vend l’immeuble à la compagnie à numéro 9222-9293 Québec Inc. (Louis Lessard). Il est question des avant-contrats. La clause de société à but non lucratif et son exploitation en conséquence n’est pas explicitement citée. En résumé, la Fabrique a encaissé 300 000$ d’une société sans but lucratif, le premier acheteur est devenu une société lucrative, le second, une société lucrative, a obtenu le terrain sur Grande Allée pour 1600 000$. La Fabrique a donc perdu 1300 000$ et les acheteurs sont passés, sans droit, de non lucratif à lucratif. Elle a dilapidé un bien public amassé auprès des paroissiens souvent de fortune modeste et poussés par leur foi à contribuer aux collectes de fonds pour ériger leur magnifique église de style byzantin.

Dans le cas de Saint-Cœur-de-Marie, la clause du «sans but lucratif» a effarouché les candidats sérieux, a encouragé des candidats qui ont contourné cette clause bien intentionnée de la Fabrique, mais irréaliste.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Démolition de l’église Saint-Coeur-de-Marie : l’attitude du promoteur dénoncée

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 juin 2019 Commentaires fermés sur Démolition de l’église Saint-Coeur-de-Marie : l’attitude du promoteur dénoncée

Jean-François Nadeau
Radio-Canada

Un architecte de Québec, Jacques Plante, demande que le propriétaire de l’église Saint-Coeur-de-Marie respecte les conditions de démolition imposées par la Ville de Québec.

Le promoteur Louis Lessard souhaite démolir l’église pour y construire un immeuble à condos. Il entend contester devant les tribunaux l’obligation de préserver la façade de l’église de la Grande-Allée.

Jacques Plante dénonce cette façon de faire du promoteur.

« Je trouve l’attitude du promoteur particulièrement cavalière et complètement répréhensible et surtout pas acceptable. J’espère que la Ville va tenir son bout. Il ne faut pas se retrouver dans la situation de l’église Saint-Vincent-de-Paul où on détruit un petit eu pour détruire entièrement », affirme l’architecte.

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, craint lui aussi qu’on se retrouve avec une répétition de la saga de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Malgré les exigences du permis de démolition, la façade n’avait pas pu être conservée.

La Ville a mis la barre très haute en annonçant qu’elle procéderait à une expropriation et elle n’a rien fait. Il faut éviter que la situation pourrisse. Espérons que nous arrivions à une solution plus cohérente dans un délai raisonnable , affirme-t-il.

Conservation trop coûteuse

Le promoteur soutient qu’il lui sera impossible de préserver la façade sans l’octroi de subvention de la Ville de Québec et du ministère de la Culture.

Intégrer la façade de l’église à son projet résidentiel coûterait une dizaine de millions de dollars, selon lui.

Des arguments qui ne convainquent pas Jacques Plante.

« Le promoteur savait très bien ce qu’il achetait et je pense qu’il doit se plier aux recommandations qu’on va lui faire. Dans le cas de l’église Saint-Coeur-de-Marie, c’est particulièrement justifiable. C’est une église unique. C’est probablement le seul exemple au Québec d’une église de style byzantin », estime l’architecte et enseignant à l’Université Laval.

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Et sur le site de la Ville de Québec:

Valeur d’âge et intérêt historique :
L’église Saint-Coeur-de-Marie est construite entre 1919 et 1921. La paroisse fondée et administrée par les Eudistes desservait à l’origine la bourgeoisie et l’élite francophone de la Grande Allée.

Valeur d’usage :
L’église a été fermée au culte en 1997. Ayant changé de propriétaire à quelques reprises, l’édifice a un avenir incertain.

Valeur d’art et d’architecture :
L’église Saint-Coeur-de-Marie est une oeuvre des architectes Arthur Régnault de France et Ludger Robitaille de Québec. Ce lieu de culte est remarquable par la modernité du parti architectural et par la technologie mise en oeuvre pour ériger la voûte de la nef. Le traitement architectural des façades (grands arcs) rappelle les basiliques romaines et se démarque par ses qualités expressives, notamment pour le clocher de style byzantin. À l’intérieur, des fresques, des mosaïques et des vitraux sont l’oeuvre de l’artiste Guido Nincheri.

