Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Patrimoine et lieux historiques »

Maison Chevalier: des opposants veulent l’annulation de la vente au Groupe immobilier Tanguay

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 octobre 2021 Commentaires fermés sur Maison Chevalier: des opposants veulent l’annulation de la vente au Groupe immobilier Tanguay

Diane Tremblay
Journal de Québec

La vente de la Maison Chevalier au Groupe immobilier Tanguay continue de faire des remous puisque les opposants demandent au gouvernement d’annuler la transaction.

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, près de 200 intervenants passionnés de l’histoire et du patrimoine de Québec demandent que ce joyau reste la propriété de l’ensemble des Québécois.

«Sa vente à des intérêts privés nous surprend donc considérablement et nous déçoit», est-il écrit dans la missive.

L’ex-ministre de la Culture et des communications au Parti québécois, Agnès Maltais, a fait appel à la ministre Nathalie Roy pour «assumer ses responsabilités véritables» dans ce dossier.

«Elle doit reculer et le faire avec honneur comme l’a fait récemment le ministre de la Santé, Christian Dubé, parce qu’il s’en allait dans un mur. Elle s’enfonce dans un mur et elle est en train de brader notre patrimoine.»

La solution, selon elle, serait de céder la Maison Chevalier à la Société de développement des entreprises culturelles qui administre déjà plusieurs bâtiments de Place Royale.
«Je demande à Mme Roy d’assumer ses responsabilités de ministre de la Culture et je vais faire plus, je vais demander au Groupe Tanguay de reculer. C’est des gens qui ont une fierté qui ont toujours été associés à la ville de Québec. Aujourd’hui, ils sont en train d’affronter la ville, ça n’a aucun sens», a affirmé Mme Maltais.

Le conseiller municipal de Démocratie Québec et candidat à la mairie, Jean Rousseau, considère que la vente de ce bâtiment est inacceptable. Il a fait appel aux autres partis politiques municipaux pour se joindre à sa voix afin que la ministre revienne sur sa décision. «Je demande au Groupe Tanguay de repenser cette transaction et de se retirer. Le Groupe Tanguay est un citoyen corporatif modèle dans la grande région de Québec. Pourquoi viendrait-il entacher sa réputation en procédant à l’acquisition de ce bâtiment extraordinaire», a lancé M. Rousseau.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Deux verrues de la rue Saint-Paul soignées, mais il en reste d’autres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 septembre 2021 Commentaires fermés sur Deux verrues de la rue Saint-Paul soignées, mais il en reste d’autres

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Nous vous avions présenté le projet de l’homme d’affaires Nicolas Paradis, dans le cadre de notre série sur les bâtiments négligés de la capitale. Il promettait de soigner quatre grosses verrues immobilières de la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Port, en un seul traitement-choc. Finalement, il s’est résolu à en traiter seulement deux, pour l’instant… Et il demande à la ministre de la Culture, Nathalie Roy, de l’autoriser à s’attaquer aux deux autres.

Il y a beaucoup d’action sur Saint-Paul. Des ouvriers de la voirie retapent la petite rue. D’autres érigent de nouveaux bâtiments.

Déjà, au 141, des murs s’élèvent sur le trou créé fin 2017, à la suite de la disparition de la maison Tremain-Stuart. Négligée durant nombre d’années, la demeure bâtie en 1820 par l’entrepreneur maçon James Stuart, à la demande du promoteur immobilier Benjamin Tremain, avait été dévorée par les flammes.

Le rez-de-chaussée de la nouvelle structure sera occupé par un commerce, les trois étages du haut par trois logements. «Normalement, ce sera fini au début de l’année», note Nicolas Paradis.

Plus petit projet des quatre que cultive le constructeur sur la rue Saint-Paul, le 141 a un budget de 1,4 million $. La Ville versera une subvention de 230 000 $ parce qu’elle impose des «surcoûts reliés aux exigences patrimoniales comprennent notamment la tôle à baguette, les portes et fenêtres traditionnelles, les matériaux de finition extérieure, l’entrée en granite ainsi que les contraintes dans l’organisation du chantier», nous apprend un document officiel.

Resto et appartements touristiques

Un peu plus à l’ouest, au 196, un autre chantier s’ébranle. «On commence les travaux tranquillement pas vite.»

Pour l’instant, nous n’y voyons toujours que la façade de l’ancien édifice Dupuis de 1860. Un échafaudage de béton et de bois soutient toujours ce vestige qui devrait être intégré au futur immeuble.

L’étage du bas sera réservé pour un restaurant : Le Clandestin. Il sera accessible par les deux faces, rue Saint-Paul et rue Quai Saint-André. Il offrira un décor de l’époque de la prohibition, selon le prospectus promotionnel. Dessus seront aménagés 45 appartements touristiques dans un concept nommé Le Rive.

«L’ouverture est prévu pour fin 2022, début 2023.» Autant celle du resto que des logis offerts en location courte durée.

«Je suis en train de crier à l’aide pour le 209, 213 Saint-Paul. J’ai vraiment un problème. J’ai besoin d’un coup de main.»

Au cours de notre échange téléphonique, l’homme d’affaires Nicolas Paradis semblait particulièrement excédé. Ces deux dossiers sont bloqués au ministère de la Culture et des Communications qui a un droit de veto sur les constructions dans le site historique du Vieux-Québec. Sa vision n’a pas séduit les fonctionnaires.

«Je pense que c’est de l’entêtement», balance-t-il. «Je ne pense pas que la ministre sait ça. […] J’ai besoin que la ministre elle vienne.»

«Il faut que quelqu’un embarque sur la rue Saint-Paul pour régler les problèmes», enchaîne-t-il. «J’ai besoin d’un coup de main de la ministre.»

Intégrés

Le 209 fait le coin des rues Saint-Paul et Saint-Thomas. Ce bâtiment jaune de trois étages est protégé par l’État parce qu’il a un âge vénérable : 174 ans.

Nicolas Paradis a déjà investi pour le solidifier. Et se dit prêt à poursuivre la restauration. Mais il désire, en échange, qu’on lui permette de planter un bâtiment moderne sur le lot voisin, bâtiment qui aurait une section en porte-à-faux par-dessus la patrimoniale d’à côté. Il y aurait 6 étages abritant 21 logements et 2 commerces.

C’est ici que les visions du promoteur et du ministère s’entrechoquent.

«On a fait 6 versions», fait-il valoir. «Ils continuent à dire “non”. […] Le ministère est trop sévère.»

«Avec le 209 et le 213 Saint-Paul, je ne sais plus quoi faire. […] C’est un dossier qui est bloqué depuis des années.»

Une nouvelle rencontre entre les parties devrait avoir lieu avant la fin septembre.

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Un agro-parc sur les terres des Soeurs de la Charité ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 septembre 2021 Commentaires fermés sur Un agro-parc sur les terres des Soeurs de la Charité ?

Source : Marc-André Gagnon, Journal de Québec, le 14 septembre 2021

Après s’être opposé au dézonage des terres des Sœurs de la Charité à Québec, il y a deux ans, le gouvernement Legault a déposé une offre d’achat formelle pour y développer un parc d’innovation agricole, a appris Le Journal.

Si la congrégation religieuse accepte cette proposition déposée jeudi — elle dispose de 21 jours pour le faire — le gouvernement du Québec deviendra l’unique propriétaire des 211 hectares de terres agricoles enclavées au cœur de l’arrondissement Beauport. Selon nos informations, le ministère de l’Agriculture souhaite s’inspirer de l’Espagne (Sabadell) et du Vermont (Intervale Center) pour y implanter un « agro-parc » axé sur l’autonomie alimentaire, l’enseignement, la recherche et la préservation de l’héritage historique des lieux.

Bien qu’il ait été impossible de connaître la valeur précise de l’offre, notre Bureau parlementaire a appris qu’elle correspondrait essentiellement à l’évaluation municipale.

La valeur foncière de ces terres anciennes frôlait les 30 millions $ lorsqu’elles ont été rétrocédées en décembre dernier aux Sœurs de la Charité, après l’abandon du projet de « mini-ville » de 6500 unités résidentielles, qui était porté par le promoteur Michel Dallaire, avec l’appui de l’administration Labeaume.

La réalisation de ce projet controversé, sur la table à dessin depuis 2014, passait d’abord par une modification à la vocation agricole des terres, ce que le gouvernement a toujours refusé, deux fois plutôt qu’une, au grand dam de Régis Labeaume.

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Voir aussi : Arrondissement Beauport, Étalement urbain, Environnement, Nouvel urbanisme, Parc, Patrimoine et lieux historiques, Qualité et milieu de vie, S'inspirer d'ailleurs.

Restauration d’églises de valeur patrimoniale exceptionnelle : cinq nouveaux projets soutenus

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 août 2021 Commentaires fermés sur Restauration d’églises de valeur patrimoniale exceptionnelle : cinq nouveaux projets soutenus

Québec, le 26 août 2021 – La Ville de Québec et le gouvernement du Québec annoncent un soutien totalisant 4 M$ dans le cadre de la Mesure d’aide financière pour les églises de valeur patrimoniale exceptionnelle. Provenant de l’Entente de développement culturel, cette somme permettra de restaurer cinq églises de la Ville de Québec.

« Notre gouvernement a à cœur de protéger, léguer et mettre en valeur le patrimoine culturel à caractère religieux qui contribue à la beauté et à la richesse culturelle du Québec, a souligné la ministre de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy. Grâce à cette contribution accordée par l’entremise de l’Entente de développement culturel avec la Ville de Québec, ces bâtiments patrimoniaux exceptionnels seront restaurés et continueront d’embellir le paysage dont les citoyens sont si fiers. »

« Le patrimoine religieux est omniprésent dans notre ville et contribue à la richesse de son héritage bâti, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Nous nous sommes engagés dans la Vision du patrimoine à contribuer à la préservation et la mise en valeur de huit églises exceptionnelles. Cet investissement permettra de financer des projets d’entretien et de restauration de cinq de ces églises, afin d’assurer la pérennité de ces bâtiments d’exception. »

Cinq projets sélectionnés

À la suite de l’analyse des demandes financières reçues, cinq projets ont été recommandés par le comité d’analyse.

L’investissement le plus important est octroyé pour l’église de Saint-Charles-de-Limoilou, soit un montant de 2 325 474 $. Machine de Cirque, qui a signé une entente locative de trois ans avec option d’achat pour le bâtiment, travaille activement à la requalification de cette église fermée au culte depuis 2012. Ce montant servira à réaliser des travaux prioritaires au printemps 2022. Ils viseront à restaurer la ferblanterie des clochers, la maçonnerie et les ouvertures de la façade.

L’église de la Nativité de Notre-Dame, située dans le site patrimonial de Beauport, reçoit un montant de 691 543 $ afin de restaurer le mur nord du chœur, la maçonnerie du clocher sud et le système de gicleurs. L’aide financière permettra également de réaliser un nouvel audit technique du bâtiment.

Immeuble patrimonial classé situé au cœur du Vieux-Québec, la Cathédrale anglicane Holy Trinity obtient 636 422 $ pour faire les travaux recommandés à la suite d’un rapport d’expertise. Ainsi, la maçonnerie d’une section du mur d’enceinte, des clôtures et des grilles en fer forgé seront restaurées.

Également localisée dans le site patrimonial du Vieux-Québec et classée immeuble patrimonial, la Basilique-cathédrale de Notre-Dame de Québec reçoit une subvention de 245 683 $. L’investissement sera utilisé pour restaurer la maçonnerie du côté de la rue De Buade et réparer des allèges de fenêtres.

Finalement, un montant de 100 940 $ sera octroyé à l’église de Saint-Charles-Borromée, un immeuble patrimonial classé, situé dans le site patrimonial de Charlesbourg. Des travaux sur le mur de maçonnerie du transept nord sont prévus.

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Voir aussi : Église, Patrimoine et lieux historiques.

L’histoire ressurgit sur le site des grands événements des plaines d’Abraham

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 août 2021 Commentaires fermés sur L’histoire ressurgit sur le site des grands événements des plaines d’Abraham

Reconnu mondialement comme un lieu de rassemblement par excellence, le site des grands événements des plaines d’Abraham est d’abord porteur d’une riche histoire. La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) a souhaité valoriser le patrimoine de ce secteur, situé derrière le Musée des plaines d’Abraham, en réalisant un aménagement éphémère. Le projet constitue un préambule à la réalisation d’un aménagement permanent, à compter de l’été prochain, qui intégrera harmonieusement le passé historique du site et la modernité des événements qui s’y tiennent. (Commission des champs de bataille nationaux).

Pour en apprendre davantage

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Art urbain, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Notre patrimoine, notre fierté

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juillet 2021 Commentaires fermés sur Notre patrimoine, notre fierté

Régis Labeaume
Maire de Québec

Depuis le 1er avril 2021, suivant l’adoption de la loi 69 par l’Assemblée nationale, les municipalités du Québec disposent de nouvelles responsabilités et doivent s’adapter à un nouveau cadre réglementaire en ce qui a trait à la sauvegarde du patrimoine bâti. Il s’agit d’une première réponse gouvernementale au rapport publié par la vérificatrice générale du Québec en juin 2020. Toutefois, certaines inquiétudes L’enjeu du patrimoine revêt une importance particulière à Québec, le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. Avec quatre sites patrimoniaux déclarés comprenant près de 2700 bâtiments, notre cadre bâti et son architecture reflètent plus de 410 ans d’histoire. Il fait partie intégrante du charme et de la renommée internationale de la capitale nationale.

À titre de maire d’une ville du patrimoine mondial de l’UNESCO, ma première préoccupation a toujours été de m’assurer que mon administration suive la voie de l’exemplarité et de l’innovation en matière de gestion du patrimoine.

Des exemples

Voici quelques exemples parmi plusieurs autres investissements que nous avons réalisés afin de requalifier et de mettre en valeur certains actifs patrimoniaux: la transformation de l’ancien temple Wesley en Maison de la littérature, la mise en valeur du site historique et archéologique de l’Îlot des Palais, la rénovation de la maison Dauphine, de la bibliothèque Monique-Corriveau, du bâtiment abritant le Grand Marché de Québec, du couvent de Beauport, de la grange du Domaine de Maizerets et plus récemment l’acquisition de la maison Pollack pour la transformer en maison de la diversité.

Sans oublier la création, par l’administration municipale, d’une enveloppe de 30M$ pour la mise à niveau des huit églises jugées à valeur patrimoniale élevée, et ce, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications. Ce geste représente une première au Québec.

Plus encore, ces derniers jours, la Ville a fait en sorte de protéger la maison Villeneuve-Renaud située sur le terrain de la future centrale de police et datant de 1898 en la déplaçant sur un autre terrain à proximité. Une vocation appropriée et des travaux de restauration seront réalisés au cours des prochains mois. De cette façon, la Ville peut réaliser le projet de centrale de police tout en assurant la protection du patrimoine.

Pas uniquement une responsabilité publique

Mais comme le reconnait le vérificateur général de la Ville de Québec dans son rapport publié en juillet 2021, la protection du patrimoine n’est pas exclusivement une responsabilité publique. Au contraire, elle est partagée avec l’ensemble des propriétaires de biens immobiliers patrimoniaux.

Comme partout au Québec, mon administration a dû composer, au fil des ans, avec plusieurs enjeux inhérents à la protection et à la mise en valeur du patrimoine, incluant les propriétaires insoucieux, les coûts et la difficile recherche de nouvelles vocations pour certains bâtiments dont plusieurs ont été laissés vacants trop longtemps.

Or, la vocation d’un édifice patrimonial est tout aussi importante que l’entretien de la pierre pour en assurer la pérennité. L’abandon n’est ni plus ni moins que le pire ennemi du patrimoine et, malheureusement, l’adoption de la Loi 69 n’aura pas permis de donner à la Ville de Québec tous les pouvoirs qu’elle aurait souhaités pour intervenir plus efficacement en amont de la dégradation d’un immeuble.
Certes, comme nous l’avions suggéré, l’amende maximale pour une infraction au règlement relatif à l’occupation et à l’entretien des bâtiments pourra maintenant atteindre un niveau équivalent à celui d’une démolition illégale, soit 250 000 $. Il s’agit d’une avancée intéressante. Toutefois, les villes devront toujours composer avec d’importantes contraintes.

La première étant que la Ville ne peut évidemment pas se porter acquéreur de tous les immeubles patrimoniaux menacés et, même avec beaucoup de volonté, il s’est avéré très difficile d’intervenir rapidement et efficacement par le passé. La maison Pollack en est un bel exemple. La Ville de Québec a entamé les démarches d’acquisition de gré à gré ou par expropriation en septembre 2017, et ce n’est que 3 ans et demi plus tard, le 26 avril 2021, qu’elle en est enfin devenue propriétaire. Il y aura toujours des cas où nous nous buterons à la volonté de certains spéculateurs d’étirer au maximum l’élastique judiciaire, jusqu’à ce que le temps fasse son œuvre et que l’édifice finisse par être irrécupérable.

Une question de coûts

La seconde contrainte, et c’est l’un des principaux enjeux inhérents à la préservation du patrimoine, est la question des coûts. Malgré l’adoption récente de l’Entente de développement culturel entre la Ville et le ministère de la Culture et des Communications et la bonification de l’enveloppe destinée aux programmes de subventions existants, l’adoption de la Loi 69 n’était pas accompagnée d’une enveloppe budgétaire suffisante pour pallier les coûts élevés de restauration ni même d’incitatifs fiscaux. Le vérificateur général de la Ville de Québec admet aussi d’emblée que les ressources à la disposition des villes pour aider les propriétaires d’immeubles patrimoniaux sont limitées.

La Ville de Québec se réjouit que le gouvernement du Québec ait favorablement donné suite à sa suggestion de réduire le délai pour entamer les démarches d’acquisition d’un immeuble patrimonial pour lequel un avis de détérioration a été émis et dont les travaux n’ont pas été effectués à 60 jours.

Il est aussi très important de rappeler que la Ville mise sur un outil unique au Québec avec sa Commission d’urbanisme et de conservation (CUCQ) à laquelle près de 17 000 bâtiments sont assujettis dans le cadre du processus de délivrance des permis de construction.

Cette instance décisionnelle, bientôt centenaire, est composée de 6 experts en architecture et en patrimoine et de 3 membres du conseil municipal qui ensemble prennent des décisions sur la base de critères étoffés adoptés par règlement au conseil de la Ville et de l’état des connaissances en patrimoine bâti.
La CUCQ traite de manière indépendante des instances politiques pas moins de 3000 dossiers annuellement. Il est déplorable qu’un nouveau cadre législatif provincial ne tienne pas compte de cette spécificité de la Ville de Québec, surtout qu’un important exercice de révision est en cours pour la rendre plus performante et transparente.

À notre sens, confier aux 22 élus du conseil municipal la responsabilité de réviser les décisions des membres de la CUCQ en matière de démolition ne ferait qu’alourdir le processus tout en représentant un risque que des décisions soient prises sur la base de critères arbitraires.

Développer de nouveaux projets

Aussi, je veux insister sur le fait que le patrimoine a besoin d’âmes et de vitalité pour survivre et s’épanouir. C’est primordial. Cela passe indéniablement par le développement de nouveaux projets, même à l’intérieur du site patrimonial du Vieux-Québec que l’on ne peut pas placer sous une cloche de verre. Il faudra accepter de faire des compromis si l’on veut attirer plus de citoyens dans le Vieux-Québec, et bonifier la qualité des projets qui doivent atteindre un minimum de rentabilité pour se réaliser et être viables.

Cependant, nous aurons également besoin d’une plus grande flexibilité et d’ouverture du ministère de la Culture et des Communications pour que des projets finissent par se réaliser, sans quoi les terrains et les immeubles vacants risquent de le demeurer longtemps.

La créativité et les investissements de nos partenaires privés qui construisent la ville de demain seront aussi nécessaires. Il faut les inviter à entrevoir la préservation des témoins du patrimoine bâti non pas comme un frein à la mise en valeur de leurs propriétés, mais comme une contribution à la mémoire de nos ancêtres qui ont défriché le territoire, et comme un geste fort pour la collectivité. Les exemples de reconversion intelligente et rentable abondent aux quatre coins de la planète. Il faut juste innover et y croire!

Il faut oser, être créatif et amener le développement à être l’allié de l’entretien et de la mise en valeur de notre patrimoine, notre fierté et notre richesse collective.

Le texte intégral

Voir aussi : Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.

125e anniversaire de l’hôtel de ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 juillet 2021 Commentaires fermés sur 125e anniversaire de l’hôtel de ville de Québec

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Un projet immobilier de trois étages sème la discorde à Sillery

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 juillet 2021 6 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Édifice trop gros et en rupture avec le bâti du site patrimonial : des citoyens se mobilisent contre un projet qui s’implantera en haut de la côte de Sillery.

Le terrain en question abrite une station-service désaffectée depuis des années, au coin de la côte de Sillery et du chemin Saint-Louis.

Le projet prévoit un immeuble de trois étages qui abritera 17 logements. Pour le réaliser, une modification au Programme particulier d’urbanisme (PPU) du site patrimonial de Sillery est nécessaire.

La Ville de Québec veut autoriser un maximum de 17 logements dans un édifice isolé sans commerce au rez-de-chaussée et réduire la hauteur à trois étages au lieu de quatre.

Même si le nouveau règlement prévoit une baisse de hauteur, la situation est quand même inacceptable, selon les citoyens. L’édifice demeure trop gros et trop moderne, disent-ils.

Le conseil de quartier estime que le futur bâtiment « pourrait nuire aux percées visuelles sur la côte de Sillery à partir du chemin Saint-Louis et qu’il ne respecte pas l’identité du lieu ».
Louis-Philippe Coulombe et ses voisins résidents du secteur en ont contre le gabarit du futur bâtiment, qui, selon eux, ne se marie pas avec le bâti existant.

« Soyons clairs, personne ne veut préserver la vieille station-service », établit-il.
« Mais la volumétrie va être manifestement incompatible avec l’esprit et le caractère historique du site patrimonial. »

Secteur patrimonial

Le futur bâtiment fera face au cimetière Mount Hermon, désigné lieu historique national du Canada, et sera adossé à la Maison Timmony et au faubourg ouvrier. La Maison Timmony, construite en 1835, est un bâtiment patrimonial reconnu.

Selon le Répertoire du patrimoine bâti de la Ville de Québec, elle possède un potentiel d’épanouissement identitaire et patrimonial très important, note le conseil de quartier, qui s’est quant à lui prononcé contre tout projet d’immeuble sur le site.

Il recommande « la création aménagée d’un lieu de rassemblement, d’un parc et/ou d’une station de cyclistes ».

Émélie Morin et Gary Young habitent la Maison Timmony. Ils craignent que les travaux d’excavation n’en abîment les fondations de pierres. Ils entrevoient aussi une grande perte d’intimité causée par le mur de trois étages qui sera érigé derrière chez eux.

Pour Valérie Kelly et Philippe-Daniel Deshaies, qui habitent le faubourg, il faut absolument préserver l’essence du quartier. Ils notent que déjà plusieurs édifices à condos ont poussé ces dernières années. Ils s’inquiètent de la hausse de la circulation, notamment.

Prochaine étape

La Ville doit adopter les modifications au PPU lors du conseil municipal de lundi soir. Les citoyens demandent de reporter la décision, le temps d’entamer une discussion entre les différentes parties.
« On veut trouver une façon de faire un projet plus rassembleur et en phase avec le site patrimonial de Sillery », souligne M. Coulombe.

L’article

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Logement locatif ou social, Patrimoine et lieux historiques.

La Maison Pollack: Maison de la diversité

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 mai 2021 Commentaires fermés sur La Maison Pollack: Maison de la diversité

La Maison de la diversité (mise à niveau : 3 M$)

Annoncée le 31 mars dernier, la Maison de la diversité mettra en valeur l’histoire et la culture de toutes les communautés, incluant celles de Québec, et fera rayonner la contribution de tous à notre histoire collective. Lieu permanent de rassemblement, de partage et d’apprentissage des cultures, les citoyens pourront s’y rencontrer, partager leurs connaissances culinaires, y voir des spectacles, etc. Avant d’arrêter son choix sur un lieu précis, la Ville évalue actuellement les besoins pour mettre sur pied le meilleur projet et déterminera ensuite si le concept sera déployé en plusieurs lieux, dont potentiellement la Maison Pollack.

Le communiqué intégral

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Institutionnel, Patrimoine et lieux historiques.

Le Printemps Saint-Jean-Baptiste: un numéro de Québecensia à lire et conserver

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 mai 2021 Commentaires fermés sur Le Printemps Saint-Jean-Baptiste: un numéro de Québecensia à lire et conserver

66 pages. Un. numéro remarquable. Société historique de Québec

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Publications & ressources Internet.