Valeur d’authenticité :
L’architecture de l’église est demeurée authentique mais le mobilier intérieur a disparu. L’édifice est en mauvais état physique en raison d’un manque d’entretien depuis sa désaffection.

Valeur de position :
Le haut clocher à la forme originale est un important point de repère dans le paysage urbain. Par sa grande visibilité, l’église est très présente sur la Grande Allée.

Éléments caractéristiques incontournables :
· L’architecture extérieure et son clocher de style byzantin.
· Le décor intérieur avec ses voûtes et les oeuvres de Guido Nincheri.

Valeur patrimoniale globale : Supérieure

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Patrimoine et lieux historiques.

Voici 10 anciens cimetières situés dans le Vieux-Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 juin 2019 Commentaires fermés sur Voici 10 anciens cimetières situés dans le Vieux-Québec

Jean-François Caron
Historien
Société historique de Québec

Les promeneurs du Vieux-Québec ignorent généralement qu’au cours de leurs balades, ils marchent bien souvent à l’intérieur d’anciens cimetières. En effet, depuis sa fondation, la ville de Québec a vu plusieurs lieux de sépultures occuper des emplacements à l’intérieur de ses murs.
En 1855, pour préserver la salubrité publique, une loi interdit désormais les inhumations dans la ville. À l’exception des cimetières des diverses communautés religieuses, ils sont graduellement fermés et les sépultures sont déplacées à l’extérieur des murs. Ces lieux oubliés nous rappellent un volet insolite de l’histoire du Vieux-Québec.

En voici 10 exemples.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Patrimoine moderne à Québec : appel à contribution

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 mai 2019 1 commentaire

Québec, le 30 mai 2019 – La Ville de Québec procède en ce moment au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980) sur son territoire. Pour ce faire, elle sollicite la collaboration des citoyens qui souhaitent contribuer à l’exercice à partager des informations à propos des édifices qui pourraient appartenir à cette période.

« En démarrant cette étude sur le patrimoine moderne, la Ville se positionne comme un véritable leader en la matière, puisqu’aucune ville au Québec n’a encore réalisé l’exercice de façon exhaustive sur l’ensemble de son territoire, a déclaré Mme Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable du patrimoine et de l’aménagement du territoire. Cette action traduit un engagement pris dans le cadre de la Vision du patrimoine 2017-2027.

Identification du patrimoine moderne

La Ville a donné le mandat à la firme Patri-Arch, consultants en patrimoine, de réaliser le préinventaire. Jusqu’en septembre 2019, la firme a pour mission de repérer sur le terrain, de documenter et de dresser la liste la plus exhaustive possible des bâtiments et ensembles issus de la modernité, couvrant la période approximative de 1940 à 1980, qui présentent un intérêt patrimonial pour des raisons techniques, sociales ou esthétiques. Ce projet est réalisé dans le cadre de l’Entente de développement culturel intervenue entre la Ville de Québec et le gouvernement du Québec.

Contribution citoyenne

Les citoyens ou propriétaires qui souhaitent contribuer à cet exercice sont invités à partager des informations, des photos ou des documents d’archives de bâtiments qui pourraient être considérés à l’adresse suivante : patrimoineurbain@ville.quebec.qc.ca .

Le mouvement moderne (1940-1980)

L’architecture du mouvement moderne se définit comme l’architecture novatrice du 20e siècle, en rupture avec la tradition. Elle s’inscrit dans les changements sociaux, politiques et industriels qui sont apparus au cours du siècle. Les influences modernes, venues d’Europe et ensuite des États-Unis, apparaissent au Québec principalement après la Seconde Guerre mondiale. Les nouvelles possibilités techniques, entre autres amenées par la production en série, permettent de construire des bâtiments en utilisant des matériaux tels que l’acier, l’aluminium, le béton et le verre.

Pour en savoir plus sur le mouvement moderne et pour voir des exemples concrets, lisez l’article de blogue Survol de l’architecture moderne à Québec.

Le communiqué

Voir aussi : Message d'intérêt public, Patrimoine et lieux historiques.

Le Chronoscope

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 mai 2019 Commentaires fermés sur Le Chronoscope

La description du projet

Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques.